[Rapport] Cadre de référence sur l’énergie et le carbone

Échanges opérationnels d’informations sur l’énergie et le carbone pour les Soft Landings du gouvernement Britannique

Encore un rapport intéressant de nos amis Britanniques. Ce guide du Construction Innovation Hub (le Hub) définit les échanges d’informations opérationnelles sur l’énergie et les émissions de dioxyde de carbone pour les projets d’atterrissage en douceur du gouvernement (GSL) ou Soft Landings et d’autres projets similaires.
Les technologies et l’innovation numériques offrent une opportunité vitale d’améliorer la façon dont nous livrons et extrayons une valeur maximale des bâtiments et des infrastructures tout au long de leur vie. Le Construction Innovation Hub collabore étroitement avec l’industrie, le gouvernement et les universités pour soutenir cette transformation, non seulement en mettant en avant les méthodes de travail numériques, mais aussi en veillant à démontrer les avantages très réels de la transformation numérique et en fournissant les conseils et les outils nécessaires pour aider le secteur à s’adapter et à prospérer.
Rédigé par le Dr Roderic Bunn et James Warne de WMEBoom, ce guide fournit un cadre pour l’analyse de l’énergie opérationnelle et des émissions dans une représentation numérique d’un projet. Elle s’applique à tous les projets de construction, d’infrastructure et de génie civil où des systèmes électriques sont utilisés. L’objectif de cet outil est de permettre la gestion des informations de manière transparente et claire tout au long du cycle de vie des actifs afin qu’elles constituent un enregistrement des décisions prises et à quel moment. En fin de compte, suivre la performance de nos décisions grâce à l’utilisation de GSL.
Ces conseils peuvent être utilisés avec les cadres GSL du Hub et font partie d’une suite d’outils numériques qui fournissent des informations inestimables et approfondies sur la façon dont les bâtiments et les infrastructures fonctionnent actuellement pour améliorer l’efficacité, tout en aidant à mettre en œuvre l’agenda plus large du carbone net zéro. Il soutient également le programme CO2nstructZero du Construction Leadership Council qui explique comment le secteur de la construction peut relever le défi Net Zero, en particulier les points 7 et 8 du plan d’action qui se concentrent sur la mesure et la conception du carbone dans l’activité de construction, y compris la réduction du carbone intégré et opérationnel. Il sera utile aux clients publics et aux chefs de projet, ainsi qu’aux autorités locales qui utilisent actuellement le navigateur interactif GSL (Local Authority Government Soft Landings) du Hub. GSL est destiné à soutenir le secteur public mais apportera également des avantages au secteur privé en permettant une transition en douceur de la construction à l’exploitation, et l’approche Soft Landings est applicable à tous les clients du secteur public et commerciaux. Vous trouverez d’autres ressources connexes sur http://www.cdbb.cam.ac.uk/BIM/government-soft-landings
Fondamentalement, GSL et Soft Landings visent à soutenir de meilleurs résultats opérationnels et sociétaux, notamment l’efficacité énergétique et la réduction des émissions de dioxyde de carbone. Il s’agit de maintenir le « fil d’or » de l’objectif d’une installation en alignant les intérêts de ceux qui commandent, conçoivent et construisent un actif, ainsi que ceux qui l’utilisent et l’entretiennent. Ces conseils aideront à assurer la résilience et à maximiser la valeur des actifs construits tout au long de leur durée de vie en aidant à créer des représentations précises de la consommation d’énergie et des calculs en temps réel du coût de l’énergie et des émissions de dioxyde de carbone pour surveiller et optimiser les performances d’un bâtiment en fonctionnement. Il y est bien entendu énormément question de numérique et de BIM.

A quand de telles initiatives chez nous ?

Découvrez ce rapport en anglais en cliquant ici.

Evènement ! Eiffage Construction livre le 1er EPHAD passif bas carbone de France à Cysoing, conçu en BIM

Il était déjà finaliste des BIM d’Or 2021. Ce projet de 5000 m2 situé au sud de Lille à Cysoing, regroupe les anciens Ehpad de Templeuve et de Cysoing.   

Construction mixte bois-béton, la Résidence de la Pévèle est une opération vertueuse en termes de développement durable, ses certifications et labels en attestant.  C’est grâce au savoir faire du Groupe Eiffage, que ce projet qui a duré plus d’un an et demi a été possible : Eiffage Construction, HVA Concept (marque de salles de bains modulaires d’Eiffage Construction), Eiffage Énergie Systèmes, et Eiffage Services (filiale d’Eiffage Concessions). Le BIM et notamment des solutions comme Autodesk Revit et Navisworks ont rendu possible un tel exploit.
Conçu en BIM par les Agences d’Architecture Paindavoine Parmentier et GO Architectes, ce beau projet bois est exemplaire : Passivhaus, NF Habitat HQE niveau Excellent, E+C- niveau E3C1) ; bâtiment mixte bois/béton (RDC, cages d’escalier et ascenseurs en béton ; chambres et étages en bois ; façade extérieure en bardage bois) ; intégration de 88 salles de bains HVA Concept, préfabriquées dans l’usine de Fresnay sur Sarthe, une industrialisation de la Construction permettant une réduction de l’empreinte carbone (notamment liée au nombre réduit d’allers-retours sur chantier), des délais d’installation, des nuisances sur chantier.

© Eiffage Construction / Résidence de la Pévèle / BIMBox

Cette maison de retraite de 90 chambres ambitionne de devenir le premier bâtiment à la fois passif et bas carbone de France. Des maquettes BIM métiers avaient été développées pour l’architecture, les VRD, les structures béton et bois, les salles de bains préfabriquées, le lot CVC/plomberie et l’électricité. Les intervenants ont travaillé en BIM niveau 2. Enfin, le BIM a permis l’obtention des labels ainsi que la mise en place de la préfabrication et la maquette BIM constituera ensuite l’outil idéal pour la gestion et maintenance futures.

Intervenants du projet

  • Maître d’ouvrage : Les Résidences de la Pévèle
  • Assistant Maîtrise d’Ouvrage : CAP Projet
  • Architectes : Paindavoine Parmentier et GO Architectes.
  • Bureaux d’études techniques : Verdi, Ingerop, Behal
  • Acousticien : Akoustik 
  • Bureau de contrôle : Qualiconsult
  • Sécurité et Protection de la Santé : Veritas

Découvrez les détails du projet sur le site d’Eiffage ici.

[Livre blanc] Numérisation et structuration des données pour les fabricants de produits de la construction par l’IET

Comment les fabricants peuvent structurer et partager des données de manière sûre et durable.

Les fabricants de produits de construction produisent une partie importante des informations nécessaires pour donner naissance à une industrie de la construction plus sûre, mais actuellement, ces informations ne sont pas structurées ou partagées de manière cohérente.
Un paysage numérique toujours plus vaste et complexe, ainsi que de nombreux éditeurs et un cadre réglementaire grandissant, poussent le secteur à agir. Cependant, il doit le faire intelligemment et avec une compréhension à la fois des risques et des avantages d’un avenir en constante évolution.
Le contexte international pour ce travail est important, car les produits industriels sont vendus au-delà des frontières. Les travaux en Europe avancent à un rythme soutenu, des registres de construction numériques aux cadres unifiés pour les services numériques. Des informations sur les produits harmonisées et numérisées seront essentielles au succès de ces initiatives.
Si la construction au Royaume-Uni doit relever les défis d’un avenir numérique et répondre aux exigences d’un nouveau système de réglementation de la sécurité des bâtiments, elle a besoin des fabricants pour structurer et partager leurs données de manière sûre et durable.
Nul besoin d’attendre pour numériser les informations de vos produits. Faire les bons choix et changements maintenant apportera des avantages immédiats à votre entreprise et un avantage concurrentiel à long terme. Ce guide de l’IET (Institution of Engineering and Technologies) Britannique vous aidera à identifier quels sont ces changements.

Ce guide en langage simple a été produit pour aider les décideurs du secteur manufacturier à identifier :

  • Pourquoi fournir des données structurées est important.
  • Comment éviter les mauvaises décisions d’investissement.
  • Comment définir les priorités et mettre en œuvre la gestion de l’information.
  • Des moyens sûrs de partager ces informations sur vos produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Ce guide est indépendant et impartial, et libre d’accès et d’utilisation. Bien que contenant une multitude de recommandations, ces conseils ne font pas la promotion d’une plateforme ou d’un service spécifique.
Les fabricants peuvent utiliser ces conseils indépendants pour prendre leurs propres décisions commerciales, adaptées à leurs circonstances et marchés spécifiques.

Découvrez ce livre blanc intéressant en cliquant ici.

Interview BIM Managers – Episode #31 Marjorie Janin, CAD@Work – Etre à l’écoute du secteur, anticiper, et prévoir l’imprévisible…

Cette semaine, après plusieurs mois de pause de nos Interviews BIM Managers, nous avons le plaisir d’accueillir une jeune Femme ingénieur et BIM Manager et plus encore – Marjorie Janin – qui travaille pour une belle PME française, CAD@Work qui malgré son nom, fait bel et bien partie des grands experts du BIM en France. Marjorie a un parcours très intéressant et nous sommes ravis de la recevoir aussi car elle vient renforcer la parole des ingénieurs dans ce domaine très prisé des Architectes.

Bonjour Marjorie et ravi de te recevoir sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter en quelques mots et nous dire depuis combien de temps tu officies chez CAD@Work ?

Bonjour à tous, Marjorie JANIN, 30 ans, je suis ingénieure en Génie Civil de formation. J’exerce le métier de BIM Manager et d’AMO BIM chez CAD@Work depuis maintenant trois ans.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas CAD@Work, qui êtes-vous, où êtes-vous et que faites-vous ? Pourrais-tu stp aussi nous raconter votre histoire et votre progression ces dernières années ?

Tout d’abord qui nous sommes (pour ceux qui ne connaîtraient pas CAD@Work 😊) : C’est un groupe constitué de quatre sociétés : CAD@WORK Holding (siège à Grenoble qui assure la gestion du groupe), CAD@WORK Design (bureaux à Lyon et Paris) qui réalise du consulting et des prestations de type BIM management et modélisation, CAD@WORK Learning (bureaux à Lyon et Paris) qui assure la distribution de logiciels BIM et commercialise les formations associées et enfin CAD@WORK Swiss (bureaux à Genève) qui réalise du consulting et des prestations de type BIM management et modélisation pour la Suisse.

Que faisons-nous ? CAD@Work est spécialisée dans le service et le conseil autour du BIM, que ce soit sur des projets où nous intervenons en tant qu’AMO BIM, BIM Manager ou Coordinateur BIM ou en tant que soutien et accompagnement stratégique au déploiement du BIM au sein de bureaux d’études, d’entreprises de construction ou d’agences d’architecture. Notre objectif premier est la mise en œuvre et le déploiement de processus BIM. Convaincre, expliquer et accompagner ces divers acteurs afin de les rendre autonomes sont nos objectifs au quotidien. Nous avons tout particulièrement à cœur la qualité du service rendu à nos clients, qu’ils soient maîtres d’ouvrages, architectes, bureaux d’études ou entreprises.

Notre histoire et notre progression : Lancée en 2013 par Stéphane Dussol, Pierre Buttion et Vincent Bleyenheuft, CAD@Work réalisait 100% de son chiffre d’affaires dans la vente de logiciels et de formations à destination des architectes. En à peine deux ans, CAD@Work a fidélisé plus de trois cents clients sur un secteur géographique qui comprend Aix/Marseille, Grenoble, Lyon, Dijon et Paris/Région Parisienne.

En 2015, le BIM a pris de l’ampleur, les grands groupes se sont emparés du sujet et le pôle BIM consulting, mené par Vincent Bleyenheuft a pris son envol. De nouveaux clients ont intégré notre écosystème ; les entreprises de construction, les maîtres d’ouvrages publics et privés, les industriels et bureaux d’études, ainsi que d’autres éditeurs de plateformes BIM.

En parallèle, la vente de licences et de formations a progressé, portée par la dynamique du BIM.

CAD@Work a donc embauché, étoffé ses ressources et compétences pour répondre aux demandes croissantes des bureaux d’études, des économistes et des entreprises. Depuis 2015, la croissance de CAD@Work a porté ses ressources de trois associés à une équipe pluridisciplinaire composée de huit salariés (architectes et/ou ingénieurs dont je fus la première).

Notre chiffre d’affaires consolidé est en progression constante, malgré la délicate période de la Covid qui aura impacté notre croissance de 2020, sans la stopper : 944 000 € (2020), 926 000 € (2019), 800 000 € (2018), 632 000 € (2017), 624 000 € (2016), 435 000 € (2015), 348 000 € (2014).

Ton parcours va passionner nos lectrices et lecteurs. Quelles études as-tu fait et t’intéressais déjà tu au numérique et peut-être au BIM ? T’était-il enseigné d’ailleurs ?

Je suis diplômée, depuis 2015, d’une école d’ingénieurs en Génie Civil – L’Ecole Nationale des Ingénieurs de Saint-Etienne. A ce moment-là, le BIM n’était pas encore enseigné. On avait d’ailleurs que très peu de réponses à m’apporter sur le sujet. J’ai commencé à m’y intéresser en 2014, à la suite de plusieurs lectures dans la revue hebdomadaire de référence : Le Moniteur. En 2015, j’ai proposé à mon tuteur de stage ENISE un sujet de projet de fin d’études sur le BIM, ce qui représentait très peu de sujets de PFE à l’époque.

Etant ingénieure et adorant le métier d’architecte, je n’ai jamais réellement compris cette « électricité statique » qui existe entre ces deux métiers. « Animosité » qui se ressent déjà en école, même si elle reste sympathique 😉.

J’ai donc voulu coupler mon envie d’explorer le sujet du BIM avec la découverte du fonctionnement d’une agence d’architectes. J’avais donc trouvé mon sujet : « Implémenter le BIM au sein d’une agence d’architecture ».

J’ai alors développé ce sujet au sein de l’agence Atelier Des Vergers à Saint-Etienne. L’agence modélisait avec un logiciel BIM et souhaitait mettre en place des processus d’échanges avec leurs bureaux d’études partenaires (Revit) et leur thermicien. Il faut dire qu’en 2014-2015 le format IFC était loin d’être aussi stable qu’aujourd’hui… mais ce fut passionnant et très enrichissant !

Groupe Pictet

Avant d’arriver chez CAD@Work, quel a été ton parcours ? Ta première mission BIM d’ampleur est d’ailleurs mémorable et unique je crois ?

A la suite de mes études et notamment de mon PFE, j’ai souhaité poursuive dans le domaine du BIM parce que j’y ai trouvé de l’échange, de l’innovation, du management, de la communication et du challenge… ce que je n’avais pas forcément perçu lors de mes précédents stages en tant qu’ingénieure structure ; même si je dois avouer que j’adorais faire du calcul de structure.

A la suite de quoi, j’ai mis à jour mon CV et ma lettre de motivation (je me souviens avoir passé des journées à la peaufiner pour être convaincante). J’ai ensuite postulé sous forme de candidatures spontanées dans diverses entreprises grâce au réseau mis à disposition par mon école.

Je pensais n’avoir que peu de retours étant donné que je n’avais pas d’expérience BIM réelle et que je n’avais pas suivi une vraie formation dans ce domaine (à noter qu’à l’époque il n’y avait aucune formation BIM en France) mais je me suis dit « qui ne tente rien n’a rien, alors fonce ».

J’ai finalement eu de nombreux retours et j’ai eu la chance d’être embauchée chez AIA Life Designers Ingénierie Lyon en tant que BIM Manager Chantier sur un des projets emblématiques de Renzo Piano Building Workshop, le projet de l’Ecole Normale Supérieure de Saclay (un des premiers projets BIM en phase exécution). J’étais rattachée à la cellule de coordination technique et spatiale d’exécution (ou synthèse d’exécution) du projet. J’ai beaucoup appris et j’ai adoré travailler sur ce projet. Je remercie d’ailleurs tous mes collègues d’AIA Life Designers avec qui j’ai travaillé car j’en garde d’excellents souvenirs.

J’ai ensuite choisi de partir vers de nouveaux horizons chez CAD@Work Lyon afin de me diversifier et d’aborder plus de domaines. J’exerce les postes d’AMO BIM et de BIM Manager depuis maintenant trois ans et je participe au développement de CAD@Work SWISS installée à Genève depuis mars de cette année. Je suis aussi formatrice sur les sujets de l’IFC et du BIM Management lorsque mon emploi du temps me le permet.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre CAD@Work ?

Je sais qu’habituellement on cherche souvent à se faire embaucher au sein d’une grande entreprise (avec comité d’entreprise, salle de sport, piscine et j’en passe… 😉). A ce moment-là, j’avais envie de travailler au sein d’une société à taille humaine avec une hiérarchie moins pyramidale et plus accessible.

Je suis une personne très appliquée et impliquée dans mon travail, j’aime donner mon avis (et j’aime encore plus quand il est pris en considération 😊). Je souhaitais donc trouver une société dans laquelle je pourrais me sentir plus concernée avec une marge de progression rapide. CAD@Work a su répondu à mes attentes.

Quels sont les typologies de Clients et de projets que vous adressez ? Est-ce plus orienté architecture, ingénierie, construction, ou maîtrise d’ouvrage ?

De 95 % d’architectes en 2015, nous travaillons aujourd’hui à plus de 50% de notre chiffre d’affaires avec de grandes entreprises telles que BOUYGUES CONSTRUCTION, BOUYGUES IMMOBILIER, EGIS, VINCI, les banques…

Nous avons été agréablement surpris par l’arrivée d’une nouvelle typologie de clientèle : les éditeurs de solutions de GMAO et de plateformes Cloud dédiées à la gestion de projets BIM. Ces professionnels nous sollicitent régulièrement pour leur apporter du conseil ainsi que des formations aux outils BIM, à la structure et à l’exploitation de l’IFC.

Comment t’es-tu formée à ce métier de BIM Manager ?

Clairement sur le terrain.

En école d’ingénieur, on nous répète constamment « qu’on nous apprend à apprendre », qu’être ingénieur c’est trouver des solutions et comprendre facilement des problématiques qui touchent des domaines dont nous n’avions pas connaissance jusqu’alors. En plus de cette compréhension et digestion d’informations, l’ingénieur doit savoir diriger, organiser, manager, contrôler… et parfois même vendre. De ce fait, il doit être polyvalent, savoir s’adapter et développer des connaissances scientifiques et techniques dans de nombreux domaines. J’ai vraiment compris tout cela quand j’ai commencé à travailler dans le BIM et que je me suis retrouvée seule face à des problématiques inconnues. Et c’est d’ailleurs ce qui me plaît dans ce métier : chaque projet est différent, les besoins et les usages BIM sont différents également, il faut souvent penser et mettre en œuvre de nouveaux processus.

Quel est ton rôle précis au quotidien ? Es-tu BIM Manager ou est-ce un ensemble de missions / rôles dont tu as la responsabilité ?

Au sein de CAD@Work le rôle que j’exerce au quotidien est celui de BIM Manager et d’AMO BIM sur nos projets stratégiques.

Ma mission en tant que BIM Manager dépend vraiment du projet, des besoins du client, de nos conseils et de ce que l’on construit avec lui (quand il n’a pas une mission figée en tête).

Il y a des spécificités dans toutes les missions de BIM Management que je suis. Ce n’est jamais la même mission même s’il y a bien entendu une ligne directrice commune.

En effet, peu importe le projet et les besoins, le BIM manager reste le chef d’orchestre du processus BIM. Pour cela, il mène une réflexion stratégique avec le client pour définir les usages BIM du projet par phase. Il rédige les cahiers des charges BIM pour consulter les différents intervenants selon les phases du projet (Architectes, BE, Entreprises…). Il analyse les retours des offres BIM qu’il évalue et auditionne les différents candidats sur le volet BIM.

Il organise l’échange des données et pilote les méthodes et processus mis en œuvre en concertation avec les différents acteurs pour garantir le bon déroulé du BIM sur le projet. La mission du BIM Manager réside donc principalement dans l’organisation et la direction des méthodes et processus BIM tout au long du projet. Il ne participe pas à la modélisation du projet à proprement parlé mais il en fixe les règles. C’est souvent lui qui conseille et pense la stratégie de déploiement et d’utilisation des diverses plateformes numériques qui seront mises en œuvre sur le projet.

Il peut avoir aussi un rôle beaucoup plus opérationnel que l’on peut parfois assimiler à celui d’un coordinateur BIM global (en Suisse notamment) dans le sens où il va coordonner et contrôler les maquettes numériques du projet. Il fait appliquer les méthodes et principes fixés à l’équipe projet.

En plus du rôle décrit ci-dessus, j’ai les missions suivantes au sein de CAD@Work :

  • Gestion de CAD@Work SWISS avec Vincent Bleyenheuft
  • Réponse en duo aux offres/candidatures suisses que nous recevons

Est-ce dur d’être BIM Manager selon toi ? Et quelles sont les qualités essentielles du rôle ?

Si c’était facile, ce ne serait pas aussi amusant… 😊 Un BIM manager doit avoir, en plus de ses compétences bâtiments et techniques évidentes, des qualités humaines que sont le leadership, l’accompagnement et la pédagogie. Il est la locomotive qui permet à l’équipe d’avancer dans la même direction. En effet, le BIM est un secteur nouveau pour beaucoup d’intervenants et avancer vers l’inconnu est naturellement angoissant pour nombre de personnes ou de sociétés. Nous sommes là pour  les accompagner, les rassurer et apporter notre expertise.

Au sein du groupe CAD@Work nous considérons que dans « BIM Management » il y a bien entendu le mot BIM – Building Information Modeling, c’est-à-dire le processus de collaboration autour de la maquette BIM – mais aussi et surtout Management. C’est une part de notre métier qui est bien trop souvent oubliée au profit de la technique « purement logiciels ». Le BIM Manager a bien entendu une sensibilité aux technologies, on le qualifie parfois de « geek », mais c’est avant tout un véritable manager d’équipe.

Contrairement à beaucoup d’idées reçues, le BIM Manager ne produit pas de maquettes BIM et ce n’est pas lui qui modélise le jumeau virtuel de l’ouvrage. La réussite du BIM est donc dépendante du travail de l’équipe BIM dans sa globalité (les mandataires, les bureaux d’études et l’ensemble des intervenants du projet). C’est pourquoi le BIM Manager doit se mettre au service du maître d’ouvrage et de l’équipe projet, et non s’inscrire dans un rapport de force qui consisterait à imposer ses choix sans discussion possible.

Je finirais par une qualité qui est pour moi l’une des plus importantes : il doit être visionnaire. Le BIM et son écosystème sont en constante évolution ; ce que l’on pensait impossible il y a trois ans le devient rapidement et parfois, ce que l’on pensait être l’avenir est obsolète en un rien de temps. Il faut être à l’écoute du secteur, anticiper, et prévoir l’imprévisible 😊.

Je pose souvent cette question mais les Femmes BIM Manager ne sont pas suffisamment représentées. Est-ce dur d’être une Femme BIM Manager ou les choses évoluent-elles dans ce milieu ?

C’est une question que l’on me pose régulièrement. Le monde du bâtiment étant majoritairement masculin, les femmes sont en effet en minorité et il nous faut donc nous imposer. Mais il y a de nombreux autres secteurs pour lesquels c’est aussi le cas.

Après, que l’on soit un homme ou une femme, à partir du moment où les compétences sont là, l’équipe vous fait confiance.

Personnellement, je pense que les femmes apportent, dans leurs explications et leur façon de manager, plus de douceur et de pédagogie naturelles ; « une main de fer dans un gant de velours » en quelque sorte. Je m’arrêterai là sur ce sujet au risque de vexer la gente masculine 😉

Tu as aussi une mission stratégique autour des conventions, chartes et autres documents clés nécessaires à la réussite d’un projet BIM ?

Tout à fait. Vincent et moi-même sommes responsables de ce volet chez CAD@Work. Volet rédactionnel qui n’est pas toujours simple mais qui est très stimulant car il faut souvent inventer, penser et créer des documents qui répondent aux besoins du projet. Même s’il y a une trame commune, les documents ne sont jamais les mêmes, il y a toujours des spécificités.

Grosso modo, les documents contractuels BIM dont j’ai la charge sur un projet sont :

  • AMO BIM : selon les missions, nous pouvons avoir à notre charge la rédaction de la charte BIM d’un maître d’ouvrage qu’il pourra déployer sur tous ses futurs projets BIM,
  • BIM management : les cahiers des charges d’appel d’offres qui peuvent être globaux ou individuels pour consulter une maîtrise d’œuvre, des mandataires ou des entreprises selon les phases du projet,
  • BIM Management : les cahiers des charges pour consulter des éditeurs de plateformes numériques au sens large du terme (« GED BIM », générateur de passeports matériaux…) et tout cahier des charges dont la technologie de mise en œuvre serait liée au BIM (VR, AR…),
  • BIM Management : la convention ou manuel BIM de conception et d’exécution,
  • AMO BIM : selon les demandes et missions cela peut même aller jusqu’à la rédaction de la charte BIM exploitation – maintenance du maître d’ouvrage.

Modélises-tu ou pilotes-tu des équipes de BIM modeleurs ?

En tant que BIM Manager, sur les divers projets dont j’ai la charge, oui tout à fait, je pilote les équipes BIM de projet qui sont constituées des responsables BIM ou coordinateurs BIM désignés de chaque entité (ARC, CVSE, STR, MCR…). Selon la taille des projets, ces référents se trouvent aussi, souvent, être les modeleurs BIM du projet.

Non, je ne modélise pas au quotidien, ce n’est pas mon rôle. En revanche, je connais très bien les logiciels du marché ; ce qu’ils peuvent faire et comment ; ce qu’ils ne peuvent pas faire et les alternatives à proposer ; les tables d’export ; la gestion du géoréférencement… J’ai un œil global  et méthodologique sur tout cela et c’est ce que je dois apporter à l’équipe projet en tant que BIM Manager.

La mission du BIM Manager n’est pas de faire du support logiciel, même s’il faut avouer que, pour le bon déroulé du projet, nous en faisons forcément. D’autant plus que chez CAD@Work, nous avons la double casquette d’experts sur les logiciels BIM leaders du marché tels que Revit et les autres, ce qui est très apprécié sur nos projets.

D’ailleurs chez vous, êtes-vous organisés par compétences, rôles, etc. ou êtes-vous toutes et tous polyvalent.e.s ?

J’ai été la première salariée de CAD@Work. Le mot-clé lors de mon embauche était « polyvalence » et c’est d’ailleurs ce que je recherchais : me diversifier. En effet, lorsqu’on est embauchée dans une petite structure, il faut forcément être débrouillarde et polyvalente. On ne peut pas dire « j’aime ça », « je n’aime pas ça »… mais cela change avec le temps… 😊.

Aujourd’hui CAD@Work a évolué, nous sommes maintenant cinq salariés, bientôt six, nous avons donc nécessairement eu besoin de nous structurer.

Gères-tu une équipe de plusieurs personnes ?

Au sein des projets dont j’ai la charge, oui, bien entendu, je gère en moyenne une équipe BIM constituée d’environ dix personnes sur des tailles de projets assez classiques.

Sur des projets bien spécifiques et emblématiques, l’équipe BIM à gérer tourne plutôt autour d’une vingtaine ou d’une trentaine de personnes selon les exigences du MO et le nombre de mandats concernés par le BIM sur le projet.

Au sein de CAD@Work, je réalise le suivi, l’encadrement et la formation des nouvelles recrues en duo avec Vincent selon nos disponibilités. 

Dans tes missions, tu es aussi Madame IFC et tu formes les professionnels sur ce sujet. Comment cela se passe-t-il et selon toi, les entreprises françaises sont-elles suffisamment compétentes sur l’openBIM ?

Oui tout à fait. Stéphane et Vincent ont découvert simplebim il y a maintenant quelques années ; logiciel qui permet d’éditer des IFC ; ils m’ont demandé de tester le logiciel, de le découvrir, de le décortiquer et de monter un programme de formation.

Lorsque j’ai dispensé mes premières formations simplebim, je me suis rendue compte que les personnes à former ne connaissaient pas la structure d’un IFC. Compliqué donc de former des gens à un logiciel qui permet de modifier un IFC quand on ne sait pas comment le format fonctionne et comment il est structuré. Nous avons donc monté un plan de cours sur le sujet. 

En ce qui concerne les compétences openBIM des intervenants, il faut savoir qu’aujourd’hui on voit beaucoup plus de chartes de maîtres d’ouvrages openBIM qu’il y a 5-6 ans. En 2015, par exemple, la plupart des projets étaient full Revit et personne ne voulait travailler avec le format IFC. Aujourd’hui le format s’est stabilisé et a bien évolué. Le niveau de maturité des intervenants reste tout de même limité, mais je pense que le sujet va exploser au cours des mois / années à venir.

Par extension, ce manque de compétences et de connaissances sur ce sujet pointu sont-elles à l’origine de nombreux projets qui ne se passent pas bien ?

Non… souvent lorsqu’un projet BIM ne se passe vraiment pas bien (sauf exception d’une entité vraiment défaillante en BIM) les problèmes sont d’un autre ordre et sont plus globaux : ressources techniques, organisationnelles ou humaines.

Un bon BIM Manager saura toujours aiguiller son équipe ou adapter les exigences BIM du projet. En effet, le BIM Manager doit auditer le niveau de maturité BIM de son équipe afin d’identifier si elle a le niveau demandé pour répondre aux besoins du projet. S’il s’avère que ce n’est pas le cas, c’est son rôle d’alerter le maître d’ouvrage ou l’AMO BIM et de proposer des solutions pour y répondre. Ces solutions peuvent être de proposer des formations sur des points spécifiques ou tout simplement de réévaluer les usages BIM avec le client.

Voyages-tu beaucoup de par la nature de ton rôle et tes missions ? Ou le numérique, notamment en temps de COVID, te facilite-t-il la tâche ? Les voyages te plaisent-ils d’ailleurs ?

Oui, nous sommes forcément amenés à nous déplacer là où nous avons des projets à manager. Nous essayons aujourd’hui de nous structurer par région. Nous avons maintenant une salariée parisienne pour gérer les projets parisiens (ce qui m’évite de venir à Paris ; même si cela se fait très facilement sur la journée).

Je suis aujourd’hui responsable des projets suisses et notamment de la filiale CAD@Work Swiss que nous développons activement. Je suis régulièrement à Genève depuis novembre 2019, date à laquelle nous avons gagné notre premier projet Genevois : la construction du projet Campus Pictet de Rochemont.

Concernant la Covid, nous nous sommes débrouillés et adaptés comme tout le monde afin que la crise sanitaire retarde le moins possible l’avancement des études de nos divers projets. Le mode « visio » demande, malgré ce que l’on pense, beaucoup plus d’énergie pour se faire comprendre et continuer de transmettre une bonne dynamique au groupe. Les discussions et les échanges informels qui facilitent et font grandir la relation de confiance entre les diverses sociétés manquent beaucoup.

Quels sont les beaux projets dont tu t’occupes actuellement ? Peux-tu nous en citer quelques-uns et nous dire l’intérêt qu’ils représentent ?

Je vais forcément vous parler du projet Campus Pictet de Rochemont. D’un point de vue personnel, le projet se distingue par le fait que c’est le premier projet suisse que j’ai la chance de manager en BIM. Je suis d’ailleurs ravie de mettre le pied en Suisse Romande. Et j’espère que de nombreux autres projets nous serons confiés à l’avenir ; c’est en cours et cela se profile bien.

Hormis le fait qu’il m’est très agréable de me baigner plage des Pâquis pendant ma pause midi, le projet CPR est un projet qui se distingue tout d’abord par son programme : un îlot de quatre bâtiments comprenant une tour de 90 mètres sur la commune de Carouge, au cœur du projet Praille-Acacias-Vernets.

Ce qui m’a fortement marquée lorsque j’ai démarré mon travail sur le projet, c’est l’implication et la compréhension du maître d’ouvrage concernant les sujets BIM, ce qui est loin d’être le cas sur nombre d’autres projets. C’est valorisant pour nous de savoir que l’on ne fait pas du BIM pour faire du BIM mais que l’on vise à faciliter réellement l’exploitation et la maintenance d’un maître d’ouvrage qui cherche toujours à améliorer son organisation et ses méthodes pour répondre à ses nouveaux objectifs (les maquettes BIM de leur siège actuel, le bâtiment Acacias 60 réalisé en 2006 avec Revit, sont utilisées actuellement pour le facility management et le space planning). 

Le projet se distingue aussi par le nombre de mandataires (une trentaine), le nombre de maquettes BIM à manager (une cinquantaine de fichiers natifs à ce jour), la structure hors-norme de l’équipe BIM,  le nombre de cas d’usages BIM innovants, les plateformes numériques mises en œuvre dès le début des phases de conception (Resolving, dRofus, BIM Collaborate Pro, BIMCollab), la recherche constante de l’excellence et du dépassement de soi.

On peut citer comme exemple les cas d’usages liés au smart building avec notamment la volonté de mettre en œuvre un BOS (Building Operating System, c’est-à-dire le système d’exploitation du Smart Building). Le BOS sera lié à la base de données du projet CPR ainsi qu’à de très nombreuses applications métiers et de smart building (gestion des espaces et ressources, gestion des réservations des espaces et services, gestion de la ventilation et de la température, pilotage des stores et des lumières…).

J’ai un second projet emblématique en tête que j’aurais aimé partager avec vous mais c’est confidentiel pour le moment. Peut-être lors d’une prochaine interview 😊.

Dans ton quotidien, quel est le ratio temps entre formation, suivi méthodologique, BIM Management, développement de chartes, etc. ?

Il y a quelque temps, j’étais plutôt sur un ratio 30% formation (BIM Management, IFC, simplebim) et 70% gestion de projet BIM (AMO BIM – BIM Management).

Aujourd’hui, je suis plus sur un 70% gestion de projet BIM, 15% encadrement au sein de CAD@Work, 15% réponses aux offres BIM CAD@Work Swiss et développement de la filiale.

En tant qu’ingénieur, assures-tu aussi en parallèle des missions d’ingénierie structure ?

Non.

Mon métier me passionne mais j’ai aussi beaucoup de loisirs et hobbies pour lesquels j’aime consacrer du temps et dont j’ai d’ailleurs besoin pour me sentir épanouie autant dans ma vie personnelle que professionnelle.

Je pense que nous avons les capacités à faire beaucoup de choses dans la vie mais il faut être conscient que nous n’avons pas le temps de tout faire (surtout si l’on veut rester qualitatif) au risque de devenir des éternels insatisfaits 😊.

D’ailleurs, faites-vous du développement à façon pour vos clients ?

Pas directement au sein de CAD@Work mais on s’associe avec divers partenaires lorsque nous avons des demandes clients qui nécessitent des développements spécifiques.

AMO : Assistant à maîtrise d’ouvrage, BIM : Building Information Modeling, PFE : Projet de Fin d’Etudes, Revit (https://www.autodesk.fr/), simplebim (https://simplebim.fr/), IFC : Industry Foundation Classes, AIA Life Designers : Architectes Ingénieurs Associés, GMAO : Gestion et Maintenance Assistées par Ordinateur, GED : Gestion Electronique de Documents, RV : Réalité Virtuelle, RA : Réalité Augmentée, dRofus (https://www.drofus.com/fr/), Resolving (https://resolving.com/Fr/), CPR : Campus Pictet de Rochemont

Chère Marjorie, nous te remercions sincèrement pour cette passionnante interview. Nous te souhaitons de continuer avec succès et brio ta belle carrière de BIM Management. Bien à toi. Emmanuel

[Témoignage] Préservation numérique du musée Ipiranga au Brésil, un modèle de collaboration sur Redshift by Autodesk

Préservation du musée Ipiranga au Brésil en BIM à grande échelle, des impacts culturels durables pour les générations à venir !

De nombreux monuments du monde entier sont scannés numériquement et ainsi préservés pour se prémunir contre les pertes dues à la détérioration, au changement climatique et aux accidents.
Le Museu do Ipiranga du Brésil a subi une digitalisation poussée afin d’en créer un jumeau numérique. Cette réplique réalisée à partir d’un nuage de points du musée peut ainsi être partagée avec le Brésil et le monde entier, préservant ainsi une histoire précieuse.

Pour des générations d’écoliers brésiliens, Ipiranga n’est pas seulement un lieu ou un musée, c’est un élément central de l’histoire de leur pays. Le premier refrain de l’hymne national du pays fait référence aux rives de la rivière Ipiranga, où l’indépendance du Brésil du Portugal a été déclarée pour la première fois le 7 septembre 1822. Des décennies plus tard, en 1884, l’architecte italien Tommaso Bezzi a conçu un palais éclectique passionnant pour le site, inspiré en partie de Versailles. Ce palais devenait ainsi le Museu do Ipiranga, un centre du patrimoine national et de l’art et aussi une destination de promenade appréciée.

preserving Brazil’s Ipiranga Museum digital model
Maquette BIM du Musée d’Ipiranga et de ses alentours

Solange Lima, ancienne directrice du musée et actuelle présidente de sa commission culturelle et d’extension, a découvert pour la première fois la façade saisissante, l’intérieur éclectique et la collection d’art inégalée par le biais d’une excursion de formation qui l’a poussée à devenir professeur et conservatrice. Elle souhaite partager le sentiment de passion qu’elle a ressenti en tant qu’étudiante avec d’autres au Brésil et dans le monde, un objectif qui devient une réalité grâce à une collaboration technologique unique qui a abouti à une copie de ce monument national dans le cloud.

La préservation du musée Ipiranga au Brésil commence par la compréhension de son rôle dans la culture du pays. « Cet édifice n’a pas été construit pour devenir un musée ; il a été érigé pour être un monument », dit Solange Lima, parlant de la structure ornementale vieille de 125 ans, un chef d’œuvre de brique et de bois qui commence cependant à montrer des signes de fatigue. « C’est un palais qui célèbre le Brésil. »

Beau palais, moment opportun

En partenariat avec le musée et Faro, une entreprise mondiale d’imagerie, une équipe d’Autodesk a scanné au laser l’ensemble du bâtiment et le parc Independência environnant. En 2020, des scanners laser spéciaux ont capturé des détails architecturaux, des hectares d’aménagement paysager historique et 50 objets de la collection pour préserver et présenter le musée à un public plus large.

Le projet a bénéficié d’un timing parfait. Également connu sous le nom de Museu Paulista, le Museu do Ipiranga a fermé en août 2013 en partie à cause des dégâts des eaux et du risque d’effondrement du plafond. Une fermeture et une rénovation de près d’une décennie, se terminant juste avant le bicentenaire du pays en 2022, ont fourni une fenêtre d’opportunité parfaite pour créer une copie numérique de ce bâtiment irremplaçable.

L’espace réinventé aura plus d’espace pour exposer les joyaux de la couronne de la collection de 450 000 pièces du musée. Lima regrette qu’une « génération d’écoliers » ait raté l’occasion de voir le musée en personne au cours de la dernière décennie, mais se réjouit du potentiel de partager sa nouvelle version, y compris un Ipiranga numérique dans le cloud et des jeux vidéo éducatifs mettant en vedette le modèle du musée.

preserving Brazil’s Ipiranga Museum point cloud
Nuage de points du musée et des terrains environnants, contenant 2,3 milliards de points.

Une nouvelle vague de préservation numérique

La création d’un modèle numérique du musée est l’un des exemples les plus récents et les plus médiatisés d’une nouvelle vague de préservation numérique pour sauver les monuments du monde. Ces efforts complexes de capture de données et de modélisation deviennent de plus en plus urgents à mesure que le changement climatique menace les régions, que les bâtiments historiques vieillissent et que les accidents récents soulignent le besoin de sauvegardes numériques. En 2018, le Musée national du Brésil à Rio de Janeiro a pris feu, dévorant une collection de 20 millions d’œuvres inestimables. Les équipes d’Autodesk ont ​​également aidé à créer des maquettes de la Tour Eiffel et de Notre-Dame de Paris et pourraient bientôt étendre leur travail à d’autres sites brésiliens, tels que la célèbre architecture moderniste de Lina Bo Bardi.

Les défis techniques d’Ipiranga étaient immenses et l’effort nécessitait une suite d’outils logiciels pour capturer, organiser, trier et afficher la quantité exceptionnelle de données. Un nuage de points assemblé à partir de scans laser et d’images assemblées par photogrammétrie par drone contenait 2,3 milliards de points, avec une précision de 3,7 mm. La traduction de toutes ces données brutes en un modèle numérique utilisable a nécessité un certain nombre d’étapes et d’applications, notamment l’utilisation de la plateforme collaborative Cloud Autodesk BIM 360, ainsi que les solutions logicielles ReCap Pro, Civil 3D, InfraWorks et Revit.

Selon Vinicius Barros et Marcelo Laguna, membres de l’équipe d’Autodesk qui a supervisé le passage des nuages de points du logiciel jusqu’au modèle BIM, le processus a finalement abouti à un modèle interactif de 13 Go dans le cloud. « Le musée d’Ipiranga sera un exemple important de la façon dont la transformation numérique et le BIM peuvent aider les propriétaires et maîtres d’ouvrages publics à mieux gérer les actifs historiques », explique Fernanda Machado, architecte chez Autodesk et spécialiste du BIM (Building Information Modeling) qui a géré le processus de numérisation et de modélisation. « C’est un monument protégé, c’est donc un énorme défi et une réussite de pouvoir le préserver de cette nouvelle manière. »

« Quand nous avons commencé le travail, j’ai compris à quel point ce projet pouvait être puissant », ajoute Pedro Soethe d’Autodesk, qui a codirigé le projet avec Machado. « Depuis nos premières discussions avec l’équipe projet du musée, nous savions que nous voulions offrir une vision plus complète du projet. Nous ne nous sommes donc pas seulement concentrés sur le bâtiment du musée mais aussi sur le parc où se trouve le musée, qui est magnifique. De plus, nous avons intégré tous les environs du musée, y compris les rues et les arbres, pour montrer à quels points ils sont importants et adaptés dans le contexte de la ville.

Bénéfices futurs : architecture et éducation

Explorer les maquettes BIM du musée est passionnant, mais l’utilité va bien au-delà de l’imagerie. Le musée n’a plus de plans précis de son ensemble d’origine créé par Bezzi : la digitalisation signifie que les futures déplacements de l’ouvrage, décalages ou déformations structurelles peuvent être détectés avec précision, idéalement suffisamment de temps à l’avance pour effectuer des réparations préventives moins intrusives et moins coûteuses. Malgré sa monumentalité, le musée reste une structure précise et quelque peu fragile ; les conservateurs n’ont pas installé de climatisation dans les salles d’exposition du bâtiment, par exemple, car cela nécessiterait d’endommager cette architecture unique.

Découvrir la source de l’article ici en anglais.

[openBIM] Evènement ! buildingSMART International annonce la nouvelle version du buildingSMART Data Dictionary

L’openBIM et la structuration des données font un grand pas en avant avec buildingSMART

C’est l’évènement du moment ! buildingSMART International annonce ici le lancement du nouveau buildingSMART Data Dictionary (bSDD). bSDD est un point d’entrée indépendant des éditeurs logiciels afin d’enrichir les flux de travail numériques pour une meilleure fiabilité, fidélité et confiance, permettant une flexibilité des données pour l’ensemble du secteur des actifs construits.

Ce service Web héberge des classifications, des normes, des dictionnaires et des propriétés, des valeurs autorisées, des unités, des relations et des traductions et il est disponible pour un large éventail d’utilisateurs. bSDD permet de faire le lien entre tous les contenus à l’intérieur et à l’extérieur du service. De nouvelles opportunités telles que la publication des données sous forme de données liées, conformes aux normes ISO 12006-3 et ISO 23386, sont des fonctionnalités intégrées conçues pour permettre une plus grande normalisation de l’industrie et un contenu dynamique.

Le nouveau bSDD a quelques changements sur la portée technique ainsi que des améliorations sur la convivialité et l’accessibilité du contenu. Le nouveau bSDD fait partie de la feuille de route technique buildingSMART et il a été présenté comme un service fondamental pour soutenir l’ensemble de l’industrie.

La dernière version de bsDD est disponible ici.

Léon van Berlo, directeur technique de buildingSMART International a déclaré que « le nouveau bSDD est créé en étroite collaboration avec l’industrie. Il a fallu une approche axée sur la convivialité pendant le développement à la fois des utilisateurs finaux et des développeurs de logiciels.“

Frédéric Grand, Product Manager, bSDD a ajouté que « le bSDD vise à devenir un lieu central pour fournir des informations cruciales pouvant être utilisées dans les processus BIM de la définition des besoins d’échange à la vérification des modèles, pour classer les objets, pour décrire les produits. »

John Sullivan, Global AEC Business Development Manager chez Autodesk a déclaré : « Autodesk est honoré de prendre en charge le dictionnaire de données buildingSMART. bSDD est un puissant moyen de garantir le maintien des normes du projet. Nous avons commencé il y a plus de cinq ans à travailler avec l’Institut autrichien de normalisation pour développer une connexion Revit à leur dictionnaire de données. Nous connectons maintenant Revit et Civil 3D à l’API bSDD.

Les équipes projet bâtiment et infrastructures ; ainsi que les composants du projet peuvent accéder aux informations de manière standard via nos connecteurs Revit et Civil 3D vers bSDD. Nous comprenons et supportons la puissance des flux de travail ouverts et, par conséquent, nous soutenons le travail de buildingSMART International et du programme bSDD.

René de Groot, directeur de Digibase, a déclaré que « VolkerWessels travaille avec des milliers de modèles IFC pour gérer le processus de construction de centaines de projets chaque année. bSDD nous aide à rationaliser la structure et la cohérence des données de ces modèles sans d’innombrables heures de vérification de modèle et des dizaines d’outils sur mesure.

À propos de buildingSMART International

buildingSMART International est une organisation indépendante des éditeurs et à but non lucratif qui dirige le développement de flux d’informations numériques ouverts dans l’industrie des actifs bâtis. Sa mission est de soutenir de manière proactive les participants de l’industrie qui souhaitent développer des normes ouvertes pour la planification, la conception, l’approvisionnement, l’assemblage et l’exploitation de bâtiments et d’infrastructures dans le monde entier. Il fournit le réseau international ainsi que le support technique et de processus nécessaire. Ses membres, qui viennent de tout le spectre de l’environnement bâti, collaborent sous l’organisation buildingSMART. buildingSMART est engagé avec d’autres organismes internationaux de normalisation tels que l’ISO, le Comité européen de normalisation (CEN) et l’Open Geospatial Consortium (OGC). Ses normes fondamentales Industry Foundation Class (IFC) ont obtenu l’approbation ISO en 2012.

Source de l’annonce.

[Présentation] Le BIM pour le patrimoine historique, Renaissance et seconde vie sur Autodesk University – Inscrivez-vous !

Gaël Hamon, PDG d’Art Graphique et Patrimoine et Emmanuel Di Giacomo, Architecte et Responsable BIM Europe chez Autodesk vous parlent de l’importance du BIM pour la préservation et la rénovation du Patrimoine historique

C’est une session à laquelle il est important de participer car il y sera question de l’enjeu majeur que le BIM représente pour le patrimoine historique et architectural. En effet, nos Monuments Historiques ont traversé les siècles altérés par le temps, la pollution, les guerres, les catastrophes naturelles. Ils sont aussi le témoignage de notre humanité et des civilisations passées. Nous devons les protéger, en garder une trace, les rénover et réduire leur coût d’exploitation, ainsi que les préparer pour les siècles à venir et les garder comme témoins du passé. S’ils sont détruits ou endommagés, nous devons pouvoir les reconstruire, à l’instar de la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’une des approches les plus efficaces afin d’atteindre un objectif aussi noble est d’utiliser des technologies numériques comme la capture de la réalité, le BIM et de nombreuses autres approches innovantes comme la Réalité Virtuelle ou encore les rendus photoréalistes. Cela garantira aux futures générations et propriétaires de ces joyaux de notre Humanité qu’elles aient toujours un jumeau numérique de leur prestigieux patrimoine prestigieux, leur permettant ainsi une vie éternelle…

Inscrivez-vous dès maintenant à cette belle session en cliquant ici.

Autodesk University 2021 – Accédez au catalogue des sessions et créez votre agenda dès maintenant

Préparez-vous pour Autodesk University en créant votre emploi du temps

AU 2021 est l’évènement de référence des passionnés de numérique et de nouvelles tendances. Il vous permet de vous plonger dans un univers de passion, de technologie, d’excellence et de réseautage de très haut niveau. Ce bel évènement est totalement gratuit et online. Le catalogue des sessions d’Autodesk University 2021 est disponible ici. Explorez plus de 350 sessions par secteur, sujet, produit et plus encore. Mais ne tardez plus, réservez vos agendas pour ne rien manquer.

Réservez votre place dans les sessions à capacité limitée

Certaines sessions d’AU ont un nombre de places limitées, alors inscrivez-vous dès que possible pour réserver votre place. Pensez à la communauté : ajoutez uniquement les sessions auxquelles vous prévoyez d’assister.

Connectez-vous avec l’email que vous avez utilisé pour vous inscrire

Pour ajouter des sessions à votre emploi du temps, connectez-vous avec la même adresse e-mail que vous avez utilisée pour vous inscrire à AU 2021.

Commencez dès maintenant à réservez vos créneaux en cliquant ici.

La gestion et maintenance accélère sa transformation digitale avec un investissement stratégique d’Autodesk

iOFFICE + SpaceIQ annonce un investissement stratégique d’Autodesk

Nous sommes ravis de partager avec vous cette nouvelle du plus récent des investissements stratégiques d’Autodesk. Celui-ci vise à réunir BIM et gestion des actifs pour une exploitation et une maintenance plus efficaces, flexibles et réactives des bâtiments et des infrastructures de notre planète.

Comme le note l’annonce, cet investissement est une autre étape stratégique dans les efforts d’Autodesk pour offrir les bénéfices du BIM et des technologies de jumeaux numériques, telles qu’Autodesk Tandem, au cycle de vie complet du projet, de la conception jusqu’à l’exploitation et à la maintenance.

Ci-dessous, la nouvelle, publiée par iOFFICE + SpaceIQ :

iOFFICE + SpaceIQ annonce un investissement stratégique d’Autodesk

HOUSTON, TX et ATLANTA, GA – 21 septembre 2021 – iOFFICE + SpaceIQ, un leader de la transformation numérique du lieu de travail et de la gestion des actifs, a annoncé aujourd’hui un investissement stratégique d’Autodesk, un leader technologique mondial couvrant les industries de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction, les produits de conception, de fabrication, et pour les médias et divertissement. L’investissement, qui fait suite à la récente fusion d’iOFFICE + SpaceIQ, permettra de mettre à disposition des solutions intégrées qui donneront aux entreprises une capacité inégalée d’analyser et d’optimiser tous les aspects de leurs actifs immobiliers et critiques. Les conditions de l’investissement n’ont pas été divulguées.

La pandémie a mis davantage l’accent sur la maximisation de la valeur et l’augmentation de l’efficacité des actifs, les dirigeants déclarant que la réduction des coûts était leur principale priorité immobilière dans une récente enquête du cabinet d’analystes Verdantix. Cependant, les workflows d’occupation et d’exploitation sont souvent fragmentés, ce qui rend difficile l’exploitation des données des systèmes cloisonnés. L’expertise d’Autodesk en BIM aidera à relever ces défis en offrant une visibilité complète nécessaire pour planifier et gérer stratégiquement les ressources physiques pendant les phases de gestion et maintenance.

Découvrez comment Autodesk s’intègre aux produits iOFFICE + SpaceIQ – Archibus et SiQ – pour transférer facilement les données d’actifs et d’espaces critiques de la conception aux opérations afin d’augmenter les performances, de prolonger la durée de vie des actifs et d’améliorer l’expérience des employés.

« Associer les données et les flux de travail de conception, d’exploitation et de performance au sein d’une seule plateforme pour améliorer le confort, la sécurité et l’efficacité des actifs du bâtiment n’a jamais été aussi important », a déclaré Nick Stefanidakis, directeur général d’Archibus, un produit iOFFICE + SpaceIQ. « L’investissement stratégique d’Autodesk nous permet de fournir les solutions dont les sociétés ont besoin pour répondre à cette demande. »

iOFFICE + SpaceIQ représente le portefeuille de solutions le plus complet du secteur pour les plateformes intégrées de gestion des actifs des lieux de travail et des entreprises. Plus de 10 000 clients dans le monde utilisent ces outils pour gérer plus de 186 millions de mètres carrés d’espace évalués à plus de 64 milliards de dollars. Les plateformes de l’entreprise, y compris IWMS Archibus largement déployé, aident plus de 170 000 techniciens de maintenance à répondre à 1,3 million de commandes par mois. La plateforme Archibus a été l’un des premiers partenaires développeurs d’Autodesk, et cet investissement étend les capacités combinées pour augmenter la collaboration et l’évolutivité.

« Les utilisateurs des produits Archibus et Autodesk verront la valeur d’une intégration plus étroite des données de conception et de construction basées sur le BIM avec des informations sur les phases de gestion et de maintenance et des flux de travail pour optimiser les performances, le confort et la durabilité des actifs construits », a déclaré Stefanidakis. « Les propriétaires et les occupants peuvent tirer parti de ces données opérationnelles pour faire des choix de conception et de construction meilleurs et plus éclairés. »

Autodesk est un leader mondialement reconnu dans les solutions de conception, d’architecture, d’ingénierie et de construction BIM depuis près de trente ans et a récemment introduit le BIM dans le monde des jumeaux numériques, notamment avec le lancement d’Autodesk Tandem™ et l’acquisition d’Innovyze®. Autodesk considère cet investissement comme une autre étape stratégique dans les efforts de l’entreprise pour amener le BIM et les technologies de jumeaux numériques au cycle de vie complet du projet, de la conception à l’exploitation et à la maintenance.

« Le BIM est au cœur de l’activité AEC d’Autodesk et sert de fondation à la transformation numérique en cours dans l’industrie du bâtiment, de la conception à l’exploitation », a ajouté Nicolas Mangon, vice-président, Architecture, ingénierie et stratégie de l’industrie de la construction chez Autodesk. « Les propriétaires et les exploitants jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte contre le changement climatique en améliorant l’efficacité des bâtiments et en créant des lieux de travail flexibles et résilients lorsque les conditions de travail changent soudainement. Notre investissement dans iOFFICE + SpaceIQ reconnaît l’importance de leur mettre à disposition les outils dont ils ont besoin pour relever ces défis.

Software used to manage facility operations
Tirez parti de la puissance de vos jumeaux numériques pour améliorer l’efficacité opérationnelle

Autodesk et iOFFICE + SpaceIQ proposent déjà des intégrations entre Autodesk Revit®, AutoCAD® et Archibus avec des objectifs de futures intégrations avec Autodesk Construction Cloud® et la plateforme Forge® d’Autodesk. Les clients, y compris le développeur mondial de logements et de construction Daiwa House, ont déjà tiré parti de cette intégration existante au profit de leurs entreprises.

« Daiwa House a développé une stratégie de création et de gestion des données de construction afin que les propriétaires de bâtiments puissent prendre des décisions plus fondées sur les données tout en réduisant les conjectures liées à la gestion et à la maintenance », a déclaré Takaaki Miyauchi, directeur principal du département de promotion numérique de la construction chez Daiwa House. « Les produits liés au BIM d’Archibus et d’Autodesk ont ​​été au centre de notre stratégie visant à rapprocher le modèle de projet et les opérations sur les actifs. L’investissement d’Autodesk dans iOFFICE + SpaceIQ apportera pleinement le BIM aux opérations de construction, ce qui est très important pour la transformation numérique des opérations de construction et l’avenir du monde construit.

Apprenez-en plus sur le partenariat et sur la manière de tirer parti des solutions communes lors de la session « Gestion de l’espace, des actifs et de la maintenance via BIM to FM » lors de la prochaine conférence numérique Autodesk University 2021, et en visitant www.spaceiq.com.

À propos d’iOFFICE + SpaceIQ

iOFFICE + SpaceIQ donne aux entreprises les outils pour connecter leurs ressources les plus précieuses : les personnes, les lieux et l’équipement qui les prend en charge. Notre portefeuille complet de solutions logicielles de gestion des lieux de travail et des actifs permet aux entreprises de prendre des décisions basées sur les données et d’améliorer les interactions avec l’environnement bâti. Plus de 10 000 sociétés dans 85 pays utilisent les plateformes iOFFICE + SpaceIQ pour optimiser leur immobilier, améliorer l’expérience de l’espace de travail et rationaliser la maintenance. Découvrez les solutions sur www.iofficecorp.com et www.spaceiq.com.

Source en anglais ici.