L’Université de Tel Aviv désigne l’Agence Michel Rémon et Associés gagnante du concours international ouvert pour le nouveau centre de nanosciences et nanotechnologies

L’Université de Tel Aviv a désigné le projet gagnant du concours international ouvert pour le nouveau centre de nanosciences et nanotechnologies. Le beau projet de l’agence française Michel Rémon & Associés, célèbre pour ses travaux de centres de recherche en France a été retenue. L’un des bâtiments les plus technologiques et les plus avancés du Moyen-Orient sera achevé d’ici 2020.

C’est encore un autre projet gagné pour l’Agence au niveau International après la récompense pour le futur complexe sportif « Torpedo » d’INGRAD. L’agence développe ses projets de manière innovante en BIM avec Autodesk Revit.

Les deux autres agences d’architecture étaient Jestico + Whiles Associates (Royaume-Uni) et Zarhy + Pez (Israël / Suisse). Selon l’Université de Tel Aviv, la proposition de l’Agence d’Architecture Michel Rémon correspond au contexte local et à l’identité de Tel Aviv et du campus universitaire et reflète les progrès avancés de la science, de la technologie et de l’innovation, ce qui est très important pour le nouveau centre et pour l’esprit du campus de Tel Aviv. La décision finale a été prise après un processus de sélection de 6 mois, le gagnant étant choisi parmi 128 candidats du monde entier. Joseph Klafter, Président de l’Université de Tel Aviv : «Le choix final du bâtiment Nano reflète la synergie entre les besoins techniques définis par les équipes de recherche et notre volonté d’offrir un environnement de recherche ouvert et accueillant. Je suis convaincu que le nouveau bâtiment contribuera à inspirer des recherches exceptionnelles et des collaborations mondiales ».

Alexis Peyer, architecte, de l’Agence d’Architecture Michel Rémon & Associés a indiqué : «Nous avons choisi ce concours parce que nous aimons défier des domaines où la science rencontre l’effort et le progrès humains. Et les nanosciences et nanotechnologies sont l’un des plus grands efforts de l’humanité. L’aspect le plus intéressant et le plus stimulant de ce projet était de concevoir un bâtiment très technique spécifiquement pour la recherche scientifique tout en conservant une architecture forte et emblématique dédiée au campus universitaire de Tel Aviv ». L’Agence d’Architecture Michel Rémon & Associés possède une expérience considérable dans la conception de projets de bâtiments technologiques et travaille et développe ses projets en BIM avec Autodesk Revit : l’Agence a développé un projet pour le Centre national de recherche scientifique (Meudon, banlieue parisienne), les laboratoires de physique et de biologie pour l’Ecole Polytechnique (Palaiseau, banlieue parisienne ), l’Institut national de l’énergie solaire (Savoie), le Centre de recherche Paris-Saclay d’Air Liquide.

Le projet de l’Université de Tel Aviv présente une matrice de lignes verticales créant une «peau» recouvrant le bâtiment de trois étages. La structure permettra de contrôler la lumière naturelle et d’équilibrer le rapport intérieur-extérieur. Visuellement, le bâtiment ne comportera ni fenêtres ni portes. Parmi les solutions d’efficacité énergétique suggérées par l’entreprise, citons le verre spécial pour optimiser l’énergie solaire, la ventilation naturelle, des panneaux solaires pour refroidir le bâtiment et un système de collecte des eaux de pluie. Le bâtiment a une superficie de 6000 m2 et devrait être achevé d’ici 2020. Le concours comprenait une étape de pré-qualification et deux étapes principales.

Bravo à l’Agence Michel Rémon & Associés pour cette belle victoire !

Site et page du projet sur le site de l’Agence Michel Rémon & Associés.

Flux de travail IFC et COBie ? Tout comprendre grâce aux vidéos de présentation du Center for Digital Built Britain

Vous souhaitez comprendre le cycle de vie des informations sur tous vos actifs et savoir comment faire fonctionner et évoluer vos structures de données actuelles. Cette série de petites vidéos du Center for Digital Built Britain créées par des Expertes et Experts reconnus vous permettra d’examiner et de développer des outils mettant clairement l’accent sur l’éducation à tous les niveaux en supprimant les freins qui existent actuellement.

Ces vidéos pédagogiques ont été créées par :

Emma Hooper, responsable technique

Emma est spécialiste de l’information numérique chez Bond Bryan Digital. Elle est fascinée par la manière dont la science et la mécanique de l’information peuvent être appliquées à la construction afin d’extraire la vraie valeur de la numérisation. Elle s’appuie sur sa connaissance approfondie des logiciels et de leur interopérabilité et les combine avec sa compréhension des normes de l’industrie de la construction et de la théorie qui les sous-tend. Elle fait partie du comité BSI B / 555, et elle est experte britannique pour l’ISO 16739 (IFC). Elle a contribué au guide ISO 19650, elle est aussi une ambassadrice de la UK BIM Alliance et fait partie du comité buildingSMART UK & Ireland. Récemment, elle est devenue l’une des premières personnes à obtenir une certification professionnelle pour le schéma (scheme) COBie.

Son objectif : utiliser son expérience et ses connaissances pour rendre les projets de construction plus efficaces en améliorant la collaboration entre les personnes, les processus et la technologie en mettant l’accent sur les données liées ouvertes.

Casey Rutland, responsable technique

Casey est un défenseur du numérique qui se concentre sur la transformation des sociétés immobilières au niveau des personnes. Avec plus de 20 ans d’expérience en tant qu’architecte travaillant et dirigeant des équipes pluridisciplinaires travaillant sur des projets de stades sportifs, des développements de centres urbains, des établissements de santé et des bâtiments patrimoniaux, il apporte une méthode de communication claire et concise axée sur l’empathie au sujet apparemment vaste du numérique. En tant que champion de l’openBIM, Casey est vice-président de la UK BIM Alliance et président de buildingSMART UK & Ireland. Il siège au comité de rédaction du B555 et contribue aux documents d’orientation du UK BIM Framework.

Son objectif : rendre les projets de construction plus efficaces en permettant aussi une meilleure collaboration entre les personnes, les processus et la technologie en mettant l’accent sur les données liées ouvertes.

John Ford, responsable technique adjoint

John a plus de 15 ans d’expérience dans la gestion de l’information dans les secteurs de la conception, de la construction et de l’exploitation de l’environnement bâti et un intérêt pour les processus numériques, y compris le BIM, les environnements de fichiers et de données communs (CDE) et le soutien au développement et à la mise en œuvre de systèmes ouverts de classification et d’échange prenant en charge l’interopérabilité des données et des définitions (IFC / COBie). John a implémenté la première instance connue de COBie (Version1) sur un projet britannique en 2008/09 en essayant de normaliser le transfert d’échange d’informations depuis la phase de construction jusqu’à celle de gestion et maintenance. Il a contribué à divers groupes de travail bénévoles qui ont contribué à l’élaboration de nombreux rapports, normes et directives sur la gestion de l’information et le BIM dans le secteur de la construction et il a été co-auteur de documents de recherche et d’un livre sur le transfert de la construction COBie.

Nicholas Nisbet, responsable technique adjoint

Nicholas (Nick) Nisbet FRSA est un consultant en amélioration des processus et de l’information dans l’environnement bâti. il développe et applique le BIM ISO 2 et 3 depuis 43 ans, contribuant à la vérification automatisée de la conformité et à la gestion de l’information via les normes buildingSMART, ISO, CEN et BSI, y compris IFC et COBie.

Vidéos de présentation

Échange d’informations :

Les principaux enjeux :

Informations de base

Logiciels :

Industry Foundation Classes (IFC) : 1ère partie

Industry Foundation Classes (IFC) : 2ème partie

Construction Operations Building Information Exchange (COBie)

L’état de l’art de l’ISO 19650

Source en anglais ici.

[Conférence] BIM, le futur de la construction avec bsi. Autodesk et Bouygues Immobilier – Inscrivez-vous !

BSI Group France, aux côtés de ses partenaires Autodesk et Bouygues Immobilier, organise le jeudi 28 janvier 2021, une matinée de conférences en ligne dédiées au secteur de la construction et à son futur.

Durant cet évènement, vous assisterez à différentes interventions où des experts du secteur évoqueront notamment l’importance de l’utilisation du BIM dans les projets de construction, mais également, la transformation digitale qui s’opère dans ce secteur.

Vous êtes un professionnel du secteur de la construction et souhaitez en savoir plus ? Inscrivez-vous dès maintenant pour assister à cette matinée de conférences en ligne ! BSI organise le jeudi 28 janvier 2021 une matinée de conférences en ligne dédiées au secteur de la construction, en partenariat avec Autodesk et Bouygues Immobilier.

  • Date : jeudi 28 janvier
  • Horaires : 9:00 – 12:00

S’inscrire en cliquant ici.

Les conférences :

  • Richard Daws & Rahul Shah, BSI – BSI Business Value of BIM and ISO19650
  • Emmanuel Di Giacomo, Autodesk – The Future of Construction
  • Gonçalo Ducla Soares, Bouygues Immobilier – Le BIM vu du côté de la maîtrise d’ouvrage

Les intervenants :

Richard Daws – Business Development Manager, Product Certification, BSI

Ingénieur de formation, Richard a été fortement impliqué dans les améliorations et la mise en place de la numérisation de la fabrication de produits dans le secteur industriel dans les années 90. Par la suite, il a participé à de nombreux développements commerciaux en France, au Royaume-Uni et dans le monde. Au sein de BSI France, il est responsable de toutes les certifications de produits, et est passionné par la transformation numérique mondiale que nous vivons actuellement.


Rahul Shah – Client Director
EMEA, Built Environment, BSI

Rahul Shah a travaillé pour et avec des propriétaires d’actifs, des entrepreneurs de premier plan, des architectes, des ingénieurs et des fabricants. Avec plus de 23 ans d’expérience, il a occupé des postes de responsables de la transformation numérique, menant à bien la stratégie de projet de mise en œuvre BIM à l’échelle mondiale. Au cours de sa carrière, Rahul a acquis de l’expérience dans la mise en œuvre de diverses initiatives numériques sur une gamme variée de projets, notamment des programmes de régénération urbaine à grande échelle représentant plusieurs milliards de livres, tels que des hôpitaux, aéroports, résidences d’habitation, datacenters, espaces publics à usage mixte, stades, et métros.

*Rahul Shah interviendra en anglais.


Emmanuel Di Giacomo
EMEA AEC Ecosystem Development Manager & Architect, Autodesk

Fort de plus de 6 ans et demi en tant que conseiller technique et méthodologique BIM sur Autodesk Revit pour la région Europe du Sud, Emmanuel Di Giacomo est titulaire d’un diplôme d’Architecte D.P.L.G. (1993). Avec plus de 30 ans d’expérience dans la 3D pour l’Architecture et le BTP. Il est actuellement Responsable du Développement des écosystèmes BIM pour l’Europe chez Autodesk. Il était auparavant Responsable Technique avant-vente AEC Architecture pour Autodesk France avec notamment comme rôle la préconisation de solutions BIM pour l’Architecture auprès des grandes Agences d’Architecture et des Clients Grands Comptes dans le domaine du Bâtiment et de la Construction.


Gonçalo Ducla Soares – Architecte et spécialiste du BIM, Bouygues Immobilier

Gonçalo Ducla Soares a eu l’occasion d’explorer les interfaces entre Informatique et Architecture lors de deux ans passés au MIT au début des années 2000. Après cette expérience, il a donné des cours de Conception et Projet Assistés par Ordinateur à l’Université de Lisbonne, et a travaillé en agence d’architecture à Paris comme architecte, d’abord en tant qu’assistant et puis en tant que chef de projet. Fort de son expérience au MIT, il a été chargé de développer et déployer le BIM au sein de l’agence.

S’inscrire en cliquant ici.

Le NARUG est mort, vive le WestBIM !

La Bretagne et l’Ouest – terre de prédilection du BIM – fait sa révolution en rebaptisant et réorganisant son Groupe Utilisateurs BIM et Revit

Ils se sont réinventés et rebaptisés. Ils s’appelaient NARUG et se focalisaient uniquement sur les bonnes pratiques autour d’Autodesk Revit. Dorénavant, ils seront plus larges et plus ouverts. Ils représentent un collectif de professionnels et d’utilisateurs de la méthodologie BIM souhaitant partager leur savoir-faire autour de cette méthodologie. En toute transparence, sans grandiloquence, dans la plus grande simplicité.

Le NARUG est devenu WEST-BIM car ils avaient envie de partager leur savoir-faire au plus grand nombre, faire appel à des intervenants issus de tous les métiers et quelques soient leurs outils de production. Finis les clivages ! Le BIM est collaboratif et agnostique. C’est pour cela que lors du lancement, le WestBIM a invité « tous les ingénieurs, les architectes, les étudiants, les enseignants, les artistes, les curieux, les pro-bimeurs, les réfractaires bimeurs, les open-bimeurs, les close-bimeurs, à venir partager avec eux, des moments conviviaux et honnêtes autour du collaboratif BIM ».

Découvrez WestBIM en cliquant ici.

Qui se cache derrière WestBIM ? Des stars du BIM bien entendu !

Julie Guézo
Architecte, Formatrice Revit, BIM Manager
Une star du BIM en France qui nous vient de Bretagne. Co-auteur du livre « Revit pour les architectes » et « Mon premier projet d’architecture avec Revit »
ARCHITECTE DE HMONP

Rami Chetoui
Architecte, BIM Manager
What I do for fun? Hanging out with my best friend pretty much anywhere.

Emilie Mélodia
Consultante AMO BIM
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Charles Piro
CTO & BIM Expert
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Pierre Navarra
Co-gérant de l’agence d’architecture SONA, Ingénieur en micro-électronique
Il pratique Revit depuis une vingtaine d’année, il développe, il dessine, il joue, il écoute.

Thibaut Hourqueig
BIM Manager
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Nous saluons cette ouverture d’esprit, cette initiative et cette renaissance. Découvrez WestBIM en cliquant ici.

Intervista BIM Coordinator – Episodio #30 Laura Tiburzi, Mario Cucinella Architects – Il BIM al servizio di un’architettura sostenibile, creativa e di alta qualità

Buongiorno a tutti,

Oggi, abbiamo il piacere di ricevere Laura Tiburzi, BIM Coordinator presso MC A – Mario Cucinella Architects, studio italiano molto famoso per il suo approccio alla sostenibilità.  Vedremmo come il BIM può permettere di raggiungere alti livelli di performance sugli edifici di nuova generazione e aumentare la qualità del prodotto finale.

Laura Tiburzi – Architetta, Ingegnere e BIM Coordinatrice presso Mario Cucinella Architects

Cara Laura, buongiorno siamo lieti di accoglierti su ABCD Blog. Potresti per favore presentarti ai nostri lettori?

Buongiorno a voi e grazie dell’invito! Il mio percorso è molto ibrido tra il tecnico e l’umanistico, «progettista» è forse la parola che più mi si adatta in questo momento e la vivo con un grande senso di potenzialità e responsabilità: progettare è vedere prima, avere in testa qualcosa e pensare a “come” realizzarlo. Nella pratica, questo « come » richiede di collaborare con molti soggetti garantendo l’apporto del valore aggiunto di ognuno, far comunicare tra loro discipline diverse,  individuare le esigenze delle persone con le quali ci si relaziona (clienti, colleghi o ipotetici utenti finali), rispettare il contesto che ospiterà il risultato del progetto. Particolarmente interessante in questo momento storico è la stratificazione di competenze tecniche e manageriali unite da una visione il più possibile olistica che ci spinge a uscire costantemente dalla nostra zona di confort senza paura di sperimentare: accanto al fondamentale lavoro di approfondimento tecnico e di settore, credo che ci sia bisogno di attività e ruoli di sintesi. Io mi muovo in questo ambito.

Che studi hai fatto, e come ti è venuta questa passione per il BIM?

Ho studiato presso il Politecnico di Milano prestando particolare attenzione alla sostenibilità e all’impatto che ha la progettazione nell’ambiente fisico e sociale nei quali opera. La sfida è ben raccolta dal BIM, per questo è diventato uno dei miei campi di approfondimento. Trovo che lavorare in BIM sia particolarmente adatto al nostro momento storico perché richiede di avere il più possibile consapevolezza dell’oggetto costruito e dei soggetti che vi ruoteranno intorno in quanto sistemi complessi e interconnessi. Dopo anni all’estero, sono tornata in Italia incontrando persone che hanno creduto in me e nell’idea che sia possibile lavorare in modo diverso. La formazione è continua sia attraverso lo studio, sia con il confronto con chi mi circonda: il lavoro dei team misti per età, esperienza e specializzazioni è un valido e concreto alleato a vantaggio del singolo, del gruppo, del cliente e del progetto.

Puoi presentarci lo studio Mario Cucinella Architects ? Quanti siete, come siete organizzati, e quale sono le vostre specialità?

Alla base della poetica e della tecnica dello studio c’è l’empatia creativa: questo concetto è la sintesi di una sensibilità che concepisce olisticamente la sostenibilità come un coinvolgimento dei luoghi dove si opera, della loro storia, delle persone che li abitano e abiteranno, delle tecniche locali, delle esigenze e delle competenze tecniche che possono essere spese. MC A opera dunque con gruppo molto eterogeneo e molto coeso di professionisti che crea una soluzione ad hoc: ingegneri, architetti, designer, esperti di progettazione parametrica. Ogni progetto è l’occasione per testarci e spingerci un po’ oltre come gruppo di lavoro. La sfida è mettere a sistema, continuamente, questo magma creativo! Attualmente siamo un centinaio, organizzati in team gestionali e operativi. Tentiamo di unire un valore umanistico a una continua ricerca tecnologica e di efficienza. In quanto metodo, il BIM si è inserito in un processo già complesso e noi dobbiamo personalizzarlo per renderlo adatto alle nostre esigenze.

Puoi citarci qualche progetto famoso dello studio?

Lo studio ha all’attivo progetti in ambiti molto diversi in Italia e nel mondo, sempre con un’attenzione particolare ai luoghi e alle dinamiche climatiche e sociali che li caratterizzano. Per esempio, attualmente a Milano abbiamo in cantiere opere dal sapore complementare: da una parte il museo etrusco ipogeo della Fondazione Rovati, sorprendentemente integrato in un elegante edificio storico (link qui).

Dall’altra, la torre del gruppo Unipol che completerà il volto moderno, svettante e sostenibile della città (link qui);

Dall’altra ancora, sempre a Milano, siamo protagonisti in un progetto residenziale a scala urbana che ridefinisce i contorni di luogo pubblico, privato e commerciale denominato SeiMilano  (link qui).

© Mario Cucinella Architects – SeiMilano

A noi piace spaziare: i vari gruppi di lavoro sono impegnati su ospedali, scuole, edifici di culto, case di cura, terziario, industriale… difficile annoiarsi !

Quando avete deciso di passare al BIM? Quali le ragioni vi hanno convinto nel fare questa mossa?

Il BIM, in quanto metodo molto inclusivo, ci fornisce il terreno comune dove riunire idee, necessità e persone con varie competenze e migliorando la comunicazione. La decisione di passare al BIM risale a diversi anni fa proprio come naturale evoluzione del modo di progettare dello studio. La progettazione parametrica già era un importante alleato per lo studio nell’individuazione della forma e nell’ottimizzazione dei volumi e degli elementi che compongono un progetto sia per la resa tecnologica, sia per la sostenibilità economica della produzione e messa in opera. Con il tempo è aumentata la consapevolezza e la quantità di professionisti competenti: l’implementazione è in realtà un lavoro costante, una sfida interessante che ci spinge a trovare sempre nuovi strumenti, modi, protocolli (tecnici e legali) che siano a sostegno e non un limite per il processo creativo.

Eravate convinti dei benefici che questo processo vi poteva portare? Quali sono i vostri progetti di sviluppo sulla parte BIM per il futuro nello studio?

Il livello di consapevolezza cresce di giorno in giorno nei vari strati e settori dello studio ma la scommessa è stata colta fin da subito con grande entusiasmo cogliendone l’aderenza all’approccio olistico già presente in MC A, e le potenzialità di crescita futura. Occupandoci molto di sostenibilità, abbiamo un reparto di ricerca e sviluppo che assiste i progetti con analisi e indicazioni che vengono da stringenti valutazioni fisiche, ambientali, percettive; questi dati vengono poi interpretati in una risposta di sintesi che non è un puro gesto formale ma, appunto, un frutto specifico delle caratteristiche e necessità del luogo e dei suoi abitanti. La sfida, ripeto, è ottimizzare, far comunicare al meglio e mettere a sistema le diverse fasi del processo di sviluppo del progetto: dalla contrattualistica, alla modellazione fisica, ai dettagli, alla ricerca dei materiali, alla gestione interna, etc… Il BIM in Italia vive ancora un momento di grande fluidità dove tanta è la sperimentazione e noi cerchiamo di coinvolgere i clienti e i consulenti in un lavoro di gruppo che possa essere a vantaggio di tutti.

A livello del reparto BIM, come siete organizzati, quanti siete e qual è il tuo ruolo?

Volendo identificare il gruppo di chi lavora su commesse completamente BIM, direi che circa la metà dei colleghi sono in questa condizione ma l’intenzione è che tutti i nuovi progetti possano essere “firmati in BIM” visto che anche la clientela sta sviluppando una sempre maggiore consapevolezza. Guardando ai flussi interni, il BIM non coincide con i software ma permette la collaborazione tra più competenze attraverso l’interoperabilità e degli standard strutturati dunque ogni nuovo progetto è l’occasione per potenziare l’integrazione tra i vari settori. Il nostro obiettivo e cercare di non avere un reparto BIM separato dal team di progettazione, ma di cercare di avere degli esperti BIM che siano prima di tutto dei progettisti e che ci sia un costante dialogo tra le diverse competenze. Per noi la maturazione di questo processo porta il grande vantaggio di permetterci la massimo flessibilità in tutte le fasi del progetto garantendo comunicazione interna e esterna, coerenza di output, velocità di valutazione e modifica, maggiore efficienza e controllo. In quanto BIM Coordinator, il mio ruolo all’interno dello studio è di cerniera tra le figure strategiche e quelle operative. Praticamente significa che passo meno tempo progettando in senso stretto ma che devo applicare la mia creatività in diverse aree sempre attive: le mie competenze vanno dal contrattuale-procedurale, al settaggio e implementazione degli strumenti, alla gestione del team assegnatomi, all’assistenza e formazione dei colleghi, al controllo qualità dei modelli, al coordinamento interdisciplinare. Faccio parte del nucleo fondativo del gruppo di coordinamento BIM dello studio, composto dai BIM Manager e dai Coordinator con maggiore esperienza.

All’interno dello studio abbiamo un reparto di ricerca e sviluppo a supporto costante dei progetti e che risponde a diverse necessità progettuali, compreso il calcolo della carbon footprint, tema approfondito nell’ultimo periodo. Le valutazioni che vengono sviluppate sono proporzionate allo stadio di sviluppo del progetto e sono relative a tutti i parametri che possono essere gestiti architettonicamente. Quando invece si aggiunge il tema impianti (così come per valutazioni puntuali per le strutture), collaboriamo a stretto contatto con consulenti specializzati. Il tema dell’interoperabilità è dunque molto sentito perché il processo di progettazione di MC A prevede una continua collaborazione sia con i consulenti esterni, sia tra diversi settori interni allo studio (dalla modelleria che produce concretamente i modelli fisici per una migliore valutazione della qualità architettonica, al reparto di ricerca a sviluppo, per le analisi ambientali, energetiche e di benessere e comfort, allo sviluppo dell’architettura e dei dettagli, all’ufficio contratti). I consulenti scelti e le imprese con i quali collaboriamo sono per lo più già strutturati per il lavoro in BIM ma, come noi, sono sempre attivi per affinare metodi e strumenti.

Cosa fa un BIM Coordinator come te al quotidiano? Quali sono le sfide?

Potrei aprire una rubrica «vita da BIM Coordinator»: è una posizione molto interessante secondo me perché davvero fa da tramite tra le indicazioni strategiche che arrivano dalle figure apicali dello studio e la pratica della progettazione. All’aumentare delle competenze dei colleghi sull’utilizzo dei software diminuisce il coinvolgimento stretto sulle soluzioni architettoniche di dettaglio e si passa a un lavoro più gestionale e organizzativo sia in termini di controllo modelli, dati e standard di qualità, sia di gestione del gruppo di lavoro, formazione, risoluzioni di problemi complessi. Per i coordinator personalmente vedo due sfide molto vive e a volte direzionate in modo opposto: da una parte la necessità di approfondire la programmazione informatica e l’interoperabilità per rendere sempre più coesi i team di progettazione (all’interno ma anche verso l’esterno), limitare la perdita di informazioni, snellire alcune procedure e aprire nuove possibilità di linguaggio; dall’altra allontanarsi un po’ dai dettagli quotidiani e collaborare a ripensare più in generale il modo con cui lavora l’intera filiera e come introdurre la digitalizzazione nelle nostre attività. La criticità del cambio di strumenti senza cambiare veramente metodo viene ben tratteggiata dalla massima di Peter Druker: “Non c’è nulla di più inutile e inefficiente che fare con grande efficienza una cosa che non andrebbe proprio fatta”. Questo secondo campo di ricerca richiede tempi più lunghi e la disponibilità di molte persone per mettere a sistema una soluzione ampia.

Qual è il livello d’adozione del BIM in Italia? Avete un obbligo del BIM, pensi che ha aiutato a spingere il mercato?

Volendo generalizzare, la mia impressione è che in Italia ci sia ancora una certa differenza tra studi grandi e piccoli: gli studi grandi hanno abbracciato la sfida del BIM già da diversi anni mossi dalla disponibilità di commesse più strutturate e, a volte, dalla maggiore consapevolezza delle potenzialità. Gli studi piccoli in genere soffrono di una mancanza di conoscenze adeguate, di un rallentamento dovuto ai costi iniziali di implementazione e della mancanza di committenza edotta. La questione è sicuramente complessa ma noto concreti passi nella direzione di una maggiore digitalizzazione e modernizzazione del settore che mi fanno ben sperare. Da non trascurare è il fatto che l’Italia si è dotata da una parte di una normativa nazionale che prevede l’obbligatorietà dell’uso del BIM per le commesse pubbliche (per step a partire dagli interventi di maggior peso fino a quelli più piccoli), e, dall’altra parte, dell’appendice nazionale alla ISO1650 che sta aiutando alla definizione di termini, professionalità, procedure e documenti. Questi due strumenti normativi, uniti a una maggiore alfabetizzazione sui temi del BIM e a una maggiore diffusione dei software che supportano la metodologia, stanno portando a un graduale ma evidente diffondersi delle commesse così strutturate. L’università, inoltre, sta giocando un importante ruolo nella formazione di nuovi professionisti già ambientati all’approccio BIM e all’utilizzo di strumenti digitali avanzati; questi giovani laureati portano negli studi in Italia e all’estero competenze che ben si possono integrare con quelle più prettamente professionalizzanti che possono venire dai colleghi delle precedenti generazioni.

Vorresti dire qualcosa di particolare ai nostri lettori?

Proprio per via del momento storico e della scelta di lavorare in BIM (che è collaborativo), emerge più forte che in passato la necessità di dare ampio spazio alle soft skills: credo che la collettività sociale e dei professionisti migliori anche attraverso la valorizzazione del singolo, sia come unità sia come facente parte di qualcosa di più complesso nel quale può portare il suo valore aggiunto. È fondamentale che ci sia un clima di rispetto che faciliti la domanda, il confronto costruttivo e la condivisione delle idee. Sono particolarmente felice che la UNI1137-7 (l’appendice nazionale italiana della ISO19650 che tratta le figure professionali tipiche del lavoro in BIM), ponga l’attenzione esplicitamente sul fatto che tra i compiti del BIM coordinator ci sia anche quello di occuparsi del gruppo e delle persone: non siamo ingranaggi meccanici ma risorse molto umane che possono dare il meglio solo se considerate tali nelle loro potenzialità e sfide. Può sembrare una visione un po’ filosofica della cosa ma l’esperienza mi porta a pensare che questo approccio porti vantaggio a tutti e aumenti la qualità del prodotto finito.

Al di fuori del BIM e dello studio, quali sono le tue passioni?

Ho molte passioni perché ho molte curiosità ma direi che il teatro è l’attività che più di tutte mi ha regalato scoperte impreviste sia nell’esplorazione di me stessa, sia nella crescita della relazione con gli altri perché sul palco non si è mai soli ma almeno in due: l’attore e chi reagisce all’atto, sia esso altro attore o pubblico. A pensarci meglio, credo che diverse esperienze maturate in ambito teatrale siano poi diventate valide alleate nell’affrontare l’imprevedibilità, le sfide quotidiane e le grandi potenzialità della nostra professione.

Laura, mille grazie per questa bella e molto ricca intervista. Ti auguriamo di continuare con altrettanta passione il tuo ruolo in Mario Cucinella Architects.

Sito ufficiale Mario Cucinella Architects ici.

Interview BIM Coordinatrice – Episode #30 Laura Tiburzi, Mario Cucinella Architects – Le BIM au service d’une Architecture durable, créative et de grande qualité

Bonjour a toutes et à tous,

Aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir Laura Tiburzi, coordinatrice BIM chez MC A – Mario Cucinella Architects, une agence d’architecture italienne très réputée pour son approche du développement durable. Nous pourrons voir comment le BIM permet d’atteindre des niveaux de performance élevés sur des bâtiments de nouvelle génération afin d’augmenter ainsi la qualité du bâtiment construit.

Laura Tiburzi, Architecte et Ingénieur – BIM Coordinatrice chez Mario Cucinella Architects

Chère Laura, bonjour, nous sommes heureux de vous accueillir sur ABCD Blog. Pourriez-vous s’il vous plaît vous présenter à nos lecteurs?

Bonjour à vous et merci pour l’invitation ! Mon parcours est très hybride, situé entre les approches techniques et humanistes. «Conceptrice» serait peut-être le mot qui me convient le mieux en ce moment et je le vis en ayant conscience du potentiel et des responsabilités que cela implique : concevoir c’est d’abord anticiper et percevoir, avoir quelque chose en tête et réfléchir à «comment» trouver des solutions. Dans la pratique, le « comment » nécessite de collaborer et de traiter avec de nombreux sujets en assurant la contribution et l’apport de la valeur ajoutée de chacun, en faisant communiquer les différentes disciplines entre elles, en identifiant les besoins des personnes avec lesquelles on est en relation (clients, collègues ou utilisateurs finaux hypothétiques) , en respectant le contexte qui accueillera le résultat du projet. En ce moment historique, il est particulièrement intéressant de constater la stratification des compétences techniques et managériales unies par une vision la plus holistique possible qui nous pousse à sortir sans cesse de notre zone de confort sans crainte d’expérimenter : parallèlement au travail fondamental d’étude technique et sectorielle, je crois qu’il existe un besoin d’activités et de rôles synthétiques. Et je me place par conséquent dans ce domaine.

Quelles études avez-vous faites et comment cette passion pour le BIM vous est-elle venue ?

J’ai étudié au Politecnico di Milano en accordant une attention toute particulière à la durabilité et à l’impact de la conception sur l’environnement physique et social dans lequel elle évolue. Le défi est tout à fait adapté au BIM, c’est pour cela que ce sujet est devenu l’un de mes domaines d’études. Je trouve que travailler en BIM est particulièrement adapté à ce moment historique car cela nécessite d’avoir autant de conscience que possible de l’objet construit et des sujets qui tourneront autour de lui en tant que systèmes complexes et interconnectés. Après des années à l’étranger, je suis retourné en Italie pour rencontrer des gens qui croyaient en moi et en l’idée qu’il est possible de travailler différemment. J’apprends en permanence, tant au travers des projets que je traite, que de la collaboration avec mon entourage : le travail en équipes mixtes et par âge, expériences et spécialisations est un allié valable et concret au profit de l’individu, du groupe, du client et du projet.

Pouvez-vous nous présenter l’Agence Mario Cucinella Architects ? Combien êtes-vous, comment êtes-vous organisés et quelles sont vos spécialités ?

À la base de la poétique et de la technique de l’Agence se trouve l’empathie créative : ce concept est la synthèse d’une sensibilité qui conçoit de manière holistique la durabilité comme une implication des lieux où l’on opère, de leur histoire, des personnes qui y vivent et y vivront, des techniques locales, besoins techniques et compétences qui peuvent être mises en oeuvre. MC A travaille donc avec un groupe de professionnels très hétérogène et très cohésif qui crée une solution ad hoc : ingénieurs, architectes, designers, experts en conception paramétrique. Chaque projet est l’occasion de nous tester et de nous pousser un peu plus loin en tant que groupe de travail. Le défi est de systématiser ce magma créatif en continu ! Nous sommes actuellement une centaine, organisés en équipes managériales et opérationnelles. Nous essayons de combiner la valeur humaniste avec une recherche technologique et efficace continue. En tant que méthode, le BIM est entré dans un processus déjà complexe et nous devons le personnaliser pour l’adapter à nos besoins.

Pouvez-vous citer quelques-uns des projets connus de l’Agence ?

Le studio a des projets en cours dans des domaines très différents en Italie et dans le monde, en attachant toujours une attention particulière aux lieux et aux dynamiques climatiques et sociales qui les caractérisent. Par exemple, actuellement à Milan, nous avons des projets ayant une saveur complémentaire : d’une part le musée étrusque souterrain de la Fondation Rovati, étonnamment intégré dans un élégant bâtiment historique (lien ici).

Par ailleurs, le projet de la tour du groupe Unipol complètera la partie moderne, ville imposante et durable (lien ici).

D’autre part, toujours à Milan, nous sommes protagonistes d’un projet résidentiel à l’échelle urbaine qui redéfinit les contours d’un lieu public, privé et commercial appelé SeiMilano (lien ici).

© Mario Cucinella Architects – SeiMilano

Nous aimons la diversité : les différents groupes de travail s’affairent sur les hôpitaux, les écoles, les lieux de culte, les maisons de retraite médicalisées, le tertiaire, l’industrie… Il est difficile de s’ennuyer !

Quand avez-vous décidé de passer au BIM ? Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à franchir ce pas ?

Le BIM, en tant que méthode très inclusive, nous fournit un terrain d’entente sur lequel nous pouvons partager des idées, des besoins et des personnes aux compétences diverses et améliorer la communication. La décision de passer au BIM remonte à plusieurs années, tout comme une évolution naturelle du la manière de concevoir de l’agence. La conception paramétrique était déjà un allié important pour les études dans le cadre de la recherche de formes et l’optimisation des volumes et des éléments qui composent un projet tant au niveau de la performance technologique que pour la durabilité économique de la production et de la mise en œuvre. Au fil du temps, la prise de conscience et le nombre de professionnels compétents se sont accrus : la mise en œuvre est en fait un travail constant, un défi intéressant qui nous pousse à toujours trouver de nouveaux outils, moyens, protocoles (techniques et juridiques) qui nous apportent un réel plus et qui ne soient pas une limite au processus créatif.

Étiez-vous convaincue des avantages que ce processus pouvait vous apporter ? Quels sont vos projets de développement sur la partie BIM pour le futur à l’agence ?

Le niveau de notoriété du BIM augmente de jour en jour dans les différentes équipes et départements de l’agence, mais le pari a été immédiatement pris avec beaucoup d’enthousiasme par bon nombre d’entre nous en saisissant l’adhésion à l’approche holistique déjà présente au sein de MC A, et le potentiel de croissance future. Très soucieux de la durabilité, nous avons un département de recherche et développement qui accompagne les projets avec des analyses et des indications issues d’évaluations physiques, environnementales et perceptives rigoureuses ; ces données sont ensuite interprétées au travers d’une réponse synthétique qui n’est pas un pur geste formel mais, en fait, un résultat spécifique des caractéristiques et des besoins du lieu et de ses habitants. L’enjeu, je le répète, est d’optimiser, communiquer et systématiser les différentes phases du processus de développement de projet : des contrats, à la modélisation physique, aux détails, à la recherche de matériaux, à la gestion interne, etc … L’Italie vit encore un moment de grande fluidité où il y a beaucoup d’expérimentations et nous essayons d’impliquer clients et consultants dans un travail d’équipe, ce qui peut être à l’avantage de tous.

Au niveau du département BIM, comment êtes-vous organisés, combien êtes-vous et quel est votre rôle ?

Même si nous travaillons sur des projets full BIM, je dirais qu’environ la moitié de mes collègues travaillent en BIM, mais l’intention est que tous les nouveaux projets puissent être « signés en BIM » puisque nos clients développent également une conscience de l’importance sur le sujet. En ce qui concerne les flux internes, le BIM n’est pas associé à un logiciel en particulier, mais il permet la collaboration entre de multiples compétences grâce à l’interopérabilité et aux normes structurées, de sorte que chaque nouveau projet est l’occasion d’améliorer l’intégration entre les différentes disciplines. Notre objectif est d’essayer de ne pas avoir un département BIM séparé de l’équipe de conception, mais d’essayer d’avoir des experts BIM qui soient avant tout des concepteurs et qu’il y ait un dialogue constant entre les différentes compétences. Pour nous, la maturation de ce processus apporte le grand avantage de nous permettre une flexibilité maximale dans toutes les phases du projet, garantissant une communication interne et externe optimale, une cohérence des résultats, une rapidité d’évaluation et de modification, une efficacité et un contrôle accrus. En tant que Coordinatrice BIM, mon rôle au sein de l’Agence est d’être l’interface entre les rôles stratégiques et opérationnels. En gros, cela signifie que je passe moins de temps à planifier au sens strict mais que je dois appliquer ma créativité dans différents domaines toujours actifs : mes compétences vont du contractuel-procédural, à la mise en place et à la mise en œuvre d’outils, à la gestion de l’équipe qui m’est assignée, à l’assistance et à la formation des collègues, contrôle de la qualité des modèles, coordination interdisciplinaire. Je fais partie du noyau fondateur du groupe de coordination BIM de l’entreprise, composé des Managers et Coordinateurs BIM les plus expérimentés.

Comment calculez-vous ou anticipez-vous la performance énergétique de vos projets ? Réalisez-vous des simulations thermodynamiques, de la CFD, des calculs d’empreinte carbone, etc. ? L’interopérabilité et l’openBIM sont-ils importants pour vous?

Au sein de l’Agence, nous avons un département de recherche et développement qui soutient en permanence les projets et répond à divers besoins de conception, y compris le calcul de l’empreinte carbone, un sujet qui a été approfondi ces derniers temps. Les évaluations qui sont développées sont proportionnelles au stade de développement du projet et sont liées à tous les paramètres qui peuvent être gérés architecturalement. En revanche, lorsque le thème des systèmes est abordé (ainsi que pour les évaluations ponctuelles de la performance des structures), nous collaborons étroitement avec des consultants spécialisés. Le thème de l’interopérabilité est donc très important car le processus de conception de MC A prévoit une collaboration continue tant avec des consultants externes qu’entre différents départements au sein de l’Agence (à partir de la modélisation BIM qui produit effectivement des modèles physiques pour une meilleure évaluation de la qualité architecturale , au service recherche et développement, pour les analyses environnementales, énergétiques et bien-être et confort, au développement de l’architecture et des détails, au bureau des contrats).

Les consultants choisis et les entreprises avec lesquelles nous travaillons sont pour la plupart déjà structurés pour travailler en BIM mais, comme nous, ils sont toujours en perpétuelle recherche afin d’affiner les méthodes et les outils.

Que fait une coordinatrice BIM comme vous au quotidien ? Quels sont vos défis ?

Je pourrais certainement commencer une chronique «la vie de Coordinatrice BIM» : c’est un poste très intéressant à mon sens car il sert vraiment d’intermédiaire entre les indications stratégiques qui viennent des plus grandes personnalités de l’agence et la pratique de la conception. Au fur et à mesure que les compétences de mes collègues augmentent dans l’utilisation des logiciels, l’implication étroite sur des solutions architecturales détaillées diminue et nous passons à un travail plus managérial et organisationnel à la fois en termes de contrôle de modèle, de données et de normes de qualité, et de gestion du travail, formation, résolution de problèmes complexes. Pour les coordinateurs, je vois personnellement deux défis très importants et parfois opposés : d’une part, la nécessité d’approfondir la programmation informatique et l’interopérabilité pour rendre les équipes de conception de plus en plus cohésives (en interne mais aussi en externe) , limiter la perte d’informations, rationaliser certaines procédures et ouvrir de nouvelles possibilités linguistiques ; d’autre part, s’éloigner des détails du quotidien et collaborer pour repenser plus globalement le fonctionnement de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et comment introduire la digitalisation dans nos activités. La criticité de changer d’outils sans vraiment changer de méthode est bien illustrée par la maxime de Peter Druker : « Il n’y a rien de plus inutile et inefficace que de faire quelque chose qui ne devrait pas être fait avec une grande efficacité. » Ce deuxième domaine de recherche nécessite plus de temps et la disponibilité de nombreuses personnes pour mettre en place une solution globale.

Quel est le niveau d’adoption du BIM en Italie ? Avez-vous une obligation BIM, pensez-vous que cela a contribué à pousser le marché ?

Au risque de généraliser, j’ai l’impression qu’en Italie, il y a encore une certaine différence entre les grandes et les petites entreprises : les grandes entreprises ont déjà relevé le défi du BIM depuis plusieurs années, poussées par la disponibilité de commandes plus structurées et, parfois, par une plus grande prise de conscience du potentiel de ce processus innovant. Les petites entreprises souffrent généralement d’un manque de connaissances adéquates, d’un ralentissement dû aux coûts initiaux de mise en œuvre et d’un manque de clientèle éduquée. La question est certes complexe, mais je remarque des étapes concrètes dans le sens d’une plus grande numérisation et modernisation du secteur qui m’apportent de l’espoir. Il ne faut pas oublier le fait que d’une part, l’Italie a adopté une législation nationale qui prévoit l’utilisation obligatoire du BIM pour les marchés publics (par étapes allant des interventions les plus importantes aux plus petites), et que d’autre part, l’annexe nationale à l’ISO 19650 qui aide à définir les termes, le professionnalisme, les procédures et les documents. Ces deux outils réglementaires, combinés à une meilleure connaissance des problématiques BIM et à une plus grande diffusion des logiciels supportant la méthodologie, conduisent à une diffusion progressive mais évidente de telles commandes structurées. L’université joue également un rôle important dans la formation de nouveaux professionnels déjà acclimatés à l’approche BIM et à l’utilisation d’outils numériques avancés ; ces jeunes diplômés apportent à leurs études en Italie et à l’étranger des compétences qui peuvent être bien intégrées à celles plus purement professionnalisantes qui peuvent provenir de collègues des générations précédentes.

Aimeriez-vous dire quelque chose de particulier à nos lecteurs ?

Précisément à cause du moment historique et du choix de travailler en BIM (qui est collaboratif), la nécessité de donner plus d’espace aux soft skills émerge de manièe plus forte que par le passé : je crois que la communauté sociale et les professionnels s’améliorent aussi à travers la valorisation de l’individu, à la fois en tant qu’unité et en tant qu’élément de quelque chose de plus complexe dans lequel il peut apporter sa valeur ajoutée. Il est essentiel qu’il y ait un climat de respect qui facilite la question, la discussion constructive et le partage d’idées. Je suis particulièrement heureuse que UNI1137-7 (l’appendice national italien de l’ISO19650 qui traite des rôles professionnels types du travail en BIM), se concentre explicitement sur le fait que parmi les tâches du coordinateur BIM, il y a aussi celle de s’occuper du groupe et des personnes : nous ne sommes pas des machines ou des engrenages mais des ressources très humaines qui ne peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes que si elles sont considérées comme telles dans leur potentiel et leurs défis. Cela peut paraître une vision quelque peu philosophique de la chose mais l’expérience me porte à penser que cette approche profite à tout le monde et augmente la qualité du produit fini.

En dehors du BIM et de l’Agence, quelles sont vos passions ?

J’ai beaucoup de passions car j’ai beaucoup de curiosité, mais je dirais que le théâtre est l’activité qui m’a surtout apporté des découvertes imprévues tant dans l’exploration de moi-même que dans la croissance de la relation avec les autres car sur scène on n’est jamais seul mais au moins deux : l’acteur et celui qui réagit à l’acte, que ce soit un autre acteur ou un autre public. En y réfléchissant mieux, je crois que diverses expériences acquises dans le domaine théâtral sont alors devenues des alliés valables face à l’imprévisibilité, aux défis quotidiens et au grand potentiel de notre profession.

Laura, un grand merci pour cette belle et très riche interview. Nous vous souhaitons de continuer avec autant de passion votre rôle au sein de Mario Cucinella Architects.

Site officiel de Mario Cucinella Architects ici.

Highline Paris publie son baromètre des salaires 2021 en Architecture et Ingénierie

Fidèles à leur tradition, Highline Paris, société de recrutement de profils architectes et ingénieurs, notamment avec des compétences en BIM, publient leur baromètre des salaires 2021 avec une analyse de l’évolution de ces professions et de leurs rémunérations. Les métiers du BIM – BIM coordinateur et BIM Manager – figurent toujours parmi les mieux payés et on y découvre aussi une situation difficile où plus de 79% des interrogés n’ont pas été augmentés en 2020.

Découvrez cette étude en cliquant ici.

Site Officiel Highline Paris ici.

Archigraphie 2020 – L’observatoire de la profession d’Architecte est en ligne !

Tous les deux ans, le Conseil National de l’Ordre des Architectes réalise, avec Archigraphie, un portrait à la fois démographique et économique de la profession d’architecte.

L’édition 2020, réalisée à partir des chiffres connus jusqu’en 2019, ne tient pas compte des effets liés à la crise sanitaire traversée depuis le printemps dernier sur l’économie et l’emploi des architectes, même si en ce quatrième trimestre ils commencent à en mesurer les conséquences. Les Architectes semblent cependant optimistes en rappelant qu’entre 2015 et 2018 la production du bâtiment, en particulier pour ce qui concerne le logement neuf, avait augmenté de 14 % en volume, et les architectes avaient vu leur situation s’améliorer.

Parmi les grandes tendances, ces deux dernières années, on relèvera la progression constante en volume du marché de l’entretien-rénovation (+2,2 % en euros constants entre 2016 et 2018). Le marché des architectes connaît lui aussi une certaine progression sur ce segment (il représente 35 % du montant de travaux déclarés par les architectes à la MAF en 2018 contre 30 % en 2012).

Autre tendance, la croissance de l’exercice en société : en 2018, le nombre d’associés dépasse celui des architectes exerçant en libéral à titre individuel. Tendance générationnelle assurément puisque ce choix d’un mode d’exercice plus collectif s’opère d’abord chez les jeunes architectes.

Il a été aussi constaté des différences statiquement significatives entre les hommes et les femmes dans le choix de certaines formations. Ainsi, les hommes se forment plus que les femmes sur le cadre réglementaire de la construction et sur les outils du numérique dont le BIM (réalisation de maquettes BIM). En effet, seulement 27 % des femmes ont suivi une formation sur le cadre réglementaire de la construction contre 35 % des hommes. Concernant les outils du numérique, 31 % des hommes ont suivi ce type de formation contre 23 % des femmes.

Enfin, la féminisation de la profession se poursuit. En près de 20 ans, la part des femmes est passée de 16,6 % à 30,7 %, cette augmentation touchant notamment la tranche d’âge des moins de 35 ans.

Découvrez ce rapport intéressant en cliquant ici.

De l’importance du Computational Design dans la reconstitution des monuments historiques – Une recherche passionnante de Giacomo Bergonzoni, Maria Lucia Masciopinto, Fabrizio Sampietro et Ivan Walter Junior Cincotta

Découvrez le résultat de cette recherche passionnante de Giacomo Bergonzoni, Maria Lucia Masciopinto, Fabrizio Sampietro et Ivan Walter Junior Cincotta qui consiste à démontrer comment l’utilisation du Computational Design (Architecture Computationnelle) peut aider à accélérer et améliorer la réalisation de géométries complexes typiques de l’architecture classique et d’automatiser certains process en phase de conception.

L’objet de cette recherche est l’édifice du siège de la Pinacothèque de Cento, endommagée par les tremblements de terre de 2012 en Italie.

Le HBIM ou Historical Building Information Modeling est né en tant que processus pour reconstituer un état existant de bâtiment historique en numérique, permettant ainsi d’en faciliter l’étude et l’analyse afin de comparer ses différents états, mais aussi d’appliquer des processus de gestion coordonnés et pluridisciplinaires, afin d’intervenir sur le bâtiment pour sa préservation ou sa rénovation, voire reconstruction.

La différence fondamentale entre un processus BIM traditionnel (de conception en neuf) et un processus HBIM, réside dans la nature des informations recueillies dans les modèles et la génèse et l’utilisation même du modèle : dans le BIM traditionnel, le BIM a une valeur prédictive à des fins de quantification et de planification. Le modèle HBIM concentre son intérêt sur la documentation de l’état existant. Le relevé et la restitution digitale des instances géométriques, constructives et conservatives de l’édifice deviennent clés pour la définition des interventions ultérieures.

Avec la découverte de la méthodologie BIM, il devient évident que l’on est progressivement confronté aux techniques de Computational Design qui font partie de sa sphère technologique.

Le Computational Design est un système algorithmique pour la synthèse et l’analyse des projets qui se base sur la construction d’un groupe défini de règles et d’opérations, claires et faciles à suivre…

Découvrez la suite de cette recherche passionnante sur le HBIM en cliquant ici.

Interviews « les grandes personnalités du BIM » – Le Best Of de l’année 2020 – 2ème partie et fin

ACTH, Capgemini, REC Architecture, Data Soluce, IDEALease, PIRO CIE, Quelle Architecture, Maître David Richard et WISEBIM nous révèlent leurs secrets et leur implication dans le développement du BIM en France…

Nous avons récemment publié la première partie du Best Of des « Grandes personnalités du BIM » qui ont eu beaucoup de succès en 2020. Nous publions aujourd’hui la 2ème et dernière partie qui met en avant ces Femmes, Hommes et Sociétés du secteur de l’AEC, qui contribuent à son essor. Vous découvrirez dans cette série, en plus des BIM Managers, des interviews de l’Expert français du Droit relatif au BIM, Maître David Richard, mais aussi de Femmes et d’Hommes, PDG d’organisme de financement et de startups innovantes qui développent un écosystème de solutions pointues et répondant à des besoins essentiels.

Nous vous proposons de les retrouver avec ce best-of de leurs interviews ci-dessous :

Nous remercions à nouveau toutes ces Expert.e.s et Leaders pour leurs interviews passionnantes !

Bonne lecture et merci à toutes et à tous pour votre fidélité à ABCD Blog !