[Rapport] Publication de l’observatoire des tendances d’innovation 2021 du BTP CCA-BTP, OPPBTP, Impulse Partners

Un rapport de l’observatoire des tendances de l’innovation dans le secteur de la construction

Le 26 octobre, le CCCA-BTP (réseau d’apprentissage du bâtiment, géré par les principales fédérations représentatives d’employeurs et de salariés du bâtiment au niveau national), l’OPPBTP (organisme professionnel spécialisé dans la prévention des risques dans le bâtiment et le génie civil) et Impulse Partners (incubateur de startups) ont publié le premier rapport du nouvel observatoire des tendances de l’innovation dans le secteur de la construction. L’objectif de ce rapport est de décrypter les grandes tendances de l’innovation dans la construction et leurs impacts sur les métiers, la sécurité, la prévention des risques et la formation. Sur les 42 axes d’innovation identifiés par le rapport, le BIM, les outils numériques collaboratifs, les solutions pour la sécurité sur le chantier, les robots, la publication et la collaboration autour de documents, les jumeaux numériques sont explorés et mis en avant… L’innovation n’est plus l’apanage des grandes entreprises mais les petites startups sont très à la pointe et mènent la danse.

Impulse Partners, l’OPPBTP et le CCCA-BTP, acteurs de taille au service du secteur du BTP, ont décidé ensemble de réaliser et publier cet observatoire des tendances d’innovation du secteur. Son objectif est de permettre à tous les acteurs de la filière, qu’ils soient industriels, constructeurs, entreprises, grandes ou petites mais aussi organismes de formation, fédérations et organisations professionnelles de comprendre et appréhender au mieux les principaux champs d’innovation à l’œuvre dans le secteur.
Décrypter les grandes tendances d’innovation, leurs impacts sur les métiers, la sécurité, la prévention et la formation, telle a été la motivation qui a présidé à la préparation et la réalisation de ce guide. Il permet de rendre l’innovation compréhensible et accessible à tous afin d’en faire un vecteur de transformation positive et durable.
Ce sont plus de 222 start-ups issues de l’écosystème d’Impulse Partners, principal accélérateur de start-up BTP en Europe, qui chacune dans leur domaine transforment le BTP aujourd’hui.

Pour chacun de ces champs d’innovation, vous trouverez détaillés dans cet ouvrage les enjeux majeurs du champ et les principaux outils et solutions proposés par les innovateurs.

Comment parcourir cet ouvrage et découvrir les tendances d’innovation du BTP à travers les 41 champs d’innovations et 222 start-ups ?

La structure de cet ouvrage est principalement arborescente. L’étude des 41 champs d’innovation et nos échanges avec les entreprises nous ont permis de mettre en évidence 3 objectifs majeurs, non exclusifs les uns des autres, à toute démarche d’innovation dans le BTP. Les innovations visent toutes une plus grande productivité des entreprises, des ouvrages de meilleure qualité ou un accroissement de la sécurité sur les chantiers.
Productivité, qualité et sécurité sont donc les 3 grandes parties structurants notre observatoire. Pour avancer dans chacune de ces directions, les acteurs ont à leur disposition différents leviers d’action qui chacun rassemblent plusieurs champs d’innovation complémentaires.
Il est possible de lire cet observatoire in extenso et de découvrir ainsi à travers les 3 grands objectifs, les 11 leviers d’actions et les 41 champs d’innovations l’ensemble des tendances d’innovation du secteur illustrées par nos 222 start-up. Le lecteur avisé gagnera également à naviguer à travers sa structure arborescente pour explorer en priorité les thématiques qui l’intéressent davantage.

Découvrez ce rapport intéressant de 148 pages ci-dessous :

Interview BIM Managers – Episode #32 Alexandre Mahfoud : La SOLIDEO, au travers de sa mission et de ses ambitions, est un catalyseur du déploiement du BIM et de la transformation digitale du métier de la construction sur ce projet iconique

Les futurs jeux d’été de 2024 seront accueillis dans des ensembles immobiliers et équipements conçus à un niveau d’innovation inégalé en BIM. Définitivement, le plus grand projet d’Europe de ce type, au sens propre et figuré !

Aujourd’hui, nous avons le plaisir et l’honneur de recevoir Alexandre Mahfoud, le talentueux et expérimenté BIM Manager de la SOLIDEO, en charge des projets pour les jeux d’été 2024.

Alexandre Mahfoud
BIM Manager – SOLIDEO
PhD. Docteur en Architecture et Aménagement
LinkedIn
Tél. : 06.95.12.66.48

C’est un projet gigantesque et d’une complexité et perfection BIM jamais vue auparavant avec un nombre incroyable de modèles BIM. Le BIM fait d’ailleurs partie des lignes directrices fortes de la SOLIDEO afin d’augmenter la qualité des villages et ensembles immobiliers qui vont être construits et qui seront réversibles une fois terminés. Découvrons avec Alexandre son parcours et ses missions passionnantes.

Bonjour Alexandre et merci de nous faire l’honneur de venir échanger avec nous sur ABCD. Vous êtes architecte de formation. Pourriez-vous svp nous parler de votre parcours d’études qui est brillant et impressionnant ?

Bonjour Emmanuel et merci de m’accueillir sur ABCD Blog. J’ai suivi mon parcours à l’INSA de Strasbourg où j’ai acquis un solide savoir en matière d’architecture et d’urbanisme. Passionné par cette complémentarité des deux matières où l’on pense à la conception de l’espace en architecture et où l’on réfléchit au développement et à la préservation de nos villes et territoires en urbanisme, j’ai décidé ensuite de mettre à contribution mes connaissances au travers d’une thèse au sein de l’Ecole Doctorale des Sciences Humaines et Sociales. J’ai élaboré une thèse sous l’angle de la pratique et de la recherche de l’architecture et de l’aménagement contemporain en interagissant avec différents acteurs (publics, privés), citoyens, chercheurs, etc… La conciliation des deux sphères pratiques et théoriques caractérise mon parcours d’étude pour lequel j’ai travaillé avec beaucoup de rigueur et de méthode pour embrasser le métier que j’exerce aujourd’hui : BIM Manager, architecte, urbaniste, enseignant et formateur au sein de plusieurs écoles d’architecture et d’ingénierie.

Quand avez-vous découvert les nouvelles technologies et la 3D, puis le BIM ? Pendant vos études ?

Je fais partie d’une génération qui a assisté à la transformation des outils métier. Effectivement, au fil de mes études je suis passé de l’esquisse à la main à l’utilisation de l’outil informatique en CAO/DAO. Les deux dimensions – du dessin à la main à la technologie 3D sont pour moi interdépendants. Pendant mes études, j’ai constaté l’essor d’une nouvelle expression « BIM » dans le discours des acteurs de la profession. Curieux de l’entrée du BIM dans mon métier, j’ai étudié le sujet en lisant différents articles de recherche et manuels d’utilisation. Progressivement, je me suis auto-formé en utilisant l’outil pour le comprendre. Plus tard, j’ai fait le constat qu’une culture BIM commençait à émerger, j’ai donc voulu approfondir mes connaissances sur l’utilisation de cet outil en assistant à des conférences sur le sujet et en échangeant avec différents acteurs-utilisateurs de cet outil BIM. De l’émergence du BIM à son développement, je suis resté attentif à l’évolution de ce processus en étudiant les tenants-aboutissants, notamment le processus collaboratif initié par cette technologie.

Quel lien faites-vous entre technologie 3D, BIM et nos métiers de l’architecture et du bâtiment ?

Votre question est un vrai débat. Le fondement du BIM est avant tout un processus de travail collaboratif. Cet outil exige de nouvelles organisations de travail, ce que l’on appelle aujourd’hui dans la littérature anglo-saxonne le “changement de paradigme”.
Ce lien ouvre notre champ de vision sur une nouvelle manière de gérer le projet en intégrant une multiplicité d’informations précises et détaillées qui relèvent aujourd’hui de la complexité face à des projets qui impliquent de nombreux changements.

Quelles furent vos expériences avant d’arriver à la SOLIDEO ?

Avant la SOLIDEO, parallèlement à mes activités dans le domaine de la recherche au sein du laboratoire AMUP – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg, j’ai travaillé en tant qu’architecte sur plusieurs types de projets surtout pour des projets résidentiels et des infrastructures de gares. Ensuite, pour connaître la faisabilité technique, j’ai travaillé au sein d’entreprises générales comme BIM Manager en phase DCE et EXE. Cela a renforcé mon savoir-faire dans le domaine de la construction. En même temps, j’étais enseignant et formateur sur les outils numériques au sein de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand.

Quand êtes-vous arrivé à la SOLIDEO et pour y prendre quelles responsabilités ? C’est un rôle impressionnant et prestigieux qui permet de travailler sur des projets iconiques. Que pouvez-vous nous en dire ?

Je suis arrivé à la SOLIDEO au début de l’année 2019 engagé comme BIM Manager pour la mise en œuvre de la stratégie BIM de l’entreprise en tenant compte de la gestion de la démarche et afin d’assurer la qualité des maquettes BIM des projets de la SOLIDEO. 

La SOLIDEO est une entreprise exceptionnelle qui a été créée pour accomplir une mission hors du commun. Nous assurons la construction des ouvrages pour accueillir les JOP en temps et en heure mais aussi pour créer la ville de demain.

Pourriez-vous d’ailleurs nous présenter la SOLIDEO en quelques mots et nous parler de ses objectifs, son organisation et sa structuration ? Ce n’est pas un maître d’ouvrage à proprement parlé ?

La SOLIDEO est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il a été créé par décret en décembre 2017 pour assurer la construction de l’ensemble des ouvrages olympiques pérennes pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Trois missions principales nous sont confiées. Nous concentrons les financements des 13 co-financeurs publics pour les redistribuer sur les 60 ouvrages olympiques. Nous assurons la supervision de ces ouvrages dont la réalisation est confiée à 29 maîtres d’ouvrages publics et privés différents, pour garantir une livraison dans le respect des délais, des coûts et des programmes. Enfin, nous sommes nous-même maître d’ouvrage du Village des athlètes et du Village des médias, qui deviendront après les Jeux, de véritables quartiers de villes, durables et accessibles. Mais nous allons plus loin dans la réalisation des ouvrages olympiques. Nous proposons une nouvelle vision de la ville, avec des innovations qui visent à laisser en héritage un modèle urbain duplicable et adapté aux enjeux de demain.

©SOLIDEO – TVK – LUXIGON – Hardel Le Bihan

Quand la SOLIDEO a-t-elle décidé de rendre le BIM obligatoire pour les projets qu’elle gère ? Quelle stratégie et quels moyens a-t-il fallu mettre en place ? Est-ce que vous êtes justement arrivé pour déployer tout cela ?

Dès le début, la SOLIDEO était attentive à l’enjeu du BIM et son rôle important au sein de ses projets. La SOLIDEO maintient son rôle en se démarquant comme leader exemplaire par rapport aux maîtres d’ouvrage français dans le milieu de la construction. En interne, nous déployons la culture du BIM à travers des formations pour l’usage du BIM au sein de l’entreprise.

Quels sont vos 4 piliers et où le BIM se situe-t-il ?

Le BIM fait partie des ambitions aux côtés des 3 autres fondements de la SOLIDEO que sont : l’excellence environnementale, l’accessibilité universelle et l’insertion professionnelle. Le BIM constitue à lui seul une base de données géante qui consiste à comprendre et accomplir ces fondements.

Le BIM a-t-il commencé en phase concours ?

Tout à fait, on demande une maquette BIM du projet. Avec un Niveau de Développement (Informations et Détails Graphiques) en lien avec une phase Esquisse définie dans la Charte BIM, elle-même transmise dans le cadre du règlement de consultation. Cette maquette sera analysée et utilisée pour assurer une revue de projet et son insertion au sein de l’environnement bâti de la ZAC.

Maquette CIM / BIM du projet Village des Médias – Secteurs ville de Dugny ©SOLIDEO – TVK 2021

Etes-vous en full BIM et faites-vous du CIM aussi étant donné l’étendue de ce projet ?

Nous sommes sur une démarche de Full CIM/BIM. Nous avons également déployé cette notion au sein de la ZAC du Village des Athlètes et le Village des Médias, des espaces publics et bâtiments. Nous sommes également en train de développer des maquettes LIM « Landscape Information Modeling » pour certains projets.

©SOLIDEO 2021

Avez-vous une charte BIM spécifique pour les Equipes impliquées sur le projet ?

Nous considérons qu’un processus BIM se fait sur mesure en fonction du projet, de son périmètre, du cadre contractuel (conception / réalisation / corps d’état séparés), de la nature du projet (neuf ou rénovation), etc… Les chartes BIM de la SOLIDEO sont par conséquent variées en fonction de l’ouvrage et de ses spécificités. Cependant, les chartes BIM ou les chartes CIM des projets SOLIDEO partagent les mêmes lignes directrices, surtout concernant l’ambition de full CIM/BIM et les objectifs de la SOLIDEO. Je précise que la SOLIDEO demande dans le cadre de sa démarche, des Conventions BIM de la part des différentes entités qui travaillent ensemble afin de mieux encadrer le travail collaboratif, l’organisation et de prévoir une meilleure interopérabilité entre les différents environnements, logiciels et applications informatiques. Également pour mettre en place les procédures, les solutions et les dispositions pour accomplir nos objectifs CIM/BIM.

Sur combien d’hectares s’étend votre maquette et quels lots couvre-t-elle ?

Si on parle de la maquette du Village des athlètes, elle s’étend sur 65 hectares. Elle comprend les espaces publics (nivellements, voiries, équipements, réseaux et paysage), les bâtiments issus de programmes immobiliers et les équipements publics, (gymnases, groupes scolaires et lycées, etc…) pour tous les corps d’états (Architecture, Structure, Systèmes). Les maquettes sont modélisées selon le Niveau de Développement (Informations et Détails Graphiques) de chaque phase, et vérifiées en se basant sur les Chartes CIM/BIM des projets. Idem pour la maquette du Village des Médias qui s’étend sur 30 hectares environ.

Vue d’ensemble VOP : © SOLIDEO – Plasticine / Dominique Perrault / Ingérop / Une Fabrique de la Ville / VITEC / Agence TER / UrbanEco / Jean-Paul Lamoureux / PHILIPPON – KALT / INDDIGO / AEU / INUITS / Artélia / Lavigne et Chéron

Comment la maquette terrain et les bâtis existants ont-ils été conçus ? Y-a-t-il eu une grande phase de rétroconception par scan laser et drone et reconstitution d’une maquette du territoire de l’existant ? Avec quels logiciels ?

Compte tenu de la complexité des projets ainsi que les contraintes liées au temps (délais courts), nous avons employé toutes les technologies et les dispositions afin d’assurer la fiabilité des données et afin de permettre de gagner en efficacité et de réduire tous risques éventuels ainsi qu’assurer une meilleure estimation des coûts des travaux. A ce stade, nous avons utilisé les scanners laser (drones et stations de captures) et la détection de réseaux enterrés. Cela a permis de récolter des informations précises et simplifier les tâches des différentes équipes surtout la Maîtrise d’œuvre en phase diagnostic et conception et les entreprises de travaux en phase EXE permettant de gagner en temps et économies.

D’ailleurs, les logiciels utilisés étaient choisis en fonction des outils employés par les sous-traitants pour effectuer cette mission. Nous avons encadré ce travail par des cahiers des charges et une vérification des résultats.

La Grande Nef – projet de réhabilitation : nuage de points et maquette BIM © SOLIDEO – 2021

Combien d’architectes, BET et entreprises sont impliquées et collaborent sur ce projet ?

Il est nécessaire de préciser que tous les architectes, urbanistes, bureaux d’études et entreprises de travaux sont impliqués dans notre démarche CIM/BIM. Tant pour le projet du Village des Athlètes que le projet du Village des Médias, y compris les projets d’équipements publics dès la phase concours jusqu’au DOE.

Pour le projet Village des athlètes, nous comptons en phase conception : 41 agences d’architecture, 7 paysagistes et 18 BET généralistes et spécialistes.

Aujourd’hui, nous commençons les travaux et l’objectif est d’encourager les TPE / PME à utiliser le BIM dans la réalisation de leurs missions.

Mail Finot, secteur D : © Société de livraison des ouvrages olympiques – SOLIDEO / Plasticine© / Dominique Perrault / Ingérop / Une Fabrique de la Ville / VITEC / Agence TER / UrbanEco / Jean-Paul Lamoureux

On pense souvent aux équipements sportifs quand on pense aux projets que vous construisez, mais c’est bien plus que cela, n’est-ce pas ?

Tout à fait. Dans la manière de concevoir notre programme, nous avons d’abord conçu des ouvrages pour le territoire et ses habitants. A l’été 2024, nos ouvrages vont accueillir les Jeux, mais ils serviront surtout aux habitants et usagers dans les 30, voire 50 prochaines années. Sur les deux villages, au moment de déterminer le programme, nous avons inclus des écoles, des commerces, pour s’assurer que ces projets soient dotés de tous les services nécessaires à la vie d’un quartier. Dans les modes de construction, nous avons réfléchi selon les grands enjeux du XXIème siècle, notamment sur le plan environnemental. Pour le Village des athlètes, nous réduisons de 45 % l’impact carbone sur l’ensemble du cycle de vie par rapport à un projet classique. Nous profitons des Jeux pour préfigurer la ville de demain.

©SOLIDEO 2021

Quelle est la particularité de ces bâtiments une fois que les jeux seront terminés ?

L’ensemble des bâtiments que nous construisons ou rénovons seront utilisés après les Jeux. Nous avons beaucoup travaillé avec les différentes collectivités pour construire des ouvrages qui correspondent aux besoins des usagers. Pour les villages, les configurations sont toutefois différentes en phase Jeux et en phase héritage. Dès octobre 2024, la SOLIDEO et les constructeurs récupèrent les clés pour effectuer des travaux de réversibilité, pour transformer les chambres d’athlètes en appartements familiaux, étudiants ou sociaux. En prévoyant ces travaux dès l’origine du projet, cela permet des économies de matières non négligeables.

Vous financez aussi des équipements pour les villes et quartiers dans lesquelles vous réalisez les villages ?

Par définition, tous les ouvrages que nous finançons seront utilisés durant les Jeux Olympiques et Paralympiques. Au moment de concevoir notre programme, nous avons beaucoup travaillé avec les collectivités pour correspondre à leurs besoins. Par exemple, sur le Village des athlètes, nous construisons également un pont entre Saint-Denis et L’Ile-Saint-Denis. Outre son utilité pour relier les deux parties du Village, c’est surtout un pont qui était attendu depuis longtemps par les riverains. Il permettra d’améliorer considérablement la connexion entre ces deux communes. L’exemple des groupes scolaires que nous construisons à Saint-Ouen, au Bourget et à Saint-Denis est particulier aussi. Ces écoles ne serviront pas directement pendant les Jeux, mais elles donnent du sens aux quartiers que nous construisons grâce aux Jeux. C’est cela que nous avons voulu : construire grâce aux Jeux des projets qui ont du sens pour les territoires.

Universeine : © SOLIDEO / Kreaction / Architectes secteur nord : Clément Vergély architectes/Béal & Blanckaert architectes/
Atelier Pascal Gontier/Lina Ghotmeh architecture/Gaëtan Le Penuel architectes – Architectes
secteur sud : Atelier d’architecture Chaix & Morel et Associés / Triptyque Architecture

Lorsque vous avez rendu le BIM obligatoire, quel pourcentage d’architectes travaillaient en BIM ?

Près de la moitié des architectes n’était pas encore BIM Ready. Ils ont donc commencé à utiliser les logiciels BIM et les plateformes collaboratives pour réaliser le projet du Village des Athlètes. A ce stade, le retour d’expérience est positif. Cela confirme que la SOLIDEO, au travers de sa mission et de ses ambitions, est un catalyseur du déploiement du BIM et de la transformation digitale du métier de la construction.

Pour ceux qui n’étaient pas BIM ready, les avez-vous accompagnés ? Si oui, comment ? Cela a-t-il été difficile ?

C’était le cas pour les projets sous la maîtrise d’ouvrage de la SOLIDEO et pour les entreprises sous-traitantes qui travaillent pour notre compte. Nous avons accompagné un certain nombre d’elles et fournissons un retour d’expériences basées sur notre savoir-faire, surtout pour résoudre les difficultés rencontrées concernant les sujets d’interopérabilités entre les différents logiciels / formats des maquettes BIM. J’ai également accompagné certaines entreprises qui débutent leur démarche BIM afin de réaliser des maquettes conformes mais aussi pour exploiter les maquettes pour atteindre leurs missions. 

Universeine : © SOLIDEO / Kreaction / Architectes secteur nord : Clément Vergély architectes/Béal & Blanckaert architectes/
atelier Pascal Gontier/Lina Ghotmeh architecture/Gaëtan LePenuel architectes – Architectes
secteur sud : Atelier d’architecture Chaix & Morel et associés / Triptyque architecture

Quel pourcentage d’architectes travaillent sur Autodesk Revit sur ce grand projet ?

Revit fait partie des logiciels les plus utilisés par les architectes et les bureaux d’études surtout les entreprises générales. Il comprend les différentes disciplines de construction et cela facilite la mission de coordination.

Combien de maquettes sont connectées pour un projet si important ? Et quels sont les grands défis ? Le poids, le géoréférencement, le suivi d’avancement, les vérifications de conflits au quotidien sur un tel modèle ?

Environ 1400 maquettes sont produites et connectées pour le projet du Village des Athlètes. La moitié est pour la phase Héritage et l’autre moitié pour la phase Jeux Olympiques et Paralympiques.

Les grands défis sont liés à la coordination entre les différents acteurs du projet, qui sont très nombreux d’ailleurs, la gestion des phases, mais aussi l’interopérabilité entre les différents environnements BIM. Enfin, assurer la qualité des maquettes BIM qui doivent être prêtes à tout moment et pour tous usages. A ce stade, plusieurs niveaux de contrôles sont nécessaires ; le contenu, la conformité BIM et la cohérence entre les différents modèles. Ces niveaux de contrôles sont répartis entre les équipes : maîtrise d’œuvre, maîtrise d’ouvrages, AMOs BIM et la SOLIDEO.

Votre rôle de BIM Manager doit être gigantesque. Cela doit être l’une des plus grandes maquettes en France ?

C’est la plus grande maquette BIM en France, voire en Europe. Cela implique une organisation méthodique face à la complexité de la maquette : rigueur, suivi, mesurage du degré d’urgence et priorisation des sujets.

Avec quels logiciels compilez-vous les 700 modèles ? Combien de zones y-a-t-il et les maquettes sont-elles structurées par rapport à cela ?

Les maquettes peuvent être compilées sur toutes les applications et logiciels BIM. Nous les choisissons en fonction de l’usage. Navisworks est une solution très adéquate pour accomplir cette compilation et assurer une maquette de revue de projet, surtout avec les différents modes de navigation, fonctionnalités et la qualité visuelle qu’elle assure. Le nombre de zones est variable, les maquettes sont sectorisées et structurées en fonction du découpage des projets.

D’ailleurs, ces modèles BIM évoluent-ils ou vont-ils le faire en fonction de la phase du projet ? S’enrichissent-ils ? Quel LOD utilisez-vous ?

Tout à fait, les maquettes évoluent en fonction de la phase de projet. Cette évolution comprend le Niveau de Développement (LOD) : le Niveau d’Information et le Niveau de Détails Graphiques. Ces exigences sont explicitées au sein d’une annexe spécifique de la Charte CIM/BIM. Nous commençons par la maquette en phase concours qui doit assurer une compréhension de la typologie architecturale du projet et qui peut même remplacer les maquettes physiques des offres. La maquette BIM nous offre un outil pour mieux comprendre le projet, la complexité des niveaux et l’agencement intérieur, etc….

L’espace public est aussi central et très important. Quelle solution logicielle utilisez-vous ?

Les maquettes des espaces publics représentent une partie importante des maquettes des projets Village des Athlètes et Village des Médias. Elles comprennent les voiries, nivellements, réseaux, équipements urbains et éléments de paysage. Ces maquettes sont modélisées au moyen de plusieurs logiciels compatibles CIM et BIM.

©SOLIDEO – TVK – LUXIGON – Anyoji Beltrando architectes

Comment se passe votre quotidien et comment collaborez-vous avec tous ces acteurs ? Est-ce du BIM niveau 2 ?

Nous sommes sur le BIM niveau 2. A la SOLIDEO on considère que le BIM fait partie intégrante du projet, ce n’est pas une démarche en parallèle. A ce stade, je suis en échange permanent avec la direction de la maîtrise d’ouvrage, ce qui est essentiel pour créer une synergie et pour la réussite de cette démarche. Cela permet également de valoriser l’usage du BIM.

Quels sont vos cas d’usages BIM ? Faites-vous de la 4D, de la 5D, logistique et PIC chantier ? Autre ?

Nous avons adopté une démarche de Full CIM / BIM opérationnelle et pragmatique faisant converger l’ensemble des acteurs afin d’exploiter tout le potentiel et les avantages du BIM qui sont multiples : maîtriser la conception, améliorer le pilotage de projet et la réduction des risques, améliorer l’efficacité notamment en phase chantier, maîtriser les délais, optimiser les coûts et contrôler les budgets. Nous avons développé des cas d’usages spécifiques en lien avec les besoins particuliers de la Maîtrise d’ouvrage.

Faites-vous des simulations de performances, notamment liées au développement durable et au carbone, à la sécurité des personnes ?

SOLIDEO érige la démarche CIM/BIM comme l’un des fondements majeurs de la réussite du projet et qui préserve l’intelligence du modèle depuis l’esquisse jusqu’à la construction voire l’exploitation des bâtiments. Nos maquettes BIM constituent un outil propice à l’excellence environnementale (bilans carbone, ensoleillement, etc…), permettant de simuler et mesurer l’impact des constructions sur leur environnement mais aussi diminuer le nombre d’erreurs de coordination et limiter le gaspillage des matériaux. La maquette est utilisée pour assurer l’accessibilité universelle des personnes. Nous développons également l’usage de la maquette pour la gestion des copropriétés dans les bâtiments résidentiels. Il s’agit d’un usage nouveau.

En interne, nous avons développé un usage BIM en phase très avancée : la faisabilité de projet par l’intégration de modèles numériques au sein des environnements SIG ; cela a été un outil important pour la prise de décision et qui a permis de gagner du temps à ce stade.

Quels sont vos grands défis au quotidien ? Et qu’aimez-vous dans votre métier assez exceptionnel ? Vous êtes d’ailleurs seul pour gérer tout cela ou avez-vous une équipe ?

Les challenges sont bien évidemment d’assurer la qualité des maquettes mais aussi maintenir les délais, la coordination, également de valoriser l’usage des maquettes. Pour cela, je travaille avec mon collègue Branislav Punišić, Chargé de mission BIM.

Chaque jour est différent, j’apprécie l’évolution de la technologie BIM et je m’épanouis en me mettant quotidiennement à la page par rapport à la culture numérique. En BIM, il n’y a pas de routine !

Quels livrables demandez-vous et en quels formats ?

Les livrables sont toujours aux formats IFC 2×3 et natifs, en fonction du logiciel de production des maquettes. Les objet BIM sont classifiés en Uniformat II niv.3 – 2015.

Le BIM est un sujet complexe et tout le monde n’est pas en mesure de manipuler de tels modèles. Comment se passe la collaboration avec les autorités ? Avez-vous mis en place un système d’immersion en RV/RA pour qu’elles s’approprient ce jumeau numérique et vous fassent des retours ? De même pour les citoyennes et citoyens, ont-ils accès à vos modèles pour les enquêtes d’utilité publique ?

La maquette BIM est considérée comme le jumeau numérique de nos projets. Autrement dit, c’est le projet en virtuel qui est valable et exploitable pour tous types d’usages. Certaines démarches pour la production de RV/RA sont en cours. Par ailleurs, nous avons développé un outil de concertation citoyenne ‘’Serious Game/visite virtuelle’’ avec un niveau de détail graphique très avancé. Il permet aux citoyens de visualiser le futur Village des Athlètes, de se rendre compte des futurs bâtiments et espaces publics. Cet outil permet également aux habitants de participer à l’aménagement des futurs espaces publics, à travers des dispositifs numériques où l’internaute peut proposer ses propres aménagements. Par exemple en positionnant sur une grille des jeux pour enfants, des bibliothèques partagées, tout type d’équipements urbains et paysagers. Cet outil est disponible sur le site web de la SOLIDEO et également mis à disposition au sein de la maison du projet. Nous travaillons en permanence sur cet outil pour l’améliorer afin de vivre une expérience exceptionnelle.

© SOLIDEO – 2021

Pour tester notre Serious Game, cliquez ici :  https://portal.furioos.com/share/704.528

Avez-vous une stratégie pour l’exploitation et la maintenance avec des jumeaux numériques après la construction ?

Le sujet est en cours de réflexion et les solutions liées à l’exploitation seront basées sur les maquettes BIM DOE.

D’ailleurs, après la construction, qu’adviendra-t-il de tous ces bâtiments ?

Après les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, des travaux de réversibilité des bâtiments seront réalisés pour reconvertir les logements des athlètes en logements familiaux, logements étudiants, bureaux, activités, etc. Les équipements publics, comme les groupes scolaires, seront restitués aux collectivités locales compétentes.

Souhaiteriez-vous dire quelque chose de particulier à nos lectrices et lecteurs ?

L’effort de la SOLIDEO marque un tournant dans l’accélération de l’usage du BIM au travers de sa vulgarisation et démocratisation : c’est un véritable catalyseur qui prouve que le BIM n’est plus une contrainte… c’est un facilitateur en matière de travail collaboratif et itératif. Le retour d’expérience de la SOLIDEO à ce stade est fort. 

Compte tenu de l’évolution du BIM depuis l’apparition de la théorie de Douglas Engelbart dans Augmenting Human Intellect en 1962 jusqu’à la vision de Michel Serres par rapport à la révolution numérique où “la révolution numérique en cours a des effets au moins aussi considérables qu’en leur temps l’invention de l’écriture puis celle de l’imprimerie”. Le BIM ne serait-il donc pas un choix, mais une destinée ? Le processus BIM marque notre histoire : c’est un outil à vocation professionnelle au service de l’acte de construire ensemble la ville de demain…

Alexandre, un grand merci pour votre temps, ce récit passionnant et votre travail impressionnant avec tous vos collègues de la SOLIDEO. Nous vous souhaitons un franc succès dans cette belle aventure historique.

Sur AECbytes, un musée hors du commun conçu en BIM extrême, l’Academy Museum of Motion Pictures

Academy Museum of Motion Pictures, un musée iconique et vertueux rendu possible grâce au BIM

Erik Narhi, Responsable des nouvelles technologies appliquées à la conception chez Buro Happold, décrit la mise en œuvre des technologies AEC dont Autodesk Revit, sur le fabuleux projet de l’Academy Museum of Motion Pictures qui vient juste d’ouvrir ses portes à Los Angeles en Californie et pour lequel, Buro Happold a délivré les services d’ingénierie structure, CVC, plomberie, électricité, ainsi que la conception des éclairages.

Quels sont les éléments chiffrés du projet ? (Type de projet, taille, emplacement, stade de conception ou de construction, équipe de projet, etc.)

L’Academy Museum of Motion Pictures, qui vient d’ouvrir ses portes, est le plus grand musée d’Amérique du Nord consacré aux films et à la culture cinématographique. Le projet comprend une rénovation majeure du bâtiment Saban de 250 000 pieds carrés (à l’origine connu sous le nom de May Company Building) avec une extension sphérique de taille et instantanément emblématique de 45 000 pieds carrés. Le programme du bâtiment Saban comprend des galeries d’exposition, un théâtre de 288 places, deux studios, un restaurant, un café et un magasin du musée de l’Académie. Soutenue par des isolateurs à sa base innovants qui offrent une résistance sismique importante, la sphère abrite le théâtre David Geffen de 1 000 places et un toit-terrasse éblouissant. Les deux bâtiments sont reliés par trois ponts composés d’acier et de verre.

Buro Happold a fourni l’ingénierie structurelle et MEP, l’analyse de données, le conseil en durabilité et la modélisation énergétique, ainsi que la conception d’éclairage. Leurs experts ont collaboré avec les architectes de Renzo Piano Building Workshop et Gensler avec l’entreprise générale MATT Construction supervisant l’exécution de la conception. Enfin, l’Academy Museum a été certifié LEED Gold par l’USGBC.

Découvrir cet article passionnant en cliquant ici.

[Ouvrage] Guide d’une opération de construction publique en BIM par Laurent Bidault et Candice Hassine

Candice Hassine et Laurent Bidault publient un ouvrage sur le BIM pour la commande publique aux éditions Le Moniteur !

Cet ouvrage de 468 pages, co-écrit entre Laurent Bidault, avocat en droit de la construction et droit de la commande publique, et Candice Hassine également experte en juridique, s’intitule « Guide d’une opération de construction publique en BIM ». Il a été rédigé afin de devenir un véritable guide juridique des processus BIM dans la commande publique et ainsi accompagner quotidiennement les différents acteurs des projets de construction dans la préparation et le suivi de leurs opérations en mode BIM.
Le BIM permet d’envisager l’ouvrage à toutes les étapes de son cycle de vie : les besoins en matière d’exploitation et de maintenance sont anticipés dès la conception de l’ouvrage, le travail collaboratif favorise la conception, sa gestion est optimisée grâce au BIM et au jumeau numérique… En outre, son utilisation permet l’économie des coûts de réalisation, etc.

Le BIM est également devenu un enjeu collectif majeur de compétitivité, à l’heure où de nombreux pays ont déjà légiféré pour le rendre obligatoire dans le processus de réalisation des ouvrages publics. En France, le BIM a été intégré en 2021 dans le droit de la commande publique lors de la réforme des CCAG.

Mais, le BIM soulève de nombreuses interrogations, voire de craintes, parfois infondées car liées à sa seule dimension numérique ou technologique en devenir : identifications des intervenants, de leurs missions et responsabilités, prise en compte du droit de la commande, gestion de la maquette BIM, droits de propriété intellectuelle ou encore gestion des données.

Cet ouvrage constitue un référentiel qui fait un état des lieux des règles applicables au BIM dans le cadre des projets publics pour tous les acteurs qui y participent.

Sont notamment présentés les différents intervenants, les modalités d’engagement du maître d’ouvrage ainsi que de passation des marchés, les étapes du cycle de vie d’un projet en BIM… à travers les différentes étapes du cycle de vie d’un projet en BIM.

Enfin, les enjeux liés au BIM dans leurs aspects juridiques et opérationnels font l’objet de développements spécifiques.

De nombreux exemples issus de la pratique, des conseils ainsi que des schémas… enrichissent l’ouvrage et facilitent sa lecture, afin d’offrir des repères opérationnels aux lecteurs et leur permettre ainsi de trouver rapidement une solution à tout problème. Enfin, des modèles de documents (charte, convention BIM, etc.) sont personnalisables et adaptables à chaque projet.

A commander dès aujourd’hui sur la boutique du Moniteur en cliquant ici ou dans toutes les bonnes librairies !

Avec The Wild, immergez-vous dans vos modèles BIM pour améliorer la prise de décision à grande échelle avec Forge

Avec le BIM et la Réalité Virtuelle, la communication du projet fait un bond exceptionnel, et The Wild facilite cette approche !

Pour une meilleure prise de décision sur les projets dans les secteurs de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction (AEC), les concepteurs et les sociétés doivent aller au-delà de la simple considération des projets comme un simple ensemble de plans et de documentation de projet. Pour The Wild, la réalité virtuelle (RV) et la réalité augmentée (RA) sont la clé d’une expérience qui se rapproche au plus près d’un projet terminé et livré. La solution de The Wild permet aux parties prenantes de faire l’expérience des projets, avant d’ouvrir la voie, dans des espaces 3D riches en données à des interactions beaucoup plus fortes et poussées. En intégrant des données précédemment cloisonnées dans la réalité virtuelle et la réalité augmentée, The Wild aide les personnes à prendre des décisions en fonction de ce qu’ils voient, avec les données dont ils ont besoin à portée de main instantanément.

Les intégrations de The Wild avec la solution de conception BIM Revit et la plateforme collaborative BIM 360 permettent une collaboration réaliste et en temps réel au sein de ces modèles spécifiques. De plus, le lancement prochain d’une nouvelle intégration permettra à tout utilisateur de Navisworks d’intégrer des modèles fédérés dans la réalité virtuelle pour s’y immerger avec les équipes.

Le défi

L’affichage des rendus de projets en 2D et 3D est aujourd’hui quelque chose d’assez commun, mais même ces outils sophistiqués ont leurs limites. Les professionnels de l’AEC peuvent visualiser les projets finis dès les premières esquisses, mais certaines parties prenantes en dehors de ces sphères professionnelles peuvent ne pas avoir accès à cette possibilité. De plus, les décideurs peuvent être physiquement éloignés d’un chantier de construction, bien qu’ils doivent prendre des décisions au fur et à mesure que le projet avance. Les données peuvent elles-aussi avoir leurs propres limites : la variété des formats et la capacité à traduire les données ralentissent ce processus de prise de décision critique.

Comment The Wild a permis de surmonter ces défis avec Forge

The Wild est une plateforme de collaboration et de conception RV/RA immersive que cette société a créée avec la plateforme Forge pour intégrer des données provenant de logiciels BIM (Building Information Modeling). The Wild rend les projets complexes immersifs grâce à l’utilisation de matériel VR portable standard, tel que l’Oculus Quest. Lorsque les participants du projet visualisent et se déplacent virtuellement à l’intérieur des modèles et des projets, ils peuvent apporter des modifications sur place, qui sont toutes mises à jour instantanément dans le modèle numérique du bâtiment. Le concept étant que les fichiers et les formats « disparaissent » tout simplement. Les « clients » peuvent ainsi se concentrer sur la conception elle-même au lieu de perdre du temps sur les inefficacités créées par des systèmes et formats incompatibles.

L’équipe de The Wild exploite les APIs de Forge pour effectuer le gros du travail de connexion de « The Wild pour BIM 360 » à Autodesk Construction Cloud, en extrayant les données des silos de données pour augmenter l’efficacité du flux de travail du projet. En utilisant l’API Forge Model Derivative, The Wild peut partager de manière transparente des conceptions et des données dans différents formats (incluant le standard ouvert IFC et le format Revit), permettant ainsi aux chefs de projet d’aller de l’avant avec les changements et les décisions à prendre nécessaires. La société utilise l’API BIM 360 pour répliquer la structure d’un modèle intelligent, une autre façon dont la plateforme The Wild peut éliminer le besoin de traduction de données. L’API Webhooks permet à la plateforme The Wild de recevoir des notifications de modifications apportées aux fichiers.

L’intégration à venir de The Wild – avec la visionneuse de projet Navisworks – rationalisera davantage le processus de synchronisation du contenu des clients et le poussera dans cet espace de travail RV/RA immersif et collaboratif. Les utilisateurs de Navisworks pourra exporter des fichiers de modèle locaux vers The Wild, et à mesure que les modifications seront apportées localement dans le modèle Navisworks, elles se metteront automatiquement à jour dans le « bâtiment » situé dans le cloud où les membres de l’équipe portant un casque prennent des décisions de projet plus efficaces en temps réel. indépendamment de leurs emplacements individuels « réels ».

Cliquez ici pour obtenir des documents de référence supplémentaires sur leur intégration BIM 360 ou pour demander un suivi à The Wild concernant d’autres intégrations.

Les points forts de Forge sont les suivants :

  • Création de rendus 3D VR entièrement précis des projets.
  • Possibilité de modifications de projet en temps réel à partir de la plateforme immersive de The Wild.
  • Réduction du besoin de créer des solutions complexes en interne.

Source ici.

Sur les CTB, résultats de l’Enquête sur l’adoption du BIM en France d’ADN Construction

Pas encore accessible, le plan BIM 2022 vient de terminer sa 2ème étude menée par la CAPEB et la FFB, une enquête annuelle sur l’état d’adoption du BIM par les acteurs du secteur en France dont nous vous conseillons de lire les conclusions, suite à l’interview réalisée par Stéphanie Obadia sur les Cahiers Techniques du Bâtiment. En quelques mots, le potentiel est important et la crise de la COVID a accéléré le mouvement :

  • 21% des sociétés interrogées utilisent des outils numériques (CAO et BIM) (+4% par rapport à 2020)
  • 48% pensent que numérique et le BIM sont des enjeux stratégiques et importants (+ 11% par rapport à 2020)

Pour ceux qui travaillent déjà en BIM :

  • 66% des acteurs sont convaincus de son utilité et de son importance (+ 10% par rapport à l’année 2020)
  • 17% ont déployé des actions pour déployer le BIM au sein de leurs entreprises (+ 10% par rapport à 2020)
  • 17% des répondants utilisent des plateformes d’échanges de documents et de visio-conférences (contre 5% en 2020).

Rien de neuf sous le soleil donc, selon cette étude positive même si mitigée, des freins devraient être levés tels que le coût et le temps lié à l’acquisition de matériels et logiciels, ainsi que la formation (29 % des répondants),  le besoin d’avoir accès à des solutions logicielles plus spécialisées correspondant à un usage unique (67% des répondants), et certains pensent toujours que le BIM n’est pas adapté à toutes les tailles et typologies d’entreprises ou projets ou encore qu’il n’est pas utile.

En conclusion, il y a encore du travail !

Lire l’article en cliquant ici.

[Webinaire] Gérez vos pièces écrites de manière optimale avec Revit et BIMoffice, à découvrir le mardi 30 novembre à 15h

Nous vous invitons à suivre le récit d’Antoine Brisset, utilisateur Autodesk Revit et économiste de la construction chez Bakelite : vous découvrirez les raisons qui l’ont poussé à choisir BIMoffice et comment il a conçu et mis en œuvre son déploiement afin d’automatiser la production et la facturation de l’agence.

Quelle temporalité ? Quelles étapes préalables ? Quelle méthodologie employée ? Quels changements d’organisation, de compétences, etc. ? Comment maintenir l’humain au centre de ce processus d’automatisation ? Pour quels résultats ?

Cette interview d’une heure en ligne le mardi 30 novembre à 15h sera menée par Christopher Cellier, Architecte produits Abvent.

Inscrivez-vous en cliquant ici.

Les Wild Rabbits Architects donnent du glamour au modulaire avec leur Friendly Building

L’Industrialisation de la construction a de beaux jours devant elle avec les lapins fous !

Cette colocation sociale et solidaire a été conçue en BIM avec Autodesk Revit par nos chers et tendres WRA. Un petit immeuble architectural préfabriqué 3D en bois et Passivhauss réalisé avec CMB qui a du chien !

Ce petit bijou répond à certaines questions relatives au site :

  • Quel habitat pour vivifier le quartier ?
  • Comment « faire » vite et bien ?
  • Préfabrication et architecture ? Est-ce possible ?
  • Oublier le Légo : concevoir et fabriquer 3D et sur mesure !

En savoir plus dans la petite mono lisible sur wildrabbits.fr et ci-dessous dans la petite séquence filmée très agréable et fun commentée par Vlad et Fab :-).

Encore une fois, bravo à Vladimir et Fabrice pour leur créativité sans limite et leur sens de l’économie, du beau, de l’humain et de l’agréable.

Le meilleur des Classes d’Autodesk University 2021

Découvrez et explorez certaines des classes les plus vues d’AU 2021

Des conférenciers et des sessions inspirantes sont ce qui font d’AU un évènement de qualité avec des présentateurs de grande qualité. Cet évènement incontournable permet de partager de grandes idées, d’innover et de donner vie à de nouvelles visions et opportunités.

Parcourez les Classes d’AU 2021 les mieux notés sur cette page. Elles sont regroupés par secteur, et cliquez pour regarder vos préférées.

Notamment pour la France, c’est la Classe sur le BIM pour les monuments historiques de Gaël Hamon, PDG d’Art Graphique et Patrimoine, et Emmanuel Di Giacomo qui a eu le plus de succès.

Découvrez ces classes ici.

[Emploi] L’Agence LA/BA recrute un.e Architecte maîtrisant le BIM

L’Agence LA/BA recrute un (e) Architecte BIM

Offre d’emploi – CDD pouvant déboucher sur un CDI

L’agence LA/BA, spécialiste des sujets de transport et de mobilité, conçoit également des projets d’urbanisme et d’aménagements d’espaces publics. Elle réalise par ailleurs des bâtiments de logements, bureaux ou autres équipements publics.

Dans le cadre de son développement, l’agence renforce son équipe parisienne pour travailler sur des projets d’envergure (équipements publics, équipements industriels…)

Missions :

Sous la responsabilité d’un chef de projet, vous participez à la conception d’un ensemble de bâtiments d’envergure à travers sa phase étude.

Vous complétez l’équipe dans la conduite de l’étude du projet, la participation aux réunions de coordination avec l’ensemble des partenaires, le dessin.

Le projet étant développé en BIM, la production se fait exclusivement sur Autodesk Revit.

Profil :

De formation architecte, vous avez 3 à 5 ans d’expérience

Vous maîtrisez l’ensemble des phases projet.

Vous devez avoir une/des expériences dans l’un de ces domaines : équipements publics, équipements industriels, centre de maintenance Bus ou Tramway.

Compétences requises :

  • Autodesk Revit, Autodesk AutoCAD, Adobe Photoshop, SketchUp
  • Qualités rédactionnelles
  • Capacité d’adaptation, autonomie, sens de l’organisation
  • Aisance relationnelle, écoute

Rémunération : selon expérience

Temps de travail :  plein temps

Disponibilité : immédiate

Poste basé à Paris

Si cette offre vous intéresse, envoyez votre CV, book et lettre de motivation à l’adresse mail : recrutement@laba.archi

Site web officiel de l’agence ici.