Selon un article intéressant d’invertia I El Espanol, d’ACS à Sacyr, numérique, BIM, Big Data et blockchain permettraient de réaliser 25% d’économies !

Le numérique, une arme clé pour l’attribution des marchés sur les cinq continents

Un article passionnant sur les entreprises espagnoles ici.

Les grandes entreprises de construction espagnoles telles qu’ACS, FERROVIAL, SACYR, ACCIONA, augmentent leurs portefeuilles à 135 000 millions d’euros.
Sacyr met par exemple en service le quatrième tronçon de l’autoroute Pedemontana – Veneta en Italie.
Des autoroutes en Norvège, ponts en Colombie, tunnels au Royaume-Uni, hôpitaux au Chili, au métro de New York, à un aéroport au Pérou, aux lignes de chemin de fer en Australie, des projets différents, mais avec un dénominateur commun : ils sont entre les mains d’ACS, Sacyr, Ferrovial, OHL, FCC et Acciona.

La présence internationale des entreprises de construction espagnoles s’est multipliée et renforcée ces dernières années. Ainsi, par exemple, seulement 14% des projets d’ACS sont réalisés en Espagne. Les 86 % restants se font à l’étranger, avec l’Amérique du Nord en tête (51 %) et l’Asie-Pacifique (21 %).

Dans le cas de Ferrovial, les ventes en Espagne représentent 13 % du total : les États-Unis et le Canada en prennent 37 %. En ce qui concerne OHL, 76 % sont développés à l’étranger, les États-Unis étant son principal marché (42 %). Sacyr, pour sa part, est la deuxième entreprise de construction en Amérique latine.

Paris numériques

Dans cette démonstration de force des entreprises de construction espagnoles à travers le monde, il y a eu un élément clé dans leur développement : la transformation numérique. Un allié qui leur a non seulement ouvert des portes, mais leur a permis d’améliorer la rentabilité, l’expérience client et la différenciation par rapport à leurs concurrents.

Parmi les différentes armes dont ils disposent, le BIM (Building Information Modeling) se démarque. C’est une méthodologie dont l’objectif est de centraliser toutes les informations du projet dans un modèle d’information numérique 3D créé par tous les acteurs du projet. Une grande majorité de ces Entreprises utilisent d’ailleurs massivement les solutions Autodesk telles que Revit, Navisworks et autres.

Il ne s’agit pas seulement de conception, mais cela couvre également la construction du projet, et pour terminer enfin, sa gestion. Dans le même temps, il permet de réduire les coûts d’exploitation entre 15 et 25 %, selon l’étude « La numérisation dans le secteur de la construction : la révolution en marche », d’Oliver Wyman.

Dans le cas de Sacyr, ils utilisent la technologie BIM pour la nouvelle piste de l’aéroport de Lima (Pérou), et pour les hôpitaux de Tepual et Chacalluta (Chili). La société a également amélioré le processus pour affiner d’autres domaines tels que les quantifications et l’environnement de données commun (CDE) ou les plateformes collaboratives.

Formation

Si un projet est travaillé en BIM, les quantifications sont extraites et mises à jour automatiquement. L’automatisation permet de réduire les erreurs et d’optimiser le temps et la prise de décision.

FCC utilise également la technologie BIM. Dans son cas, sur l’autoroute A9, entre Badhoevedorp et Holendrecht, aux Pays-Bas, ainsi que sur la E6, en Norvège. Dans ce dernier cas, le BIM est aussi utilisé pour gérer la qualité et la sécurité sur site grâce à l’intégration d’appareils mobiles.

L’importance de cette technologie est telle, que les entreprises de construction telles que Hotchtief ont conclu un accord avec différentes universités telles que l’Université de la Ruhr à Bochum et l’Université Technique de Munich. Au total, la filiale ACS a formé 5 937 collaborateurs en 2020. Un an plus tôt, ce nombre était inférieur : 3 375.

Parallèlement à la technologie BIM, Ferrovial a effectué un test avec la technologie blockchain. Selon leurs estimations, grâce à cet outil, le volume des réclamations peut être réduit jusqu’à 15 %. Ils ont également opté pour le ‘big data’ pour moderniser les conditions de sécurité et la manière de construire un projet.

Contrôle du travail

Le projet Greenchain d’Acciona retrace l’origine renouvelable de sa production d’électricité avec la technologie blockchain. Ainsi, les clients peuvent vérifier, en temps réel, que 100 % de l’électricité fournie est propre. Des clients comme Enami et Nueva Atacama, au Chili, l’ont déjà utilisé.

Acciona a augmenté son chiffre d’affaires de 3% en 2020, atteignant 237 millions d’euros. Parmi ses projets, le soi-disant Digitunel. Son objectif est de numériser le suivi et le contrôle des travaux dans les tunnels conventionnels. Une technologie est en cours de validation dans la construction d’une dizaine de kilomètres de voie ferrée à Moss (Norvège).

Un autre projet est un nouveau dispositif de manipulation et de contrôle des poutres par entraînement mécanique par crémaillère. Il permet l’assemblage de poutres de fort tonnage dans des environnements avec des pentes supérieures à 7%. Il est utilisé dans la construction de ponts et de viaducs à Cebu (Philippines).

Avec la numérisation, les entreprises de construction espagnoles s’adaptent à un marché en évolution rapide. Des clients aux attentes différentes, de nouvelles capacités technologiques, une nouvelle génération de professionnels, ou le lancement de grands projets d’infrastructures du monde entier l’exigent.

« Seule une stratégie globale et cohérente, prenant en compte tous les aspects ensemble, garantira le succès », remarque le rapport d’Oliver Wyman. ACS, Sacyr, Ferrovial, OHL, FCC et Acciona le savent. Et cela leur permet de travailler en Espagne et de s’exporter dans le monde.

Source article en espagnol ici.

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