Inscrivez-vous dès maintenant et rejoignez l’initiative “High Level Construction Forum”

L’Union Européenne annonce le lancement du High Level Construction Forum

Cette initiative de la Commission européenne (DG GROW) représente l’évolution de la précédente initiative Construction 2020. La précédente édition Construction 2020 avait réussi à rassembler les acteurs de la chaîne de valeur de l’industrie de la construction et à initier des discussions et des collaborations autour des sujets de cinq groupes thématiques : stimuler l’investissement dans la rénovation (TG1), infrastructures et innovation (TG2) ; compétences et qualifications (TG3) ; marché intérieur (TG4), et ; compétitivité internationale (TG5).

À la suite de la mise à jour de la stratégie industrielle de l’UE (mai 2021), l’objectif du Forum de haut niveau sur la construction sera de co-créer (et de surveiller) les voies de transition vertes, numériques et résilientes pour l’écosystème de l’industrie de la construction de l’UE. Cela se fera en partenariat avec l’industrie, les pouvoirs publics, les partenaires sociaux et d’autres parties prenantes concernées.

Sur la base des expériences des parties prenantes sur la mise en œuvre de Construction 2020, les besoins des parties prenantes et le nouvel objectif, le Forum de haut niveau sur la construction impliquera des discussions autour des principaux sujets d’intérêt suivants :

  • Thème numérique : permettre un secteur de la construction et un environnement bâti numériques et innovants (par exemple, la numérisation de la conception, de la planification et de la gestion dans l’environnement bâti).
  • Thème vert : Aborder les priorités, dans le secteur de la construction et de l’environnement bâti, d’une économie circulaire, de l’efficacité des ressources et de l’énergie ainsi que de la décarbonation de l’économie.
  • Sujet de résilience : Permettre un secteur de la construction et un environnement bâti résilients (par exemple, développer les compétences, mieux réguler le marché intérieur et assurer la compétitivité internationale).

Avec cette enquête, vous êtes tous invités à rejoindre la liste de diffusion du Secrétariat Technique afin de rester à jour avec le Forum de Construction de Haut Niveau et de contribuer à l’élaboration de ces voies de transition. Veuillez utiliser le formulaire dont l’adresse / lien figure ci-dessous afin de soumettre vos coordonnées. Vous aurez toujours la possibilité de vous désinscrire en écrivant un email à HLCF@ecorys.com.

Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ici.

Le Gouvernement Britannique approuve officiellement la définition du “Fil d’Or”, un garde fou pour la sécurité des actifs et de leurs occupants

Une définition formelle du “fil d’or” a été approuvée par le ministère du Logement, des Communautés et des Collectivités locales Britanniques.

Rappelez-vous, nous vous avions parlé du fil d’or, un équivalent du carnet de santé numérique du bâtiment voulu par la France puis oublié un temps. Il a quant à lui pris vie chez nos amis Britanniques en se focalisant entre autres sur les aspects de qualité et de gestion des risques.

Sa définition vient d’être officiellement validée par le Gouvernement Britannique. La définition et les principes ont été rédigés par le groupe de travail Golden Thread du Comité consultatif sur la réglementation de la construction (BRAC) et ont récemment reçu l’approbation ministérielle. Suite à la levée d’un embargo, la définition a été partagée en ligne par l’initiative BIM4 Housing Associations (BIM4HAs) dont nous vous avions parlé ici.

La définition énonce cinq critères clés, appuyés par une annexe en neuf points. En résumé, le fil d’or couvre les informations, les documents et les processus de gestion de l’information utilisés pour soutenir la sécurité des bâtiments.

L’information est définie comme « toutes les informations nécessaires pour comprendre et gérer les risques afin de prévenir ou de réduire la gravité des conséquences de la propagation d’un incendie ou de l’effondrement de la structure d’un bâtiment ».

La sécurité du bâtiment ne se limite pas au bâtiment lui-même, mais intègre également « toutes les personnes à l’intérieur ou à proximité d’un bâtiment », y compris les intervenants d’urgence tels que les pompiers.

L’annexe souligne que les informations pourraient être conservées dans un environnement de données commun (CDE), mais que rien n’est exigé à ce sujet.

En tant que « source unique de vérité », le fil d’or « enregistrera les modifications, y compris la raison du changement, l’évaluation du changement, la date du changement et le processus de prise de décision » et qui a effectué ces changements.

Les informations devront être conservées de manière «structurée» et «se conformeront probablement aux règles relatives aux données open source – afin que les informations puissent être transmises à l’avenir et toujours accessibles».

Le dernier point de l’annexe souligne que le fil d’or doit être régulièrement revu pour la pertinence des informations et la sécurité des bâtiments et que « si les informations ne sont plus pertinentes pour la sécurité des bâtiments, elles n’ont pas besoin d’être conservées ».

Comment la définition a été rédigée

Jack Ostrofsky, président de BIM4HAs et responsable de la qualité et de la conception chez Southern Housing Group, a siégé au groupe de travail BRAC. Le processus suivi par le groupe de travail BRAC s’est appuyé sur plus de 40 personnes dans le groupe de travail – y compris le responsable de la santé et de la sécurité, des ingénieurs en sécurité incendie, des associations de logement, des architectes, des entrepreneurs, des spécialistes et de l’industrie.

Il est à noter que la définition n’impose pas de processus BIM ou d’adhésion à la norme ISO 19650, même si celle-ci est probablement le meilleur moyen de répondre aux obligations du fil d’or.

La définition sera incluse dans le projet de loi sur la sécurité des bâtiments lorsqu’il sera déposé devant le Parlement, en espérant que les détails les plus fins de la définition ne soient pas perdus parmi tous les autres éléments du projet de loi, d’où l’importance pour les professionnels de l’industrie de l’examiner dès maintenant. .

Fil d’or : définition complète

Le fil d’or contiendra les informations dont les responsables du bâtiment ont besoin pour identifier, comprendre, gérer et atténuer les risques de sécurité du bâtiment afin de prévenir ou de réduire la gravité des conséquences de la propagation du feu ou de l’effondrement structurel tout au long du cycle de vie du bâtiment. Les informations stockées dans le fil d’or seront examinées et gérées de manière à ce que les informations conservées à tout moment atteignent cet objectif.
Le fil d’or couvre à la fois les informations et les documents, ainsi que les processus (ou étapes) de gestion de l’information utilisés pour soutenir la sécurité des bâtiments. Le gouvernement a défini l’information comme comprenant toutes les informations nécessaires pour comprendre et gérer les risques afin de prévenir ou de réduire la gravité des conséquences de la propagation d’un incendie ou de l’effondrement structurel d’un bâtiment.
Les informations du fil d’or doivent être stockées sous forme d’informations numériques structurées. Il sera stocké, géré, maintenu et conservé conformément aux principes du fil d’or (voir annexe ci-dessous). Le gouvernement spécifiera des normes numériques, qui fourniront des orientations sur la manière dont les principes peuvent être respectés.
L’approche de gestion de l’information du fil numérique s’appliquera à travers la conception, la construction, l’occupation, la rénovation et la gestion continue des bâtiments. Il soutient les changements plus larges du régime pour promouvoir une culture de la sécurité des bâtiments.
La sécurité des bâtiments doit être considérée comme incluant la sécurité incendie et structurelle d’un bâtiment et la sécurité de toutes les personnes à l’intérieur ou à proximité d’un bâtiment (y compris les intervenants d’urgence).

Annexe : projet de principes du fil d’or

Précis et digne de confiance : le titulaire de l’obligation/la personne responsable/le responsable de la sécurité du bâtiment et les autres personnes concernées (par exemple les entrepreneurs) doivent être en mesure d’utiliser le fil d’or pour maintenir et gérer la sécurité des bâtiments. Le régulateur devrait également être en mesure d’utiliser ces informations dans le cadre de son travail pour évaluer la sécurité du bâtiment et le rapport de cas de sécurité des opérateurs, y compris preuves à l’appui, et pour demander des comptes aux personnes. Le fil d’or sera une source de preuves pour montrer comment les risques liés à la sécurité des bâtiments sont compris et comment ils sont gérés de manière continue. Le fil doit être précis et fiable. Il ne sera utilisé que si les gens ont confiance dans le fait que les informations contenues dans le fil d’or sont exactes et à jour. Les informations produites devront donc être exactes, structurées et vérifiées, nécessitant un processus clair de contrôle des modifications qui définit comment et quand les informations sont mises à jour et qui doit mettre à jour et vérifier les informations.

Les résidents se sentent en sécurité chez eux : les résidents recevront des informations du fil d’or – afin qu’ils aient des informations précises et fiables sur leur habitation. Cela aidera également les résidents à tenir les personnes responsables et les gestionnaires de la sécurité des bâtiments pour responsables de la sécurité des bâtiments. Un fil d’or bien entretenu devrait aider les personnes responsables à fournir aux résidents l’assurance que leur immeuble est géré en toute sécurité.

Changement de culture : le fil d’or soutiendra le changement de culture au sein de l’industrie, car il nécessitera des compétences et des capacités accrues, des pratiques de travail différentes, des processus mis à jour et une concentration sur la gestion et le contrôle des informations. Le fil d’or doit être considéré comme un catalyseur pour un travail meilleur et plus collaboratif.

Source unique de vérité : le fil d’or rassemblera toutes les informations en un seul endroit (potentiellement un environnement de données commun), ce qui signifie qu’il y a toujours une source de vérité unique. Il enregistrera les changements (c’est-à-dire les mises à jour des informations/plans), y compris la raison du changement, l’évaluation du changement, la date du changement et le processus de prise de décision. Cela réduira la duplication des informations (mises à jour par e-mail et documents multiples) et contribuera à améliorer la responsabilisation, la responsabilité et une nouvelle culture de travail.

Sécurisé : le fil d’or doit être sécurisé avec suffisamment de protocoles en place pour protéger les informations personnelles et contrôler l’accès pour maintenir la sécurité du bâtiment ou de la résidence. Il doit également être conforme à la législation GDPR en vigueur, le cas échéant.

Responsable : le fil conducteur enregistrera les modifications (c’est-à-dire les mises à jour des informations), quand ces modifications ont été apportées et par qui. Cela contribuera à améliorer la responsabilisation. Le nouveau régime établit des obligations claires pour les titulaires de droits et la personne responsable de maintenir les informations du fil d’or pour répondre aux normes requises. Il y a donc une responsabilité à tous les niveaux, du maître d’ouvrage/personne responsable à ceux qui conçoivent, construisent ou entretiennent un bâtiment. Cela signifie que les changements peuvent être plus facilement suivis. Et cela favorisera une meilleure sécurité des bâtiments.

Compréhensible/simple d’accès (accessible)/cohérent : le fil d’or doit accompagner l’utilisateur dans sa tâche de gestion de la sécurité du bâtiment. Les informations contenues dans le fil d’or doivent être claires, compréhensibles et centrées sur les besoins de l’utilisateur. Il doit être présenté d’une manière compréhensible et utilisable par les utilisateurs. Cela devrait également tenir compte du fait que les utilisateurs ont des besoins différents. L’information doit être accessible afin que les gens puissent facilement trouver la bonne information au bon moment. Cela signifie que les informations doivent être stockées de manière structurée (c’est-à-dire comme une bibliothèque), afin que les gens puissent facilement trouver, mettre à jour et extraire les bonnes informations. Le gouvernement définira les normes numériques qui s’appliqueront au fil d’or. Stocker des informations selon des normes numériques signifierait que les informations sont stockées de manière structurée. Pour soutenir cette personne responsable, assurez-vous, dans la mesure du possible, que le fil d’or utilise des méthodes, des processus et une terminologie uniformes afin que ceux qui travaillent avec plusieurs bâtiments puissent plus facilement accéder, comprendre et utiliser les informations de manière cohérente et efficace.

Longévité/durabilité des informations : les informations du fil d’or doivent être formatées de manière à pouvoir être facilement transmises et conservées pendant toute la durée de vie d’un bâtiment. Concrètement, cela signifie probablement qu’il doit s’aligner sur les règles relatives aux données open source – afin que les informations puissent être transmises à l’avenir et toujours accessibles. Les informations devraient pouvoir être partagées et consultées par les entrepreneurs qui utilisent des logiciels différents. Et si l’immeuble est vendu, les informations du fil d’or doivent être accessibles au nouveau propriétaire. Cela ne veut pas dire tout sur un bâtiment et son histoire doit être conservée. Le fil conducteur doit être revu pour s’assurer que les informations qu’il contient sont toujours pertinentes et utiles.

Pertinent/proportionné : préserver le fil d’or ne veut pas dire que tous les éléments d’un bâtiment et son histoire doive être conservé et préservé et daté depuis la création jusqu’à sa destruction. L’objectif du fil d’or est la sécurité des bâtiments et si les informations ne sont donc plus pertinentes pour la sécurité des bâtiments, elles n’ont pas besoin d’être conservées. Le fil d’or, ses évolutions et les processus qui s’y rapportent doivent être revus périodiquement pour s’assurer que les informations qui le composent restent pertinentes et utiles.

La définition officielle et ses annexes peuvent être lues ici.

[Livre blanc] Démystification des jumeaux numériques

Qu’est-ce que un jumeau numérique ?

La dernière grande tendance en date de l’industrie de l’AEC concerne les jumeaux numériques. Pas un jour, pas une semaine sans qu’on en entende parler. Mais qu’en est-il exactement ? Pourquoi devriez-vous investir dans ce concept ? Quels en sont les vrais avantages ? Et comment les crée-t-on ? Telles sont les questions que se posent de nombreux professionnels de l’AEC.

Explorons les réponses possibles

Tout d’abord, le jumeau numérique ne se limite certainement pas uniquement à l’AEC : il s’est implanté dans de nombreux secteurs et d’ailleurs à l’origine dans celui de l’Industrie.
Mais la définition de base dans toutes les applications de jumeaux numériques reste la même : il représente le “reflet” numérique parfait d’un objet ou d’un système physique.
Pour l’industrie de l’AEC, un jumeau numérique se présente sous la forme d’un actif bâti. Prenons, par exemple, un immeuble de bureaux et son jumeau numérique. À la fin de la conception et de la construction, une réplique numérique exacte de l’ensemble du bâtiment, de la toiture, aux murs, aux portes, fenêtres, etc., en passant par les systèmes CVC, électrique sera disponible. Le bâtiment physique réel est ainsi “cloné”, tel un « jumeau » dans un format numérique et dynamique.
Contrairement à un modèle numérique ou à une simulation, un jumeau numérique n’est pas statique. Tout comme l’immeuble de bureaux final et achevé évolue avec son utilisation, le jumeau numérique change également. Il est réactif et continue d’évoluer à mesure que de plus en plus de données lui sont fournies, telles que les données de l’intelligence artificielle (IA), des capteurs ou de l’Internet des objets (IoT).
Cela signifie qu’il peut également simuler et prédire des décisions éclairées basées sur les conditions réelles du bâtiment.
Le jumeau numérique n’est pas un exercice unique et il existe différents niveaux d’utilisation. Un jumeau numérique pour un projet peut être plus simpliste avec des données modifiables, tandis qu’un autre peut être une utilisation pleinement mature avec des simulations améliorées. Mais les principaux avantages restent les mêmes.
Depuis le début d’un projet tout au long du cycle de vie d’un actif, un jumeau numérique continue de vivre, de grandir et de fournir de nouvelles informations pour un meilleur retour sur investissement, des économies d’énergie, une maintenance et des performances optimisées.
C’est la base de la philosophie du jumeau numérique.

Découvrez tous les tenants et aboutissants du jumeau numérique sur ce livre blanc court mais passionnant en cliquant ici.

Bâtiment intelligent : B27 pilote la labélisation R2S du siège de la Caisse d’Épargne Dijon en BIM


Après plusieurs collaborations avec l’architecte Jean-Paul Viguier sur ses projets au Maroc, B27 concrétise en France son expertise Smart Building par une mission AMO spécialisée pour la construction du nouveau siège de la Caisse d’Épargne de Bourgogne Franche-Comté. S’appuyant sur le savoir-faire de son ingénieur référent Label R2S, Abdhelhak Benjilali, B27 démontre sa crédibilité sur l’un des labels les plus reconnus dans l’univers des bâtiments intelligents. Dessiné et imaginé par l’Agence GRAAM Architecture en BIM et avec Revit, ce beau bâtiment bois a été récompensé par un BIM d’argent l’année passée.

Lire la suite sur le site de B27.

B27, L’ingénierie du futur s’appuyant sur le BIM et les solutions Autodesk

Le secteur de la construction est l’un des plus impactés par les évolutions sociétales, techniques et environnementales. Pour autant, il se doit de répondre aux défis de la croissance démographique et de l’urbanisation.

Au-delà d’un clin d’œil à ce double enjeu, Just Build It. signe la conviction de B27 que les maîtres d’ouvrage et les maîtres d’œuvre ont plus que jamais besoin d’un partenaire qui rend simple, efficace et rapide chacune des interrogations que le monde de demain pose dès aujourd’hui.

L’anticipation et la prise en compte de chacun de ces nouveaux enjeux nécessitent de mettre autour de la table les meilleurs experts pour déployer une intelligence collective vecteur de progrès, d’efficacité et d’innovation.

Pionnier d’une approche fondée sur le collaboratif et la transdisciplinarité, B27 réunit 137 collaborateurs spécialistes de leur domaine issus de tous les secteurs de la construction qui travaillent en BIM autour des solutions Autodesk.

Seuil Architecture, l’Agence spécialiste du durable recrute !

La belle Agence Toulousaine Seuil Architecture recrute tous azimuth

Depuis 2005, ils conçoivent un urbanisme et une architecture sobres, sensibles, à impact positif. Ils sont standardisés sur Autodesk Revit Rejoignez-les vite. Ils sont à la recherche de :

  • un·e assistant·e chef·fe de projet (maîtrise de Revit)
  • un·e chef·fe de projet (maîtrise de Revit)
  • un·e designer·euse graphique – community manager·euse – chargé·e de communication
  • un·e assistant·e à maitrise d’usage (AMU) en stage ou contrat en alternance
  • un·e conducteur·trice de travaux – OPC
  • un·e assistant·e responsable de programmes immobiliers.

Retrouvez toutes les fiches de postes sur leur site ici.

La Tour Wood’Art de Seuil Architecture, plus haut démonstrateur bois de France pousse très vite

Développée entre autres avec Autodesk Revit, c’est une belle tour de 10 étages et ses premiers logements, conçue par Seuil Architecture avec l’agence Dietrich Untertrifaller (mandataire), Maître Cube (entreprise mandataire de la réalisation) pour le Maître d’ouvrage Icade qui s’apprête à être livrée en octobre 2021. Elle a été érigée dans l’écoquartier de la Cartoucherie à Toulouse.

Avec sa structure en poteaux-poutres en bois massif (CLT) ; noyaux, socles, escaliers et sous-sol en béton, structures métalliques et vêture en terre cuite apposée sur les façades, elle représente l’un des “démonstrateurs bois” les plus élevés en France, en cours de construction.

Avec plus de 13 000 m2 de surface plancher, ce projet démonstrateur bas carbone de niveau E3C2 mis en chantier en 2019 (20,15 millions d’euros HT) comprend une tour hôtel de dix étages et 100 chambres, ainsi que 137 logements répartis sur cinq bâtis de six à huit étages. 2 750 m2 de commerces, un parking souterrain et un jardin planté sur une dalle. Les façades sont des modules préfabriqués en usine.

De nombreux labels et récompenses

  • Niveau thermique Label E+C- de niveau E3C2
  • NF Habitat HQE
  • Label “Bâtiment Durable Occitanie” – niveau Argent
  • Label Biosource – Niveau 1
  • Label BBCA
  • Projet subventionné par la Région Occitanie dans le cadre de l’appel à projet Nowatt.
  • Prix national Advibois 2017
  • Pyramide Régionale Toulouse Occitanie 2019

Détails du projet ici.

Lancement officiel d’Autodesk Tandem, “LA” solution de jumeau numérique de l’Industrie de l’AEC !

Autodesk Tandem™, votre voyage dans l’univers des jumeau numérique commence ici et maintenant !

Alors que le monde parle des jumeaux numériques comme des solutions de construction intelligente du futur, Autodesk Tandem vous permet de commencer à exploiter leur puissance dès aujourd’hui, pour réaliser votre vision du jumeau numérique, à votre façon et à votre rythme.

Site officiel d’Autodesk Tandem ici.

Qu’est-ce qu’Autodesk Tandem ?

Autodesk Tandem est une plateforme technologique de jumeaux numériques basée sur le cloud. Il permet aux projets de démarrer et de rester numériques, en transformant des données riches en business intelligence. En exploitant les données BIM (Building Information Modeling) tout au long du processus, les entreprises du secteur de l’AEC peuvent créer et transmettre un jumeau numérique aux propriétaires, maîtres d’ouvrage et exploitants de bâtiments. Les données facilement accessibles, contextuelles et pertinentes qu’ils reçoivent permettent ainsi une gestion et une maintenance prêtes à l’emploi.

Découvrez le site officiel d’Autodesk Tandem ici.

Le rapport annuel buildingSMART International 2020 est disponible !

2020 a été une année incroyable pour tout un chacun, impactée de différentes manières et à différents moments par la pandémie mondiale de coronavirus. Pour buildingSMART, cela a signifié passer à un mode de travail entièrement numérique, ce qu’ils ont fait de manière structurée et rapide, notamment avec des sommets entièrement virtuels et avec d’importantes intégrations de flux de travail de back-office, toutes basées sur des applications numériques modernes.
La communauté AEC et openBIM, comme beaucoup d’autres, a été gravement touchée par la pandémie, avec malheureusement des vies perdues. 2020 a aussi représenté une autre année de progrès significatifs en rapport avec leurs missions principales :

  • Les extensions des domaines Route, Rail, Ports et Voies navigables ont été ajoutées aux sujets existants des Bâtiments et des Ponts, les extensions d’infrastructure et les normes ferroviaires candidates ayant atteint leurs jalons clés.
  • Leur feuille de route technique a été publiée en avril, définissant la voie de modernisation du schéma IFC et les services et stratégies techniques de soutien. Cette pérennisation de leur norme de base est essentielle pour accroître l’adoption et l’utilisation de ces standard ouverts pour l’avenir.

Points clés de la déclaration de leur Président Directeur, Richard Petrie :

Des progrès importants ont également été réalisés avec une réinitialisation du dictionnaire de données buildingSMART (bSDD) et l’introduction du service de gestion des cas d’usages (UCM), des services clés pour soutenir la croissance de l’engagement et de l’utilisation des normes ouvertes.
Des groupes de travail stratégiques ont été mis en place pour soutenir le leadership éclairé et fournir une voie d’accès facile pour l’engagement des nouveaux arrivants dans leur communauté. Le groupe de travail Digital Twin et Digital Supply Chain in Built Environment (DSCiBE), ainsi que leur activité de partenariat avec GS1 ont bien progressé cette année.
Le programme Solutions et normes comprenait huit “Rooms” ou salles, avec 46 activités formelles à différentes étapes suivant le processus bSI. Ce programme représente un travail important et stratégique de la communauté internationale à la fois pour développer de nouvelles solutions et pour parvenir à un consensus mondial, ce qui représente l’une des forces de buildingSMART.

Découvrez l’intégralité du Rapport Annuel de buildingSMART International 2020 en cliquant ici.

[Rapport de l’UE] Observatoire européen du secteur de la construction – La numérisation dans le secteur de la construction

Ce rapport analytique 2021 de l’UE fait partie du projet d’Observatoire Européen du Secteur de la Construction (ECSO). Il vise à décrire l’état d’avancement de la numérisation dans le secteur de la construction de l’UE et à identifier certains de ses principaux moteurs et défis. Ce faisant, le rapport fournit des informations, des preuves et des leçons apprises visant à soutenir un large éventail de parties prenantes, y compris les décideurs politiques, qui souhaitent soutenir l’intégration des technologies numériques dans le secteur de la construction.
Bien que se transformant, le secteur de la construction reste l’un des secteurs les moins numérisés de l’économie. Dans le même temps, l’intégration des technologies numériques est souvent considérée comme un élément clé pour relever certains des principaux défis auxquels elle est confrontée, tels que la pénurie de main-d’œuvre, la compétitivité, la préservation et l’efficacité des ressources et de l’énergie ainsi que la productivité.

État des lieux de la numérisation dans le secteur de la construction

Ce rapport présente l’état des lieux des technologies numériques les plus pertinentes dans le secteur de la construction. Des niveaux de maturité et d’adoption très différents ont été identifiés, à la fois parmi les États membres de l’UE, parmi les différentes technologies et même parmi les différentes phases d’un même processus de construction. Néanmoins, ce qui est clairement apparu, c’est que le secteur de la construction de l’UE progresse dans l’adoption des technologies numériques.
L’analyse de marché a montré que parmi les technologies d’acquisition de données, les capteurs sont la technologie avec le plus haut niveau de maturité du marché et de préparation technologique ; cependant, des marges d’amélioration importantes sont présentes lorsqu’il s’agit de leur intégration dans les bâtiments existants. La numérisation 3D est de plus en plus utilisée, tandis que l’Internet des objets (IoT) n’est pas encore largement adopté, bien qu’il se développe rapidement.
Les processus d’automatisation dans le secteur de la construction font référence à l’utilisation de robots, de l’impression 3D et de drones pour automatiser des tâches spécifiques dans le secteur de la construction. Ces technologies diffèrent considérablement en termes de développement. Les drones sont de plus en plus utilisés, notamment au travers du développement et de l’amélioration des capteurs dont ils sont équipés, tandis que les robots et l’impression 3D sont encore en phase de développement et utilisés uniquement pour des tâches très spécifiques et limitées. La faible disponibilité commerciale des technologies d’automatisation reflète également le fait que les phases de construction et de maintenance de la chaîne de valeur ont un intérêt plus limité en matière de numérisation.

Enfin, l’utilisation efficace des données numériques représente l’avenir de la numérisation du secteur de la construction. En fait, l’analyse des données est nécessaire pour donner un sens à toutes les données recueillies et apporter des améliorations et des avantages tangibles. Cependant, comme les technologies et innovations de cette catégorie sont profondément liées à la maturité des technologies d’acquisition de données et d’automatisation, leur statut varie considérablement de l’une à l’autre. Le Building Information Modeling (BIM) est de plus en plus utilisé dans le secteur de la construction ; cependant, ce processus est souvent limité à la phase de conception des (grands) projets. La réalité virtuelle et augmentée et l’intelligence artificielle sont encore en phase de développement et ne peuvent pas encore être considérées comme prêtes pour le marché. Les Digital Twins se limitent pour l’instant à quelques projets pilotes, mais la majorité des acteurs publics et privés consultés s’accordent à dire qu’ils ont un fort potentiel pour l’avenir.

Politiques et initiatives de numérisation dans l’UE

Il existe un vif intérêt parmi les décideurs politiques pour soutenir la numérisation du secteur de la construction. Dans la majorité des États membres de l’UE – 16 sur 27 – il existe des politiques couvrant ou ciblant spécifiquement la numérisation du secteur de la construction. Les mesures politiques en faveur de la numérisation s’accompagnent souvent d’un soutien financier sous forme de subventions, de prêts ou de fonds propres, mais aussi d’une assistance technique, comme pour les plateformes de construction numérique. Les plateformes numériques de construction sont un exemple réussi de politique publique analysée. Ces plateformes sont des espaces virtuels ou physiques rassemblant des acteurs privés et publics pour accompagner l’intégration des technologies numériques. Bien que les plateformes ne génèrent pas toujours un fort intérêt, elles permettent des collaborations, des synergies et un partage des connaissances au sein du secteur de la construction et entre le secteur public et le secteur privé.
De nombreux gouvernements nationaux ont mis en place des obligations BIM dans leurs processus de passation des marchés publics. Les retours des acteurs de l’industrie et du secteur public consultés pour ce rapport indiquent que cela est particulièrement bénéfique pour favoriser la numérisation du secteur de la construction. Cependant, en développant de telles exigences, les acteurs du secteur public doivent également i) renforcer leurs capacités liées au BIM ; ii) équilibrer leur concentration entre un prix bas et une qualité élevée ; iii) et s’assurer que tous les types d’entreprises (petites et grandes) peuvent tirer parti de ces opportunités de numérisation.
Les gouvernements nationaux et locaux facilitent également l’adoption des technologies numériques dans le secteur de la construction en fournissant des services électroniques, par exemple en délivrant des permis de construire et en conservant le référentiel de données de construction et d’informations géospatiales (cadastre). Ceux-ci fournissent des informations et des données cruciales et pourraient faciliter l’adoption des technologies numériques. À cet égard, un nombre croissant d’États membres de l’UE ont adopté des systèmes numériques de permis de construire, des carnets de bord numériques et des registres de propriétés. Leur niveau de sophistication évolue également, avec par ex. l’intégration d’un système d’information géographique (SIG) et de modèles 3D pour le registre numérique des propriétés. Dans l’ensemble, avec le développement récent au niveau de l’UE – en termes de politiques, de mesures de soutien, de financement, etc. – on peut s’attendre à ce que les gouvernements nationaux soient incités à faire davantage pour soutenir la numérisation du secteur de la construction. Cela sera crucial pour soutenir la transformation du secteur et sa croissance, mais aussi pour atteindre les objectifs liés au climat et à la durabilité.

Moteurs et défis de la numérisation dans le secteur de la construction

Drivers

Les politiques et les drivers du marché jouent un rôle clé dans la numérisation du secteur de la construction. La Commission Européenne a mis en place des politiques ambitieuses pour soutenir l’adoption des technologies numériques au sein de l’UE. La vague de rénovation (EU Renovation Wave) vise à au moins doubler les taux de rénovation dans l’UE au cours des dix prochaines années ; la directive sur la performance énergétique des bâtiments promeut également les technologies intelligentes ; et le Green Deal européen consacre une attention particulière à la circularité du secteur de la construction. Ces politiques sont associées à des financements tels que les programmes Horizon Europe et Digital Europe, le mécanisme pour la relance et la résilience et InvestEU.
Les principaux drivers du marché sont les besoins des entreprises d’améliorer leur productivité et de réduire leurs coûts, ainsi que la demande du marché en matière d’adoption des technologies numériques, qui poussent les entreprises de technologie de la construction à innover.

Défis

L’analyse a conclu que le coût des équipements et des logiciels, le manque de main-d’œuvre qualifiée et le manque de sensibilisation et de compréhension des technologies numériques sont les trois principaux facteurs entravant la numérisation plus rapide et plus large du secteur européen de la construction.

Cela étant dit, des variations importantes sont présentes entre les États membres, les technologies et les acteurs. Par exemple, le coût des équipements a été évalué comme un facteur limitant important pour l’impression 3D et la robotique, mais un problème secondaire pour l’adoption des capteurs. D’autre part, le manque de main-d’œuvre qualifiée affecte particulièrement l’adoption de l’intelligence artificielle et de la réalité virtuelle et augmentée, et ne limite que dans une moindre mesure l’utilisation des capteurs.

Conclusions et leçons apprises

Il existe un consensus sur le fait que la numérisation est à la fois inévitable et essentielle pour la compétitivité et la durabilité du secteur européen de la construction. Malgré le manque de données relatives au niveau de numérisation du secteur de la construction dans l’UE-27, un certain nombre de technologies sont à un stade de développement avancé et ont été adoptées et intégrées par un nombre croissant d’entreprises du secteur.
Les initiatives politiques peuvent avoir un impact important sur la promotion de l’adoption des technologies numériques. Bien que ce rapport ait analysé les technologies numériques individuellement, il a reconnu le niveau élevé d’interconnexion entre elles. Ainsi, la maturité et le taux d’adoption d’une technologie numérique individuelle sont en partie liés au développement d’autres technologies, et cela devrait être pris en compte lors de l’élaboration des politiques publiques.

En tant que tel, les décideurs devraient adopter une approche holistique qui prend en considération les liens et les dépendances entre les différentes technologies, le contexte national et la structure du marché pour le secteur. Les parties prenantes consultées pour cette étude ont également confirmé le rôle important des mesures au niveau de l’UE, soulignant le besoin spécifique de trois types d’intervention : des réglementations, des campagnes de sensibilisation et un soutien financier aux entreprises de construction.
Un cadre réglementaire au niveau de l’UE tel que celui envisagé pour la création du marché unique des données a été identifié comme étant de première importance pour assurer une meilleure qualité et gestion des données, et pour relever les défis liés aux droits de propriété intellectuelle, à la cybersécurité et à la propriété des données.
L’UE peut jouer un rôle clé dans la sensibilisation aux technologies numériques, en particulier auprès des PME de la construction, qui ignorent souvent et/ou ne sont pas convaincues de leurs avantages. Les PME doivent être conscientes des opportunités de financement, et le processus de candidature doit également être adapté à leurs capacités et aux ressources disponibles.
L’UE devrait augmenter le soutien financier aux entreprises, et en particulier aux PME, pour qu’elles investissent dans les technologies numériques. Le nouveau CFP met l’accent sur la transformation numérique. Il comprend Horizon Europe (budget de 95,5 milliards d’euros) et Digital Europe (7,5 milliards d’euros) pour soutenir les investissements dans les infrastructures liées à la numérisation, le déploiement des technologies numériques, ainsi que la recherche et l’innovation.
La politique de l’UE devrait idéalement se concentrer sur les phases de planification, de conception, de construction, d’exploitation et de maintenance du secteur afin de soutenir efficacement sa numérisation. Les autres phases que sont la rénovation, la démolition et le recyclage sont des points d’entrée moins pertinents pour la plupart des technologies numériques et leur numérisation interviendra une fois que les autres phases de construction seront plus numérisées. Dans le même temps, à long terme, il sera important pour les décideurs politiques d’assurer la numérisation de toutes les phases conformément aux objectifs établis de la politique de construction circulaire et à leur importance pour les objectifs de la politique de rénovation.
L’élaboration et la mise en œuvre d’une intervention politique dans le secteur de la construction est un exercice très complexe, qui doit être pensé de manière holistique – non seulement d’un point de vue sectoriel, mais plutôt d’un point de vue systémique (c’est-à-dire en incluant les politiques horizontales). De plus, si une telle intervention vise à terme à avoir un impact sur le secteur et ses acteurs, il est essentiel d’identifier où les intérêts du secteur privé et public s’alignent le mieux. Une intervention politique de l’UE pourrait donc commencer par soutenir la numérisation des premières phases (c’est-à-dire les phases de conception et de construction) des chaînes de valeur de la construction, où le secteur privé manifeste le plus d’intérêt pour les technologies numériques. Il est important de noter que toute intervention politique élaborée doit être flexible pour refléter la dynamique observée dans le développement et l’intérêt pour différentes technologies, dont la pertinence peut changer rapidement. Enfin, il est important de noter que toute intervention politique de l’UE doit être fondée sur des preuves et étayée par des données suffisantes (qualitatives et quantitatives) sur la numérisation du secteur de la construction. Ce rapport est un premier pas dans cette direction, et des études futures pourront s’en inspirer pour approfondir des questions et des sujets spécifiques.
Le secteur privé manifeste son intérêt pour une intervention politique de l’UE dans les phases initiales de la chaîne de valeur.

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Notre planète est en proie à une pénurie de matériaux, l’empreinte carbone des bâtiments ne cesse d’augmenter avec l’urbanisation effrénée qui ne se tarira pas avec les besoins en logements et infrastructures s’amplifiant au fil des jours. Enfin, la consommation en matières premières et en énergies de nos actifs construits ainsi que les émissions de GES sont un véritable défi pour les générations futures. Cependant, les concepteurs, Architectes et Ingénieurs explorent de nombreuses pistes afin de créer des bâtiments plus respectueux de leur environnement et d’aller vers une “frugalité heureuse” comme se plaît à nous le rappeler Philippe Madec, grand Architecte du Durable. Numérique et BIM peuvent bien évidemment contribuer à atteindre ces objectifs.

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Quels sont les principaux enjeux et défis de l’architecture de demain ?

Arnaud Delanoy, journaliste

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