Une nouvelle mise à jour de la série des Guides pour l’ISO19 650 lancée par le Center for Digital Built Britain et le UK BIM Framework

Nos amis Britanniques sont impressionnants ! Afin de pousser pour la standardisation du BIM, ils viennent à nouveau de mettre à disposition un ensemble de mise à jour des documents d’orientation pour soutenir la série sur la norme BS EN ISO 19650 qui a été lancée par le Center for Digital Built Britain (soutenu par le Construction Innovation Hub), BSI et la UK BIM Alliance.

Cette dernière version reflète «l’effort volontaire massif de l’industrie de la Construction pour poursuivre la mise en œuvre du cadre britannique BIM dans tout l’environnement bâti», selon la UK BIM Alliance.

Le nouveau contenu comprend un aperçu de l’Annexe nationale révisée dans la partie 2 du Guide, à partir de la norme mise à jour BS EN ISO 19650-2: 2018 & NA révisée. La partie 3 du guide comprend des informations plus détaillées d’un groupe de travail de personnes ayant une expertise tout au long de la phase d’exploitation des actifs. Un diagramme détaillé du processus de gestion de l’information a également été produit pour compléter la partie 3 du Guide.

La partie A du Guide fait désormais référence à une matrice des activités à réaliser à l’appui de la fonction de gestion de l’information – cette matrice est disponible dans divers formats, via le UK BIM Framework. La partie D reflète désormais les exigences en matière d’informations sur les actifs telles que définies dans l’ISO 19650-3, tandis que la partie E comprend de nouvelles orientations sur le modèle de protocole d’information du cadre britannique BIM et la norme d’information.

Les lignes directrices précédemment contenues dans le modèle de protocole d’information ont maintenant été étendues pour fournir des informations plus approfondies et sont fournies sous forme de document distinct (en plus d’être contenues dans les lignes directrices ISO 19650, partie E). Cela a conduit à une troisième édition du modèle de protocole d’information, qui contient également quelques modifications mineures suite à des commentaires.

Sarah Davidson, co-rédactrice en chef du guide, a déclaré : «Je suis ravie que nous ayons pu produire cette mise à jour du premier trimestre du guide, élargissant ainsi la couverture de la série ISO 19650. Je suis particulièrement heureux que nous ayons pu étendre la partie 3 du Guide couvrant la phase opérationnelle des actifs et que nous ayons été en mesure de publier des conseils pour soutenir la mise à jour de l’Annexe nationale ISO 19650-2, qui est également publiée aujourd’hui. Le guide est un excellent exemple de collaboration et je tiens à remercier les auteurs, contributeurs et critiques qui continuent de consacrer leur temps et leur expertise à l’élaboration de ce guide. C’est vraiment un effort d’équipe. »

Les conseils et ressources sont disponibles ci-dessous : https://www.ukbimframework.org/standards-guidance/

Georgia Tech DBL organise un symposium à la mémoire de Charles Eastman, précurseur du BIM

Il y a quelques semaines, Charles Eastman, l’un des Pères spirituels du BIM nous quittait et laissait un grand vide dans la communauté des passionnés du numérique et du BIM. Le DBL (Digital Building Laboratory) de la Georgia Tech lui rend hommage au travers d’un symposium commémoratif le jeudi 13 mai 2021 à 14H00. Le DBL a justement été lancé en 2009 par le professeur Chuck Eastman, pionnier de la conception assistée par ordinateur (CAO) et l’un des initiateurs du BIM. Au cours de ses près de 10 ans d’existence, le DBL est devenu l’une des institutions les plus importantes de l’industrie de l’AEC en matière d’élaboration de pratiques d’information, de direction du développement des normes de l’industrie et de formation d’une génération de leaders du développement technologique et de la pratique professionnelle.

Aujourd’hui, le BIM est devenu une réalité dans l’industrie et les technologies de rupture transforment rapidement les pratiques de conception et de construction. Le DBL étend ses principaux atouts en matière de normes BIM, de gestion des données et d’interopérabilité dans de nouvelles directions, notamment les systèmes Web collaboratifs, l’analyse et l’apprentissage des mégadonnées, et se connecte à divers domaines de recherche, notamment la robotique, la recherche sur les matériaux et l’Internet des Objets.

Rassemblement familial et séances de réseautage

Ce symposium commémoratif sera rythmé par deux sessions de réseautage en temps réel où les personnes se réuniront pour se souvenir du professeur Eastman – son enseignement, son mentorat, ses voyages, ses aventures et sa famille. Vous serez rejoints par la famille Eastman, d’anciens étudiants et collègues. Les deux sessions de réseautage sont programmées pour que des amis du monde entier puissent participer à au moins une des sessions.

Keynotes

Les titres des keynotes sont en attente, mais les deux présentateurs représentent des personnalités des moments clés de la carrière du professeur Eastman.

  • Keynote 1 : Rafael Sacks, Technion
  • Keynote 2 : Ghang Lee, Université Yonsei

Sessions académiques

Les 14 sessions académiques représentent l’arc de la carrière du professeur Eastman, depuis ses premiers travaux en cognition de la conception, en passant par le travail en infographie, la modélisation solide, la construction de modèles de produits, la vérification de règles et le BIM. Les présidents de chaque session sont des chefs de file dans ces domaines, choisis parmi les experts et collègues de Chuck’s du monde entier. Un appel à conférences a été lancé pour solliciter des conférenciers pour les sessions académiques. Les conférences sont soumises sur le site Web du Symposium Eastman.

Session 1
Président : John Messner
Cadres et normes d’implémentation BIM

Session 2
Président: Marcelo Bernal
Modélisation de processus

Session 3
Président : Keresh Afsari
Automatisation dans la conception et la construction

Session 4
Président : Pardis Pishdad-Bozorgi
Workflows de modélisation BIM 5D

Session 5
Présidente : Fernanda Leite
BIM en génie de la construction

Session 6
Présidente : Carrie Sturts Dossick
L’histoire insaisissable du BIM

Séance 7
Président : Fehmi Dogan
Cognition de conception

Session 8
Président : Robert Amor
Vérification de la conformité du code

Session 9
Président : Rudi Stouffs
Interopérabilité

Session 10
Président : Jacob Beetz
Échanges sémantiques

Session 11
Présidente : Jennifer Whyte
Visualiser les informations numériques

Session 12
Président : Eduardo Toledo Santos
Vérification des règles

Session 13
Président : Lucio Soibelman
L’héritage académique d’Eastman

Session 14
Président : Bonsang Koo
IA et BIM

Pour en savoir plus et vous inscrire, cliquez ici.

Autodesk va acquérir Innovyze, Inc. un éditeur de technologies de modélisation et de simulation d’infrastructures d’eau intelligentes

San Rafael, Californie – 24 février 2021 – Autodesk, Inc. (NASDAQ: ADSK) a annoncé aujourd’hui la signature d’un accord définitif pour acquérir Innovyze, Inc., un leader mondial des logiciels d’infrastructure de l’eau, basé à Portland, Oregon, pour 1 milliard de dollars net sur la trésorerie soumise au fonds de roulement et des ajustements de clôture fiscale. Cette acquisition positionne Autodesk en tant que leader technologique des solutions d’infrastructure de l’eau de bout en bout, de la conception à l’exploitation, accélère la stratégie de jumeaux numériques d’Autodesk et crée une voie plus claire vers un secteur de l’eau plus durable et numérisé.

Les solutions de modélisation, de simulation et d’analyse prédictive d’Innovyze permettent de concevoir des réseaux de distribution d’eau, des systèmes de collecte d’eau, des usines de traitement des eaux et des eaux usées et des systèmes de protection contre les inondations plus rentables et conçus de manière durable. De plus, les solutions d’Innovyze centralisent la visibilité des actifs d’infrastructure pour optimiser les dépenses d’investissement et d’exploitation. En combinant le portefeuille d’Innovyze avec la puissance des solutions de conception et d’analyse d’Autodesk, notamment Autodesk Civil 3D, Autodesk InfraWorks et Autodesk Construction Cloud. Les ingénieurs en génie civil, les sociétés de distribution d’eau et les experts de l’eau pourront ainsi mieux répondre aux problèmes et améliorer la planification.

Depuis 35 ans, Innovyze conçoit des logiciels innovants pour l’industrie de l’eau et jouit de la confiance d’environ 3000 clients dans le monde, y compris des sociétés de services publics dans de nombreuses villes les plus peuplées des cinq continents, une majorité des plus grandes entreprises de conception d’ENR et des leaders environnementaux et conseils en ingénierie.

Aujourd’hui, plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable à la maison et, d’ici 2025, plus des deux tiers de la population mondiale résideront dans des zones à stress hydrique.

Lire la suite du communiqué en cliquant ici.

4ème sommet annuel de la Construction Numérique les 15 et 16 avril 2021 à Berlin avec des Speakers de marque !

Les dirigeants et acteurs du secteur du BTP se donnent rendez-vous pour le 4ème Sommet annuel de la construction numérique à Berlin, en Allemagne, les 15 et 16 avril 2021. Cette édition se concentrera sur les progrès technologiques dans l’industrie de la construction en examinant de plus près les dernières innovations adoptées dans le secteur, l’avantage concurrentiel qu’ils peuvent apporter aux entreprises et le rôle qu’ils jouent dans des projets de construction complexes.

Cet événement hybride réunira des experts dans les domaines du VDC / BIM, de la RA / RV, du Big Data & Advanced Analytics, des Digital Twins, de l’IoT de la construction, de la livraison de projets virtuels et de la gestion de la construction. Des professionnels de premier plan seront présents pour partager leurs expériences et discuter des dernières tendances de l’industrie de la construction.

Il s’agit d’une occasion incontournable pour 2 jours de réseautage avec des experts de l’industrie et pour discuter des dernières avancées et possibilités en matière de construction.

Cet événement se concentrera sur des sujets clés tels que :

  • Implémentation des solutions VDC
  • Visualiser virtuellement les conceptions de construction
  • L’industrie de la construction après COVID-19
  • Applications et technologie de simulation
  • Avantages du logiciel de planification de la construction
  • Impacts du BIM sur les projets de construction
  • Digital Twins

Profils intéressés par cet évènement :

Ce sommet réunira les PDG, les CDO, les CTO, les DSI, les vice-présidents, les directeurs, les responsables, les gestionnaires, les responsables et autres cadres supérieurs chargés de :

  • Pratiques VDC / BIM
  • Technologies émergentes AR / VR
  • Big Data et analyses avancées
  • Conception informatique – Digital Twin
  • Gestion de la construction
  • L’IoT dans la construction
  • Planification et développement des TIC
  • Solutions logicielles de construction
  • Intégration et test
  • Livraison de projet virtuel – Technologie de simulation
  • et d’autres!

Demandez votre brochure gratuite aujourd’hui en cliquant ici !

Autodesk devient membre de l’Association VR / AR !

Autodesk souhaite accélérer l’évolution de la RV / RA en rejoignant l’Association VR / AR et en collaborant avec eux !

L’Association VR / AR et Autodesk se consacrent à la croissance des industries de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée. En tant que membre, Autodesk participera aux initiatives de l’Association par lesquelles les équipes d’Autodesk seront connectées aux organisations VR et AR du monde entier pour accélérer l’évolution du marché avec une croissance intelligente. De plus, Brey Tucker, Senior Industry Manager chez Autodesk et Expert de ces nouvelles technologies mènera plusieurs initiatives en collaboration avec l’association VR / AR afin de promouvoir l’utilisation de ces technologies dans plusieurs domaines et dans le monde entier.

À propos de l’Association VR / AR

La VR / AR Association (VRARA) est une organisation internationale conçue pour favoriser la collaboration entre les entreprises innovantes et les personnes dans l’écosystème de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée. Parmi ses objectifs, elle accélère la croissance de l’adoption de ces approches, favorise la recherche et l’éducation, aide à développer les normes de l’industrie, connecte les organisations membres et promeut les services des entreprises membres.

«Nous sommes ravis qu’Autodesk ait rejoint notre association mondiale. Autodesk est l’un des éditeurs leader mondial des solutions pour les secteurs de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction, de la fabrication et des médias et du divertissement. Ils ont par ailleurs un savoir incontesté en ingénierie et en architecture et nous sommes impatients d’accélérer l’évolution du marché avec une croissance intelligente à l’échelle mondiale “- Kris Kolo, directeur exécutif mondial de l’Association VR / AR.

«Nous sommes ravis de participer à l’Association VR / AR et d’interagir avec tous les membres du monde entier, pour voir tout ce que nous pouvons à la fois apprendre et apporter à la communauté VR / AR» – Nicolas Fonta d’Autodesk.

Pour plus d’informations, veuillez visiter www.thevrara.com

Pour plus d’informations sur la vision RV/RA d’Autodesk, vous pouvez revoir la conférence Autodesk University qui avait eu lieu sur ce sujet ci-dessous.

Des donateurs interagissent avec le modèle 3D du musée olympique américain via Forge

Avec une histoire de plus de 70 ans, MG aide ses clients à repousser les limites de ce que leurs outils de conception peuvent faire. Lorsque leurs clients demandent «pouvons-nous ?», L’équipe MG s’efforce de dire «oui». Les dirigeants du Musée olympique américain ont demandé à l’équipe MG de les aider à créer un outil en ligne qui permettrait aux propriétaires de s’engager pour le nouveau site du musée à Colorado Springs, au Colorado.

Musée Olympique et Paralympique Américain Par Diller Scofidio + Renfro

Les dirigeants du musée voulaient profiter d’un modèle intelligent pour permettre aux donateurs d’adopter l’un des 10 000 panneaux en forme de losange qui composent la coque extérieure du bâtiment. L’équipe MG a développé un outil en ligne qui permet aux donateurs de sélectionner leurs propres panneaux en interagissant avec le modèle. Les donateurs effectuent un zoom, un panoramique et choisissent une vue personnalisée de parties spécifiques du modèle. En cliquant sur un panneau, les donateurs peuvent voir s’il a encore besoin d’un sponsor. Après avoir sélectionné un panneau, un donateur peut écrire une inscription numérique sur le panneau choisi. Ils peuvent ensuite imprimer des PDF du panneau avec l’inscription et demander une version imprimée adaptée à un encadrement.

Le défi

Les dirigeants du Musée olympique américain avaient vu des outils de don permettant aux utilisateurs de se déplacer autour d’un modèle et de connaître l’emplacement général de l’article sponsorisé. Mais ils voulaient plus avec un niveau d’interactivité plus poussé. Les donateurs devaient être en mesure d’interagir avec un modèle intelligent et d’explorer réellement les emplacements des panneaux individuels. Une famille sélectionnant un panneau devait pouvoir passer autan de temps qu’elle le souhaitait afin de vérifier les emplacements. Près de la porte ? Sur le toit ? Les décideurs voulaient que le processus soit stimulant et amusant pour les donateurs. MG s’est rendu compte que le projet nécessitait une visionneuse permettant l’interactivité et pas seulement la visualisation.

Comment MG a résolu cette contrainte avec Forge

L’équipe MG avait de l’expérience dans la création de sites qui tiraient parti de l’API Forge Viewer, mais ces sites étaient destinés aux professionnels du bâtiment. L’équipe s’est demandé s’ils arriveraient à créer un site que les utilisateurs ponctuels, comme les donateurs, trouveraient intuitifs. Bien que l’équipe MG sache que le Viewer Forge pouvait gérer le modèle Revit du bâtiment, elle n’avait aucune expérience de l’utilisation de Forge pour accéder aux métadonnées de la solution de fabrication utilisée pour les panneaux.

L’équipe a trouvé simple d’adapter la visionneuse Forge pour rationaliser l’interface. Ils ont caché certaines options de visualisation plus appropriées pour une utilisation complexe et configuré l’affichage pour une utilisation dans le site du musée. Qu’en est-il des métadonnées de fabrication ? La visionneuse Forge les gère sans conversion, tout comme la visionneuse Forge le fait pour 60 autres types de fichiers de construction (dont le standard ouvert IFC) et de fabrication. Les donateurs peuvent visiter le site Web du Musée olympique des États-Unis, découvrir le modèle et “adopter” un panneau. Ensuite, ils peuvent partager leur expérience avec des amis sur les réseaux sociaux, contribuant ainsi à faire passer le mot. Cela fonctionne bien, avec un enthousiasme fort des donateurs lors du lancement initial et tout en douceur de l’outil interactif.

Les points forts de Forge sont les suivants :

  • Affichage de Revit et des modèles de fabrication sans nécessiter de télécharger une visionneuse
  • Prise en main rapide en facilitant la création d’une interface intuitive et conviviale
  • Aide le musée à gagner de nouveaux donateurs malgré le peu de promotion

Interview Leaders du Digital – Annalisa De Maestri, une Femme Ingénieure et Architecte de renom aux rênes du BIM et du numérique chez VP BIM

Aujourd’hui, nous avons l’honneur et le grand plaisir de recevoir l’une des figures emblématiques du BIM en France qui avait été élue il y a quelques années “Espoir du BTP pour les années à venir” : Annalisa De Maestri. Cette brillante Femme Ingénieure est à la tête  de l’innovation de l’une des plus grandes et prestigieuses Agences d’Architecture Française, Valode & Pistre. Elle nous parle de son parcours et de son rôle majeur actuel au sein d’une Agence qui a effectué une transition digitale majeure ces dernières années et qui avait fait parler d’elle en son temps avec la première tour de grande hauteur – In City – conçue en BIM avec Autodesk Revit.

Annalisa De Maestri
Ingénieure et Architecte
Dirigeante d’Entreprise
Valode & Pistre BIM (VPBIM)

Bonjour Annalisa et bienvenue sur ABCD Blog. Nous sommes ravis et honorés de t’accueillir. Même si tu es déjà extrêmement connue, pourrais-tu stp te présenter en quelques mots à nos lectrices et lecteurs ?

Bonjour Emmanuel, je te remercie de cette invitation sur ce blog, qui est l’une de plus importantes références d’information dans la construction digitalisée.

Ma carrière s’est vite orientée vers la direction d’entreprise. Depuis plusieurs années, j’ai créé et développé des sociétés qui travaillent dans le numérique, et je dirige aujourd’hui VPBIM, l’une des sociétés du Groupe Valode &Pistre.

Quel est ton parcours universitaire et où as-tu étudié ? L’Architecture, l’Ingénierie et la Construction étaient déjà des secteurs qui te passionnaient dès le début de tes études ?

Je suis Ingénieure et Architecte. J’ai fait un double cursus en Italie, complété par un an de stage en France. J’ai finalement décidé de prendre mon agrément en tant qu’ingénieur. Je suis donc inscrite à l’Ordre des Ingénieurs de Milan.

As-tu commencé à travailler en Italie après tes études ?

Non, j’ai toujours dit que mon Amérique était la France : je suis partie tout de suite après avoir eu mon agrément.

Quand es-tu arrivée en France et quels ont été tes premiers pas professionnels ?

Je suis arrivée à Paris en 2007 et j’ai commencé à travailler pour Philippe Starck, dans le monde du design donc. Je travaillais à la fois sur des projets d’intérieurs, partout dans le monde, mais également sur des chantiers parisiens… Et c’est là que j’ai attrapé le virus des chantiers et du travail d’artisanat.

Quand as-tu eu connaissance du BIM et quand la passion pour ce processus t’est-elle venue, te poussant à approfondir tes connaissances dans ce domaine ?

Ma thèse d’ingénieur, que j’avais développée autour d’un sujet de gare, était déjà en 3D (calculs compris). Par la suite chez Starck j’ai pu apprendre le cycle de création et production numérique (design industriel oblige). De là, j’ai été recrutée pour un projet Parisien qui allait occuper par la suite 6 ans de ma vie : la Fondation Louis Vuitton de Frank Gehry, construite par VINCI Construction France. Et c’est là que la rencontre a eu lieu : il n’y avait pas le choix pour construire cet ouvrage.

Tu as travaillé sur des projets iconiques tels que le Stade Arena 92 et la Fondation Louis Vuitton. Pourrais-tu nous en parler et nous dire pourquoi le BIM a été utilisé et ce qu’il a apporté sur ces grands projets ?

Pour les deux projets, au départ le BIM était une nécessité par la complexité des formes dans une démarche d’anticipation des complexités et d’optimisation des coûts.

C’était le début des technologies BIM, tu étais une pionnière avec tes Equipes. Etait-ce difficile ? Quels souvenirs en gardes-tu ?

Je garde d’abord un très bon souvenir du point de vue humain : la nouveauté du BIM, les ouvrages exceptionnels, l’engouement des équipes, l’attachement de chacun à la réussite. J’ai le souvenir que tout n’était pas rose, mais que rien n’était insurmontable car il y avait un esprit de groupe. C’était compliqué de mettre en place des méthodes sans savoir où on était en train d’aller, sans avoir de retours d’expérience sur lesquels se baser … mais puisque les ouvrages étaient compliqués et que le BIM était une aide véritable, cela a fait très rapidement tomber les barrières de la résistance au changement.

Quand as-tu intégré l’Agence Valode et Pistre et pour quel rôle ?

J’ai rejoint Valode et Pistre en 2019.

Denis et Jean (M. Valode et M. Pistre) avaient déjà initié dans le groupe la démarche du BIM, mais ils voulaient aller plus loin : créer une entreprise spécialisée dans le secteur du digital, qui combine et complète l’offre de management de projet du Groupe (pour la phase de conception et de réalisation). Ils voulaient également pousser la recherche et l’expérimentation des nouvelles technologies (avec la conception générative, l’IA, etc.).

Ce projet m’a séduite tout d’abord en tant qu’entrepreneur : pour la démarche et pour la variété des sujets : beaucoup de choses sont à construire, c’était un peu comme le chant des sirènes pour Ulysse… impossible d’y résister.

Je voulais aller beaucoup plus loin que le BIM, avec une approche plus globale de la digitalisation et c’est désormais chose faite.

Aujourd’hui, j’ai donc une double casquette : je dirige l’entreprise VPBIM et je dirige également l’innovation et la R&D pour le Groupe.

Peux-tu d’ailleurs stp nous présenter l’Agence en quelques mots ? Quelles sont ses spécificités ?

Aujourd’hui, on doit plutôt parler de Groupe Valode et Pistre, et non plus seulement d’Agence. Certes l’agence d’architecture, qui a fêté en 2020 ses 40 ans, est le pilier de ce Groupe et se développe en France et à l’international, notamment en Chine et Russie.

Dans le Groupe, on retrouve aujourd’hui diverses entreprises :

  • VP & Green Engineering, BET structure et façades
  • VPDesign, pour l’architecture et design d’intérieur
  • VPX, pour la maitrise d’œuvre d’exécution
  • Espace-temps, BET structure et fluides
  • VPBIM, pour les activités numériques : BIM Management, coordination BIM et synthèse BIM d’exécution, modélisation tous corps d’état, développement d’outils

Vous avez travaillé et vous travaillez sur des projets emblématiques en BIM. Pourrais-tu nous citer quelques-unes de vos références clés ?

A Paris, on peut en citer deux en particulier : la Gare du Nord et la Tour Triangle.

Projet de la Tour Triangle – © Valode & Pistre / Herzog et De Meuron – 2021
© Valode & Pistre 2021 – Projet de la Gare du Nord

Quand l’agence a-t-elle commencé à travailler en BIM et où en êtes-vous à l’heure actuelle en termes de digitalisation et BIMisation ?

Le BIM a commencé et a été introduit chez V&P il y a plus de 10 ans. Aujourd’hui, tous les projets sont en BIM et nous avons un programme de formation interne adapté aux différents rôles et métiers du Groupe, qui permet à chacun de profiter au mieux de cette méthodologie de travail.

Quel est votre outil central de production et en quoi est-il important ?

Pour la production BIM, l’outil central est Autodesk Revit (pour la maquette 3D, la documentation 2D, les tableurs, nomenclatures, etc). En conception, il est accompagné sur les premières phases de projet par Rhinoceros 3D, et on met les deux en communication. On utilise aussi parfois une solution de modélisation extrême sur certains projets. On utilise beaucoup Dynamo, Grasshopper et Python, pour optimiser et automatiser. Navisworks et d’autres solutions similaires pour analyser… et la liste est encore longue (plateformes, outils de calculs, etc).

Pour éviter de se perdre avec tout cela, l’équipe que je dirige est chargée également de veiller à ce que les échanges entre logiciels permettent à tout le monde de travailler de façon performante. L’interopérabilité est clé.

En tant que Directrice de l’Innovation, quels sont tes responsabilités ? Comment est constituée ton Equipe et quel est leur rôle au quotidien ?

Ce rôle est plus vaste et complet qu’on ne l’imagine : certains le définissent comme ‘‘ un capteur de changement ‘‘, et cela est assez vrai, mais ça ne suffit pas pour décrire tout ce qu’on fait dans ce rôle. Avec mon équipe, on travaille sur des sujets divers :

  • La veille technologique (à la fois pour les métiers qui existent et pour ceux qui sont à créer)
  • Partenariats R&D et POC (comme celui que nous avons fait avec SPACEMAKER), beaucoup de nos sujets tournent autour de l’IA d’ailleurs
  • La stratégie numérique et digitale
  • Le marketing autour de ces sujets

Ce que je trouve assez entrainant dans ce rôle, c’est la dynamique qui se crée autour des sujets innovants : parfois on est à l’origine de l’idée, parfois sur la base d’un échange avec un collègue ou d’une présentation, on pousse la recherche plus loin. Peu importe d’où cela prend son origine, on voit la curiosité et la participation des collègues autour de ce métier grandir : le coté nouveauté et créativité doivent surement y être pour quelque chose.

Vous avez été visionnaires en comprenant que cette digitalisation méritait d’être drivée au niveau du marché et vous êtes les seuls à le proposer. Cette démarche d’une grande agence à l’égard du marché est innovante et généreuse. Quels sont vos objectifs ?

Je pense que d’autres aussi l’ont compris, mais nous en avons fait une question de maîtrise du bâti, et pas uniquement de maitrise d’outils ou de méthodes digitales. Si l’on est prêt à donner à un concepteur la responsabilité d’un ouvrage, il doit être prêt aussi à en maitriser tous les aspects, digitalisation comprise. Le digital « augmente » nos capacités, il nous soutient dans nos démarches, il nous permet d’accroitre notre maitrise d’un ouvrage, en conception, en exécution et tout au long de la vie d’un bâtiment. Alors pourquoi s’en priver ? Pourquoi le refuser ?

Nous avons choisi de le maîtriser.

Ciblez-vous plutôt les grandes agences ou aussi les petites et moyennes ? Proposez-vous aussi vos services aux BET et Entreprises ?

On propose nos services à des architectes, des BET, des entreprises et des maîtrises d’ouvrage et gestionnaires.

Selon la dimension du projet, les besoins de nos clients, nous adaptons notre équipe et nos profils.

Quid des maîtres d’ouvrage ? Les adressez-vous et proposez-vous des services de type jumeaux numériques ?

Les maitrises d’ouvrages et les gestionnaires sont des clients auxquels nous proposons nos prestations : nous travaillons avec eux de plus en plus sur la notion de cycle d’usage du BIM et d’évolution des données ainsi que de ROI.

Ce sujet du jumeau numérique me tient à cœur. Il y a quelques mois, j’avais animé avec d’autres professionnelles du secteur un webinaire dont le thème était le cycle vertueux de la donnée. Le chemin que l’on doit faire en tant que professionnel pour jouer ensemble la partition qui nous permet de créer, alimenter et faire évoluer la donnée est à la base du maintien à jour des informations (clin d’œil à Sihem, Sophie et Christelle). Le jumeau numérique évolue à partir du BIM et termine son cycle dans le BIM : les deux s’alimentent. Le BIM permet de créer et d’organiser les conteneurs de données, le jumeau numérique à partir de la maquette BIM vit et évolue grâce à l’expérience quotidienne du bâti (comment on l’utilise, qui intervient, quand, etc).

Etes-vous essentiellement positionnés sur la phase conception ? Uniquement en France ou aussi en Europe et dans le monde ?

Comme toutes les sociétés du groupe, on travaille à l’international, en conception et en exécution.

Combien de temps selon vous faudra-t-il pour digitaliser le marché de l’Architecture et du BTP en France ?

Il faudra beaucoup trop de temps si l’on n’active pas les choses plus rapidement.

Si du point de vue des applications techniques, la France reste novatrice, le manque de cadre national, d’une obligation d’application du BIM et du numérique au sens plus large, fait défaut et crée du tort à cette industrie.

La France était en avance, elle est aujourd’hui l’un des rares pays à ne pas avoir fait le pas de façon franche. Elle reste donc en partie démunie face à la concurrence internationale.

Tu es italienne d’origine, un pays référence pour le BIM, notamment avec son obligation pour les marchés publics. Penses-tu qu’ils soient mieux préparés à cette transition digitale ? Que les étudiants et professionnels soient mieux formés ?

L’Italie n’était pas préparée à la transformation digitale, mais culturellement, nous sommes assez entrainés à saisir les opportunités et à franchir des pas de géants très rapidement. Ou tout simplement nous nous posons moins de questions et nous agissons plus rapidement ? Chaque situation a ses pour et ses contre.

Notre culture d’ingénieur est moins technique que celle des ingénieurs français :  je l’ai toujours dit : je n’ai jamais connu meilleurs spécialistes que les français.  Mais dans des conditions de « changement », comme celles qui incombent quand on doit affronter des évolutions managériales ou technologiques, une préparation plus généraliste facilite à mon sens les choses.

On ose aller plus facilement dans des directions inconnues.

Tu as été à l’origine du BIM France et tu es l’une des plus grandes influenceuses du BIM. Penses-tu qu’il y ait suffisamment d’actions mises en place par les autorités pour faire avancer le BIM en France ?

Pas assez.

Il y a quelques années on avait pu comparer le montant mis sur la table par le Royaume-Uni et la France pour le développement du numérique dans le bâtiment. Il a été clair dès le départ que l’on ne jouait pas dans la même cour.

J’attends avec impatience de voir la suite du plan BIM 2022.

Il serait temps après plus de 10 ans que l’on puisse concrétiser tout le travail fait au niveau de la recherche et enfin d’avancer.

Etant donné que je suis plus à l’aise dans l’action que dans l’attente, j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice sur deux terrains : d’un coté en mettant mon expérience au service du mentorat pour une association qui regroupe des femmes entrepreneuses qui souhaitent développer leur activité dans le monde du numérique. C’est une expérience humaine et professionnelle très enrichissante. De l’autre, en développant la « feuille de route BIM et digitale pour le Maroc », un document qui décrit les grandes lignes directrices de la démarche pour le bâtiment et pour les infrastructures. Nous sommes plusieurs professionnels internationaux d’Italie, de France, de Suisse et du Maroc, à nous être regroupés au sein de l’ONG Myafricancompetition pour faire avancer cette démarche.

Selon toi, comment le BIM, les nouvelles technologies et les futurs métiers évolueront à l’avenir ?

Je pense que la production en BIM tel qu’on la connait aujourd’hui va disparaitre dans les prochaines années pour être intégrée par les techniciens (production et analyse). Ce qui signifie indirectement que les métiers de conception et d’exécution devront évoluer pour intégrer ces compétences. Il va de soi que les rémunérations devront évoluer aussi.

Pour ce qui est du BIM Management, si l’industrie du bâtiment prend la même direction que les autres industries, nous aurons d’un coté des managers de plus en plus expérimentés dans le management des data et du processus, et de l’autre, des data analysts et scientists capables de donner une nouvelle valeur à nos données.

Notre industrie, devenant de plus en plus attrayante avec l’évolution des technologies, les portes s’ouvrent à ces nouveaux métiers.

Cependant, pour que cela se réalise, il faudra travailler sur la simplification du langage, des processus et sur la clarification des attentes. La multitude des « portes d’entrée » des données dans le bâtiment peut devenir un frein à cette évolution.

Et si quelque chose dans tout ce parcours devait changer, cela nous stimulerait à trouver encore de nouvelles solutions et à anticiper d’autres scénarios.

En dehors du BIM, quelles sont tes passions 😊 ?

J’ai encore quelques passions qui tournent autour du digital et du numérique : la photographie et l’enseignement. La première a toujours été là : en famille, on est au croisement entre l’entreprenariat et l’art.  La deuxième, est liée à l’immense respect que je porte à la transmission du savoir : un privilège et une source de fierté. Quelque chose de précieux pour celui qui la transmet, comme pour celui qui la reçoit. Cela crée des liens invisibles mais durables entre les personnes. Dans notre société de consommation rapide, cela fait partie des choses qui perdurent à long terme !

En dehors de cela, deux autres passions m’animent : la moto, et les voyages.

Avec la COVID, j’ai dû revoir la distance de mes trajets à la baisse, mais quand on aura dépassé tout cela, je repartirai vers le Népal ou le Kenya (à moto bien sûr), avec mon appareil photo, bien sûr.

Souhaiterais-tu dire quelque chose de particulier à nos lectrices et lecteurs ?

Que j’ai hâte d’en revoir plus d’un/une en dehors d’un écran !

Annalisa, mille grazie pour cette belle et riche interview. Tu es décidément l’une des grandes personnalités qui forge l’avenir de l’AEC en France et dans le monde ! Nous te souhaitons de continuer cette route vers le succès !

Autodesk rejoint EuroACE – Energy Efficient Buildings afin de contribuer à un avenir plus éco efficient et durable pour le secteur du bâtiment

EuroACE – Energy Efficient Buildings est heureux de commencer l’année 2021 en accueillant sa 15ème société membre, Autodesk, qui permettra de renforcer son expertise sur les questions numériques dans le secteur du bâtiment.


La révision des principaux textes législatifs régissant l’environnement bâti de l’UE : la directive sur l’efficacité énergétique (DEE) et la directive sur la performance énergétique (DPEB) seront au cœur des débats politiques de l’UE et des efforts des membres d’EuroACE cette année. À un moment aussi historique pour notre parc immobilier et notre secteur dans son ensemble, EuroACE est ravie de compter sur un nouveau membre tel qu’Autodesk, qui renforcera leur travail pour rendre les bâtiments plus intelligents et plus économes en énergie.
Autodesk met à disposition des concepteurs et innovateurs les outils et les connaissances nécessaires pour prendre des décisions qui mènent à des résultats durables et façonnent un avenir prospère pour tous. La société Autodesk apporte aux secteurs de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction et de la fabrication les informations et technologies nécessaires qui accélèrent l’obtention de résultats durables.
Optimiser l’utilisation de l’énergie et des matériaux dans son ensemble, réduire la consommation d’énergie opérationnelle des bâtiments neufs et rénovés font partie de ses plus grandes priorités. Les technologies émergentes d’Autodesk telles que la conception générative ou ses solutions BIM permettent aux ingénieurs, architectes, maîtres d’ouvrage de planifier, concevoir, construire et gérer plus efficacement les bâtiments.

L’expérience et la connaissance approfondie d’Autodesk sur les problématiques de numérisation dans le secteur du bâtiment est vaste et très bien accueillie par EuroACE.
«L’architecture et la conception ont une formidable capacité à contribuer à créer des communautés durables, résilientes et saines. Chez Autodesk, nous nous engageons à soutenir des processus mieux intégrés dans les disciplines de l’architecture et de l’ingénierie pour construire des bâtiments et des villes plus performants avec moins d’impact négatif sur la planète. Nous sommes heureux de rejoindre EuroACE et de contribuer à la conversation européenne pour favoriser un avenir durable », a déclaré Clémence Arto, responsable des affaires gouvernementales européennes et des politiques publiques chez Autodesk.

Le renforcement du cadre EPC (Contrat de Performance Energétique), la création de passeports de rénovation des bâtiments et l’introduction ultérieure de journaux de bord numériques (log books)ne sont que quelques-unes des nombreuses priorités découlant de la stratégie de vague de rénovation énergétiques sur laquelle EuroACE, avec Autodesk et ses membres, travaillera en vue de la préparation de la refonte de l’EPBD (Directive sur la Performance Energétique des Bâtiments).


Comme l’a mentionnée le secrétaire général d’EuroACE, Adrian JOYCE : «Nous attendons avec impatience la contribution active d’Autodesk à nos travaux. Nous voyons beaucoup de potentiel à travailler en étroite collaboration pour développer notre stratégie sur la numérisation de la construction, qui est d’une importance cruciale en cette année de multiples examens de la législation européenne sur l’efficacité énergétique.
Un grand enthousiasme est également exprimé par la présidente d’EuroACE, Julie KJESTRUP, qui a ajouté :
«2021 est une année cruciale pour l’efficacité énergétique des bâtiments, et nous sommes ravis de commencer la nouvelle année avec un nouveau membre et l’énergie fraîche et l’expertise supplémentaire que cela apporte ! “

À propos d’EuroACE – Bâtiments écoénergétiques

EuroACE représente les principales entreprises européennes impliquées dans la fabrication, la distribution et l’installation de biens et de services économes en énergie pour les bâtiments. Les membres d’EuroACE emploient plus de 220 000 personnes dans ces activités en Europe et disposent de plus de 1 100 sites de production et bureaux.
La mission d’EuroACE est de collaborer avec les institutions de l’UE pour aider l’Europe à progresser vers une utilisation plus efficace de l’énergie dans les bâtiments, contribuant ainsi aux engagements de l’Europe en matière de changement climatique, de sécurité énergétique et de croissance économique.

Membres EuroACE 2021

La municipalité de Valence en Espagne en approche vers plus de numérique et de BIM

La gestion des activités et des permis de construire dans les conseils municipaux suscitent une forte préoccupation en raison de leur impact direct sur le développement économique des villes. La Mairie de Valence en Espagne semblerait avoir une cadence encore trop peu suffisante, ce qui pousserait l’opposition et le secteur du BTP tout entier à accélérer les procédures administratives adhoc.

C’est pour cela notamment que la Direction des Activités a déjà recherché différentes alternatives pour éviter les retards, comme la mise en œuvre d’une solution utilisant le processus ‘BIM’ (Building Information Modeling ), qui permet entre autres la gestion collaborative des projets, évitant ainsi les retards inutiles, et qui pourrait être mis en place dès cette année. Cependant, la mairie de Valence travaille déjà dans cette même direction à plus grande échelle et prépare un plan pour numériser toute la gestion des PC dans la ville, comme l’a appris le journal Valencia Plaza .

Il s’agit d’un projet transversal qui concerne principalement les services de l’Administration numérique, ainsi que ceux qui s’occupent des permis communaux tant pour l’activité que pour les travaux : la délégation des Activités, et le service du Développement Urbain. Les techniciens des trois départements préparent conjointement le programme qui, selon les élus municipaux, est encore embryonnaire mais qui, lorsqu’il sera appliqué, pourrait représenter un grand bond en avant.

Le service municipal concerné élabore le cahier des charges d’un appel d’offres pour se plonger dans la numérisation des procédures internes et qui vise entre autres à développer des gabarits et modèles de documents de traitement et d’inspection, le développement de bases de données et de guides de traitement, mais ce qui pourrait être considéré comme le pilier fondamental de ce plan est le développement complet du Registre des activités et travaux, qui reçoit l’acronyme «Rayo», comme rayon de soleil.

Le Rayo est un système d’information numérique qui sera intégré à d’autres systèmes municipaux  – tels que le système fiscal ou la plateforme interne du conseil municipal – et à d’autres systèmes externes tels que la base de données des projets du Collège des architectes (conseil régional des architectes local) ou le cadastre de la ville . De cette manière, les activités économiques qui se déroulent à Valence, les permis et déclarations qui sont traitées, le statut dudit traitement des fichiers et de nombreuses autres données seront centralisés au sein une plateforme unique, ce qui favorisera le travail à effectuer. les projets et aussi le développement des inspections.

C’est donc l’un des jalons que la municipalité entend franchir dans les années à venir pour influencer le déblocage des dossiers de PC. Pour le moment, le système utilisé est parfois archaïque et de nombreuses procédures sont encore effectuées sur papier, ce qui rend difficile et complexe de comptabiliser quoique ce soit pour l’instant.

Ainsi, la priorité fondamentale est de numériser au maximum les dossiers papier et de  commencer à développer une application avec laquelle, à partir d’une adresse ou d’un point précis sur la carte, il sera possible d’accéder à l’ensemble des documents d’urbanisme, des programmes d’actions urbaines et documentations concernées telles que plans, PLU ou autres types de documents.

La Tour Saint-Gobain de l’Agence Valode & Pistre conçue en Full BIM décroche les récompenses tour à tour

Après avoir reçu le Geste d’Or en octobre 2020, la majestueuse Tour Saint-Gobain conçue en BIM avec Autodesk Revit par les Equipes de Valode & Pistre et construite par VINCI Construction France a été récompensée par les Awards du CTBUH (Council on Tall Buildings and Urban Habitat ) dans les catégories :

  • Meilleur Immeuble de grande hauteur (100-109 mètres)
  • Meilleur immeuble de bureaux de grande hauteur
Une construction par VINCI Construction France

Une conférence virtuelle de présentation des projets se tiendra du 18 au 20 mai 2021.

Site officiel Valode &Pistre ici.

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