Interview Caroline Réminy – VINCI Construction France à la pointe de la transformation digitale, porte l’ingénierie BIM en région pour une transition globale de son écosystème

Cette semaine, Caroline Réminy, en charge de la transformation digitale et de l’Ingénierie BIM (I-BIM) chez VINCI Construction France nous fait le plaisir de venir échanger avec nos lecteurs. Leader français du BTP, l’entreprise est une référence en termes de maturité BIM et d’innovation. Découvrons ensemble sa stratégie mise en place depuis maintenant plus de deux ans par les équipes de Caroline.

Bonjour Caroline,

Vous êtes en charge de la Stratégie Ingénierie BIM et de son déploiement chez VINCI Construction France. Nous sommes ravis de vous accueillir sur ABCD Blog. De manière plus globale depuis 12 ans au sein de différentes entités de l’entreprise, vous êtes l’un des acteurs de la Construction les plus à la pointe et innovant dans ce domaine et vous avez entamé cette démarche de transformation numérique et de BIMisation depuis quelques années pour la société mais aussi pour votre écosystème au niveau national. Depuis plus de 2 ans maintenant, votre organisation au sein du service de VINCI construction France a évolué afin d’accélérer cette transition.

Pourriez-vous nous en dire quelques mots ?

Bonjour Emmanuel. Un des acteurs de la construction les plus à la pointe, je ne sais pas, mais en ce qui concerne VINCI Construction France nous avons défini 3 enjeux stratégiques que sont :

  • Une régionalisation de l’expertise : la « Communauté Ingénierie BIM VINCI Construction France » avec des responsables BIM et Synthèse dans chaque région ;
  • « ADIM sous BIM », c’est à dire l’accélération de la transformation numérique d’ADIM, notre filiale de développement immobilier ;
  • Des « relais BIM sur chantier » dans les équipes travaux

I-BIM coordonne ainsi une communauté nationale avec 13 référents, responsables de service BIM et Synthèse, qui correspondent aux différentes régions. C’est le premier axe. Cette communauté représente plus d’une centaine de personnes sur le territoire.

Quel est justement le modèle de coopération d’ADIM avec VINCI Construction France ? Est-elle exclusive pour vous ?

Oui, nous avons aussi lancé le BIM généralisé au niveau des équipes d’ADIM qui développe des projets qui sont ensuite réalisés en entreprise générale exclusivement par les filiales de VINCI Construction France, c’est le 2ème axe.

Vous nous avez parlé de 3 enjeux. Quels sont les autres axes qui ont évolué ?

Nous avons mis en place toute une stratégie pour accélérer le BIM chez ADIM dans le lancement de leurs projets.
Certaines entités ADIM étaient déjà matures sur le sujet et d’autres devaient s’y atteler.
ADIM étant une MOA interne, nous nous sommes dit qu’il était indispensable d’accompagner tous les ADIM directement pour accélérer le déploiement, afin que VINCI Construction France soit en BIM sur les toutes les opérations développées par ADIM. Nombreuses de nos filiales en régions avaient déjà enclenché une collaboration entre ADIM et le service BIM et Synthèse locale, mais nous avons décidé de généraliser cette démarche.
Ensuite, pour la partie exécution, nous commençons à avoir des profils sur les chantiers qui sont nos ambassadeurs du digital pour faire en sorte que le BIM pénètre la partie production. C’est ici notre 3ème axe qui est fondamental. Le BIM est un processus qui ne doit pas rester au sein des bureaux d’études mais bien qui doit descendre sur chantier et répondre aux besoins des opérationnels.

Sur 200 personnes actives en Ingénierie BIM, y a-t-il une organisation spécifique avec des rôles définis en relation avec les filiales régionales et notamment celles pour le développement immobilier ?

Nous avons exactement 120 personnes au total qui font partie des services BIM et synthèse, allant du responsable jusqu’au BIM Modeler, ce qui représente des bureaux entre 5 et 15 personnes répartis sur toute la France. Cela inclut I-BIM, l’équipe que je dirige et qui compte 30 personnes.
Les équipes régionales constituent un écosystème local avec 80 personnes qui sont les référents « BIM métier », tels que les référents « BIM ADIM » pour le développement immobilier, les référents « BIM structure », les référents « BIM méthodes » et les référents « BIM études de prix ». Enfin, Il y a également les référents « BIM chantier » avec des profils essentiellement de conducteur travaux ou de chef de chantier. Toutes ces personnes sont des relais précieux.

Cette volonté de restructurer était-elle liée au fait que le BIM n’arrivait pas suffisamment à se développer en région ?

En effet, il pouvait y avoir de grosses disparités entre nos différentes directions déléguées. L’expertise était parsemée dans les différentes régions et il fallait la structurer pour mieux répondre aux exigences de nos marchés. L’organisation en Direction des Ressources techniques et opérationnelles (DRTO) de VINCI Construction France nous y a aidé.
Pour notre service (I-BIM), nous sommes ainsi organisés pour partie en pépinière avec des profils qui viennent en formation en central et qui repartent ensuite en région. Nous faisons ensuite beaucoup d’accompagnement de BIM Managers ou de Directeurs Synthèse en région pour aider justement à structurer les services régionaux et à monter en compétence.

Nous avons donc en central deux nouveaux volets : une partie pépinière où les gens viennent se former chez nous et une autre partie d’animation des communautés et mise en valeur des expertises en région et du déploiement d’outils sur les chantiers.

Quel type de formation reçoivent-ils en une semaine ?

Nous avons fait un choix particulier car nous ne voulions plus faire que de la formation aux outils, mais former plus aux process.

Ces formations se structurent en 3 modules :

  • Le premier c’est « Apprendre à manager son chantier tous corps d’état sous BIM » qui apporte une vision plus générale pour mieux travailler ensemble. Certains métiers sont en effet sous-traités, à savoir : la planification, l’ordonnancement TCE, la synthèse TCE (qu’elle soit technique, architecturale, clos-couvert) et le BIM Management.
  • Un autre module propose des formations techniques, pour ceux qui le souhaitent, qui permet une remise à niveau de connaissances techniques sur des sujets tels que le gros-œuvre, la charpente, les lots techniques ou les lots architecturaux.
  • Enfin, on offre toujours la possibilité de suivre des formations aux outils tels que Revit Structure, Revit MEP ou Revit Architecture.

Vous avez principalement mentionné l’écosystème VINCI Construction France, mais avez-vous aussi pour objectif ou vocation de former la maîtrise d’oeuvre qui travaille avec ADIM, sous-traitants ou encore les opérationnels. Y-a-t-il de la sensibilisation ou aussi des propositions de formation à tous ces écosystèmes ?

De la sensibilisation oui, de la formation également pour ceux qui souhaitent aller plus loin. Pour cette sensibilisation, nous prévoyons un accompagnement afin que nos BIM managers aident sur chacune des opérations à raison de plusieurs jours par projet aussi bien les PME, les maîtrises d’oeuvre ou les conducteurs travaux. C’est systématique ! Nous avons la mission d’accompagner nos partenaires et nos équipes travaux.

Vous aviez à une époque la Blue BIM Tool Box pour aider vos écosystèmes. Existe-t-elle toujours ?

Elle existe toujours. Cependant, on se rend compte maintenant que les gens ont également besoin de documents et de process en plus des outils BIM ou de plugins. L’appropriation de ces outils ayant eu lieu, nous devons poursuivre l’effort. Nous avons une boîte à outils de 40 documents essentiellement « process » qui a été réalisée avec les 13 responsables BIM & Synthèse et qui est mise à disposition des équipes sur un Sharepoint.

Il existe 3 types de documents :

  • « Les guides » qui vulgarisent les différents thèmes pour les différents profils de l’entreprise « Qu’est-ce que le scan, ? Qu’est-ce que la 4D, etc… ? et précisent comment les mettre en place sur un projet. Cela s’adresse vraiment à un public de non-sachants.
  • Ensuite, nous avons toute une partie dédiée aux « procédures et notices » qui précisent les process : nous avons des documents expliquant comment s’organise une mission de synthèse, ou comment réaliser le Scan-to-BIM d’un existant.
  • Enfin, au-delà de la procédure, on accède à de la « méthodologie » s’adressant à un public de BIMeurs, ou encore pour mettre en place une 4D/5D sur une opération.

Avec de la prescription d’outils, de technologies, de format etc. ?

Tout à fait. Dans nos méthodologies, nous avons indiqué les prescriptions, les formats et les contacts des référents projet ayant la compétence de façon à vraiment être dans cette logique de communauté à l’échelle nationale.
Cette boite à outils reste interne à VINCI Construction France. Nous réfléchissons à l’ouvrir et la traduire en anglais pour les autres pôles de VINCI Construction.

Au travers de cette poussée du BIM, y-a-t-il une volonté notamment de la part d’ADIM maintenant de rendre obligatoire ou en tout cas de pousser fortement l’utilisation du BIM pour leur projet ou pas du tout ?

Tout à fait, l’objectif a été de systématiser un à deux projets en BIM dans toutes les entités ADIM en 2020 afin de vraiment monter en gamme en 2021. Certaines directions ADIM sont déjà full BIM !

Des ADIM Full BIM, qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Leur organisation ou alors les projets qu’ils réalisent le sont ?

Les projets qu’ils font sont tous en BIM car ils ont la chance d’avoir dans leur DRTO locale, un service BIM et Synthèse, un bureau d’études structure qui traite leur projet en BIM systématiquement et également l’habitude de travailler avec des architectes en BIM et des lots techniques BIM. Ce sont aussi des régions où un petit écosystème s’est créé. Je pense notamment aux équipes d’ADIM Normandie-Centre ou d’ADIM Ouest.

Est-ce que de leur côté, les équipes d’ADIM proposent un accompagnement à leurs partenaires locaux et mettent-ils à disposition une plateforme collaborative ?

Oui, c’est un process que nous avons écrit. Les équipes d’ADIM utilisent et mettent à disposition majoritairement un CDE dès la phase conception, en mettant en exergue les usages de la maîtrise d’ouvrage :

  • Maquette TCE et revue de projet
  • Communication
  • Reporting
  • Points de vue intégrés dans l’existant
  • Présynthèse sous BIM
  • Outils de planification 4D et 5D pour la visualisation des maquettes tous corps d’état
  • Témoins techniques en réalité virtuelle
  • PIC 3D

Nous réfléchissons au développement d’une plateforme BIM de vulgarisation en interne avec une solution développée sur des technologies de type Autodesk Forge et Unity, avec différents développements en WebGL.

Est-ce vous qui financez de manière centrale les outils, les plateformes utilisés sur les projets ?

Non, ce sont les projets qui financent les outils, type GED ou CDE, nécessaires au projet.
Pour tout ce qui touche aux tests et expérimentations, c’est bien pris en charge par les équipes I-BIM en central qui coordonnent et financent les développements. Les régions sont des acteurs de ces développements puisqu’ils testent et recettent les développements. Cette organisation est en place depuis plus de 2 ans. Aujourd’hui, tout cela est consolidé et structuré. C’est une approche que l’on affiche clairement ; une véritable communauté nationale riche d’un réseau d’acteurs en Ingénierie BIM.

En tant que Directrice de l’équipe Centrale (I-BIM), as-tu un conseil stratégique ?

J’aurai 2 conseils stratégiques :

  • Le premier est de mettre en valeur les régions et de décentraliser l’expertise. Le central doit piloter la R&D et avoir une équipe ouverte, mutualiser l’expertise des régions et favoriser l’échange et la formation. L’expertise est partout !
  • Le 2ème objectif est avant tout que le BIM pénètre sur le chantier et ne reste pas seulement dans les bureaux d’études. Pour cela, il est indispensable pour VINCI Construction France de réfléchir à des outils de vulgarisation permettant aux équipes opérationnelles, conducteur travaux, chefs de chantier, compagnons, d’accéder facilement à la maquette à travers les tablettes, les totems, mais également à travers des plateformes web tournées vers leurs usages chantier (PIC 3D, métré, planification 4D/5D, visualisation à 6G, etc…).

Le BIM doit intégrer également le processus du contrôle qualité de nos ouvrages exécutés (autocontrôle, OPR, etc.) pour que nos DOE soient fidèles aux tels que construits (TQC). Un important enjeu de nos marchés.

Quid de vos interactions avec d’autres pôles et entités de VINCI ?

Aujourd’hui, nous intervenons conjointement sur des projets avec VINCI Immobilier, VINCI Facilities et VINCI Airports. Nous testons par ailleurs les outils de VINCI Facilities tels que TwinOps que l’on utilise, notamment sur le nouveau siège de VINCI. En ce qui concerne VINCI Energies, il est notre partenaire pour réaliser les études des lots techniques.

Comment peut-on résumer la philosophie de votre feuille de route ?

Assez simplement. Le BIM ne doit plus être vu comme une expertise intégrée à l’ingénierie mais comme un processus qui vient faciliter l’interopérabilité entre les métiers : du développement immobilier d’ADIM, en passant par l’ingénierie en phase conception et exécution pour aller percoler et optimiser la production, jusqu’à la gestion et la maintenance.
La mise en place de jumeau numérique est à ce jour l’objectif que nous visons en préparant les fondations pour cela. Dans nos DOE, nous systématisons la rencontre avec les exploitants plusieurs mois avant la remise du DOE pour en questionner les usages, structurer et adapter l’information présente dans les DOE.

Votre objectif est-il de consolider votre place de leader avec cette nouvelle organisation ?

Cette organisation plus tentaculaire et plus virale nous a permis de constater une véritable accélération et montée en compétences. Avec presque 120 personnes expertes dans les services BIM en région, VINCI Construction France peut être fier de sa communauté ingénierie BIM. Nous apparaissons comme l’une des entreprises les plus riches en termes de compétences dans le domaine, une communauté plus importante que de nombreuses maitrises d’oeuvre. VINCI Construction France a plus que jamais une place de leader sur les marchés d’Ingénierie intégrée et de conception/réalisation. Cette lisibilité de notre offre n’était pas forcément évidente avant. Le BIM est un processus qui ne cessera de s’étendre en touchant de plus en plus d’acteurs.

Vous parlez essentiellement de BIM, est-ce pour simplifier l’appellation où est-ce que vous intégrez aussi toutes les autres tendances et innovations ?

Il faudrait remplacer cette terminologie BIM par Ingénierie BIM, ou coordination études et travaux en BIM. Le BIM est un processus ! Toutes nos innovations (applications spécifiques RA/RV/RM, IA, etc.) sont au service de ce processus.

Vous intéressez-vous aussi à l’intelligence artificielle, au machine learning, au generative design ?

Nous nous intéressons plutôt à l’intelligence artificielle pour aider au développement de reportings pour manager son chantier, avec notamment des possibilités de structurer un reporting pour les directeurs de projet intégrant l’avancement des études, de la production et la partie contractuelle et financière. Nous automatisons également nos contrôles qualité de maquettes comme plusieurs de nos confrères. Nous utilisons le generative design d’architecture pour les projets complexes, comme nous l’avons fait pour la Cité du Vin à Bordeaux, la Canopée des Halles à Paris ou des ouvrages à formes spécifiques ou encore les chantiers modulaires.

Toutes ces nouvelles approches génèrent énormément de données et d’informations. Avez-vous une stratégie par rapport à la donnée ou data pour la structurer et la rendre disponible ?

Bien entendu, nous avons en effet une démarche Groupe VINCI Construction avec pour projet de structurer une grande base de données qui intègre entre autres de la Data liée au BIM et autres outils (ERP, CRM, etc.), process qui devrait prendre quelques années. Ce projet est piloté par SIXENSE.

Vous parliez de questionner le rôle d’ensemblier de la construction générale. Avez-vous pour projet de tendre peut-être vers la transformation de VINCI Construction France en Katerra de la construction en France ?

Non, l’important est pour moi de toujours mieux maitriser la coordination tous corps d’état de nos projets. Je pense qu’une partie de notre activité devra néanmoins s’industrialiser fortement, soit au travers de la construction bois, soit de la construction préfabriquée ou de kitting, mais pas forcément de manière aussi radicale que Katerra. Nous réfléchissons donc à plus de préfabrication et de kitting, pas uniquement de voile béton mais également d’éléments de types gaines techniques, de lots techniques, voire de pièces complètes (WC, SDB, etc.). Nous travaillons par conséquent beaucoup sur ces logiques avec certains partenaires industriels.

Que faites-vous en termes d’économie circulaire et de cradle to cradle ?

VINCI Construction France a des équipes d’ingénierie dédiée à la performance durable et à ces sujets.
S’agissant des équipes I-BIM, nous avons 2 personnes qui travaillent le sujet, même si nous sommes quand même très axés sur l’impact carbone, les simulations thermiques dynamique et sur la notion de flux logistiques sur les chantiers.
La partie performance environnementale et durable avec le calcul de l’empreinte carbone s’appuie sur des technologies BIM de type Archiwizard.
Nous avons aussi beaucoup travaillé sur une planification 4D de nuisances (sonore, poussière, etc.).

Pensez-vous comme certains qu’un jour peut-être très proche le métier d’architecte sera intégré à l’entreprise ?

Intégrer plus d’architectes pour mieux maîtriser nos conceptions et ce que l’on construit au niveau des lots architecturaux oui, mais concevoir l’architecture à leur place, je ne pense pas. Il y a vraiment le désir de monter en puissance en ingénierie encore et toujours plus.

Votre organisation semble assez unique sur le marché, qu’en pensez-vous ?

Je ne sais pas. Je pense cependant qu’œuvrer à développer une communauté, à favoriser le collaboratif est nécessaire mais pas toujours facile. Il est donc important d’avoir la structuration, les relais et une communauté afin d’obtenir des résultats. Si nous ne prenons pas le temps de faire monter en compétences notre écosystème, nous n’arriverons pas à l’objectif commun.
L’autre point de difficulté peut résider dans le fait que les profils qui ont acquis de l’expertise technique et sont formés au BIM n’ont pas forcément les perspectives attendues dans le timing espéré.
Le marché évolue, nos organisations aussi mais pas toujours dans le temps court des équipes. Un autre enjeu est enfin de faire évoluer les postes dans nos organisations et de créer des parcours plus décloisonnés entre le terrain, les études, le digital et l’environnement.

Nous prenons donc le temps de nous structurer et de viser des objectifs atteignables, pour ensuite être en ordre de marche afin d’avoir un système quasiment industriel

Qu’est-ce qui manque selon vous pour l’instant pour que cela accélère ?

C’est juste une question de temps. Nous sommes en train de consolider tout cela et nous avons déjà de beaux résultats. Entre l’année dernière et cette année, nous avons presque 30% de nos gros projets qui ont été réalisés en BIM ce qui est considérable ! Nous formons au sein de toutes nos directions opérationnelles et sur tous les métiers de VINCI Construction France à savoir le Bâtiment, le Génie Civil, les Réseaux, les Métiers de Spécialités et le Développement Immobilier L’élan le plus important est donné par les MOA et leurs cahiers des charges. Elles obligent tout le secteur à muter lorsqu’elles font évoluer leur marché et c’est ce que nous vivons en ce moment.

Pour que cette transition s’opère avec succès, il va falloir beaucoup de compétences. Quelle est votre stratégie vis-à-vis des jeunes générations ?

Nous sommes plutôt entrés dans une logique de parcours et d’accompagnement sur la durée que ce soit au sein des directions déléguées ou par un passage en central dans notre pépinière et un transfert ensuite en DRTO.
Nous faisons aussi beaucoup de recrutements internes et favorisons la mobilité avec des profils travaux qui arrivent dans les services BIM et synthèse ou des profils provenant d’autres secteurs (la logistique, la qualité, le développement informatique). Nous devons nous enrichir des différences.

Caroline, merci pour cet échange et la lumière mise sur cette organisation nationale.
Nos lecteurs auront plaisir à découvrir cette stratégie et cette approche. Nous vous souhaitons encore beaucoup de succès.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *