Inscrivez-vous dès maintenant et rejoignez l’initiative “High Level Construction Forum”

L’Union Européenne annonce le lancement du High Level Construction Forum

Cette initiative de la Commission européenne (DG GROW) représente l’évolution de la précédente initiative Construction 2020. La précédente édition Construction 2020 avait réussi à rassembler les acteurs de la chaîne de valeur de l’industrie de la construction et à initier des discussions et des collaborations autour des sujets de cinq groupes thématiques : stimuler l’investissement dans la rénovation (TG1), infrastructures et innovation (TG2) ; compétences et qualifications (TG3) ; marché intérieur (TG4), et ; compétitivité internationale (TG5).

À la suite de la mise à jour de la stratégie industrielle de l’UE (mai 2021), l’objectif du Forum de haut niveau sur la construction sera de co-créer (et de surveiller) les voies de transition vertes, numériques et résilientes pour l’écosystème de l’industrie de la construction de l’UE. Cela se fera en partenariat avec l’industrie, les pouvoirs publics, les partenaires sociaux et d’autres parties prenantes concernées.

Sur la base des expériences des parties prenantes sur la mise en œuvre de Construction 2020, les besoins des parties prenantes et le nouvel objectif, le Forum de haut niveau sur la construction impliquera des discussions autour des principaux sujets d’intérêt suivants :

  • Thème numérique : permettre un secteur de la construction et un environnement bâti numériques et innovants (par exemple, la numérisation de la conception, de la planification et de la gestion dans l’environnement bâti).
  • Thème vert : Aborder les priorités, dans le secteur de la construction et de l’environnement bâti, d’une économie circulaire, de l’efficacité des ressources et de l’énergie ainsi que de la décarbonation de l’économie.
  • Sujet de résilience : Permettre un secteur de la construction et un environnement bâti résilients (par exemple, développer les compétences, mieux réguler le marché intérieur et assurer la compétitivité internationale).

Avec cette enquête, vous êtes tous invités à rejoindre la liste de diffusion du Secrétariat Technique afin de rester à jour avec le Forum de Construction de Haut Niveau et de contribuer à l’élaboration de ces voies de transition. Veuillez utiliser le formulaire dont l’adresse / lien figure ci-dessous afin de soumettre vos coordonnées. Vous aurez toujours la possibilité de vous désinscrire en écrivant un email à HLCF@ecorys.com.

Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ici.

[Rapport de l’UE] Observatoire européen du secteur de la construction – La numérisation dans le secteur de la construction

Ce rapport analytique 2021 de l’UE fait partie du projet d’Observatoire Européen du Secteur de la Construction (ECSO). Il vise à décrire l’état d’avancement de la numérisation dans le secteur de la construction de l’UE et à identifier certains de ses principaux moteurs et défis. Ce faisant, le rapport fournit des informations, des preuves et des leçons apprises visant à soutenir un large éventail de parties prenantes, y compris les décideurs politiques, qui souhaitent soutenir l’intégration des technologies numériques dans le secteur de la construction.
Bien que se transformant, le secteur de la construction reste l’un des secteurs les moins numérisés de l’économie. Dans le même temps, l’intégration des technologies numériques est souvent considérée comme un élément clé pour relever certains des principaux défis auxquels elle est confrontée, tels que la pénurie de main-d’œuvre, la compétitivité, la préservation et l’efficacité des ressources et de l’énergie ainsi que la productivité.

État des lieux de la numérisation dans le secteur de la construction

Ce rapport présente l’état des lieux des technologies numériques les plus pertinentes dans le secteur de la construction. Des niveaux de maturité et d’adoption très différents ont été identifiés, à la fois parmi les États membres de l’UE, parmi les différentes technologies et même parmi les différentes phases d’un même processus de construction. Néanmoins, ce qui est clairement apparu, c’est que le secteur de la construction de l’UE progresse dans l’adoption des technologies numériques.
L’analyse de marché a montré que parmi les technologies d’acquisition de données, les capteurs sont la technologie avec le plus haut niveau de maturité du marché et de préparation technologique ; cependant, des marges d’amélioration importantes sont présentes lorsqu’il s’agit de leur intégration dans les bâtiments existants. La numérisation 3D est de plus en plus utilisée, tandis que l’Internet des objets (IoT) n’est pas encore largement adopté, bien qu’il se développe rapidement.
Les processus d’automatisation dans le secteur de la construction font référence à l’utilisation de robots, de l’impression 3D et de drones pour automatiser des tâches spécifiques dans le secteur de la construction. Ces technologies diffèrent considérablement en termes de développement. Les drones sont de plus en plus utilisés, notamment au travers du développement et de l’amélioration des capteurs dont ils sont équipés, tandis que les robots et l’impression 3D sont encore en phase de développement et utilisés uniquement pour des tâches très spécifiques et limitées. La faible disponibilité commerciale des technologies d’automatisation reflète également le fait que les phases de construction et de maintenance de la chaîne de valeur ont un intérêt plus limité en matière de numérisation.

Enfin, l’utilisation efficace des données numériques représente l’avenir de la numérisation du secteur de la construction. En fait, l’analyse des données est nécessaire pour donner un sens à toutes les données recueillies et apporter des améliorations et des avantages tangibles. Cependant, comme les technologies et innovations de cette catégorie sont profondément liées à la maturité des technologies d’acquisition de données et d’automatisation, leur statut varie considérablement de l’une à l’autre. Le Building Information Modeling (BIM) est de plus en plus utilisé dans le secteur de la construction ; cependant, ce processus est souvent limité à la phase de conception des (grands) projets. La réalité virtuelle et augmentée et l’intelligence artificielle sont encore en phase de développement et ne peuvent pas encore être considérées comme prêtes pour le marché. Les Digital Twins se limitent pour l’instant à quelques projets pilotes, mais la majorité des acteurs publics et privés consultés s’accordent à dire qu’ils ont un fort potentiel pour l’avenir.

Politiques et initiatives de numérisation dans l’UE

Il existe un vif intérêt parmi les décideurs politiques pour soutenir la numérisation du secteur de la construction. Dans la majorité des États membres de l’UE – 16 sur 27 – il existe des politiques couvrant ou ciblant spécifiquement la numérisation du secteur de la construction. Les mesures politiques en faveur de la numérisation s’accompagnent souvent d’un soutien financier sous forme de subventions, de prêts ou de fonds propres, mais aussi d’une assistance technique, comme pour les plateformes de construction numérique. Les plateformes numériques de construction sont un exemple réussi de politique publique analysée. Ces plateformes sont des espaces virtuels ou physiques rassemblant des acteurs privés et publics pour accompagner l’intégration des technologies numériques. Bien que les plateformes ne génèrent pas toujours un fort intérêt, elles permettent des collaborations, des synergies et un partage des connaissances au sein du secteur de la construction et entre le secteur public et le secteur privé.
De nombreux gouvernements nationaux ont mis en place des obligations BIM dans leurs processus de passation des marchés publics. Les retours des acteurs de l’industrie et du secteur public consultés pour ce rapport indiquent que cela est particulièrement bénéfique pour favoriser la numérisation du secteur de la construction. Cependant, en développant de telles exigences, les acteurs du secteur public doivent également i) renforcer leurs capacités liées au BIM ; ii) équilibrer leur concentration entre un prix bas et une qualité élevée ; iii) et s’assurer que tous les types d’entreprises (petites et grandes) peuvent tirer parti de ces opportunités de numérisation.
Les gouvernements nationaux et locaux facilitent également l’adoption des technologies numériques dans le secteur de la construction en fournissant des services électroniques, par exemple en délivrant des permis de construire et en conservant le référentiel de données de construction et d’informations géospatiales (cadastre). Ceux-ci fournissent des informations et des données cruciales et pourraient faciliter l’adoption des technologies numériques. À cet égard, un nombre croissant d’États membres de l’UE ont adopté des systèmes numériques de permis de construire, des carnets de bord numériques et des registres de propriétés. Leur niveau de sophistication évolue également, avec par ex. l’intégration d’un système d’information géographique (SIG) et de modèles 3D pour le registre numérique des propriétés. Dans l’ensemble, avec le développement récent au niveau de l’UE – en termes de politiques, de mesures de soutien, de financement, etc. – on peut s’attendre à ce que les gouvernements nationaux soient incités à faire davantage pour soutenir la numérisation du secteur de la construction. Cela sera crucial pour soutenir la transformation du secteur et sa croissance, mais aussi pour atteindre les objectifs liés au climat et à la durabilité.

Moteurs et défis de la numérisation dans le secteur de la construction

Drivers

Les politiques et les drivers du marché jouent un rôle clé dans la numérisation du secteur de la construction. La Commission Européenne a mis en place des politiques ambitieuses pour soutenir l’adoption des technologies numériques au sein de l’UE. La vague de rénovation (EU Renovation Wave) vise à au moins doubler les taux de rénovation dans l’UE au cours des dix prochaines années ; la directive sur la performance énergétique des bâtiments promeut également les technologies intelligentes ; et le Green Deal européen consacre une attention particulière à la circularité du secteur de la construction. Ces politiques sont associées à des financements tels que les programmes Horizon Europe et Digital Europe, le mécanisme pour la relance et la résilience et InvestEU.
Les principaux drivers du marché sont les besoins des entreprises d’améliorer leur productivité et de réduire leurs coûts, ainsi que la demande du marché en matière d’adoption des technologies numériques, qui poussent les entreprises de technologie de la construction à innover.

Défis

L’analyse a conclu que le coût des équipements et des logiciels, le manque de main-d’œuvre qualifiée et le manque de sensibilisation et de compréhension des technologies numériques sont les trois principaux facteurs entravant la numérisation plus rapide et plus large du secteur européen de la construction.

Cela étant dit, des variations importantes sont présentes entre les États membres, les technologies et les acteurs. Par exemple, le coût des équipements a été évalué comme un facteur limitant important pour l’impression 3D et la robotique, mais un problème secondaire pour l’adoption des capteurs. D’autre part, le manque de main-d’œuvre qualifiée affecte particulièrement l’adoption de l’intelligence artificielle et de la réalité virtuelle et augmentée, et ne limite que dans une moindre mesure l’utilisation des capteurs.

Conclusions et leçons apprises

Il existe un consensus sur le fait que la numérisation est à la fois inévitable et essentielle pour la compétitivité et la durabilité du secteur européen de la construction. Malgré le manque de données relatives au niveau de numérisation du secteur de la construction dans l’UE-27, un certain nombre de technologies sont à un stade de développement avancé et ont été adoptées et intégrées par un nombre croissant d’entreprises du secteur.
Les initiatives politiques peuvent avoir un impact important sur la promotion de l’adoption des technologies numériques. Bien que ce rapport ait analysé les technologies numériques individuellement, il a reconnu le niveau élevé d’interconnexion entre elles. Ainsi, la maturité et le taux d’adoption d’une technologie numérique individuelle sont en partie liés au développement d’autres technologies, et cela devrait être pris en compte lors de l’élaboration des politiques publiques.

En tant que tel, les décideurs devraient adopter une approche holistique qui prend en considération les liens et les dépendances entre les différentes technologies, le contexte national et la structure du marché pour le secteur. Les parties prenantes consultées pour cette étude ont également confirmé le rôle important des mesures au niveau de l’UE, soulignant le besoin spécifique de trois types d’intervention : des réglementations, des campagnes de sensibilisation et un soutien financier aux entreprises de construction.
Un cadre réglementaire au niveau de l’UE tel que celui envisagé pour la création du marché unique des données a été identifié comme étant de première importance pour assurer une meilleure qualité et gestion des données, et pour relever les défis liés aux droits de propriété intellectuelle, à la cybersécurité et à la propriété des données.
L’UE peut jouer un rôle clé dans la sensibilisation aux technologies numériques, en particulier auprès des PME de la construction, qui ignorent souvent et/ou ne sont pas convaincues de leurs avantages. Les PME doivent être conscientes des opportunités de financement, et le processus de candidature doit également être adapté à leurs capacités et aux ressources disponibles.
L’UE devrait augmenter le soutien financier aux entreprises, et en particulier aux PME, pour qu’elles investissent dans les technologies numériques. Le nouveau CFP met l’accent sur la transformation numérique. Il comprend Horizon Europe (budget de 95,5 milliards d’euros) et Digital Europe (7,5 milliards d’euros) pour soutenir les investissements dans les infrastructures liées à la numérisation, le déploiement des technologies numériques, ainsi que la recherche et l’innovation.
La politique de l’UE devrait idéalement se concentrer sur les phases de planification, de conception, de construction, d’exploitation et de maintenance du secteur afin de soutenir efficacement sa numérisation. Les autres phases que sont la rénovation, la démolition et le recyclage sont des points d’entrée moins pertinents pour la plupart des technologies numériques et leur numérisation interviendra une fois que les autres phases de construction seront plus numérisées. Dans le même temps, à long terme, il sera important pour les décideurs politiques d’assurer la numérisation de toutes les phases conformément aux objectifs établis de la politique de construction circulaire et à leur importance pour les objectifs de la politique de rénovation.
L’élaboration et la mise en œuvre d’une intervention politique dans le secteur de la construction est un exercice très complexe, qui doit être pensé de manière holistique – non seulement d’un point de vue sectoriel, mais plutôt d’un point de vue systémique (c’est-à-dire en incluant les politiques horizontales). De plus, si une telle intervention vise à terme à avoir un impact sur le secteur et ses acteurs, il est essentiel d’identifier où les intérêts du secteur privé et public s’alignent le mieux. Une intervention politique de l’UE pourrait donc commencer par soutenir la numérisation des premières phases (c’est-à-dire les phases de conception et de construction) des chaînes de valeur de la construction, où le secteur privé manifeste le plus d’intérêt pour les technologies numériques. Il est important de noter que toute intervention politique élaborée doit être flexible pour refléter la dynamique observée dans le développement et l’intérêt pour différentes technologies, dont la pertinence peut changer rapidement. Enfin, il est important de noter que toute intervention politique de l’UE doit être fondée sur des preuves et étayée par des données suffisantes (qualitatives et quantitatives) sur la numérisation du secteur de la construction. Ce rapport est un premier pas dans cette direction, et des études futures pourront s’en inspirer pour approfondir des questions et des sujets spécifiques.
Le secteur privé manifeste son intérêt pour une intervention politique de l’UE dans les phases initiales de la chaîne de valeur.

Découvrez ce rapport passionnant de l’UE en cliquant ici.

[Webinaire] openBIM pour l’infrastructure : IFC, API et Cloud – Inscrivez vous pour le 22 juillet 2021 !

Rejoignez-nous le 22 juillet 2021 pour ce webinaire passionnant sur l’openBIM pour le domaine de l’Infrastructure

Heure : 7 h 00 PT / 10h00 HE / 14 h 00 GMT
Durée : 60min

97 000 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures sont nécessaires d’ici 2040 pour répondre à la demande de maintenance, de remplacement et de nouvelles capacités, selon les Perspectives mondiales de l’infrastructure du G20.

Alors que les nations du monde entier se mobilisent pour financer des projets d’infrastructure, les spécifications BIM sont adoptées à l’échelle mondiale, modifiant l’approche de la façon dont les équipes de projet documentent et livrent leur travail. Au cœur de ce changement se trouve la demande pour des données plus ouvertes. Les standards de données ouverts permettent une transition plus fluide et plus fiable de la conception du projet jusqu’à l’exploitation des actifs. Pour les développeurs d’infrastructures, une approche BIM ouverte de la conception et de la construction peut réduire les risques sur les projets et débloquer des gains d’efficacité et de productivité pour les équipes de projet.

Rejoignez les experts en infrastructure d’Autodesk alors qu’ils abordent la marée montante du BIM pour la conception et la livraison d’infrastructures, couvrant l’engagement d’Autodesk autour des normes de données ouvertes, les API publiques et les environnements de données communs (CDE) – tous cruciaux pour la réalisation de la prochaine génération de projets d’infrastructure.

Au programme :

  • Les défis du statu quo de la livraison des infrastructures avec de nouvelles obligations pour répondre aux normes et spécifications BIM
  • Les progrès vers un cadre d’infrastructure openBIM avec le schéma IFC4.3 de buildingSMART International pour l’infrastructure
  • Le rôle des API ouvertes pour permettre de meilleurs workflows d’infrastructure et une meilleure gestion des données pour les équipes de projet
  • Comment les normes de données ouvertes, les API et le Cloud répondent aux obligations des livrables BIM, avec l’examen d’une sélection de projets et de cas d’usages

A propos des présentateurs :

Marek Suchocki
Responsable de l’engagement du secteur des infrastructures, Autodesk

Marek siège à des comités consultatifs liés à la technologie au sein du CICES, de l’ULI, de l’Alliance BIM du Royaume-Uni, des normes britanniques et du CEN, et est membre du comité de pilotage buildingSMART InfraRoom.

Nigel Peters
Chef de produit principal Transports, Autodesk

Nigel dirige les équipes de développement de produits infrastructure AEC chez Autodesk, prenant en charge Autodesk BIM Collaborate Pro, Civil 3D, InfraWorks et Vehicle Tracking.

Guillaume Joubert
Responsable principal de la stratégie d’infrastructure, Autodesk

Guillaume est membre de MINnD, le chapitre français de buildingSMART InfraRoom, et a contribué à la phase initiale du dictionnaire de données “IFC track” pour MINnD4Rail. Aujourd’hui, il dirige la stratégie d’infrastructure pour la région EMEA et la stratégie globale pour le transport chez Autodesk.

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Sur Redshift “L’innovateur en énergie solaire afterFIT alimente le virage énergétique vert du Japon”


Au Japon, la société d’énergie verte afterFIT réalise des objectifs à faible émission de carbone à l’aide de drones, de conception 3D et de simulation.

  • Les initiatives mondiales en matière d’énergie verte poussent les pays vers les énergies renouvelables.
  • Au Japon, afterFIT cherche des moyens d’exploiter l’énergie solaire dans les zones montagneuses du pays.
  • afterFIT utilise des simulations projets 3D pour réduire l’impact des ombres sur la production d’énergie solaire.

L’élimination des émissions de gaz à effet de serre d’ici la seconde moitié de ce siècle est devenue un mouvement mondial. Initialement proposé par l’UE en 2019, cet objectif a été repris par les plus grands consommateurs d’énergie au monde, à savoir la Chine, les États-Unis et le Japon. Yoshihide Suga, le Premier Ministre japonais, a déclaré que pour atteindre zéro émission d’ici 2050, le pays devait obtenir 46% de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030.

Le développement du secteur des énergies renouvelables au Japon a pris du retard en raison des coûts élevés de construction et d’entretien et des problèmes d’efficacité. Malgré ces problèmes, le système de tarifs de rachat (FIT) du Japon a été lancé en juillet 2012, poussant le développement de l’avant en mettant l’accent sur l’énergie solaire. Cela a conduit à une augmentation spectaculaire de la production d’énergie renouvelable du pays : bien que seulement 8 % de l’énergie du Japon provenait de sources renouvelables en 2010, en 2019, ce chiffre était passé à 18 %.

Pour atteindre l’objectif écologique du pays, les sources d’énergie renouvelables telles que l’énergie solaire et éolienne doivent continuer à croître et être maintenues même après la fin du système FIT. La société solaire afterFIT est devenue une force majeure dans la quête du Japon pour une économie à faible émission carbone. Depuis sa fondation, afterFIT a fourni l’EPC (ingénierie, approvisionnement et construction) pour 214,9 mégawatts de production d’énergie solaire et exploite ses propres parcs solaires, qui génèrent 104 mégawatts.

Équilibrer l’efficacité et les coûts en terrain difficile

Pour exploiter une entreprise d’énergie renouvelable au Japon, où les terres disponibles sont rares et souvent montagneuses, une entreprise a besoin de pratiques efficaces pour contrôler les coûts de construction. afterFIT utilise la technologie numérique et des méthodes de construction axées sur les détails pour développer des systèmes qui maximisent le potentiel énergétique d’un emplacement donné.

« afterFIT est spécialisé dans la production, le transport et la vente d’électricité verte ; nous utilisons activement la technologie et les données pour résoudre les problèmes de décarbonisation au Japon », a déclaré Kanzo Tanimoto, PDG d’afterFIT. « Nous abordons les systèmes existants avec de nouvelles idées. Par exemple, afin de résoudre la pénurie de centrales électriques au Japon, nous rechercherons un site adapté à une centrale électrique en analysant les données satellitaires. Pour concevoir des centrales photovoltaïques, nous avons introduit les conceptions en 3D les plus avancées de l’industrie et effectué des simulations solaires sur 24 heures pour minimiser l’influence néfaste des ombres.

Eri Shiraga, de l’équipe de conception d’afterFIT, approfondit l’approche de l’entreprise : « Tout d’abord, nous devons étudier comment nous pouvons développer un site de manière rentable. Nous examinons la quantité de terres que nous devons apporter ou supprimer, ainsi que d’autres travaux de défrichement qui doivent être effectués. »

En plus des panneaux et des convertisseurs de puissance, les méga projets solaires nécessitent également un équipement de mesure de la lumière solaire et des routes d’accès pour l’entretien. « Lorsque vous construisez des routes pour le personnel d’entretien et les véhicules, vous devez maintenant commencer à penser au drainage de l’eau et à de nombreux autres facteurs de conception », explique Shiraga. « L’accumulation d’eau peut éroder les zones entourant les fondations des panneaux, ce qui pourrait les faire tomber. Nous nous efforçons d’utiliser efficacement le peu de terres dont nous disposons, par exemple en acheminant des canaux d’eau le long des routes d’entretien ou en utilisant des canalisations enterrées.

L’efficacité des panneaux solaires dépend fortement de leur positionnement et de leur orientation. « L’angle et la hauteur d’installation idéaux sont uniques à chaque site d’installation », explique Shiraga. « Par exemple, pour les projets à Hokkaido, nous devons prendre en compte les chutes de neige. Pour les régions autour de Tokyo, les panneaux sont généralement installés sur des supports de moins d’un mètre de haut, mais à Hokkaido, les panneaux sont installés à des hauteurs allant jusqu’à 3,5 mètres et à des angles allant jusqu’à 30 degrés.

Les installations à ces hauteurs et angles entraînent des gains d’efficacité énergétique, mais entraînent également des coûts d’installation plus élevés. Shiraga dit que pour une méga installation solaire, élever les panneaux de seulement 50 centimètres peut augmenter les dépenses de dizaines de millions de yens, de sorte que les coûts de telles modifications doivent être évalués par rapport à leurs avantages. « Le fait de modifier l’angle d’un panneau de même 1 degré peut entraîner une grande différence dans la quantité d’énergie générée, nous travaillons donc étroitement avec notre équipe d’analystes au fur et à mesure que nous progressons dans le travail de conception.

Utiliser la conception 3D pour combattre les ombres

Pour concevoir une ferme solaire, afterFIT utilise des drones pour prendre des photographies aériennes afin de générer un nuage de points dans Autodesk ReCap, qui est utilisé ensuite pour créer une cartographie terrain précise dans Autodesk Civil 3D. L’approche de conception 3D permet de prendre en compte les ombres projetées par les arbres ou d’autres objets à proximité afin de déterminer le positionnement qui maximise l’efficacité des panneaux solaires à installer.

Pour maximiser l’efficacité lors de la disposition des panneaux solaires, les panneaux ne peuvent pas projeter d’ombre les uns sur les autres. Selon les études d’afterFIT, projeter une ombre de seulement 3 centimètres sur le bord d’un panneau peut réduire la puissance qu’il génère de plus de 60%. L’entreprise utilise Civil 3D pour déterminer la disposition des panneaux ; à l’aide du module complémentaire Helios 3D, il peut automatiquement disposer des panneaux et effectuer des simulations 3D. Le plan est ensuite visualisé avec Autodesk InfraWorks pour comprendre l’effet des ombres.

Lors de la conception d’un agencement de panneaux qui maximise l’efficacité énergétique, le temps est essentiel. « Habituellement, une date de début d’opération est fixée et la planification commence, mais tant qu’un plan n’est pas en place, le travail de conception ne peut pas se poursuivre. Cela signifie que dans de nombreux cas, le temps alloué au travail de conception est limité », explique Shiraga. L’équipe utilise ce temps pour répéter les simulations de placement, en modifiant les paramètres lorsque même une petite quantité d’ombre est découverte. Ce processus minimise efficacement l’impact des ombres sur les opérations.

La technologie joue également un rôle dans la gestion et la maintenance des sites. afterFIT compte dans son personnel des opérateurs de drones et des spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) ; les drones sont utilisés à la fois pour les travaux de relevé laser et d’inspection. Différentes tâches nécessitent différents types de drones, et les travaux d’inspection qui prennent deux jours complets en personne peuvent être effectués par des drones en seulement 15 minutes. La quantité de chaleur dégagée par les panneaux peut aider l’équipe à identifier et à réparer rapidement les panneaux sales, les pièces endommagées ou les problèmes de connexion, ce qui réduit les temps d’arrêt. La recherche et le développement pour l’inspection automatisée des drones sont en cours, tout comme les systèmes de détection et d’analyse des défauts pilotés par l’IA.

Initiatives prospectives en matière d’énergie verte

afterFIT regarde au-delà de la production d’électricité à grande échelle vers d’autres sources d’énergie verte. Son projet d’abri pour auto solaire, qui monte des panneaux solaires sur les auvents de stationnement, est destiné aux stationnements commerciaux et industriels d’environ 100 places. La version du bâtiment commercial place les piliers à l’écart des acheteurs, tandis que la version industrielle est conçue pour maximiser la production d’électricité.

Mizuki Maeda dirige l’équipe de conception du projet de carport. « La plus grande différence par rapport à une ferme solaire est que les abris d’auto sont conçus pour que les gens puissent passer sous les panneaux », dit-elle. « Il s’agit d’une structure de type 4 selon les codes du bâtiment du Japon, ce qui signifie que l’approbation du gouvernement est requise. Cela signifie que nous devons prêter une attention particulière aux calculs de construction.

À cette fin, l’équipe dessine des plans 3D détaillés à l’aide d’Autodesk Inventor et prévoit d’utiliser Inventor Nastran pour effectuer une analyse des contraintes des joints structurels à l’avenir. Pour les carports commerciaux et industriels, afterFIT utilise InfraWorks pour visualiser en 3D le placement des modules par rapport aux voitures et aux personnes, ainsi que pour évaluer comment les ombres changent au cours d’une journée.

Avec l’émergence d’une économie à faible émission carbone, les initiatives des entreprises japonaises en matière d’énergie verte ont radicalement changé d’orientation depuis la seconde moitié de 2020. Les approches des entreprises mettront bientôt l’accent sur des initiatives plus proactives, comme celles d’afterFIT, qui s’intéressent aux problèmes environnementaux plutôt qu’aux entreprises. activités qui sont simplement soucieuses de l’environnement ou qui cherchent à ajouter une valeur environnementale à une transaction.

Source article Redshift ici.

BIM WORLD 2021, venez assister à des sessions passionnantes de Dirigeants et d’Experts du numérique et du BIM !

BIM WORLD est l’un des évènements majeurs dédié au BIM et aux nouvelles technologies dans le monde. Il ouvrira très prochainement ses portes les 23 et 24 juin 2021 à Paris Expo- Porte de Versailles ! Cette édition un peu particulière qui sera semi virtuelle et semi présentielle proposera près 120 conférences/ateliers et 350 exposants seront présents.

Autodesk est partenaire stratégique de BIM WORLD depuis sa création.

En parallèle de BIM WORLD, Low Carbon World tiendra sa première édition. Vous pourrez découvrir six grandes thématiques liées au numérique et à l’innovation pour tout le cycle de vie des actifs, qu’ils soient bâtiments ou infrastructure :

  • Construction 4.0
  • Bulding as a Service
  • Smart Data
  • Matériaux et performance environnementale*
  • Energie & performance d’exploitation*
  • Smart Territories & performance d’usages*

* Nouvel évènement Low-Carbon World se déroulant en parallèle de BIM WORLD

Cette année Autodesk ne sera pas présent physiquement avec un stand mais nous aurons toutefois le plaisir de vous présenter 2 keynotes passionnantes, des conférences d’Experts et nous animerons trois ateliers :

Les keynotes Autodesk :

Nicolas Mangon, Vice-President AEC Strategy présentera la vision stratégique d’Autodesk dans un monde en constante évolution.

Robert Bray, General Manager d’Autodesk Tandem, notre nouvelle solution de jumeau numérique, nous présentera leur importance pour une exploitation et une maintenance optimale de nos actifs construits tout au long de leur cycle de vie.

Ateliers et tables rondes :

Emmanuel Di Giacomo, Responsable du Développement des écosystèmes BIM et Architecte avec plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de l’AEC échangera avec les Sociétés Systra et Capgemini autour de la modernisation des métiers de la construction et nouvelles compétences.

Ateliers Autodesk :

  • Le 23 juin de 10h30 à 11h00 : SPACEMAKER – COMMENT L’IA RÉVOLUTIONNE LES PROJETS IMMOBILIERS

Venez découvrir Spacemaker, un logiciel SaaS d’Autodesk qui permet d’évaluer et optimiser le potentiel d’un foncier grâce à l’intelligence artificielle et au Generative Design. Utilisé lors des premières phases d’un projet immobilier, Spacemaker permet à ses utilisateurs de concevoir en quelques clics une maquette 3D et d’analyser une centaine de paramètres en temps réel (surfaces, ensoleillement, acoustique, ilots de chaleur etc.). De quoi trouver rapidement le concept idéal pour un site donné !

  • Le 23 juin de 11h30 à 12h00 : LES SOLUTIONS POUR UNE MEILLEURE COLLABORATION

Découvrez comment les nouvelles solutions de collaboration d’Autodesk faciliteront la gestion et livraison de vos projets. Utilisez et partagez les données de vos projets en co-conception à tout moment afin de prendre des décisions plus avisées tout en réduisant les échanges par e-mail, les délais et les demandes d’information.

Le 23 juin de 14h30 à 15h00 : LES WORKFLOWS OPENBIM AU SEIN DES PRODUITS AUTODESK

Cette session a pour objet de présenter en détail l’ensemble des possibilités offertes par les produits Autodesk permettant de mettre en place des workflows openBIM.  Outre la façon dont Autodesk embrasse la notion clé d’interopérabilité, cette session couvrira aussi bien les besoins en termes de visualisation des fichiers interopérables que l’openBIM dans les solutions collaboratives cloud et dans les outils de modélisation.

Lors de votre inscription ici, Autodesk est heureux de vous offrir un code de réduction afin d’obtenir gratuitement le « Pass first » permettant d’accéder à la zone d’exposition et aux ateliers: EXH-VIS-770413

Site officiel de BIM WORLD ici.

BIM Africa Innovation Awards, les appels à nominations sont ouverts ! Proposez vos candidats !

BIM Africa Innovation Awards 2021 ! Nominez vos Expertes et Experts maintenant !

BIM Africa lance son concours et reconnaît les talents et les efforts des principaux professionnels et organisations du secteur de la construction qui vont au-delà pour déployer des solutions innovantes pour le développement de l’Afrique. BIM Africa est une organisation de la société civile qui s’identifie aux idées les plus innovantes et les plus avant-gardistes de l’industrie africaine de l’AEC. La communauté est devenue un réseau d’esprits brillants au sein de l’Afrique et de la diaspora, les innovations pionnières traversent diverses sphères de l’industrie.

Voici une chance de mettre en lumière des individus, des entreprises ou des projets exceptionnels dans le secteur de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction et des opérations (AECO) à travers l’Afrique. Les nominations doivent être faites en anglais seulement. Pour les supports de traduction, contactez ckbahara@bimafrica.org

Les catégories de prix comprennent :

Innovation dans l’environnement bâti

Projets ou entreprises exceptionnels dans un pays africain avec un dossier soutenu par les résultats du déploiement de l’utilisation innovante des processus et systèmes de conception numérique, des performances de durabilité et des résultats globaux dans le secteur de l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction ou dans l’environnement bâti.

Prix d’excellence en recherche

Personnes exceptionnelles d’ascendance africaine dans le milieu universitaire (ou une équipe/un projet de recherche) qui ont développé et réalisé des travaux de recherches impliquant le déploiement de technologies et de processus numériques innovants pour conduire la transformation de l’industrie du bâtiment et des infrastructures.

Meilleure femme en construction africaine

Femme exceptionnelle d’ascendance africaine avec des performances exceptionnelles, des exploits incroyables et/ou une immense contribution à la croissance de l’industrie de la construction africaine.

Prix de la start-up exceptionnelle

Entreprises exceptionnelles dans un pays africain établies depuis moins de 5 ans et opérant dans le secteur du bâtiment et des infrastructures avec un dossier soutenu par les résultats d’un produit commercial exceptionnel (logiciel, matériel, service, équipement, etc.).

Étoile montante académique

Étudiants exceptionnels d’ascendance africaine en cours d’études dans un programme académique AECO ayant un projet de recherche, un projet éducatif, une mission et/ou des engagements exceptionnels impliquant l’utilisation ou la défense de technologies ou de processus numériques. Des groupes ou des équipes peuvent être nommés en tant qu’entité.

Prix Institutionnel

Institution exceptionnelle dans un pays africain avec un bilan soutenu de la promotion, du développement et de la mise en oeuvre de politiques, stratégies et programmes visant à élargir l’adoption des technologies numériques dans l’environnement bâti. Par exemple, une institution qui a développé un programme MSc exceptionnel. Un autre exemple peut être un ministère qui a proposé des politiques pour l’adoption du BIM.

D’autres catégories sont également disponibles, impliquant des entreprises, des équipes, des individus, des étudiants, des chercheurs, des projets ou peut-être une agence gouvernementale.

Le jury des BIM Africa Innovation Awards 2021 est composé de leaders de l’industrie étonnants ayant des antécédents d’excellence tels que les personnalités ci-dessous.

Rahel Shawl est la fondatrice et directrice de RAAS Architects, en Éthiopie. Elle a participé à la conception d’un ensemble impressionnant d’œuvres mêlant des idées contemporaines aux connaissances et aux contextes locaux. Elle est Loeb Fellow 2017 à la Harvard University Graduate School of Design, et a reçu le prix Aga Khan d’architecture en 2007. RAAS a récemment été nommé parmi les « 50 meilleures Agences d’architecture 2020 » par le magazine DOMUS.

Le Dr Zulfikar Adamu est professeur agrégé d’informatique stratégique dans la construction à la London South Bank University. Il a plus de 20 ans d’expérience en tant que chercheur, universitaire et consultant au Royaume-Uni, au Moyen-Orient et au Nigéria. Il est membre de la Chartered Association of Building Engineers (FCABE) et de la Higher Education Authority (FHEA). Il a participé au jury international des AEC Excellence Awards organisés par Autodesk pendant trois années consécutives.

Dahbia Meddahi est Architecte, BIM Manager, et spécialiste du Scan to BIM dans le cadre de plusieurs projets depuis 1993. Elle dirige IPFIG Innovations Technologiques en Algérie qui propose formation et accompagnement aux entreprises AEC en les encourageant à utiliser des techniques telles que le scan 3D, la réalité virtuelle ou le BIM . Elle est diplômée du MS BIM Master de l’Ecole des Ponts ParisTech-ESTP en 2020 spécialisé dans les problématiques de BIM en Exploitation-Maintenance et jumeau numérique.

Pour proposer une candidature, visitez dès maintenant https://awards.bimafrica.org Clôture des candidatures le samedi 31 juillet 2021.

Selon un article intéressant d’invertia I El Espanol, d’ACS à Sacyr, numérique, BIM, Big Data et blockchain permettraient de réaliser 25% d’économies !

Le numérique, une arme clé pour l’attribution des marchés sur les cinq continents

Un article passionnant sur les entreprises espagnoles ici.

Les grandes entreprises de construction espagnoles telles qu’ACS, FERROVIAL, SACYR, ACCIONA, augmentent leurs portefeuilles à 135 000 millions d’euros.
Sacyr met par exemple en service le quatrième tronçon de l’autoroute Pedemontana – Veneta en Italie.
Des autoroutes en Norvège, ponts en Colombie, tunnels au Royaume-Uni, hôpitaux au Chili, au métro de New York, à un aéroport au Pérou, aux lignes de chemin de fer en Australie, des projets différents, mais avec un dénominateur commun : ils sont entre les mains d’ACS, Sacyr, Ferrovial, OHL, FCC et Acciona.

La présence internationale des entreprises de construction espagnoles s’est multipliée et renforcée ces dernières années. Ainsi, par exemple, seulement 14% des projets d’ACS sont réalisés en Espagne. Les 86 % restants se font à l’étranger, avec l’Amérique du Nord en tête (51 %) et l’Asie-Pacifique (21 %).

Dans le cas de Ferrovial, les ventes en Espagne représentent 13 % du total : les États-Unis et le Canada en prennent 37 %. En ce qui concerne OHL, 76 % sont développés à l’étranger, les États-Unis étant son principal marché (42 %). Sacyr, pour sa part, est la deuxième entreprise de construction en Amérique latine.

Paris numériques

Dans cette démonstration de force des entreprises de construction espagnoles à travers le monde, il y a eu un élément clé dans leur développement : la transformation numérique. Un allié qui leur a non seulement ouvert des portes, mais leur a permis d’améliorer la rentabilité, l’expérience client et la différenciation par rapport à leurs concurrents.

Parmi les différentes armes dont ils disposent, le BIM (Building Information Modeling) se démarque. C’est une méthodologie dont l’objectif est de centraliser toutes les informations du projet dans un modèle d’information numérique 3D créé par tous les acteurs du projet. Une grande majorité de ces Entreprises utilisent d’ailleurs massivement les solutions Autodesk telles que Revit, Navisworks et autres.

Il ne s’agit pas seulement de conception, mais cela couvre également la construction du projet, et pour terminer enfin, sa gestion. Dans le même temps, il permet de réduire les coûts d’exploitation entre 15 et 25 %, selon l’étude « La numérisation dans le secteur de la construction : la révolution en marche », d’Oliver Wyman.

Dans le cas de Sacyr, ils utilisent la technologie BIM pour la nouvelle piste de l’aéroport de Lima (Pérou), et pour les hôpitaux de Tepual et Chacalluta (Chili). La société a également amélioré le processus pour affiner d’autres domaines tels que les quantifications et l’environnement de données commun (CDE) ou les plateformes collaboratives.

Formation

Si un projet est travaillé en BIM, les quantifications sont extraites et mises à jour automatiquement. L’automatisation permet de réduire les erreurs et d’optimiser le temps et la prise de décision.

FCC utilise également la technologie BIM. Dans son cas, sur l’autoroute A9, entre Badhoevedorp et Holendrecht, aux Pays-Bas, ainsi que sur la E6, en Norvège. Dans ce dernier cas, le BIM est aussi utilisé pour gérer la qualité et la sécurité sur site grâce à l’intégration d’appareils mobiles.

L’importance de cette technologie est telle, que les entreprises de construction telles que Hotchtief ont conclu un accord avec différentes universités telles que l’Université de la Ruhr à Bochum et l’Université Technique de Munich. Au total, la filiale ACS a formé 5 937 collaborateurs en 2020. Un an plus tôt, ce nombre était inférieur : 3 375.

Parallèlement à la technologie BIM, Ferrovial a effectué un test avec la technologie blockchain. Selon leurs estimations, grâce à cet outil, le volume des réclamations peut être réduit jusqu’à 15 %. Ils ont également opté pour le ‘big data’ pour moderniser les conditions de sécurité et la manière de construire un projet.

Contrôle du travail

Le projet Greenchain d’Acciona retrace l’origine renouvelable de sa production d’électricité avec la technologie blockchain. Ainsi, les clients peuvent vérifier, en temps réel, que 100 % de l’électricité fournie est propre. Des clients comme Enami et Nueva Atacama, au Chili, l’ont déjà utilisé.

Acciona a augmenté son chiffre d’affaires de 3% en 2020, atteignant 237 millions d’euros. Parmi ses projets, le soi-disant Digitunel. Son objectif est de numériser le suivi et le contrôle des travaux dans les tunnels conventionnels. Une technologie est en cours de validation dans la construction d’une dizaine de kilomètres de voie ferrée à Moss (Norvège).

Un autre projet est un nouveau dispositif de manipulation et de contrôle des poutres par entraînement mécanique par crémaillère. Il permet l’assemblage de poutres de fort tonnage dans des environnements avec des pentes supérieures à 7%. Il est utilisé dans la construction de ponts et de viaducs à Cebu (Philippines).

Avec la numérisation, les entreprises de construction espagnoles s’adaptent à un marché en évolution rapide. Des clients aux attentes différentes, de nouvelles capacités technologiques, une nouvelle génération de professionnels, ou le lancement de grands projets d’infrastructures du monde entier l’exigent.

« Seule une stratégie globale et cohérente, prenant en compte tous les aspects ensemble, garantira le succès », remarque le rapport d’Oliver Wyman. ACS, Sacyr, Ferrovial, OHL, FCC et Acciona le savent. Et cela leur permet de travailler en Espagne et de s’exporter dans le monde.

Source article en espagnol ici.

L’agence A26 innove et aménage un quartier grâce à la démarche TIM CIM BIM en impliquant les habitants dans une démarche de co-construction et d’éco-concertation

A26 et la commune de Longpont-sur-Orge créent l’évènement en donnant naissance au concept du TIM-CIM-BIM

Ce projet d’aménagement urbain est une première en France car il s’appuie sur une démarche numérique innovante ; le TIM CIM BIM ; un concept progressif qui s’adapte à l’échelle du projet que l’on étudie. TIM pour Territory Information Modeling à l’échelle de la région, CIM pour City Information Modeling à l’échelle de la Ville et enfin BIM pour celle du bâtiment.

Cette démarche nouvelle, innovante et très humaine voulue par Lionel Blancard de Léry, le fondateur d’A26, permet de mettre l’usager au cœur de la démarche et d’intégrer la conception architecturale dans un modèle numérique complet, qui sera utilisé tout au long de la création, de la construction et de l’exploitation des bâtiments. Cette approche a recueilli l’adhésion de tous, des habitants jusqu’au bailleur social, en passant par la collectivité et son Maire Alain Lamour. Enfin, elle été couronnée par un BIM d’argent du célèbre concours des BIM d’or du Moniteur. Retour sur cette réussite avec Lionel Blancard de Léry, fondateur d’A26, Alain Lamour, maire de Longpont-sur-Orge, et Damien David, BIM Manager de l’Agence dans cette belle vidéo ci-dessous. On y découvrira aussi les technologies innovantes qui ont été utilisées telles que Revit, InfraWorks, Dynamo et quelques autres.

[A lire sur Redshift] Les obligations BIM fleurissent en 2021 en Amérique latine !

Un travail en étroite collaboration avec les gouvernements pour répondre aux exigences de mise en œuvre de formation et de moyens pour réussir les obligations BIM

Source Redshift by Autodesk

Le BIM est une méthodologie qui permet de créer, stocker et analyser les informations d’un projet tout au long de sa vie, afin de prendre de meilleures décisions, c’est pourquoi sa mise en œuvre a fait des progrès significatifs dans toute l’Amérique latine au cours des deux dernières années.
Alors que les avantages du BIM – en termes d’économies de coûts d’un projet et de sa maintenance à long terme – deviennent de plus en plus visibles, la majorité des gouvernements des pays d’Amérique latine commencent à exiger son utilisation dans les projets publics sur la base de décrets, accords ou obligations, ce qui représente un grand défi pour tous les acteurs du secteur de l’AEC, qui doivent se former et se faire conseiller pour ne pas être relégués, par exemple, dans les appels d’offres pour les grands travaux d’infrastructure.

Ce processus se traduit pour les gouvernements par une plus grande efficacité budgétaire, transparence et productivité.

Notamment, le processus est déjà une réalité au Mexique et, dans peu de temps, il sera rendu obligatoire et sa pénétration selon les estimations, devrait atteindre 80% du marché. Le projet de l’aéroport international de New Mexico City, où il y avait une obligation pour que les différentes disciplines impliquées dans le projet soient connectées via le BIM a été un grand booster pour son utilisation. Les entreprises ont dû se mettre à jour pour ne pas être en reste. Et le même phénomène s’est produit avec d’autres grands travaux d’infrastructures publiques.

Non seulement les gouvernements s’organisent pour partager les connaissances, mais le secteur privé en fait de même à travers des groupes tels que : BIM Task Group Mexico, BIM Forum Argentina et BIM Forum Colombia.

Au cours des deux dernières années, la mise en œuvre du BIM a fait des progrès significatifs dans toute l’Amérique latine. Alors qu’au Chili, la norme nationale BIM est obligatoire depuis 2020, le Costa Rica a conclu un accord avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID) pour promouvoir l’adoption du processus et au Pérou, un décret suprême pour l’incorporation progressive du BIM a été publié en 2019 en investissement public. Ce ne sont là que quelques exemples cités par Ximena Rico, en charge de LATAM au sein du groupe Autodesk Government Affairs.

Pour Ximena Rico, c’est maintenant le moment de travailler sur la méthode pour mettre le processus en œuvre, en articulant trois acteurs essentiels : le gouvernement, l’industrie et le secteur universitaire. L’un des principaux défis est l’alignement et l’engagement de toutes les entités responsables de la mise en œuvre de cette méthodologie.

Quant à l’industrie, il existe dans tous les pays, des entreprises très matures dans l’utilisation de cette technologie. « Mais en LATAM, 95 % des entreprises qui se consacrent à la construction sont de petite et moyenne tailles. Ainsi – décrit-elle – lorsqu’une grande entreprise remporte un appel d’offres et, que pour se conformer, elle doit sous-traiter à un écosystème de 200 ou 300 entreprises qui n’ont pas mis en œuvre le BIM, le processus n’est pas un BIM pur et totalement efficace. L’une des initiatives les plus importantes est de pouvoir rendre cela 95% plus technique et efficace ».

Voir aussi : Une entreprise high-tech grandit grâce au nouveau plan d’exécution BIM

Les principaux alliés pour y parvenir sont les fédérations et organisations professionnelles du secteur de la construction, à travers des webinaires, des formations gratuites et la diffusion de témoignages de réussite documentées provenant d’autres pays. « L’ISO dispose déjà de la norme 19650, centrée sur le BIM, qui est internationale. Ensuite, vous pouvez créer une annexe locale où un pourcentage très élevé de ce qui est défini est conservé, et ainsi beaucoup de travail est économisé », précise Ximena Rico.

Dans la même veine, en 2020, le réseau BIM des gouvernements d’Amérique latine – composé de l’Argentine, du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Mexique, du Pérou et de l’Uruguay – a été créé en quête d’alignement.

C’est une organisation régionale des normes et des processus, et qui promeut aussi la formation. En plus de se rencontrer tous les deux mois, ils ont participé le 17 mars au premier BIM Global Summit, organisé par le Royaume-Uni.

Non seulement les gouvernements s’organisent pour partager leurs connaissances, mais l’industrie privée fait également de même à travers des groupes tels que BIM Task Group Mexico, BIM Forum Argentina et BIM Forum Colombia.

La formation peut commencer en entreprise, en commençant par un contrôle interne, la préparation des personnes et la mise à disposition d’un plan de déploiement.

Le défi de la formation

Selon certains experts, les moyennes et grandes entreprises doivent disposer d’une équipe et d’un support externe pour la formation afin de pouvoir étendre leur portée si elles ont de grands projets. Ils peuvent faire appel à des BIM managers si des besoins spécifiques apparaissent ou travailler en sous-traitance avec eux ou des AMOs pour ceux qui ne souhaiteraient pas former un département BIM. Et dès qu’ils se sentent à l’aise, ils peuvent tous se mettre au BIM.

Concernant l’enseignement du BIM dans le secteur académique, Ximena Rico considère que la plus grande difficulté est que, compte tenu du temps que prennent les modifications des programmes pédagogiques, le risque réside dans le fait que lorsque ce type de sujets sont finalement intégrés, ils seront déjà dépassés par d’autres processus. C’est pourquoi il est plus efficace d’opter pour des modifications parascolaires. “De cette façon, la technologie peut être introduite, ce qui peut être aujourd’hui le BIM, mais demain les jumeaux numériques et peut-être plus tard l’intelligence artificielle ou toute autre technologie émergente.

Au Mexique, le très prestigieux National Polytechnic Institute (établissement public d’enseignement supérieur) dispose d’un pôle qui sert à la fois le gouvernement et les entreprises privées : c’est ainsi qu’ils alimentent leurs stratégies, entre pratique et pédagogie. D’autre part, les membres de ConstruBIM donnent des cours à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), à des niveaux basique, intermédiaire et avancé dans ce qui constitue un diplôme BIM professionnel. Et des exemples similaires existent dans d’autres universités d’Amérique latine, comme celle de Lima.

En 2020, l’École de gestion de la Chambre argentine de la construction a mis en place un diplôme BIM pour les chefs de projet et les coordinateurs et les chefs de projet. Son directeur, Sebastián Orrego, ajoute qu’ils ont également lancé le programme BIMEA (BIM pour les études d’architecture) afin de cibler les petites et moyennes agences d’architecture. D’autre part, Orrego assure que le nombre d’inscrits aux conférences et cours liés au BIM a augmenté de 500% par rapport à l’année précédente : ils ont atteint un total de 39 000 participants.

« Au cours de cette année – détaille Orrego – nous voulons approfondir notre parcours et améliorer le contenu des deux programmes. En 2021, le BIM acquiert une pertinence importante, puisque de nombreux gouvernements font la promotion des obligations en Amérique du Sud, car ils sont de plus en plus conscients des économies réelles que son utilisation implique, non seulement en coûts, mais aussi en retour sur investissement ».

Les entreprises sont claires sur le fait qu’elles doivent mettre à jour leurs processus et équipements professionnels par le biais d’une éducation formelle ou de programmes dirigés par l’industrie afin d’assurer leur compétitivité.

Les chiffres au niveau régional

Orrego coordonne également, depuis 2018, le Bim Forum Latam de la Fédération interaméricaine de l’industrie de la construction (FIIC), composé de 19 chambres de 18 pays. Depuis cette organisation, ils ont mis en place avec succès un accord avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID) pour mener une enquête sur la mise en œuvre régionale du BIM dans 747 cas, par le cabinet Dodge Data & Analytics.

Le rapport montre que la majorité des investissements futurs seront liés au développement de normes et à la personnalisation de solutions et de bibliothèques 3D. Une autre conclusion intéressante est que 96% des personnes interrogées ont tiré des bénéfices de la mise en œuvre du BIM, mais 60% pensent qu’elles ont encore beaucoup plus à gagner. C’est peut-être pour cette raison que la majorité a participé activement à un certain type de cours de formation, principalement ceux offerts par les chambres et les associations professionnelles.

Des chiffres traités par le rapport de la BID, on peut déduire que pour 80 % des entreprises, il est clair que — que ce soit par l’éducation formelle ou dans des programmes dirigés par l’industrie —, la mise à jour de leurs processus et de leurs équipes professionnelles sera la clé pour assurer leur compétitivité. Mais en plus de la technicisation rapide des entreprises, il est essentiel que les gouvernements accélèrent le processus de mise en œuvre de la méthodologie et les universités revoient le contenu de leurs programmes. Ce sont les trois piliers nécessaires pour garantir la réussite des projets dans ce nouveau paradigme imposé par le BIM.

[Interview] GL events, leader mondial de l’évènementiel met en scène un savoir-faire BIM hors du commun pour continuer à nous émerveiller et nous faire rêver – Entretien avec Guillaume Tizon et Felipe Dias, Experts BIM du Groupe

Dans notre découverte des grands Acteurs de l’AEC ayant entamé leur transformation numérique, nous partons cette semaine à la rencontre de l’un des leaders mondiaux de l’évènementiel, le Groupe GL events qui a développé un savoir-faire hors du commun qui s’appuie sur le BIM et le numérique. Nous avons donc le plaisir de recevoir Guillaume Tizon et Felipe Dias Rocha Mesquita qui sont en charge du BIM dans le département HALL EXPO.

Bonjour Guillaume et Felipe, bienvenus sur ABCD. Nous sommes heureux de recevoir une entreprise Leader telle que GL events. Pourriez-vous svp vous présenter et nous expliquer votre parcours avant d’arriver chez GL events ?

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Guillaume TIZON et je suis originaire du nord de la France. J’ai obtenu un DUT Génie Civil et une Licence Choix Constructif à qualité environnementale à Amiens. J’ai travaillé en tant que Dessinateur CAO en charpente métallique en Bretagne puis en tant que chargé d’affaires en serrurerie à Genève. Je me suis décidé en 2016 à suivre une formation d’un an au GRETA La Martinière à Lyon en tant que BIM coordinateur et en parallèle j’ai créé une filiale de scan 3D avec une entreprise Hongroise. En 2017, j’ai intégré GL events dans le bureau d’études de HALL EXPO pour mettre en place une méthodologie BIM.

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Felipe Dias et je suis originaire du Brésil. Je suis arrivé en France en 2012 pour intégrer une école d’ingénieurs (INSA de Lyon) et suite à un premier stage en agence d’architecture, j’ai commencé à découvrir le BIM. Je me suis auto-formé à Revit avec des ressources en ligne, en application sur des projets académiques (Structure béton armé, charpente métallique, CVC et performance énergétique du bâtiment, entre autres) et lors de mes stages professionnels. J’ai ensuite poursuivi ma carrière en tant qu’ingénieur projeteur CVC / BIM et ensuite chez GL events pour le projet du Grand Palais Ephémère.

Quel sont vos rôles respectifs chez GL events ? Et dans quelle division êtes-vous ?

Guillaume : Je suis dessinateur CAO au sein du BE HALL expo (tribunes, podiums et structures) et mon rôle consiste à mettre en place le BIM dans cette structure. Je suis actuellement BIM coordinateur en cellule synthèse sur le projet du Grand Palais Ephémère (Paris). Mon objectif est de devenir BIM Manager au sein de cette entreprise.

Felipe : Je suis coordinateur technique BIM / Synthèse pour le projet du GPE et j’ai travaillé également sur le développement de la bibliothèque “structures” au sein du bureau d’études.

De nombreuses personnes connaissent GL events mais votre Groupe étant très diversifié et global, pourriez-vous svp nous le présenter, ainsi que ses différentes activités et pôles en France et dans le monde ?

En effet, GL events est un grand Groupe qui comprend 3 pôles :

LIVE (fourniture de prestations de services aux évènements) : structures, tribunes, podiums, agencements, stands, éclairages, signalétiques, audiovisuel.

VENUES : ce département s’occupe de gestion d’espaces événementiels (parcs d’expositions, palais des congrès, salles multifonction comme : EUREXPO (Lyon), Maison de la Mutualité (Paris), Rio Centro (Brésil) par exemple.

EXHIBITIONS : ce département est en charge de l’organisation de salons, congrès et évènements : BEPOSITIVE, CFIA RENNES, EQUITA LYON par exemple.

Sur quels types de projets travaillez-vous en général ? Il y a notamment des grands évènements à l’international, mais pas que ? Quelle en est l’étendue ?

Nous travaillons sur tous types d’évènements. Cela va de l’implantation locale à des évènements internationaux comme le Commonwealth (Australie), ou le GP F1 du Castellet (France), la Coupe du monde de rugby, les JO (Japon), la Rider cup, les tribunes du 14 Juillet sur les Champs-Elysées, le Festival de Cannes, etc.

Et plus récemment des tribunes pour le stade de Chambly et le Grand Palais Ephémère (France).

Quand GL events a décidé de faire cette transition vers le BIM et quelles en étaient les raisons fondamentales ? Était-ce une stratégie de groupe, ou était-ce lié à la volonté d’une personne ou d’un groupe de personnes ?

Paul Schollhammer (Responsable du BE Tribunes) : “Le groupe GL events a décidé de mettre en place sa transition vers le BIM en 2017, motivé par le souhait de nos clients et l’opportunité d’améliorer nos livrables. Le marché des Jeux du Commonwealth à Gold Coast (Australie) en 2018 a été le premier évènement majeur pour lequel GL events a été retenu, en partie pour sa capacité à livrer des maquettes 3D à l’organisateur. Ce défi à relever nous a permis de développer et de découvrir les possibilités qu’offrent la solution Autodesk Revit appliquée à notre métier des tribunes démontables. Depuis, le logiciel Revit et la collaboration BIM a pris toute son importance au sein du bureau d’études GL events.

En tant que leaders de l’évènementiel, comment avez-vous planifié cette transition vers le BIM ? Avez-vous changé l’organisation des équipes et des bureaux d’études, si oui comment ? Quelles technologies avez-vous adopté et avez-vous formé les personnes en conséquence ?

Paul Schollhammer (Responsable du BE Tribunes) : “La transition BIM du groupe GL events a débuté par les métiers des infrastructures temporaires que sont les tribunes, chapiteaux et échafaudages pour lesquels les interactions avec d’autres métiers ou environnements sont fortes et primordiales. Nous avons choisi de nous imprégner des méthodes BIM et des logiciels adéquats en engageant un alternant au sein de l’équipe technique avec pour mission d’explorer et de développer les outils BIM. Nous avons retenu le logiciel Revit et avons développé notre gabarit et surtout notre bibliothèque de modèles (génériques). Le travail de modélisation des centaines de références en stock a été fait au fil de l’eau et des projets, tout en intégrant une facilité de manipulation des objets grâce aux familles imbriquées et paramétriques. Depuis, nous utilisons quotidiennement d’autres outils tels que Autodesk Navisworks pour la collaboration BIM ou Enscape pour le rendu d’images et d’animations. Actuellement, nous explorons les possibilités de Dynamo pour automatiser la production de dessins récurrents. L’alternant ayant porté cette mission a aujourd’hui été embauché au poste de Coordinateur BIM et forme quotidiennement les dessinateurs de l’équipe en plus de la formation initiale de 3 jours que chacun a pu suivre.”

Comment êtes-vous organisés ? Avez-vous des BIM Managers, Modélisateurs, Coordinateurs ? Ou le BIM est-il intégré aux métiers directement ?

Nous n’avons jusqu’à présent pas connaissance d’entreprise évènementielle qui travaille avec des modèles BIM. Nous sommes donc repartis de la base pour intégrer le BIM dans nos métiers structures et tribunes. Certaines conceptions de pièces étaient déjà réalisées avec des logiciels de conception mécaniques (Autodesk Inventor ou autre par exemple), nous avons récupéré le maximum d’informations pour éviter les pertes de temps. La problématique principale a été de concevoir les familles paramétriques pour tous nos produits pour que ces familles répondent exactement à notre besoin !

Nous avons été d’abord BIM modeleurs, en intégrant toutes les spécificités et les informations de nos produits, puis BIM coordinateurs sur l’un de nos projets phare qui est le Grand Palais Ephémère sur le Champ de Mars à Paris.

Avez-vous une charte BIM GL events globale, des gabarits, familles et outils spécifiques ? D’ailleurs le BIM est-il utilisé dans tout le groupe ou seulement chez vous ?

Non, malheureusement car étant les seuls à utiliser le BIM au sein de GL events, nous n’avons pas encore mis en place une charte BIM globale, mais c’est notre prochain objectif !

Nos familles paramétriques intègrent un code pour chaque pièce qui nous permet de mettre en corrélation le produit identifié sur la maquette avec toutes ces informations telles que les caractéristiques techniques, disponibilités stocks, prix, numéro de plan de fabrication, etc.

 Nous avons réalisé et nous alimentons régulièrement des gabarits de travail pour préconfigurer nos familles, nos vues, nos nomenclatures et nos livrables.

Le BIM commence à s’exporter au sein du groupe notamment dans les bureaux études comme LIVE (énergie, sons, lumières). Il y a un réel besoin de travail collaboratif et nos clients sont d’autant plus en plus en demande ! 

Les débuts ont-ils été lents et difficiles ? Qu’est ce qui est le plus compliqué au quotidien quand on travaille en BIM ?  Y-a-t-il toujours de la résistance interne ?

Oui, effectivement le début était très difficile étant le seul à connaitre le logiciel Revit (Guillaume), nous ne savions pas sur quel pied danser et nous n’avions pas de retour d’expérience dans ce domaine. Il a fallu plusieurs tests et presque un an et demi de modélisation et de création de familles pour arriver à un projet optimum. Car dessiner une tribune avec plusieurs milliers de pièces pour un projet devenait extrêmement volumineux, donc la solution était d’optimiser les familles et de les alléger pour réussir à travailler correctement.

Il y a effectivement souvent des résistances en interne car n’ayant pas la même interface qu’AutoCAD, Revit peut être perçu comme un logiciel assez complexe à utiliser, ce qui n’est pas vraiment le cas. Enfin, il n’existe pas de formation spécialisée pour l’évènementiel (intégrant entre autres la création de familles spécifiques à ces métiers).

Pour que nos lectrices et lecteurs comprennent : Faites-vous uniquement l’ingénierie des lieux évènementiels, et gérez-vous aussi la construction avec vos propres équipes ? Ou est-ce externalisé ?

Le groupe GL events représente toute la chaîne de valeur de l’évènementiel grâce à ses trois pôles :  de l’organisation, la conception, fabrication, pose et gestion. Le pôle LIVE plus particulièrement où les outils BIM sont en cours de déploiement, et particulièrement les métiers “Tribunes et Structures”, est en charge de la conception architecturale des infrastructures d’accueil, leur dimensionnement, leur modélisation, stockage, préparation, transport, montage et démontage. Ces activités et compétences sont toutes internalisées. Il est en revanche fréquent de sous-traiter tout ou partie en cas de forte charge d’activité.  L’exemple de la construction que vous citez est le bon : plusieurs équipes de montage GL events voyagent à travers la France pour les chantiers de construction et des équipes externes (sous-traitance) interviennent ponctuellement en forte saison lorsque l’activité est trop forte vis-à-vis de la capacité des internes.

Vous faites beaucoup de tribunes et vous utilisez beaucoup d’éléments modulaires. Le BIM est-il un avantage et avez-vous développé des méthodologies spécifiques ?

Avant de débuter notre transition vers le BIM et les outils de modélisation 3D, nous avions conscience des limites et contraintes de la 2D et du logiciel AutoCAD dans la conception de structures modulaires complexes et leur interaction avec l’environnement ou d’autres métiers et intervenants. Le passage vers une modélisation 3D et BIM avec l’intégration en amont des données de sites (coordonnées, altitude, topographie) et l’intégration des modèles 3D Architecte ou BET a été un vrai bon en avant. Nous avons fortement progressé dans la détection des interfaces et interférences (clashs) et surtout dans la qualité de nos livrables en phases EXE (plans 2D, détails 2D et 3D) , en plus des livrables remis à nos clients.  

Le BIM est-il plus intéressant pour vous sur la partie conception, construction, logistique sur le chantier, etc.. ?

Le BIM est plus intéressant dans différents domaines :

En phase conception

Cela permet de se rendre compte plus facilement des erreurs de dessins et :

  • d’éviter des clashs avec l’environnement extérieur ou entre les pièces (Navisworks)
  • d’avoir une vraie lecture de ce que les futurs participants verront => pertinence de la réalisation virtuelle avant la réalisation réelle
  • d’obtenir des validations clients très rapides grâces aux rendus (Revit + Enscape)

Pour la partie logistique

Cela nous permet de :

  • quantifier automatiquement toutes les pièces à partir du plan
  • identifier visuellement les pièces (pour les nouveaux caristes)

Pour la partie chantier / construction

Cela nous permet :

  • d’avoir une meilleure compréhension des plans pour les monteurs notamment étrangers (gains de temps)
  • d’intégrer les contraintes du site (grâce aux nuages de points ou modèles 3D )
  • d’avoirs des prises de décisions sur chantier ou en réunion très rapides

 La capture de la réalité ou scan-to-BIM joue un rôle essentiel, notamment pour des projets tels que ceux que vous gérez. Avez-vous des équipes de scan, des lasers et drones ? Comment cela s’interface-t-il avec la partie BIM ?

Le Scan 3D et la photogrammétrie sont des outils très puissants et pas encore très répandus. Nous n’avons pas d’équipe dédiée au scan 3D. Nous sous-traitons au cas par cas ou nous louons le scan pour effectuer nous-mêmes les relevés (ex : le GP F1 du Castellet).

Dans l’exemple ci-dessous, la tribune est fixée sur des talus et le relevé 3D du TN (terrain naturel) permet de réaliser une coupe au millimètre près.

Cela permet ensuite de dessiner la tribune à la pièce près. Grâce au relevé 3D nous gagnons du temps sur chantier et évitons d’avoir de mauvaises surprises dûes au TN.

Et enfin pour la partie logistique, cela nous permet de calculer la quantité suffisante d’échafaudages pour le chantier.

© GL events – Photogrammétrie : GP F1 de Spa-Francorchamps

SPA-FRANCORCHAMPS (GP F1 et Rallye)

Dans le cadre du montage d’une structure sur un échafaudage à une certaine hauteur, le but était de voir si les VIPs pourraient voir le fameux virage du Raidillon. Ainsi, nous avons intégré notre structure dans un nuage de points et validé la ligne de vue (ou cône de vision). Comme on peut le constater ci-dessous, nous obtenons exactement la même image entre le modèle virtuel et la réalité.

© GL events – 2021

JO 2020 au Japon

Pour les JO 2020 au Japon, nous avons récupéré le nuage de points du terrain naturel et du terrain de canoé kayak.

Le terrain ayant plusieurs pentes, le but était d’ajuster au mieux la tribune en hauteur pour obtenir le moins de cales possible (car le Japon étant sismique, nous devions ainsi faire attention à la réglementation en vigueur).

Cela nous a permis d’obtenir des points de repère réels pour implanter correctement la tribune parallèlement au terrain de jeu.

© GL events – 2021

Nous avons aussi pu simuler les points de vue de certains spectateurs :

© GL events – 2021

Le Grand Palais Ephémère

Conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte et installé sur le Champ-de-Mars, le Grand Palais Éphémère est un bâtiment provisoire de 10.000m2. Son ossature en bois, ses vertus écologiques et ses propriétés acoustiques en font un bâtiment à la structure remarquable, résolument ancré dans notre époque. Une véritable prouesse architecturale qui s’insère parfaitement sur le site du Champ-de-Mars dont l’histoire est, tout comme celle du Grand Palais, très liée aux Expositions universelles qui ont animé l’esplanade dès 1867.

Il a été conçu et réalisé techniquement par GL events et après plusieurs mois de montage, le Grand Palais Éphémère est désormais terminé.

Nous avons choisi de scanner le GPE pendant la phase travaux pour modifier les plans tels que construits. Sur ce type de projet, tout se trouve en hauteur, donc scanner et mesurer était la seule solution pour faire des plans de recollement et vérifier la cohérence et le bon déroulement de la construction.

Sur la photo ci-dessous, les buses en rouges nous montrent bien le bon emplacement grâce à la superposition du scan 3D et du modèle 3D dans le logiciel Navisworks.

© GL events – 2021, Grand Palais Ephémère (MOA RMN, Architecte Wilmotte et Associés)

Sur la partie modélisation, utilisez-vous Revit et quels bénéfices y voyez-vous ? Avez-vous développé un gabarit et des propriétés particulières que vous injectez dans vos modèles et pourquoi ?

Nous utilisons effectivement Revit mais aussi Autodesk Inventor et AutoCAD de la Collection AEC Autodesk.

En avant-projet, nous travaillons sur AutoCAD (pour un gain de temps évident).

Pour des projets et pièces spécifiques nous réalisons les plans de fabrications sur Inventor puis les exportons directement en .RFA dans Revit puis les assemblons dans ce logiciel.

Pour des projets avec des pièces récurrentes et donc plus standards, nous utilisons uniquement Revit.

Sur la partie modélisation les bénéfices de travailler sur Revit sont :

  • Vision réaliste de la tribune
  • Rendu 3D Rapide
  • Cône de visibilité et vue réaliste de ce que verra un spectateur
  • Détection de clashs avec l’environnement en 3D (impossible à voir en 2D)
  • Débit et nomenclatures en temps réel
  • Travailler efficacement et rapidement avec les nuages de points
  • Production plus détaillée et plus compréhensible des plans
  • Intégration d’une base de données via des plans DWG dans Revit
  • Interopérabilité entre les logiciels

Quels sont les quelques projets que vous avez conçus en BIM, qui sont une réussite et dont vous aimeriez nous parler en nous donnant les raisons de ces belles expériences ?

Nous avons commencé à implémenter le BIM en 2017 par le biais des projets des Jeux du Commonwealth en Australie, STA (Le client souhaitait uniquement une 3D) puis GAC (piscine olympique). Le modèle 3D nous a permis de réaliser des plans de montage 3D, des lignes de vue 3D).

Il y a ensuite le GP F1 du Castellet où nous avons réalisé une grande tribune totalement avec Revit, ce qui nous a permis de sortir un quantitatif exact grâce aux nuages de points du terrain naturel, de réaliser des plans de montage 3D et 2D et des rendus photoréalistes.

© GL events – 2021

Enfin, le Projet Bellemare (Coupe du monde de rugby au Japon) qui est une réalisation avec Revit d’une maquette BIM et qui nous a permis de produire des plans de montage de type “IKEA” pour des monteurs étrangers ne connaissant pas notre technologie.

© GL events – 2021
  1. SPA Francorchamps (GP F1 ET Rallye) avec le montage d’une structure sur un échafaudage à une certaine hauteur en intégrant le nuage de points.
  2. Le projet Kumagaya (Coupe du monde de rugby au Japon) où nous devions rajouter une tribune derrière des tribunes béton existantes, des plans de montages 2D et 3D, des débits issus de Revit pour la préparation de stock du chantier.
  3. KSC (JO 2020 Japon – canöé) : Nous avons récupéré le nuage de points du site de canoé kayak et intégré notre tribune dessinée sur Revit dans celui-ci. Cela a permis de caler la tribune en hauteur, d’être parallèle au terrain et de servir quelques points 3D pour notre implantation. Les plans d’implantation ont été uniquement extraits de la maquette BIM.
© GL events – 2021

Toutes les tribunes des JO ont été modélisées avec Autodesk Revit.

© GL events – 2021

Tribune pour le Stade de Chambly

Sur ce projet, nous avons travaillé avec 3 logiciels différents (AutoCAD/Inventor/Revit). Nous avons été évidemment heureux d’avoir Revit pour modéliser cette tribune et produire des plans vraiment détaillés car ce fut un chantier complexe avec beaucoup de pièces spécifiques.

Pour le Grand palais Ephémère, nous avons participé au projet en tant que Synthèse EXE et BIM. Nous avons dû gérer l’ensemble des 20 lots concernant ce chantier.

© GL events – 2021

Utilisez-vous beaucoup de réalité virtuelle et augmentée ? Est-ce surtout important dans le cadre de vos relations avec la maîtrise d’ouvrage ou alors aussi avec les équipes chantiers ?

Nous avons utilisé la visite virtuelle notamment pour le Grand Palais Ephémère, qu’il est possible de visualiser ici : https://www.linkedin.com/company/gl-events/videos/. Cette possibilité de présenter notre œuvre de manière virtuelle avant qu’elle ne soit construite nous a ouvert des possibilités de communication marketing, commerciale, ainsi que politiques inimaginables.

En termes de simulations, vous êtes assez avancés. Que simulez-vous grâce au BIM ? Eclairage, foules, muséographie, installation/désinstallation, risques, etc. ?

En effet, nous simulons notamment :

© GL events – 2021 – Anticipation de la signalétique d’un site

A l’avenir, nous envisageons de gérer la gestion des flux sur une tribune ou dans une structure.

Sur la partie synthèse, que pouvez-vous nous dire de particulier ? Quelles technologies utilisez-vous ?

Nous utilisons Autodesk Revit pour modéliser, AutoCAD pour réaliser des plans de synthèses, puis Navisworks pour visualiser les résultats et ensuite envoyer à l’ensemble de nos collaborateurs.

La Synthèse du Grand Palais Ephémère consiste à assembler l’ensemble des plans EXE des différentes entreprises puis analyser, pour qu’architecturalement et techniquement parlant, tout fonctionne !

Nous avons dû redessiner beaucoup d’éléments en 3D pour réaliser notre synthèse et corriger les collisions entre les différents lots.

En termes de fabrication d’éléments préfabriqués ou non, le BIM vous est-il utile pour accélérer ce processus ?

Non, aucunement.

Utilisez-vous des plugins pour aller plus loin (exemple : économie de la construction, rendu, fabrication, etc.) ?

Pour le moment, uniquement Enscape dans Revit pour les rendus réalistes

Enfin, la solution Bimone nous permet des échanges de nomenclatures avec Excel pour des projets de bases de données et zoning de différents stades.

Le BIM a-t-il changé vos relations avec les architectes, BET et maîtres d’ouvrage ?

Je dirais plutôt que nos acquis BIM nous ont amené vers de nouveaux clients et donc des architectes et maîtres d’ouvrage avec lesquels nous n’avions jamais tissé de lien auparavant. Maintenant, nous sommes de plus en plus souvent sollicités par les Architectes directement afin de leur apporter notre aide en conception et leur fournir des modèles 3D en phase AVP et PRO. Ce qui nous donne un avantage certain en phase DCE pour remporter le marché de la fourniture d’installations temporaires.

L’un de vos projets phare actuels est le Grand Palais éphémère. Pourriez-vous nous en dire quelques mots ? C’est une belle prouesse car le bâtiment sera amené à être démonté pour être réutilisé ailleurs. Le BIM a-t-il été la clé de votre succès ?

Le Grand Palais Éphémère, bâtiment provisoire de 10 000 m² conçu par l’architecte Jean-Michel Wilmotte et réalisé par GL events, s’installera sur le Champ-de-Mars au début de l’année 2021 jusqu’à l’issue des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024. Destiné à accueillir pendant la rénovation du Grand Palais les événements d’art, de mode et de sport habituellement organisés dans la Nef, il abritera également des manifestations culturelles initiées par la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais.

C’es tne structure démontable et réutilisable ailleurs et construite à partir de matériaux durables pour un projet en phase avec les impératifs environnementaux de notre époque.

C’est un chantier d’envergure de 40 millions d’euros réalisé en seulement 9 mois et dont voici les date clefs du chantier :

  • Début des travaux : 15 juillet 2020
  • Autorisation d’ouverture au public : 6 mai 2021
  • Dimensions techniques du GPE :
  • Longueur nef principale : 145m
  • Longueur nef secondaire : 140m
  • Grande largeur : 51m
  • Petite Largeur : 33m
  • Hauteur du bâtiment : 20m
  • Hauteur sous voûte intérieure : 16.5m

Le Grand Palais Ephémère est un chantier hors normes et sans le BIM, il aurait été très compliqué techniquement de réaliser une synthèse précise. Sur ce chantier, imaginez-vous en train de travailler sur un plan 2D et ensuite projeter dans la partie courbée.

Le BIM nous a permis de réaliser des prouesses en un temps record !

© GL events – Wilmotte & Associés

Nous avons principalement travaillé avec Revit et Navisworks au niveau des modèles 3D.

Voici quelques étapes de phasage du projet :

La clef importante du projet était l’acoustique. Nous avons résolu cette problématique avec des parois d’ 1 m d’isolation comprenant des panneaux sandwich, des plaques de plâtres, ainsi qu’une isolation en laine de roche et une toile tendue.

Sur la photo de droite, on comprend bien les différentes épaisseurs d’isolation posées.

D’ailleurs, il y avait une contrainte par rapport à la coupole de l’école militaire et le BIM a vous permis de gagner le concours. Pourriez-vous nous l’expliquer svp ?

Il ne s’agit pas exactement d’une contrainte mais plutôt d’un point sensible adressé par Wilmotte & Associés en conception, dans la mesure où, en plus d’être le seul projet parmi les 3 présentés qui répondait aux contraintes de faisabilité dans le temps et dans sa modularité, la limitation de la hauteur du bâtiment a permis de garder une harmonie avec le bâtiment de l’Ecole Militaire, sans le cacher complètement et en laissant sa coupole imposante visible de loin (Champ-de-Mars, Trocadéro et étages inférieurs de la Tour Eiffel).

Quels avantages et quel retour sur investissement vous apporte le BIM ? Avez-vous estimé les gains en pourcentage ou temps homme ?

A ce stade non, nous n’avons pas mené d’études chiffrées mesurant les gains de temps. En revanche, nous sommes persuadés que la collaboration et la modélisation BIM aboutissent à des gains significatifs en phase EXE en termes de temps de réalisation et aussi en termes de fabrication et de modifications sur sites.

Avez-vous définitivement abandonné les processus classiques de type CAO ?

L’outil de dessin 2D AutoCAD reste primordial dans notre processus de conception d’infrastructures temporaires. GL events est régulièrement en charge de la conception d’évènements intégrés et les premières ébauches sont systématiquement issues d’AutoCAD pour sa souplesse et rapidité à proposer des croquis avant modélisation 3D.

Il est à noter que la plupart de nos clients ou partenaires n’ont pas encore entamé leur transition BIM et nous devons malgré tout garder un ancrage et des outils de la “vieille école”.

Dans le cadre de la pandémie actuelle, que vous a apporté le BIM ? Vous a-t-il permis d’être plus efficaces ?

Sur le projet du Grand Palais Ephémère, le BIM nous a évidemment apporté une efficacité hors normes.

Quels sont vos projets d’avancées futures avec le BIM ? Comptez-vous notamment utiliser la conception générative et l’utilisation de robots sur le terrain ?

A l’avenir, toutes les tribunes et structures seront modélisées avec Autodesk Revit. Nous comptons par ailleurs développer l’utilisation du BIM dans l’ensemble des BE de GL events (énergie, fluides, salons). Pour le moment, nous n’avons pas encore utilisé la conception générative et l’utilisation de robots sur le terrain et nous ne voyons pas pour le moment comment nous pouvons le mettre en place dans notre domaine de l’évènementiel.

Souhaiteriez-vous dire quelque chose de particulier à nos lectrices et lecteurs ?

Le BIM dépasse les frontières du bâtiment, nous en sommes le reflet car nous utilisons un logiciel d’architecture pour faire des tribunes ou des structures événementielles en 3D.

Dans chaque événement que vous voyez, il y a beaucoup d’actions en amont en termes d’études, de planifications, de logistique ainsi que de marketing.

Grâce aux nouvelles technologies et donc au BIM, nous arrivons à dépasser nos limites et nos compétences. Nous suivons sans cesse l’évolution du monde actuel et de la technologie.

Le BIM est long à mettre en place certes, mais il y a un fort retour sur investissement ! Continuons à échanger et à avancer ensemble, car c’est main dans la main que nous évoluerons !

Connaissiez-vous ABCD Blog et qu’en pensez-vous ?

Oui, c’est un blog très enrichissant en tant que passionné de BIM et lu par tous, Il y a beaucoup d’articles et de retour d’expériences très intéressants !
Merci Emmanuel de pouvoir partager notre savoir faire du BIM dans l’évenementiel auprès de vos lectrices et lecteurs.

Guillaume, Felipe, un grand merci pour le temps que vous nous avez accordé et cette découverte passionnante de votre métier. Nous vous souhaitons de pousser encore plus loin les limites du BIM pour votre domaine.

Site web officiel GL events ici.