[Rapport] L’avenir zéro émissions en Australie Nouvelle-Zélande rendu possible grâce à la construction d’infrastructures

Un rapport passionnant met en avant l’importance des infrastructures en Australie Nouvelle-Zélande afin d’atteindre les objectifs d’émissions carbone nulles

En Australie, une action collective est nécessaire pour livrer des infrastructures à faible émission de carbone et résilientes au climat qui répondent aux exigences de la communauté, du gouvernement et des investisseurs.

Dans le cadre d’une première collaboration, Autodesk, l’Australian Constructors Association (ACA), Consult Australia et l’Infrastructure Sustainability Council (ISC) ont publié un rapport conjoint pour aider l’industrie à accélérer un avenir net zéro grâce à la conception et à la construction du pipeline d’infrastructures.

Le rapport, Un avenir net zéro, signale qu’une approche globale et basée sur les systèmes à travers les cycles de vie des actifs est nécessaire pour accélérer le chemin vers le zéro net. Cela comprend l’utilisation de leviers clés tels que l’approvisionnement, les matériaux, les méthodologies, la technologie et les capacités des personnes.

Les gouvernements des États et territoires australiens se sont engagés à atteindre un objectif zéro carbone net d’ici 2050 pour faire face aux risques liés au changement climatique identifiés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Tous ont fixé d’autres repères intermédiaires pour 2030 pour orienter l’action au cours de la prochaine décennie (voir le tableau 1 ci-dessous).

En outre, presque toutes les juridictions exigent que les chaînes d’approvisionnement des infrastructures fournissent des réductions de carbone mesurées à l’aide du système d’évaluation du Conseil de durabilité des infrastructures (système d’évaluation IS). L’IS Rating Scheme est le cadre de notation australien et néo-zélandais pour évaluer la durabilité des phases de planification, de conception, de construction et d’exploitation des programmes d’infrastructure, des projets, des réseaux et des actifs. Le système de notation IS évalue la gouvernance, les performances économiques, environnementales et sociales et c’est désormais devenu une pratique courante dans la plupart des États et territoires pour tout projet de transport majeur visant à planifier et à réaliser des réductions de carbone, sur un large éventail de classes et de tailles d’actifs. Dans toute l’Australie, on commence également à voir une gamme de programmes politiques ciblés pour encourager l’innovation et l’adoption de matériaux de construction à faibles émissions, d’énergies renouvelables et de l’économie circulaire.

Notre industrie est bien placée pour aider à permettre cette transition au cours de la prochaine décennie en raison de son rôle dans le façonnement des sociétés et des économies et grâce à sa position unique pour influencer les réductions d’émissions, mobiliser les investissements et répondre aux incitations politiques du gouvernement, des promoteurs, des maîtres d’ouvrage et des propriétaires d’actifs.

Infrastructures et émissions

Dans toute l’Australie, on estime que les infrastructures contribuent à environ 70 pour cent des émissions nationales ; avec environ 15 pour cent (ou environ 87 millions de tonnes de CO2 par an) directement contribué par la livraison et l’exploitation de cette infrastructure. La figure 1 illustre les sources d’émission d’un projet d’infrastructure typique, dont plus de la moitié provient des émissions intrinsèques dans les matériaux tels que béton, asphalte et acier.

L’industrie des infrastructures a déjà démontré l’influence qu’elle peut avoir sur la réduction des émissions, les projets d’infrastructure les plus récemment livrés étant capables de fournir une réduction combinée de 11 % d’équivalent CO2 à partir des matériaux tout au long du cycle de vie des actifs et de 68 % à partir de la consommation d’énergie.

Investissement dans un futur net zéro

Au cours des trois prochaines années (2021 à 2024), il est prévu qu’environ 166 milliards de dollars seront dépensés par les gouvernements australiens pour les infrastructures. Des juridictions gouvernementales plus progressistes sont à l’origine de résultats en matière de durabilité, notamment en matière d’action climatique, de résilience et d’objectifs en matière de matériaux et de ressources. La plupart des promoteurs progressistes ont adopté une approche cohérente et assurée par un tiers de la mesure de la performance en matière de durabilité, plus de 200 milliards de dollars d’investissements enregistrés auprès de l’Infrastructure Sustainability Council depuis 2012 et mettant en œuvre le système de notation IS.

En juillet 2021, Infrastructure Australia a annoncé que le quadruple critère de résultat (gouvernance, économie, social et environnement) commencera à influencer les recommandations d’investissement au niveau fédéral, fournissant un mandat clair pour considérer la valeur au-delà des avantages traditionnels, souvent axés sur le court terme. Plus de 70 % des projets applicables sur la liste des priorités et des priorités élevées d’Infrastructure Australia 2021 devraient ou sont déjà en train de fournir des mesures de performance garanties.

Les propriétaires d’actifs et les promoteurs du gouvernement australien ne sont pas les seuls à chercher à investir dans la durabilité, avec le carbone qui reste un axe clé du secteur financier. Les actifs d’investissement environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) mondiaux devraient actuellement atteindre 53 000 milliards de dollars d’ici 2025, ce qui représente plus d’un tiers des 140 000 milliards de dollars d’actifs en gestion. Les investisseurs cherchent à se décarboner, avec des réponses moins ambitieuses au changement climatique étant considéré comme un investissement supplémentaire et un risque de performance avec un potentiel de croissance réduite et un risque de coûts externes plus élevés (par exemple, la tarification du carbone).

Une infrastructure durable offre un avantage encore plus grand

L’étude IS Rating Scheme Return on Investment (2020) a révélé que les projets d’infrastructure classés avec le système d’évaluation des SI offrira jusqu’à 2,40 $ de bénéfices pour chaque dollar dépensé, ce qui exclut les aspects plus difficiles à quantifier, tels que la valeur sociale et les résultats de la main-d’œuvre.

L’Infrastructure Council Rating Scheme (IS Rating Scheme) est le cadre de notation australien et néo-zélandais permettant d’évaluer la durabilité des phases de planification, de conception, de construction et d’exploitation des programmes, projets, réseaux et actifs d’infrastructure. Presque toutes les juridictions exigent que les chaînes d’approvisionnement des infrastructures fournissent des réductions de carbone mesurées à l’aide de l’Infrastructure Sustainability Council Rating Scheme.

Découvrez l’intégralité de ce rapport intéressant en cliquant ici.

Le ministère des Transports du Montana passe aux solutions de conception d’infrastructure Autodesk en partenariat avec US CAD pour le déploiement et la mise en œuvre

Le BIM pour les infrastructures accélère aux USA

L’adoption des solutions d’Autodesk associées aux conseils d’experts de la CAO américaine pour les services professionnels est un élément clé de l’initiative de livraison numérique de l’État du Montana

US CAD, une société de conseil et de technologie AEC de premier plan, et Partenaire Platine Autodesk viennent d’annoncer aujourd’hui que dans le cadre de la transition du ministère des Transports du Montana (MDT) vers les solutions Autodesk telles que l’AEC Collection®, ils accompagneront leurs employés dans le cadre de la conception des autoroutes et des ponts. Cette décision fait partie de l’initiative de livraison numérique avant-gardiste du MDT et de sa mission continue d’offrir l’excellence en matière de transport public pour les voyageurs.

Le MDT est responsable de nombreux programmes liés à la construction, à l’entretien et à la surveillance des près de 25 000 milles de voies d’autoroutes, de routes et de ponts du Montana.
La conception, la réparation, l’entretien et la modernisation de son infrastructure de transport nécessitent des solutions logicielles de premier ordre. Elles ont à ce titre choisi les solutions développées par Autodesk ainsi que les conseils des experts de US CAD en matière de mise en œuvre, de gestion de projet et de déploiement, un partenaire de confiance du secteur des infrastructures et des agences gouvernementales depuis 1999.
Les contrats ont été attribués par un processus de sélection d’appels d’offres au partenaire technologique du gouvernement des États-Unis, DLT Solutions, LLC., une filiale en propriété exclusive de Tech Data. US CAD sert de sous-traitant à DLT dans le cadre de l’initiative, aidant MDT à atteindre ses objectifs en mettant à disposition des plans de mise en œuvre et de formation pour l’utilisation de l’Autodesk AEC Collection, une suite logicielle BIM et CAO, qui comprend des solutions logicielles de conception d’infrastructure leaders sur le marché ; AutoCAD®, Civil 3D®, InfraWorks®, Navisworks® et Revit®.
US CAD a gagné la confiance des agences de transport à travers le pays qui sont passées à la plateforme Autodesk en mettant à dispotion des solutions logicielles et des services professionnels qui permettent d’obtenir des résultats mesurables pour les agences.
MDT prévoit d’utiliser les solutions d’infrastructure Autodesk pour la conception et la modélisation 3D liées aux transports à l’échelle de l’État, y compris la conception conceptuelle, la visualisation, la conception et l’analyse du drainage et des ponts, le traitement de la gestion des données d’enquête, la cartographie géotechnique et la cartographie des emprises. Avec les solutions d’infrastructure d’Autodesk, les équipes projet et les parties prenantes parviendront à une collaboration rationalisée menant à des résultats de projet plus efficaces.
En passant aux solutions Autodesk avec le soutien de US CAD, MDT peut mieux s’aligner sur son initiative de livraison numérique pour améliorer la livraison du projet à travers la planification, la conception, la construction et la gestion globale de l’écosystème pour améliorer la qualité et la sécurité de la conception des routes, réduire les coûts et les risques du projet , et augmenter l’efficacité et la productivité.

Source ici.

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La Ville de Paris lance un concours de réaménagement paysager avec le soutien d’Autodesk afin de réimaginer les abords de Notre-Dame de Paris

Quatre équipes internationales sont invitées à soumettre leurs propositions de projet pour le réaménagement du contexte urbain entourant la cathédrale.

La renaissance de Notre-Dame de Paris et de ses abords

Le processus de ressuscitement continue avec notamment un concours international qui a été lancé pour la redéfinition des abords. Quatre équipes sélectionnées pour travailler sur le réaménagement des abords de la cathédrale ont été annoncées le 27 septembre 2021, à l’issue d’une consultation internationale lancée au printemps 2021. Une concertation publique est organisée jusqu’au 30 novembre 2021. Le projet lauréat sera désigné fin juin 2022.

Autodesk accompagne la Ville de Paris sur ce concours !

Autodesk accompagne la Ville de Paris en apportant son expertise technologique tout au long du concours d’aménagement des abords de Notre-Dame. Sa contribution au projet réside dans la création d’un modèle 3D du site existant des alentours de la cathédrale. Ce modèle permettra aux 4 équipes en lice de mieux comprendre les contraintes du site et de les aider à créer leurs propositions de projets finales.

Parallèlement à la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la Ville de Paris a lancé un concours international pour réimaginer les alentours de la cathédrale. Autodesk, leader mondial des technologies numériques de conception, de construction et de fabrication accompagne la Ville de Paris en mettant à disposition son expertise technologique et son savoir-faire tout au long du concours. En effet, Autodesk a créé un modèle 3D de la zone existante entourant la cathédrale Notre-Dame, qui permettra aux équipes en lice de mieux comprendre les contraintes du site et les aidera ainsi à donner vie à leurs idées et à créer leurs propositions d’aménagement.

En créant leurs projets à partir de cet environnement existant, réalisé à l’aide des solutions de modélisation 3D d’Autodesk, et de processus BIM (Building Information Modeling) les quatre équipes en compétition donneront vie à de futurs et nouveaux espaces, permettant ainsi aux Parisiennes et Parisiens, ainsi qu’aux touristes d’apprécier la richesse de l’histoire et du patrimoine de Notre-Dame de Paris et de ses abords proches. Autodesk était déjà partenaire d’un concours similaire pour repenser les abords de la Tour Eiffel en 2018 avec la Ville de Paris. A travers ce nouveau projet, la capitale poursuit ainsi sa transformation numérique et se positionne désormais comme l’une des premières  » Villes du futur  » plaçant le numérique au cœur de sa stratégie d’accélération de modernisation urbaine. 

Notre-Dame de Paris : La renaissance d’un site exceptionnel

Les quatre équipes finalistes – sélectionnées sur un total de 39 participants – devront prendre en compte les espaces suivants :

  • Le parvis de la cathédrale et ses espaces souterrains comprenant la crypte archéologique et un parking sur deux niveaux ;
  • Les squares Jean XXIII et de l’Île-de-France (situés derrière la cathédrale) jusqu’à la pointe de l’Ile de la Cité ;
  • Les quais de Seine, haut et bas ;
  • Les rues adjacentes : rue du Cloître-Notre-Dame, rue de la Cité, quai de l’Archevêché
Plan des abords de Notre Dame de Paris.

Les technologies numériques au cœur de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine français

Autodesk a de très fortes racines en France et soutient les projets les plus emblématiques à Paris et partout en France. Après s’être associé à la Ville de Paris en 2018 pour réimaginer le paysage de la Tour Eiffel, Autodesk collabore à nouveau avec la capitale française pour ce nouveau concours d’urbanisme. En plus de mettre à disposition le modèle numérique 3D de la zone existante entourant la cathédrale Notre-Dame, Autodesk développera également à la demande, des visites virtuelles pour chacun des projets – qui seront partagées avec le jury – ainsi qu’un modèle interactif final et une visite virtuelle du projet gagnant.

Tout au long du concours, toutes les équipes et la ville s’appuieront sur des normes ouvertes comme l’openBIM et le standard IFC, et collaboreront à l’aide de la plateforme collaborative Autodesk Docs, un environnement de données commun (CDE) basé sur le cloud pour la gestion des documents de projets et la communication.

« Grâce à ce partenariat avec Autodesk, nous pourrons visualiser en 3D les projets des candidats et améliorer leur insertion sur le site exceptionnel de la cathédrale Notre-Dame. Les Parisiennes et Parisiens, mais aussi toutes les amoureuses et les amoureux de la cathédrale pourront s’immerger sur la transformation de cet écrin » explique Emmanuel Grégoire, Premier adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, de l’architecture, du Grand Paris, des relations avec les arrondissements et de la transformation des politiques publiques.

« Autodesk est fier de poursuivre sa collaboration avec la Ville de Paris en apportant son expertise technologique pour le réaménagement des abords de la cathédrale Notre-Dame. En utilisant des technologies de conception et d’ingénierie 3D de pointe, la ville se positionne comme la ville du futur, préservant son héritage historique au format numérique et libérant également l’imagination et la créativité des équipes projet pour le plaisir des générations futures. » a déclaré Nicolas Mangon, vice-président en charge de la stratégie pour les secteurs de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction chez Autodesk.

Les participants au concours sont constitués d’équipes pluridisciplinaires dirigées par des architectes, des urbanistes et des architectes paysagistes et accompagnées de spécialistes du patrimoine et des monuments historiques, de la sociologie, du territoire, de l’environnement, de la programmation des espaces publics et des bureaux d’études techniques :

  • L’équipe menée par le paysagiste Michel Desvignes, avec les agences Grafton Architectes (agence d’architecture Irlandaise lauréate des prestigieux prix Pritzker 2020 et Equerre d’Argent 2020) et h2o, ainsi que l’urbaniste Urban Eco ;
  • L’équipe menée par l’agence d’architecture d’Aymeric Antoine et Pierre Dufour (architecte en chef des Monuments historiques) ayant reçu le prix de la première œuvre en 2019 et une nomination aux Ajap en 2016, avec le paysagiste Ateliers jours et l’urbaniste Auxilia ;
  • L’équipe menée par l’urbaniste-paysagiste Jacqueline Osty & associés (grand prix de l’urbanisme 2020), avec l’architecte Bernard Desmoulin et l’agence Orma Architettura, architectes du patrimoine ;
  • L’équipe menée par le paysagiste bureau Bas Smets, avec l’agence d’architecte – urbaniste GRAU, et pour le volet patrimoine l’agence d’architecture Neufville-Gayet.

La construction devrait commencer en 2024 et s’achever en 2028.

Difficulté de l’exercice, ce périmètre est entouré de bâtiments et paysages à haute valeur patrimoniale, reconnus et protégés, notamment par leur situation en toute proximité du site « Paris, rives de la Seine » inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991.
Notre-Dame constitue le centre de ce site exceptionnel. Son environnement urbain est marqué par la construction des grands équipements de l’époque haussmannienne, lui donnant une dimension monumentale. Outre la cathédrale et la Conciergerie, seuls la place Dauphine et le cœur de l’îlot situé entre les rues d’Arcole et du Cloître Notre-Dame ont résisté aux démolitions massives du XIXe siècle. Ainsi, le site de Notre-Dame n’est pas un espace homogène et a déjà donné lieu à de multiples transformations.Par ailleurs, il s’agit d’un site très touristique et facile d’accès, mais il attire peu les Parisiens, les commerces de l’île étant essentiellement tournés vers le tourisme.

Le square Jean XXIII  le 24 avril 2013.

Les constats

Le projet de réaménagement des abords de Notre-Dame répond à plusieurs constats identifiés lors des études préalables (disponibles sur cette même page).

  • Un patrimoine historique, paysager et environnemental exceptionnel dont certains de ses espaces constitutifs (la crypte archéologique, le square d’Île-de-France, le mémorial de la déportation) et de ses richesses sont parfois peu connus des Parisien·ne·s et du grand public ;
  • Une forte pression d’usage et l’intensité des flux concentrés notamment sur le parvis de la cathédrale, induisant ainsi un manque de services d’accueil et de commodités attendues pour un site d’envergure nationale et mondiale ;
  • Un site peu fréquenté et approprié par les Parisiens étant donnés les commerces et les usages tournés essentiellement autour du tourisme ;
  • Une forte minéralité propice au développement d’un îlot de chaleur, notamment sur le parvis de Notre-Dame, inadapté à la nécessaire prise en compte des effets du changement climatique ;
  • Un lien à la Seine et aux espaces verts de l’île peu visible, malgré la proximité avec le site « Paris, rives de la Seine » inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et la présence des squares Jean XXIII et de l’Île-de-France à l’arrière de la cathédrale.
Réouverture du Parvis de Notre-Dame. 2 juin 2020.

Faire revenir les Parisiens et mieux accueillir les visiteurs

L’ambition principale du réaménagement est de faire revenir les Parisiens dans le berceau de Paris et accueillir les visiteurs dans de meilleures conditions. Ceci implique de repenser complètement l’accueil de la cathédrale, ses accès depuis le parvis, la gestion des flux, la continuité avec la Seine, la végétalisation du site, les parcours à travers l’île et les perspectives.L’enjeu principal sera donc d’utiliser et de valoriser chaque espace du périmètre concerné à travers quatre axes :

  • préserver et révéler la richesse historique, patrimoniale et paysagère du site Notre-Dame, notamment en révélant les grandes perspectives sur la cathédrale et dans tous les parcours d’approche, mais aussi en valorisant l’identité du site par un aménagement architectural sobre ;
  • diversifier les usages, dans le temps et dans l’espace, notamment en apportant de nouvelles fonctions sur le parvis qui doit aussi retrouver une dimension de place parisienne du quotidien et en valorisant la crypte archéologique ;
  • offrir un accueil et des parcours fluides, agréables et sécurisés pour tous les publics (touristes, riverains, travailleurs, usagers du culte…), notamment en repensant les conditions d’accueil des visiteurs de la cathédrale via un aménagement du parvis et de son sous-sol avec un espace apportant les commodités nécessaires (bagagerie, toilettes, informations, etc.) ;
  • renforcer la qualité environnementale du site, notamment en misant sur la biodiversité et en régénérant la trame végétale et les paysages arborés, ainsi qu’en créant une continuité végétale entre les espaces verts autour de la cathédrale, la Seine et le parvis ;

Le projet devra minimiser le bilan carbone tout au long de l’opération (choix des matériaux et mode opératoire des travaux). L’utilisation du sous-sol existant du parvis (actuellement occupé par un parking public) participe à cet enjeu.

Source : Ville de Paris & site web Autodesk

Interview BIM Managers – Episode #32 Alexandre Mahfoud : La SOLIDEO, au travers de sa mission et de ses ambitions, est un catalyseur du déploiement du BIM et de la transformation digitale du métier de la construction sur ce projet iconique

Les futurs jeux d’été de 2024 seront accueillis dans des ensembles immobiliers et équipements conçus à un niveau d’innovation inégalé en BIM. Définitivement, le plus grand projet d’Europe de ce type, au sens propre et figuré !

Aujourd’hui, nous avons le plaisir et l’honneur de recevoir Alexandre Mahfoud, le talentueux et expérimenté BIM Manager de la SOLIDEO, en charge des projets pour les jeux d’été 2024.

Alexandre Mahfoud
BIM Manager – SOLIDEO
PhD. Docteur en Architecture et Aménagement
LinkedIn
Tél. : 06.95.12.66.48

C’est un projet gigantesque et d’une complexité et perfection BIM jamais vue auparavant avec un nombre incroyable de modèles BIM. Le BIM fait d’ailleurs partie des lignes directrices fortes de la SOLIDEO afin d’augmenter la qualité des villages et ensembles immobiliers qui vont être construits et qui seront réversibles une fois terminés. Découvrons avec Alexandre son parcours et ses missions passionnantes.

Bonjour Alexandre et merci de nous faire l’honneur de venir échanger avec nous sur ABCD. Vous êtes architecte de formation. Pourriez-vous svp nous parler de votre parcours d’études qui est brillant et impressionnant ?

Bonjour Emmanuel et merci de m’accueillir sur ABCD Blog. J’ai suivi mon parcours à l’INSA de Strasbourg où j’ai acquis un solide savoir en matière d’architecture et d’urbanisme. Passionné par cette complémentarité des deux matières où l’on pense à la conception de l’espace en architecture et où l’on réfléchit au développement et à la préservation de nos villes et territoires en urbanisme, j’ai décidé ensuite de mettre à contribution mes connaissances au travers d’une thèse au sein de l’Ecole Doctorale des Sciences Humaines et Sociales. J’ai élaboré une thèse sous l’angle de la pratique et de la recherche de l’architecture et de l’aménagement contemporain en interagissant avec différents acteurs (publics, privés), citoyens, chercheurs, etc… La conciliation des deux sphères pratiques et théoriques caractérise mon parcours d’étude pour lequel j’ai travaillé avec beaucoup de rigueur et de méthode pour embrasser le métier que j’exerce aujourd’hui : BIM Manager, architecte, urbaniste, enseignant et formateur au sein de plusieurs écoles d’architecture et d’ingénierie.

Quand avez-vous découvert les nouvelles technologies et la 3D, puis le BIM ? Pendant vos études ?

Je fais partie d’une génération qui a assisté à la transformation des outils métier. Effectivement, au fil de mes études je suis passé de l’esquisse à la main à l’utilisation de l’outil informatique en CAO/DAO. Les deux dimensions – du dessin à la main à la technologie 3D sont pour moi interdépendants. Pendant mes études, j’ai constaté l’essor d’une nouvelle expression « BIM » dans le discours des acteurs de la profession. Curieux de l’entrée du BIM dans mon métier, j’ai étudié le sujet en lisant différents articles de recherche et manuels d’utilisation. Progressivement, je me suis auto-formé en utilisant l’outil pour le comprendre. Plus tard, j’ai fait le constat qu’une culture BIM commençait à émerger, j’ai donc voulu approfondir mes connaissances sur l’utilisation de cet outil en assistant à des conférences sur le sujet et en échangeant avec différents acteurs-utilisateurs de cet outil BIM. De l’émergence du BIM à son développement, je suis resté attentif à l’évolution de ce processus en étudiant les tenants-aboutissants, notamment le processus collaboratif initié par cette technologie.

Quel lien faites-vous entre technologie 3D, BIM et nos métiers de l’architecture et du bâtiment ?

Votre question est un vrai débat. Le fondement du BIM est avant tout un processus de travail collaboratif. Cet outil exige de nouvelles organisations de travail, ce que l’on appelle aujourd’hui dans la littérature anglo-saxonne le “changement de paradigme”.
Ce lien ouvre notre champ de vision sur une nouvelle manière de gérer le projet en intégrant une multiplicité d’informations précises et détaillées qui relèvent aujourd’hui de la complexité face à des projets qui impliquent de nombreux changements.

Quelles furent vos expériences avant d’arriver à la SOLIDEO ?

Avant la SOLIDEO, parallèlement à mes activités dans le domaine de la recherche au sein du laboratoire AMUP – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg, j’ai travaillé en tant qu’architecte sur plusieurs types de projets surtout pour des projets résidentiels et des infrastructures de gares. Ensuite, pour connaître la faisabilité technique, j’ai travaillé au sein d’entreprises générales comme BIM Manager en phase DCE et EXE. Cela a renforcé mon savoir-faire dans le domaine de la construction. En même temps, j’étais enseignant et formateur sur les outils numériques au sein de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand.

Quand êtes-vous arrivé à la SOLIDEO et pour y prendre quelles responsabilités ? C’est un rôle impressionnant et prestigieux qui permet de travailler sur des projets iconiques. Que pouvez-vous nous en dire ?

Je suis arrivé à la SOLIDEO au début de l’année 2019 engagé comme BIM Manager pour la mise en œuvre de la stratégie BIM de l’entreprise en tenant compte de la gestion de la démarche et afin d’assurer la qualité des maquettes BIM des projets de la SOLIDEO. 

La SOLIDEO est une entreprise exceptionnelle qui a été créée pour accomplir une mission hors du commun. Nous assurons la construction des ouvrages pour accueillir les JOP en temps et en heure mais aussi pour créer la ville de demain.

Pourriez-vous d’ailleurs nous présenter la SOLIDEO en quelques mots et nous parler de ses objectifs, son organisation et sa structuration ? Ce n’est pas un maître d’ouvrage à proprement parlé ?

La SOLIDEO est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il a été créé par décret en décembre 2017 pour assurer la construction de l’ensemble des ouvrages olympiques pérennes pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Trois missions principales nous sont confiées. Nous concentrons les financements des 13 co-financeurs publics pour les redistribuer sur les 60 ouvrages olympiques. Nous assurons la supervision de ces ouvrages dont la réalisation est confiée à 29 maîtres d’ouvrages publics et privés différents, pour garantir une livraison dans le respect des délais, des coûts et des programmes. Enfin, nous sommes nous-même maître d’ouvrage du Village des athlètes et du Village des médias, qui deviendront après les Jeux, de véritables quartiers de villes, durables et accessibles. Mais nous allons plus loin dans la réalisation des ouvrages olympiques. Nous proposons une nouvelle vision de la ville, avec des innovations qui visent à laisser en héritage un modèle urbain duplicable et adapté aux enjeux de demain.

©SOLIDEO – TVK – LUXIGON – Hardel Le Bihan

Quand la SOLIDEO a-t-elle décidé de rendre le BIM obligatoire pour les projets qu’elle gère ? Quelle stratégie et quels moyens a-t-il fallu mettre en place ? Est-ce que vous êtes justement arrivé pour déployer tout cela ?

Dès le début, la SOLIDEO était attentive à l’enjeu du BIM et son rôle important au sein de ses projets. La SOLIDEO maintient son rôle en se démarquant comme leader exemplaire par rapport aux maîtres d’ouvrage français dans le milieu de la construction. En interne, nous déployons la culture du BIM à travers des formations pour l’usage du BIM au sein de l’entreprise.

Quels sont vos 4 piliers et où le BIM se situe-t-il ?

Le BIM fait partie des ambitions aux côtés des 3 autres fondements de la SOLIDEO que sont : l’excellence environnementale, l’accessibilité universelle et l’insertion professionnelle. Le BIM constitue à lui seul une base de données géante qui consiste à comprendre et accomplir ces fondements.

Le BIM a-t-il commencé en phase concours ?

Tout à fait, on demande une maquette BIM du projet. Avec un Niveau de Développement (Informations et Détails Graphiques) en lien avec une phase Esquisse définie dans la Charte BIM, elle-même transmise dans le cadre du règlement de consultation. Cette maquette sera analysée et utilisée pour assurer une revue de projet et son insertion au sein de l’environnement bâti de la ZAC.

Maquette CIM / BIM du projet Village des Médias – Secteurs ville de Dugny ©SOLIDEO – TVK 2021

Etes-vous en full BIM et faites-vous du CIM aussi étant donné l’étendue de ce projet ?

Nous sommes sur une démarche de Full CIM/BIM. Nous avons également déployé cette notion au sein de la ZAC du Village des Athlètes et le Village des Médias, des espaces publics et bâtiments. Nous sommes également en train de développer des maquettes LIM « Landscape Information Modeling » pour certains projets.

©SOLIDEO 2021

Avez-vous une charte BIM spécifique pour les Equipes impliquées sur le projet ?

Nous considérons qu’un processus BIM se fait sur mesure en fonction du projet, de son périmètre, du cadre contractuel (conception / réalisation / corps d’état séparés), de la nature du projet (neuf ou rénovation), etc… Les chartes BIM de la SOLIDEO sont par conséquent variées en fonction de l’ouvrage et de ses spécificités. Cependant, les chartes BIM ou les chartes CIM des projets SOLIDEO partagent les mêmes lignes directrices, surtout concernant l’ambition de full CIM/BIM et les objectifs de la SOLIDEO. Je précise que la SOLIDEO demande dans le cadre de sa démarche, des Conventions BIM de la part des différentes entités qui travaillent ensemble afin de mieux encadrer le travail collaboratif, l’organisation et de prévoir une meilleure interopérabilité entre les différents environnements, logiciels et applications informatiques. Également pour mettre en place les procédures, les solutions et les dispositions pour accomplir nos objectifs CIM/BIM.

Sur combien d’hectares s’étend votre maquette et quels lots couvre-t-elle ?

Si on parle de la maquette du Village des athlètes, elle s’étend sur 65 hectares. Elle comprend les espaces publics (nivellements, voiries, équipements, réseaux et paysage), les bâtiments issus de programmes immobiliers et les équipements publics, (gymnases, groupes scolaires et lycées, etc…) pour tous les corps d’états (Architecture, Structure, Systèmes). Les maquettes sont modélisées selon le Niveau de Développement (Informations et Détails Graphiques) de chaque phase, et vérifiées en se basant sur les Chartes CIM/BIM des projets. Idem pour la maquette du Village des Médias qui s’étend sur 30 hectares environ.

Vue d’ensemble VOP : © SOLIDEO – Plasticine / Dominique Perrault / Ingérop / Une Fabrique de la Ville / VITEC / Agence TER / UrbanEco / Jean-Paul Lamoureux / PHILIPPON – KALT / INDDIGO / AEU / INUITS / Artélia / Lavigne et Chéron

Comment la maquette terrain et les bâtis existants ont-ils été conçus ? Y-a-t-il eu une grande phase de rétroconception par scan laser et drone et reconstitution d’une maquette du territoire de l’existant ? Avec quels logiciels ?

Compte tenu de la complexité des projets ainsi que les contraintes liées au temps (délais courts), nous avons employé toutes les technologies et les dispositions afin d’assurer la fiabilité des données et afin de permettre de gagner en efficacité et de réduire tous risques éventuels ainsi qu’assurer une meilleure estimation des coûts des travaux. A ce stade, nous avons utilisé les scanners laser (drones et stations de captures) et la détection de réseaux enterrés. Cela a permis de récolter des informations précises et simplifier les tâches des différentes équipes surtout la Maîtrise d’œuvre en phase diagnostic et conception et les entreprises de travaux en phase EXE permettant de gagner en temps et économies.

D’ailleurs, les logiciels utilisés étaient choisis en fonction des outils employés par les sous-traitants pour effectuer cette mission. Nous avons encadré ce travail par des cahiers des charges et une vérification des résultats.

La Grande Nef – projet de réhabilitation : nuage de points et maquette BIM © SOLIDEO – 2021

Combien d’architectes, BET et entreprises sont impliquées et collaborent sur ce projet ?

Il est nécessaire de préciser que tous les architectes, urbanistes, bureaux d’études et entreprises de travaux sont impliqués dans notre démarche CIM/BIM. Tant pour le projet du Village des Athlètes que le projet du Village des Médias, y compris les projets d’équipements publics dès la phase concours jusqu’au DOE.

Pour le projet Village des athlètes, nous comptons en phase conception : 41 agences d’architecture, 7 paysagistes et 18 BET généralistes et spécialistes.

Aujourd’hui, nous commençons les travaux et l’objectif est d’encourager les TPE / PME à utiliser le BIM dans la réalisation de leurs missions.

Mail Finot, secteur D : © Société de livraison des ouvrages olympiques – SOLIDEO / Plasticine© / Dominique Perrault / Ingérop / Une Fabrique de la Ville / VITEC / Agence TER / UrbanEco / Jean-Paul Lamoureux

On pense souvent aux équipements sportifs quand on pense aux projets que vous construisez, mais c’est bien plus que cela, n’est-ce pas ?

Tout à fait. Dans la manière de concevoir notre programme, nous avons d’abord conçu des ouvrages pour le territoire et ses habitants. A l’été 2024, nos ouvrages vont accueillir les Jeux, mais ils serviront surtout aux habitants et usagers dans les 30, voire 50 prochaines années. Sur les deux villages, au moment de déterminer le programme, nous avons inclus des écoles, des commerces, pour s’assurer que ces projets soient dotés de tous les services nécessaires à la vie d’un quartier. Dans les modes de construction, nous avons réfléchi selon les grands enjeux du XXIème siècle, notamment sur le plan environnemental. Pour le Village des athlètes, nous réduisons de 45 % l’impact carbone sur l’ensemble du cycle de vie par rapport à un projet classique. Nous profitons des Jeux pour préfigurer la ville de demain.

©SOLIDEO 2021

Quelle est la particularité de ces bâtiments une fois que les jeux seront terminés ?

L’ensemble des bâtiments que nous construisons ou rénovons seront utilisés après les Jeux. Nous avons beaucoup travaillé avec les différentes collectivités pour construire des ouvrages qui correspondent aux besoins des usagers. Pour les villages, les configurations sont toutefois différentes en phase Jeux et en phase héritage. Dès octobre 2024, la SOLIDEO et les constructeurs récupèrent les clés pour effectuer des travaux de réversibilité, pour transformer les chambres d’athlètes en appartements familiaux, étudiants ou sociaux. En prévoyant ces travaux dès l’origine du projet, cela permet des économies de matières non négligeables.

Vous financez aussi des équipements pour les villes et quartiers dans lesquelles vous réalisez les villages ?

Par définition, tous les ouvrages que nous finançons seront utilisés durant les Jeux Olympiques et Paralympiques. Au moment de concevoir notre programme, nous avons beaucoup travaillé avec les collectivités pour correspondre à leurs besoins. Par exemple, sur le Village des athlètes, nous construisons également un pont entre Saint-Denis et L’Ile-Saint-Denis. Outre son utilité pour relier les deux parties du Village, c’est surtout un pont qui était attendu depuis longtemps par les riverains. Il permettra d’améliorer considérablement la connexion entre ces deux communes. L’exemple des groupes scolaires que nous construisons à Saint-Ouen, au Bourget et à Saint-Denis est particulier aussi. Ces écoles ne serviront pas directement pendant les Jeux, mais elles donnent du sens aux quartiers que nous construisons grâce aux Jeux. C’est cela que nous avons voulu : construire grâce aux Jeux des projets qui ont du sens pour les territoires.

Universeine : © SOLIDEO / Kreaction / Architectes secteur nord : Clément Vergély architectes/Béal & Blanckaert architectes/
Atelier Pascal Gontier/Lina Ghotmeh architecture/Gaëtan Le Penuel architectes – Architectes
secteur sud : Atelier d’architecture Chaix & Morel et Associés / Triptyque Architecture

Lorsque vous avez rendu le BIM obligatoire, quel pourcentage d’architectes travaillaient en BIM ?

Près de la moitié des architectes n’était pas encore BIM Ready. Ils ont donc commencé à utiliser les logiciels BIM et les plateformes collaboratives pour réaliser le projet du Village des Athlètes. A ce stade, le retour d’expérience est positif. Cela confirme que la SOLIDEO, au travers de sa mission et de ses ambitions, est un catalyseur du déploiement du BIM et de la transformation digitale du métier de la construction.

Pour ceux qui n’étaient pas BIM ready, les avez-vous accompagnés ? Si oui, comment ? Cela a-t-il été difficile ?

C’était le cas pour les projets sous la maîtrise d’ouvrage de la SOLIDEO et pour les entreprises sous-traitantes qui travaillent pour notre compte. Nous avons accompagné un certain nombre d’elles et fournissons un retour d’expériences basées sur notre savoir-faire, surtout pour résoudre les difficultés rencontrées concernant les sujets d’interopérabilités entre les différents logiciels / formats des maquettes BIM. J’ai également accompagné certaines entreprises qui débutent leur démarche BIM afin de réaliser des maquettes conformes mais aussi pour exploiter les maquettes pour atteindre leurs missions. 

Universeine : © SOLIDEO / Kreaction / Architectes secteur nord : Clément Vergély architectes/Béal & Blanckaert architectes/
atelier Pascal Gontier/Lina Ghotmeh architecture/Gaëtan LePenuel architectes – Architectes
secteur sud : Atelier d’architecture Chaix & Morel et associés / Triptyque architecture

Quel pourcentage d’architectes travaillent sur Autodesk Revit sur ce grand projet ?

Revit fait partie des logiciels les plus utilisés par les architectes et les bureaux d’études surtout les entreprises générales. Il comprend les différentes disciplines de construction et cela facilite la mission de coordination.

Combien de maquettes sont connectées pour un projet si important ? Et quels sont les grands défis ? Le poids, le géoréférencement, le suivi d’avancement, les vérifications de conflits au quotidien sur un tel modèle ?

Environ 1400 maquettes sont produites et connectées pour le projet du Village des Athlètes. La moitié est pour la phase Héritage et l’autre moitié pour la phase Jeux Olympiques et Paralympiques.

Les grands défis sont liés à la coordination entre les différents acteurs du projet, qui sont très nombreux d’ailleurs, la gestion des phases, mais aussi l’interopérabilité entre les différents environnements BIM. Enfin, assurer la qualité des maquettes BIM qui doivent être prêtes à tout moment et pour tous usages. A ce stade, plusieurs niveaux de contrôles sont nécessaires ; le contenu, la conformité BIM et la cohérence entre les différents modèles. Ces niveaux de contrôles sont répartis entre les équipes : maîtrise d’œuvre, maîtrise d’ouvrages, AMOs BIM et la SOLIDEO.

Votre rôle de BIM Manager doit être gigantesque. Cela doit être l’une des plus grandes maquettes en France ?

C’est la plus grande maquette BIM en France, voire en Europe. Cela implique une organisation méthodique face à la complexité de la maquette : rigueur, suivi, mesurage du degré d’urgence et priorisation des sujets.

Avec quels logiciels compilez-vous les 700 modèles ? Combien de zones y-a-t-il et les maquettes sont-elles structurées par rapport à cela ?

Les maquettes peuvent être compilées sur toutes les applications et logiciels BIM. Nous les choisissons en fonction de l’usage. Navisworks est une solution très adéquate pour accomplir cette compilation et assurer une maquette de revue de projet, surtout avec les différents modes de navigation, fonctionnalités et la qualité visuelle qu’elle assure. Le nombre de zones est variable, les maquettes sont sectorisées et structurées en fonction du découpage des projets.

D’ailleurs, ces modèles BIM évoluent-ils ou vont-ils le faire en fonction de la phase du projet ? S’enrichissent-ils ? Quel LOD utilisez-vous ?

Tout à fait, les maquettes évoluent en fonction de la phase de projet. Cette évolution comprend le Niveau de Développement (LOD) : le Niveau d’Information et le Niveau de Détails Graphiques. Ces exigences sont explicitées au sein d’une annexe spécifique de la Charte CIM/BIM. Nous commençons par la maquette en phase concours qui doit assurer une compréhension de la typologie architecturale du projet et qui peut même remplacer les maquettes physiques des offres. La maquette BIM nous offre un outil pour mieux comprendre le projet, la complexité des niveaux et l’agencement intérieur, etc….

L’espace public est aussi central et très important. Quelle solution logicielle utilisez-vous ?

Les maquettes des espaces publics représentent une partie importante des maquettes des projets Village des Athlètes et Village des Médias. Elles comprennent les voiries, nivellements, réseaux, équipements urbains et éléments de paysage. Ces maquettes sont modélisées au moyen de plusieurs logiciels compatibles CIM et BIM.

©SOLIDEO – TVK – LUXIGON – Anyoji Beltrando architectes

Comment se passe votre quotidien et comment collaborez-vous avec tous ces acteurs ? Est-ce du BIM niveau 2 ?

Nous sommes sur le BIM niveau 2. A la SOLIDEO on considère que le BIM fait partie intégrante du projet, ce n’est pas une démarche en parallèle. A ce stade, je suis en échange permanent avec la direction de la maîtrise d’ouvrage, ce qui est essentiel pour créer une synergie et pour la réussite de cette démarche. Cela permet également de valoriser l’usage du BIM.

Quels sont vos cas d’usages BIM ? Faites-vous de la 4D, de la 5D, logistique et PIC chantier ? Autre ?

Nous avons adopté une démarche de Full CIM / BIM opérationnelle et pragmatique faisant converger l’ensemble des acteurs afin d’exploiter tout le potentiel et les avantages du BIM qui sont multiples : maîtriser la conception, améliorer le pilotage de projet et la réduction des risques, améliorer l’efficacité notamment en phase chantier, maîtriser les délais, optimiser les coûts et contrôler les budgets. Nous avons développé des cas d’usages spécifiques en lien avec les besoins particuliers de la Maîtrise d’ouvrage.

Faites-vous des simulations de performances, notamment liées au développement durable et au carbone, à la sécurité des personnes ?

SOLIDEO érige la démarche CIM/BIM comme l’un des fondements majeurs de la réussite du projet et qui préserve l’intelligence du modèle depuis l’esquisse jusqu’à la construction voire l’exploitation des bâtiments. Nos maquettes BIM constituent un outil propice à l’excellence environnementale (bilans carbone, ensoleillement, etc…), permettant de simuler et mesurer l’impact des constructions sur leur environnement mais aussi diminuer le nombre d’erreurs de coordination et limiter le gaspillage des matériaux. La maquette est utilisée pour assurer l’accessibilité universelle des personnes. Nous développons également l’usage de la maquette pour la gestion des copropriétés dans les bâtiments résidentiels. Il s’agit d’un usage nouveau.

En interne, nous avons développé un usage BIM en phase très avancée : la faisabilité de projet par l’intégration de modèles numériques au sein des environnements SIG ; cela a été un outil important pour la prise de décision et qui a permis de gagner du temps à ce stade.

Quels sont vos grands défis au quotidien ? Et qu’aimez-vous dans votre métier assez exceptionnel ? Vous êtes d’ailleurs seul pour gérer tout cela ou avez-vous une équipe ?

Les challenges sont bien évidemment d’assurer la qualité des maquettes mais aussi maintenir les délais, la coordination, également de valoriser l’usage des maquettes. Pour cela, je travaille avec mon collègue Branislav Punišić, Chargé de mission BIM.

Chaque jour est différent, j’apprécie l’évolution de la technologie BIM et je m’épanouis en me mettant quotidiennement à la page par rapport à la culture numérique. En BIM, il n’y a pas de routine !

Quels livrables demandez-vous et en quels formats ?

Les livrables sont toujours aux formats IFC 2×3 et natifs, en fonction du logiciel de production des maquettes. Les objet BIM sont classifiés en Uniformat II niv.3 – 2015.

Le BIM est un sujet complexe et tout le monde n’est pas en mesure de manipuler de tels modèles. Comment se passe la collaboration avec les autorités ? Avez-vous mis en place un système d’immersion en RV/RA pour qu’elles s’approprient ce jumeau numérique et vous fassent des retours ? De même pour les citoyennes et citoyens, ont-ils accès à vos modèles pour les enquêtes d’utilité publique ?

La maquette BIM est considérée comme le jumeau numérique de nos projets. Autrement dit, c’est le projet en virtuel qui est valable et exploitable pour tous types d’usages. Certaines démarches pour la production de RV/RA sont en cours. Par ailleurs, nous avons développé un outil de concertation citoyenne ‘’Serious Game/visite virtuelle’’ avec un niveau de détail graphique très avancé. Il permet aux citoyens de visualiser le futur Village des Athlètes, de se rendre compte des futurs bâtiments et espaces publics. Cet outil permet également aux habitants de participer à l’aménagement des futurs espaces publics, à travers des dispositifs numériques où l’internaute peut proposer ses propres aménagements. Par exemple en positionnant sur une grille des jeux pour enfants, des bibliothèques partagées, tout type d’équipements urbains et paysagers. Cet outil est disponible sur le site web de la SOLIDEO et également mis à disposition au sein de la maison du projet. Nous travaillons en permanence sur cet outil pour l’améliorer afin de vivre une expérience exceptionnelle.

© SOLIDEO – 2021

Pour tester notre Serious Game, cliquez ici :  https://portal.furioos.com/share/704.528

Avez-vous une stratégie pour l’exploitation et la maintenance avec des jumeaux numériques après la construction ?

Le sujet est en cours de réflexion et les solutions liées à l’exploitation seront basées sur les maquettes BIM DOE.

D’ailleurs, après la construction, qu’adviendra-t-il de tous ces bâtiments ?

Après les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, des travaux de réversibilité des bâtiments seront réalisés pour reconvertir les logements des athlètes en logements familiaux, logements étudiants, bureaux, activités, etc. Les équipements publics, comme les groupes scolaires, seront restitués aux collectivités locales compétentes.

Souhaiteriez-vous dire quelque chose de particulier à nos lectrices et lecteurs ?

L’effort de la SOLIDEO marque un tournant dans l’accélération de l’usage du BIM au travers de sa vulgarisation et démocratisation : c’est un véritable catalyseur qui prouve que le BIM n’est plus une contrainte… c’est un facilitateur en matière de travail collaboratif et itératif. Le retour d’expérience de la SOLIDEO à ce stade est fort. 

Compte tenu de l’évolution du BIM depuis l’apparition de la théorie de Douglas Engelbart dans Augmenting Human Intellect en 1962 jusqu’à la vision de Michel Serres par rapport à la révolution numérique où “la révolution numérique en cours a des effets au moins aussi considérables qu’en leur temps l’invention de l’écriture puis celle de l’imprimerie”. Le BIM ne serait-il donc pas un choix, mais une destinée ? Le processus BIM marque notre histoire : c’est un outil à vocation professionnelle au service de l’acte de construire ensemble la ville de demain…

Alexandre, un grand merci pour votre temps, ce récit passionnant et votre travail impressionnant avec tous vos collègues de la SOLIDEO. Nous vous souhaitons un franc succès dans cette belle aventure historique.

Le meilleur des Classes d’Autodesk University 2021

Découvrez et explorez certaines des classes les plus vues d’AU 2021

Des conférenciers et des sessions inspirantes sont ce qui font d’AU un évènement de qualité avec des présentateurs de grande qualité. Cet évènement incontournable permet de partager de grandes idées, d’innover et de donner vie à de nouvelles visions et opportunités.

Parcourez les Classes d’AU 2021 les mieux notés sur cette page. Elles sont regroupés par secteur, et cliquez pour regarder vos préférées.

Notamment pour la France, c’est la Classe sur le BIM pour les monuments historiques de Gaël Hamon, PDG d’Art Graphique et Patrimoine, et Emmanuel Di Giacomo qui a eu le plus de succès.

Découvrez ces classes ici.

[Evènement] Participez au Rail Summit, évènement dédié au ferroviaire du 16 au 18 novembre 2021 – Inscrivez-vous avant le 15 novembre !

Foncez à grande vitesse et rejoignez le Rail Summit 2021, avec la participation des grands du ferroviaire tels que SNCF RÉSEAU, WSP, Norconsult AS, Downer, Aurecon, VolkerWessels, HDR et FSTechnology.

Découvrez l’agenda passionnant et inscrivez-vous gratuitement ici avant le 15/11 à 15H00.

// Mardi 16 novembre 2021 //

15:00 – Le mot de Bienvenue

Scott Main, Directeur principal des ventes, Grands Comptes AEC, EMEA et ANZ, Autodesk

15h10 – Stratégie, aperçu des solutions ferroviaires et avenir – Présentation d’Autodesk Rail

La COVID-19 continue d’accélérer la transformation numérique de l’industrie ferroviaire par le biais du BIM. Venez écouter Theo Agelopoulos, directeur principal de la stratégie des solutions de conception AEC, qui discutera des principales tendances ayant un impact sur l’industrie ferroviaire, ainsi que de la vision et de la stratégie BIM d’Autodesk. Il sera suivi de Daniel Philbrick, directeur principal des produits d’infrastructure civile, qui présentera les dernières mises à jour des produits qui améliorent encore le processus de livraison BIM pour le rail ainsi que les nouveaux investissements dans l’avenir des produits.

  • Theo Agelopoulos, directeur principal, stratégie de conception AEC, Autodesk
  • Daniel Philbrick, directeur principal, Produits d’infrastructure civile, Autodesk

15H30 – buildingSMART International et les IFC et l’Investissement d’Autodesk dans les standards ouverts

Depuis 2017, l’Infrastructure Room de buildingSMART International s’efforce d’étendre le modèle de données des Industry Foundation Classes (IFC) pour couvrir les actifs d’infrastructure civile avec un solide soutien des parties prenantes que sont les maîtres d’ouvrages et propriétaires, les sociétés de la chaîne de valeur ainsi que les éditeurs de solutions logicielles. L’extension finale « IFC 4.3 » a été publiée en septembre 2021 et acceptée par le conseil de buildingSMART en vue de son adoption par l’industrie. Cette session couvrira les travaux de développement de l’infrastructure room, les extensions rail associées par la room « chemins de fer/rail » et la manière dont Autodesk a participé et a l’intention de prendre en charge le standard IFC 4.3 dans ses solutions.

  • Winfried Stix, président de buildingSMART International Railway Room
  • Marek Suchocki, responsable international du développement des ventes, Autodesk
  • Nigel Peters, Chef de produit senior – Rail, Autodesk

16H00 – Associer (open)BIM et SIG – Pour une intégration plus poussée des données afin de gérer un projet réussi

Venez écouter comment Volker Wessels a réussi un projet d’envergure, dans le cadre de l’extension ferroviaire Zwolle-Herfte aux Pays-Bas, où de nouvelles voies ont dû être posées, des routes et des pistes cyclables ont dû être déplacées et un tunnel ferroviaire a dû être construit. L’équipe a associé BIM et SIG pour une intégration plus approfondie des données afin de naviguer dans ce projet complexe. L’openBIM a permis une plus grande transparence et une collaboration plus facile entre les plateformes et entre les multiples parties prenantes de la chaîne de valeur. Les experts de Volker Wessels expliqueront comment gérer l’accès et former les gens pour créer et livrer un projet réussi.

  • Jeroen Tishauser, responsable de l’ingénierie numérique, VolkerWessels

Mercredi 17 novembre

15:00 – Activation des jumeaux numériques pour le rail avec un accent sur la durabilité

Lors de cette session dirigée par WSP en Nouvelle-Zélande, Dean Burke présentera le City Rail Link, le plus grand projet d’infrastructure de Nouvelle-Zélande.

Ce projet de type Infrastructure est réalisé par Link Alliance. La présentation couvrira l’environnement de données commun (CDE), le cadre Digital Twin et les rapports de durabilité via le suivi automatisé du carbone à partir des modèles numériques.

Venez écouter Dean alors qu’il couvre l’environnement numérique complexe, les modèles numériques et la Single Source of Truth (source unique de vérité) pour le projet – y compris la conception, la construction et la gestion et maintenance des installations.

Ayez une meilleure compréhension des projets pluridisciplinaires et multiplateformes, y compris de grands ensembles de données enrichis de métadonnées à l’épreuve du temps sur un projet composé de plus de 400 modèles numériques, de plusieurs CDE connectés, de plusieurs types de logiciels et du cadre associé requis.

Le City Rail Link est lauréat de l’Autodesk AEC Excellence Award 2020 (NZ),

  • Dean Burke, responsable de l’ingénierie numérique, WSP

15H30 – Méthodes numériques d’analyse de la visibilité des signaux ferroviaires

Avec le projet EOLE, l’extension du « RER E » nouvelle génération, la SNCF a créé une nouvelle approche basée sur la conception d’une solution d’automatisation pour l’analyse de la visualisation des signaux. Dans cette démarche, SNCF a imaginé des processus numériques pour tirer profit des modèles de voies ferrées à la signalisation et créer des volumes de visualisation de signalisation pour le conducteur de matériel roulant afin d’assurer la conformité sécurité de tous les voyageurs, dans un contexte de projet où l’un des objectifs principaux est d’augmenter la capacité de charge de trafic de la ligne de manière significative.

  • Adrien Petit, Ingénieur Civil Ferroviaire, SNCF RESEAU

16H00 – Numérisation – le voyage
Leçon apprise et nouvelles opportunités émergentes

Découvrez comment Norconsult AS a commencé en 2016 son parcours de transformation numérique de la 2D à la 3D, et a profité de cette opportunité pour tirer parti des technologies issues du jeu vidéo et du contrôle des conflits pour impliquer les conducteurs de train jusqu’aux utilisateurs finaux. Nous sommes en 2021 et ce projet est terminé, ils sont ainsi en mesure de montrer à quel point les modèles étaient précis depuis 2016. Prochaine étape, passant de la 3D au BIM, ils se concentreront sur la façon dont le BIM crée de nouvelles opportunités. Des fonctionnalités personnalisées sur la base d’Autodesk Forge donnent à l’équipe la flexibilité d’utiliser toutes les données dans leurs modèles. Il s’agit de transmettre les bonnes informations à la bonne personne au bon moment.

  • Dina Eggum, Responsable BIM, Norconsult AS
  • Thomas Angeltveit, Norconsult AS

Jeudi 18 novembre

15:00 – Transformer la construction ferroviaire grâce à la technologie

Cette session sera une démonstration pratique montrant les processus et outils pour les flux de travail numériques utilisés sur le projet pilote BIM de KiwiRail, plusieurs fois primé (catégorie innovation). Le projet de Trentham à Upper Hutt, à Wellington, en Nouvelle-Zélande, a été l’occasion de transformer la façon dont l’équipe planifie, construit et gère les actifs ferroviaires.

Vous gagnerez en visibilité sur une variété de flux de travail : coordination et révision 3D dans la conception et la construction où les modèles ont préséance sur les dessins, données 3D telles que construites et données d’actifs fournies via des appareils mobiles sur une base mensuelle, extraction de quantités – dans les SIG, modélisation 3D de la construction, contrôle et évitement des machines, permis numériques, réalité augmentée, ComputerVision, AI…

  • Cameron Hyndman, directeur national de l’ingénierie numérique – Transport, Downer
  • Adam Miratana, Aurecon

15H30 – BIM et SIG : partage de données pour une meilleure coordination de projet

La ligne Ontario est une ligne de métro autonome et souterraine de 15,6 kms, avec 15 stations proposées qui relieront l’Ontario au cœur du centre-ville de Toronto. Une équipe de conseillers techniques, composée de près de 1 000 employés pluridisciplinaires de nombreuses entreprises, a été chargée du développement, de la conception et de la livraison numérique du projet et de développer des centaines de modèles de conception 2D et 3D fédérés au sein de la plateforme d’Autodesk. L’Ontario Line TA GIS Hub a été utilisé pour organiser efficacement le personnel, les données, les outils et les informations en temps réel au sein de la grande équipe de projet. Basé sur la plateforme cloud ArcGIS Hub d’Esri, le portail offre un accès facile et une connexion directe aux projets BIM360 Hub.

  • Cameron Schaefer, directeur de l’acquisition des données de transport, HDR

16H00 – Gestion de chantier avec workflow avancé dans Autodesk Construction Cloud

Pour cette dernière session, découvrez comment FSTechnology a largement étendu l’utilisation de Construction Cloud avec la numérisation d’autres processus de construction en plus de ceux déjà mis en œuvre. Ils concentrent leur attention sur la mise en place d’un workflow pour le contrôle de la sécurité et de l’environnement sur le chantier. À l’aide d’Autodesk Forge et de Construction Cloud Connect, ils développent l’intégration avec d’autres bases de données de l’entreprise et les systèmes informatiques hérités, pour éviter la redondance des données et créer des tableaux de bord intégrés . Dans les années à venir, ils seront en mesure de gérer et d’améliorer le processus de construction de projets d’infrastructure linéaire avec Autodesk Construction Cloud afin d’améliorer la qualité des données, de réduire les coûts et le temps de 60%, de réduire le gaspillage et de promouvoir la durabilité.

  • Stefano Libianchi, FSTechnologie
  • Alessandro Delle Monache, FSTechnologie
  • Eleonora Troiani, FSTechnologie
  • Luca Capuani, FSTechnologie

Inscrivez-vous gratuitement ici avant le 15/11 à 15H00.

Autodesk à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques – COP26, accélérer l’impact positif à grande échelle

Pour mener une action mondiale immédiate positive sur le climat, il est primordial de tirer parti du numérique et des nouvelles technologies

Chez Autodesk, nous avons la vision d’un monde meilleur, conçu, construit et fabriqué pour tous. La quantité de données générée s’accélère de façon exponentielle. Nous pensons que l’exploitation de ces données aidera nos clients à prendre de meilleures décisions et à créer un impact positif à grande échelle. Ces données permettront aux clients de tirer parti de l’automatisation pour rationaliser le travail et générer des informations, en économisant du temps, de l’argent et en réduisant les déchets.

En cette période charnière de l’histoire de l’humanité qui nécessitera une action mondiale importante, Autodesk embrasse les objectifs essentiels de la COP26 : sécuriser le Net Zero d’ici le milieu du siècle ; protéger les communautés et leurs habitats; mobiliser des financements à ces fins ; et travailler ensemble. Nous pensons que la technologie joue un rôle crucial dans cette course mondiale contre le dérèglement climatique. Vous voulez en savoir plus sur la façon dont nous travaillons avec nos partenaires, nos industries et nos clients pour accélérer l’impact positif dans le monde ? Découvrez le site dédié en cliquant ici.

COLAS recherche sa/son BIM Manager Infrastructure

Colas, filiale du groupe Bouygues, a pour mission d’imaginer, de construire et d’entretenir des infrastructures de transport de façon responsable. Implanté dans plus de 50 pays sur les cinq continents, à travers un réseau de 800 unités d’exploitation de travaux et 3 000 unités de production de matériaux, Colas rassemble 57 000 collaborateurs engagés dans leur territoire pour relier les hommes et faciliter les échanges dans le monde d’aujourd’hui et de demain. L’ambition de Colas est d’être le leader mondial des solutions de mobilité innovantes et responsables. En 2019, Colas a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 13,7 milliards d’euros, dont 52% à l’international.

Votre Mission

Rattaché à la Direction BIM et Construction Numérique du groupe Colas, votre mission principale consistera à déployer le BIM dans les filiales. Vous assisterez les collaborateurs en mode projet (BIM modélisation au BIM Management), les accompagnerez dans la définition et le suivi de leur feuille de route, et les formerez.

Votre mission comprendra également le pilotage et le développement de nouveaux usages et solutions BIM / CIM en collaboration avec un large écosystème d’experts (start-up, éditeurs, écoles, MINnD, BuildingSmart…). 

En termes de technologies, il vous sera demandé de maîtriser Autodesk Revit, Autodesk Navisworks, AutoCAD Civil 3D et d’autres technologies dont vous trouverez le détail, ainsi que le descriptif complet du poste ici.

[Interview Startup ] LIM & BIM au service du paysage et de l’environnement avec Environment for Revit d’Arch-Intelligence, échanges avec Nehama Shechter

Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir la première société de développement de logiciels LIM (Landscape Information Modeling) sur ABCD Blog. Après plusieurs années de pratique en tant que paysagistes et réalisant qu’un outil dédié manquait à leur travail quotidien, ils ont décidé de créer leur propre ensemble d’outils développés au-dessus de Revit et de le vendre à des professionnels. Nous avons eu la chance d’avoir des échanges passionnants avec Nehama Shechter – l’expert en paysage Revit et responsable de la réussite client de l’équipe d’Arch-Intelligence – Les développeurs d’Environment for Revit, la solution compagnon pour les paysagistes dans Revit.

Nehama Shechter
Expert paysagisme Revit Landscape & Customer Success Manager chez Arch-Intelligence

Contact
Arch-Intelligence Ltd.
archintelligence.com
nehama.shechter@arch-intelligence.com

Bonjour Nehama, nous sommes très heureux de vous recevoir sur ABCD Blog. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous parler un peu de votre parcours ?

Bonjour Emmanuel, merci beaucoup de m’inviter sur ton blog !

Vous exercez depuis plusieurs années avec certains de vos collègues en tant que paysagiste. Utilisez-vous des outils 3D et BIM depuis le début ? Ou s’agit-il plutôt d’un environnement de conception basé sur la 2D ?

Oui, j’utilise une approche de modélisation 3D depuis mes débuts en tant qu’étudiante à LA, mais je n’avais jamais entendu parler du BIM avant de voir mes amis étudiants en architecture utiliser Revit. Inutile de dire qu’ils m’ont averti de ne pas l’utiliser pour le paysage, alors je suis allé de l’avant et j’ai appris Rhinoceros 3D et d’autres logiciels, mais pour la plupart de mes projets, j’ai utilisé Autodesk AutoCAD. Jusqu’à ce que je commence à utiliser Revit, je n’avais pas vraiment compris la différence entre la 3D et le BIM.

Au fait, quel est le rôle et les missions d’un paysagiste ? Travaille-t-il en étroite collaboration avec de purs architectes ?

Oui. Habituellement, un projet commence par une réunion de l’architecte et de l’architecte paysagiste avec le client pour avoir un concept avant d’ajouter d’autres membres de l’équipe comme des ingénieurs. Le paysagisme est essentiellement la conception et le développement de tout ce qui se trouve à l’extérieur de votre porte, par conséquent, de nombreux projets nécessitent la participation d’un architecte paysagiste, à titre d’exemple, les parcs urbains, les campus, les projets touristiques, les rues ou même la planification d’infrastructures à grande échelle). C’est un travail passionnant car vous traitez vraiment de beaucoup de sujets et d’expertises différents à une échelle importante.

Quand avez-vous commencé à travailler avec Revit dans votre pratique, et quelles limites avez-vous découvertes pour votre profession ?

Comme beaucoup de Femmes, je suis devenue maman pour la première fois et j’ai souhaité faire une pause importante dans ma carrière bien remplie. J’avais l’impression que j’avais besoin d’un changement. J’ai continué à voir mes amis architectes travailler avec le BIM et j’ai décidé que le moment était venu de commencer à apprendre. Je ne vais pas vous mentir, c’était dur. J’ai parcouru le Web et j’ai à peine pu trouver des ressources d’apprentissage (payantes ou non) utiles, ce qui était frustrant. L’autre problème était que les outils de conception pour les pentes et du talus étaient très limités, il fallait donc utiliser Revit avec Dynamo et Civil 3D pour terminer un projet dans Revit. Pour moi, ce fut un énorme écueil, et c’est exactement ce qu’ENVIRONNEMENT résout.

Le LIM est peu connu, alors comment le décririez-vous ?

Alors, je suis contente que vous m’ayez posé cette question ! Pour moi, cela signifie exactement ce que BIM signifie pour toutes les disciplines de l’AEC. Le « I » d’information est la partie la plus importante qui fait du BIM ce qu’il est. Et puisque vous construisez définitivement le paysage, je le décrirais comme du BIM pour le paysage. J’ai l’impression que toutes les disciplines de l’AEC utilisent le BIM pour la même raison, et nous, architectes paysagistes, souhaitons le même avantage pour nous-mêmes. C’est pourquoi nous ne l’appelons généralement pas LIM, mais préférons dire : BIM for Landscape 😉

Comment Arch-Intelligence a-t-elle été créée ? Pourriez-vous nous en dire un peu plus et nous expliquer qui en étaient les initiateurs ?

Tout a commencé avec un architecte paysagiste frustré comme moi. Ilya Volokin (notre fondateur) utilisait la CAO pour son travail jusqu’à ce qu’il décide que cela ne pouvait plus durer ! Il doit y avoir quelque chose de plus efficace et avancé que ces dessins 2D ! Revit, bien sûr, était la réponse. Mais lorsqu’il est tombé sur les mêmes problèmes que moi, il a décidé de les résoudre en créant un script Dynamo. Comme il est architecte paysagiste, il ne connaissait pas Dynamo for Revit, alors il a embauché des gars brillants pour l’aider – Viktor Kuzev et Dmitry Dronov, qui méritent qu’on mette la lumière sur eux. Le script a fini par avoir beaucoup de paramètres, il était donc trop lourd et lent pour de vrais projets de paysagisme. C’est pourquoi il a décidé de passer au niveau supérieur d’automatisation (si nous pouvons l’appeler ainsi ;-)) et il a ainsi embauché un développeur pour écrire la même commande sous forme de plugin, et cela a commencé à fonctionner beaucoup plus rapidement.

Ilya Volokin, fondateur d’Arch-Intelligence

Deux ans plus tard, quand Ilya et moi nous sommes rencontrés, Environment était devenu un onglet entier dans Revit, et il a pu ainsi m’apprendre le flux de travail d’un projet complet entièrement dans l’espace de travail Revit.

Combien d’employés êtes-vous et comment êtes-vous organisés ?

Nous sommes en fait une entreprises internationale. Même avant le Covid, notre équipe était située dans différentes régions d’Europe et notre base est en Israël, donc travailler à domicile n’était pas un problème pour nous. Notre département le plus important est celui du « développement produit », nous avons donc 12 développeurs pour le moment, et c’est là que nous mettons le plus d’énergie. Ilya, moi et quelques autres experts Revit sommes ici en Israël, et une partie de notre équipe est aussi ici, mais principalement à l’étranger.

Avez-vous des personnes spécifiques dédiées au développement, au support technique, etc. ?

Nous avons quelques départements, mais nous avons commencé par comprendre le processus de conception du paysagisme – donc notre équipe la plus importante, avec l’équipe de développement, sont les experts du paysagisme qui aident également au niveau du support technique et les processus de mise en œuvre BIM dans les bureaux de paysagisme dans le monde. Ilya et moi faisons partie de cette équipe et travaillons constamment à améliorer le flux de travail paysagisme au sein de Revit. L’assistance est l’un des sujets les plus importants pour nous, nous veillons donc également à ce que nos revendeurs disposent de toutes les ressources pour offrir ce service, car nous savons à quel point le temps de nos clients est précieux… Nous considérons également l’implication académique comme faisant partie de l’accompagnement de nos clients et investir beaucoup de ressources pour travailler en étroite collaboration avec plusieurs plans académiques pour le paysagisme ici et dans le monde. J’enseigne également Revit pour le paysagisme dans une institution ici.

Quels sont les points douloureux les plus importants dans la modélisation du paysage et comment votre outil y répond-il ?

Eh bien, nous aurions peut-être besoin de quelques pages supplémentaires pour y répondre 😊 Je pense que ce n’est pas vraiment un point spécifique – la conception d’un paysage nécessite une approche totalement différente de celle des outils Revit natifs. Les modèles d’architecture se développent verticalement, de niveau à niveau, et généralement, ces couches sont assez plates. L’architecture du paysagisme, cependant, est spatiale, complexe et consiste en de nombreuses formes complexes. Si vous regardez notre ensemble d’outils complet, vous pouvez voir que nous l’avons créé en tant qu’onglet Revit pour la discipline concernée. C’est pourquoi nous l’avons appelé ENVIRONMENT, afin que dans votre application Revit, vous puissiez voir Architecture, Structure, MEP et ENVIRONNEMENT ! Donc, pour nos utilisateurs, il sera clair qu’il s’agit de l’onglet pour la planification environnementale. Nos outils offrent aux utilisateurs des solutions souples pour une modélisation précise de nombreuses formes d’aménagement paysager ainsi que certains outils de plantation.

Votre solution couvre-t-elle tout le cycle de vie d’un projet d’aménagement paysager type ?

Oui, depuis environ deux ans maintenant, mais nous continuons à les améliorer avec le temps. La première étape était MVP (produit à valeur minimale) – nous avons commencé avec quelques outils (un pour les murs, un pour les sols en pente et un pour l’import de la topographie).

Ensuite, nous voulions arriver à un point où AutoCAD ne serait plus nécessaire pour modéliser le paysage dans Revit. Début 2019, nous avons ajouté 10 fonctionnalités supplémentaires pour créer des topographies à partir de courbes de niveau, créer des dalles inclinées, collaborer dans des systèmes de coordonnées réels, etc.

Une fois cet objectif atteint, nous avons amélioré le workflow (le processus de modélisation pour les utilisateurs) pour le rendre plus fluide et plus intuitif. Ainsi, en termes de normes de discipline, nous couvrons l’ensemble du cycle de vie d’un projet. L’objectif est de le rendre plus rapide, plus accessible et de faire de la modélisation de paysage dans Revit une expérience amusante !

Quels différents ensembles d’outils fournissez-vous et que font-ils spécifiquement ?

Comme nous avons plus de 40 fonctionnalités, cela peut prendre un certain temps pour tout parcourir 😊 pour résumer – nous avons classé nos outils selon la logique Revit. Ainsi, sur notre onglet, vous pouvez trouver différents panneaux pour les «éléments de modèle», les «éléments de site», la «présentation», etc. Ainsi, nos outils couvrent des tâches telles que la conception et la modification de topographies, de sols en pente, de placement de clôtures et de bordures, de conception de murs de soutènement, d’éléments de rocaille, et plantations. De plus, nous avons quelques outils pour de meilleures représentations graphiques sur la documentation de projet, comme par exemple montrer le profil de section de topographie existante dans une coupe sur site proposée ou certains outils de référence, par exemple, pour numéroter et programmer des éléments de plantation.

Avez-vous ajouté une modélisation de terrain haute qualité à Revit ?

Pour le moment, nous avons 4 outils différents pour travailler avec des surfaces topographiques, et nous avons également des outils pour travailler avec des lignes de contour pour créer une telle surface. Nous avons également des outils pour vous aider à connecter votre terrain avec des modèles liés (Architecture, ingénierie, etc.) et des fonctionnalités dédiées pour l’import et l’export de terrains, etc., et nous allons doubler ce nombre dans les prochains mois. Notre objectif est de rendre la conception facile, comme de la sculpture sur argile, mais précise au millimètre près pour la phase de développement.

Gérez-vous les conflits/clashs entre éléments ainsi que l’extraction de quantités ?

Revit le fait déjà très bien. Revit est un logiciel étonnant avec d’énormes capacités et c’est pourquoi nous avons choisi de travailler avec lui. Tout ce que nous faisons, c’est améliorer les capacités de modélisation de sites/terrains, de sorte que le résultat soit si précis et détaillé que Revit extraira facilement toutes les planifications et la détection des conflits dont nous avons besoin. Peut-être que la seule chose que nous ajouterons est la possibilité de visualiser la quantité de sol coupé et rempli, mais le nombre lui-même sera basé sur les algorithmes de Revit. Revit a des possibilités infinies pour permettre de travailler avec des données, donc notre outil est principalement destiné à des fins de modélisation. Dans notre vision, nous voyons comment le monde évolue vers des techniques de construction autonomes comme l’impression 3D, il est donc crucial d’avoir un modèle très précis.

Comment traitez-vous les questions de durabilité?

Nous pensons que la durabilité commence par une meilleure compréhension du potentiel de votre site, puis par la recherche du moyen le plus efficace de le réaliser.

Donc, pour l’instant, nous avons commencé à développer quelques outils à cet effet, tout d’abord nous avons l’analyse de la couleur de l’altitude et de la pente qui donne au concepteur des données importantes dans le processus de conception initial. À l’avenir, nous ajouterons davantage d’outils d’analyse pour aider les concepteurs à répondre aux exigences de durabilité et à créer une conception basée sur les données.

Avez-vous développé des familles « paysagères » spécifiques comme les arbres, le mobilier urbain, les luminaires, les clôtures, etc. ?

Dans notre plugin, nous avons quelques familles d’éléments de rocailles différents, et pour chaque fonctionnalité qui nécessite une famille spécifique, nous en fournissons une par défaut. Nous créons également du contenu pour nos utilisateurs, principalement du contenu standard comme des familles d’arbres et un fichier gabarit, qui est fort apprécié par nos clients. Nous travaillons également à la création d’un site Web pour les architectes paysagistes qui utilisent Revit. Ce ne sera pas notre propre site mais une plateforme pour soutenir la transition de notre industrie vers Revit. il sera totalement gratuit et contiendra de nombreux téléchargements de contenu, des tutoriels, et même d’autres recommandations de plugins (même si ces applications sont concurrentes aux nôtres).

Êtes-vous également capable de simuler la croissance d’arbres, de plantes, etc.?

Nous y avions pensé quand nous venions juste de commencer, ainsi que bien d’autres. Twinmotion a une fonctionnalité similaire, et en 2018, il y avait un plugin pour 3ds Max qui le permettait. Mais après mûre réflexion, nous avons réalisé que cela prendrait beaucoup de travail avec peu de compréhension des besoins de conception réels auxquels nous voulions répondre. Nous voulons comprendre s’il s’agit uniquement de l’apparence et de la taille de l’arbre ou de la simulation de la quantité d’ombre ? Voulons-nous un simple arbre « sucette » ou un modèle détaillé avec toutes les caractéristiques de l’arbre ? À quel point devrait-il être détaillé ? Toutes ces questions doivent être bien réfléchies. Dans l’ensemble, nous l’avons très certainement intégré dans notre feuille de route !

Souvent, la documentation 2D et la représentation graphique sont confrontées à certaines limitations, même avec des outils BIM sophistiqués. Avez-vous également travaillé là-dessus ?

Oui, nous avons quelques outils pour cela. Par exemple, Revit a une limitation connue selon lequel le motif d’un sol en pente apparaît déformé et endommagé. La solution courante consiste à le recouvrir d’un motif 2D ; nous avons créé une commande pour identifier automatiquement les limites du sol et créer la région remplie correspondante. ENVIRONMENT crée automatiquement le motif pour correspondre à la visibilité du type de sol. Lorsque nous avons créé cette fonctionnalité, nous avons décidé d’ajouter quelques options supplémentaires, comme la création d’un motif pour les topographies, ce qui est impossible dans Revit. Nous l’avons trouvé extrêmement utile pour améliorer les graphiques des plans et pour exporter ces plans vers des fichiers CAO. En dehors de cela, nous avons un outil pour placer une flèche de sens de montée sur une rampe, similaire à la flèche ligne de foulée d’escalier, mais notre outil est bien plus sophistiqué et peut suivre tout le parcours. Lorsque nous avons créé cela, nous avons découvert qu’il améliore en fait l’ensemble des rampes du processus de conception dans Revit. Nous avons quelques outils supplémentaires pour vous aider à atteindre les normes de documentation conventionnelles en paysagisme, comme l’ajout de la possibilité de présenter le profil de surface existant sur une section proposée. Cette fonction peut également vous aider à afficher la cote d’élévation sur les surfaces topographiques dans la vue en coupe.

Toujours sur le thème de la représentation, comment gérez-vous la représentation photoréaliste 3D du projet LIM ?

Notre objectif principal est d’aider les architectes paysagistes à créer le meilleurmodèle et le plus précis. Lorsque le modèle est détaillé et construit correctement, vous pouvez le rendre rapidement à l’aide de l’un des logiciels de rendu tels que Lumion, Enscape, Twinmotion ou V-Ray (tous d’excellents logiciels, soit dit en passant). Donc, fondamentalement, nos outils vous aident à atteindre un modèle parfait dans Revit afin que le rendu soit rapide et facile.

Comment gérez-vous la collaboration avec votre solution ? Est-ce quelque chose qui est possible ?

Oui, nous accordons une grande importance à ce sujet. Chaque fois qu’il est nécessaire de travailler avec des liens, nous voulons que nos fonctionnalités le permettent – nous pouvons créer une topographie à partir d’arêtes de modèle liées ou d’un sol en pente qui se connecte aux éléments liés à l’altitude correcte. Nous pouvons concevoir des murs de soutènement liés à des surfaces liées, donc fondamentalement, nous nous faisons un objectif de soutenir la collaboration pour toutes nos fonctionnalités. Nous avons également une fonctionnalité qui vous permet d’héberger des éléments sur une surface liée ; c’est important car cela permet au concepteur de diviser le projet en plusieurs fichiers. Par exemple, créez la plantation sur un fichier séparé mais placez-les à la bonne élévation.

Est-il nécessaire de pouvoir développer ou coder pour utiliser votre solution ?

Non pas du tout. L’utilisateur peut tout faire dans Revit puisque nos outils sont en symbiose naturellement avec Revit. Nous voulions créer un outil convivial qui permette aux architectes paysagistes de se sentir chez eux dans Revit, à tel point que si vous ne voyez pas Environment dans leur ruban, ils puissent penser que c’est un bug !

Votre solution prend-elle en charge les flux de travail avec des packages structurels afin de s’assurer que les murs de soutènement soient suffisamment solides ?

Nous avons un outil pour la conception de murs appelé « Arranger les murs » qui facilite l’ensemble du processus de modélisation de ces murs. Habituellement, l’ingénieur structure fournit les exigences spécifiques d’épaisseur de mur, de hauteur, d’encastrement, etc. Notre fonction fonctionne avec tous ces paramètres, ce qui facilite la conception rapide de nombreux murs de soutènement en fonction des spécifications et des élévations de surface. En tant qu’architectes paysagistes, nous ne pouvons pas faire les calculs de structure, mais notre outil est universel et peut également s’adapter au travail des ingénieurs.

Certaines catégories dans Revit existent mais sans outils spécifiques associés comme les routes et les trottoirs. Est-ce quelque chose que vous traitez ? Idem pour les lacs, ou les plans d’eau ?

Il est moins important pour nous d’utiliser de nombreuses catégories dans Revit. Certaines de ces catégories existent depuis un certain temps, mais personne ne sait quoi en faire. Sauf cas exceptionnels, nous préférons laisser à l’utilisateur le choix de la catégorie à utiliser pour chaque élément du modèle. Nous préférons aborder les familles systèmes de Revit comme les dalles et les garde-corps car nous les trouvons plus utiles (en termes de conception et de modélisation facile), du moins pour le moment. Nous travaillons également sur un outil supplémentaire pour permettre aux concepteurs de travailler avec des lacs et de l’eau dans Revit, et il s’agira très probablement d’une famille de catégories « Site ». Espérons qu’il sortira dans les prochains mois, alors restez à l’écoute 🙂

Avez-vous une version éducation ? Si oui, comment pouvons-nous y accéder ?

Oui ! Dans le cadre de notre vision d’entreprise, le plus important est d’atteindre le milieu universitaire, d’autant plus que nous sommes des architectes paysagistes professionnels et que nous avons commencé notre parcours sur les bancs de l’école. Nous pensons qu’il est important de rendre ce qu’on nous a donné et d’investir dans les générations futures. Chaque institution académique peut fournir à ses étudiants une licence Environment gratuite pour toute la durée de leurs études. Il existe un formulaire d’enregistrement très simple sur notre site Web. (lien : https://archintelligence.com/educational-license/) Nous développons également activement quelques programmes académiques dans différentes écoles d’architecture et de paysagisme ici en Israël. Comme je l’ai mentionné précédemment, j’enseigne actuellement un cours de deux semestres sur Revit pour le paysagisme au Ruppin Technological College et je suis sur le point de commencer à l’Israel Institute of Technology, où j’ai obtenu mon BLA.

Quel est le coût de votre solution ? Et comment peut-on l’acheter ?

ENVIRONMENT est un logiciel basé sur un abonnement annuel, et nous avons créé trois types de licences pour répondre aux différents besoins de nos clients ; les prix commencent à 475$ par an et peuvent différer d’une région à l’autre. Nous avons également une offre dédiée aux petits cabinets d’aménagement paysager et aux agences d’architecture qui ne traitent pas quotidiennement les questions environnementales mais en ont besoin de temps en temps.

Nous avons décidé de travailler sur un modèle indirect qui s’appuie sur des revendeurs car nous pensons que nos clients peuvent ainsi obtenir un meilleur service dans leur propre langue et fuseau horaire. Vous pouvez voir les prix sur la page adhoc ici (https://archintelligence.com/buy-now/) sur notre site web.

Avez-vous des versions française, italienne et espagnole disponibles?

Malheureusement, pas pour le moment, mais nous y travaillons définitivement !

Souhaitez-vous dire quelque chose de spécifique à nos lecteurs ?

Oui 😊 Tout d’abord, nous avons étendu notre version d’essai gratuite à deux mois car nous réalisons maintenant qu’un seul mois n’était pas suffisant pour que les gens puissent avoir une vue d’ensemble de nos outils. De plus, nous déployons des efforts considérables pour mettre à jour régulièrement notre chaîne YouTube et la rendre bénéfique pour nos utilisateurs, alors abonnez-vous et suivez-nous.

Nehama, merci beaucoup pour votre temps et cette présentation passionnante de votre solution. Nous vous souhaitons le meilleur succès dans le monde entier !

Merci Emmanuel pour tes bonnes questions ! J’étais heureuse de pouvoir y répondre.