[Interview Startup ] LIM & BIM au service du paysage et de l’environnement avec Environment for Revit d’Arch-Intelligence, échanges avec Nehama Shechter

Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir la première société de développement de logiciels LIM (Landscape Information Modeling) sur ABCD Blog. Après plusieurs années de pratique en tant que paysagistes et réalisant qu’un outil dédié manquait à leur travail quotidien, ils ont décidé de créer leur propre ensemble d’outils développés au-dessus de Revit et de le vendre à des professionnels. Nous avons eu la chance d’avoir des échanges passionnants avec Nehama Shechter – l’expert en paysage Revit et responsable de la réussite client de l’équipe d’Arch-Intelligence – Les développeurs d’Environment for Revit, la solution compagnon pour les paysagistes dans Revit.

Nehama Shechter
Expert paysagisme Revit Landscape & Customer Success Manager chez Arch-Intelligence

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Arch-Intelligence Ltd.
archintelligence.com
nehama.shechter@arch-intelligence.com

Bonjour Nehama, nous sommes très heureux de vous recevoir sur ABCD Blog. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs et nous parler un peu de votre parcours ?

Bonjour Emmanuel, merci beaucoup de m’inviter sur ton blog !

Vous exercez depuis plusieurs années avec certains de vos collègues en tant que paysagiste. Utilisez-vous des outils 3D et BIM depuis le début ? Ou s’agit-il plutôt d’un environnement de conception basé sur la 2D ?

Oui, j’utilise une approche de modélisation 3D depuis mes débuts en tant qu’étudiante à LA, mais je n’avais jamais entendu parler du BIM avant de voir mes amis étudiants en architecture utiliser Revit. Inutile de dire qu’ils m’ont averti de ne pas l’utiliser pour le paysage, alors je suis allé de l’avant et j’ai appris Rhinoceros 3D et d’autres logiciels, mais pour la plupart de mes projets, j’ai utilisé Autodesk AutoCAD. Jusqu’à ce que je commence à utiliser Revit, je n’avais pas vraiment compris la différence entre la 3D et le BIM.

Au fait, quel est le rôle et les missions d’un paysagiste ? Travaille-t-il en étroite collaboration avec de purs architectes ?

Oui. Habituellement, un projet commence par une réunion de l’architecte et de l’architecte paysagiste avec le client pour avoir un concept avant d’ajouter d’autres membres de l’équipe comme des ingénieurs. Le paysagisme est essentiellement la conception et le développement de tout ce qui se trouve à l’extérieur de votre porte, par conséquent, de nombreux projets nécessitent la participation d’un architecte paysagiste, à titre d’exemple, les parcs urbains, les campus, les projets touristiques, les rues ou même la planification d’infrastructures à grande échelle). C’est un travail passionnant car vous traitez vraiment de beaucoup de sujets et d’expertises différents à une échelle importante.

Quand avez-vous commencé à travailler avec Revit dans votre pratique, et quelles limites avez-vous découvertes pour votre profession ?

Comme beaucoup de Femmes, je suis devenue maman pour la première fois et j’ai souhaité faire une pause importante dans ma carrière bien remplie. J’avais l’impression que j’avais besoin d’un changement. J’ai continué à voir mes amis architectes travailler avec le BIM et j’ai décidé que le moment était venu de commencer à apprendre. Je ne vais pas vous mentir, c’était dur. J’ai parcouru le Web et j’ai à peine pu trouver des ressources d’apprentissage (payantes ou non) utiles, ce qui était frustrant. L’autre problème était que les outils de conception pour les pentes et du talus étaient très limités, il fallait donc utiliser Revit avec Dynamo et Civil 3D pour terminer un projet dans Revit. Pour moi, ce fut un énorme écueil, et c’est exactement ce qu’ENVIRONNEMENT résout.

Le LIM est peu connu, alors comment le décririez-vous ?

Alors, je suis contente que vous m’ayez posé cette question ! Pour moi, cela signifie exactement ce que BIM signifie pour toutes les disciplines de l’AEC. Le « I » d’information est la partie la plus importante qui fait du BIM ce qu’il est. Et puisque vous construisez définitivement le paysage, je le décrirais comme du BIM pour le paysage. J’ai l’impression que toutes les disciplines de l’AEC utilisent le BIM pour la même raison, et nous, architectes paysagistes, souhaitons le même avantage pour nous-mêmes. C’est pourquoi nous ne l’appelons généralement pas LIM, mais préférons dire : BIM for Landscape 😉

Comment Arch-Intelligence a-t-elle été créée ? Pourriez-vous nous en dire un peu plus et nous expliquer qui en étaient les initiateurs ?

Tout a commencé avec un architecte paysagiste frustré comme moi. Ilya Volokin (notre fondateur) utilisait la CAO pour son travail jusqu’à ce qu’il décide que cela ne pouvait plus durer ! Il doit y avoir quelque chose de plus efficace et avancé que ces dessins 2D ! Revit, bien sûr, était la réponse. Mais lorsqu’il est tombé sur les mêmes problèmes que moi, il a décidé de les résoudre en créant un script Dynamo. Comme il est architecte paysagiste, il ne connaissait pas Dynamo for Revit, alors il a embauché des gars brillants pour l’aider – Viktor Kuzev et Dmitry Dronov, qui méritent qu’on mette la lumière sur eux. Le script a fini par avoir beaucoup de paramètres, il était donc trop lourd et lent pour de vrais projets de paysagisme. C’est pourquoi il a décidé de passer au niveau supérieur d’automatisation (si nous pouvons l’appeler ainsi ;-)) et il a ainsi embauché un développeur pour écrire la même commande sous forme de plugin, et cela a commencé à fonctionner beaucoup plus rapidement.

Ilya Volokin, fondateur d’Arch-Intelligence

Deux ans plus tard, quand Ilya et moi nous sommes rencontrés, Environment était devenu un onglet entier dans Revit, et il a pu ainsi m’apprendre le flux de travail d’un projet complet entièrement dans l’espace de travail Revit.

Combien d’employés êtes-vous et comment êtes-vous organisés ?

Nous sommes en fait une entreprises internationale. Même avant le Covid, notre équipe était située dans différentes régions d’Europe et notre base est en Israël, donc travailler à domicile n’était pas un problème pour nous. Notre département le plus important est celui du « développement produit », nous avons donc 12 développeurs pour le moment, et c’est là que nous mettons le plus d’énergie. Ilya, moi et quelques autres experts Revit sommes ici en Israël, et une partie de notre équipe est aussi ici, mais principalement à l’étranger.

Avez-vous des personnes spécifiques dédiées au développement, au support technique, etc. ?

Nous avons quelques départements, mais nous avons commencé par comprendre le processus de conception du paysagisme – donc notre équipe la plus importante, avec l’équipe de développement, sont les experts du paysagisme qui aident également au niveau du support technique et les processus de mise en œuvre BIM dans les bureaux de paysagisme dans le monde. Ilya et moi faisons partie de cette équipe et travaillons constamment à améliorer le flux de travail paysagisme au sein de Revit. L’assistance est l’un des sujets les plus importants pour nous, nous veillons donc également à ce que nos revendeurs disposent de toutes les ressources pour offrir ce service, car nous savons à quel point le temps de nos clients est précieux… Nous considérons également l’implication académique comme faisant partie de l’accompagnement de nos clients et investir beaucoup de ressources pour travailler en étroite collaboration avec plusieurs plans académiques pour le paysagisme ici et dans le monde. J’enseigne également Revit pour le paysagisme dans une institution ici.

Quels sont les points douloureux les plus importants dans la modélisation du paysage et comment votre outil y répond-il ?

Eh bien, nous aurions peut-être besoin de quelques pages supplémentaires pour y répondre 😊 Je pense que ce n’est pas vraiment un point spécifique – la conception d’un paysage nécessite une approche totalement différente de celle des outils Revit natifs. Les modèles d’architecture se développent verticalement, de niveau à niveau, et généralement, ces couches sont assez plates. L’architecture du paysagisme, cependant, est spatiale, complexe et consiste en de nombreuses formes complexes. Si vous regardez notre ensemble d’outils complet, vous pouvez voir que nous l’avons créé en tant qu’onglet Revit pour la discipline concernée. C’est pourquoi nous l’avons appelé ENVIRONMENT, afin que dans votre application Revit, vous puissiez voir Architecture, Structure, MEP et ENVIRONNEMENT ! Donc, pour nos utilisateurs, il sera clair qu’il s’agit de l’onglet pour la planification environnementale. Nos outils offrent aux utilisateurs des solutions souples pour une modélisation précise de nombreuses formes d’aménagement paysager ainsi que certains outils de plantation.

Votre solution couvre-t-elle tout le cycle de vie d’un projet d’aménagement paysager type ?

Oui, depuis environ deux ans maintenant, mais nous continuons à les améliorer avec le temps. La première étape était MVP (produit à valeur minimale) – nous avons commencé avec quelques outils (un pour les murs, un pour les sols en pente et un pour l’import de la topographie).

Ensuite, nous voulions arriver à un point où AutoCAD ne serait plus nécessaire pour modéliser le paysage dans Revit. Début 2019, nous avons ajouté 10 fonctionnalités supplémentaires pour créer des topographies à partir de courbes de niveau, créer des dalles inclinées, collaborer dans des systèmes de coordonnées réels, etc.

Une fois cet objectif atteint, nous avons amélioré le workflow (le processus de modélisation pour les utilisateurs) pour le rendre plus fluide et plus intuitif. Ainsi, en termes de normes de discipline, nous couvrons l’ensemble du cycle de vie d’un projet. L’objectif est de le rendre plus rapide, plus accessible et de faire de la modélisation de paysage dans Revit une expérience amusante !

Quels différents ensembles d’outils fournissez-vous et que font-ils spécifiquement ?

Comme nous avons plus de 40 fonctionnalités, cela peut prendre un certain temps pour tout parcourir 😊 pour résumer – nous avons classé nos outils selon la logique Revit. Ainsi, sur notre onglet, vous pouvez trouver différents panneaux pour les «éléments de modèle», les «éléments de site», la «présentation», etc. Ainsi, nos outils couvrent des tâches telles que la conception et la modification de topographies, de sols en pente, de placement de clôtures et de bordures, de conception de murs de soutènement, d’éléments de rocaille, et plantations. De plus, nous avons quelques outils pour de meilleures représentations graphiques sur la documentation de projet, comme par exemple montrer le profil de section de topographie existante dans une coupe sur site proposée ou certains outils de référence, par exemple, pour numéroter et programmer des éléments de plantation.

Avez-vous ajouté une modélisation de terrain haute qualité à Revit ?

Pour le moment, nous avons 4 outils différents pour travailler avec des surfaces topographiques, et nous avons également des outils pour travailler avec des lignes de contour pour créer une telle surface. Nous avons également des outils pour vous aider à connecter votre terrain avec des modèles liés (Architecture, ingénierie, etc.) et des fonctionnalités dédiées pour l’import et l’export de terrains, etc., et nous allons doubler ce nombre dans les prochains mois. Notre objectif est de rendre la conception facile, comme de la sculpture sur argile, mais précise au millimètre près pour la phase de développement.

Gérez-vous les conflits/clashs entre éléments ainsi que l’extraction de quantités ?

Revit le fait déjà très bien. Revit est un logiciel étonnant avec d’énormes capacités et c’est pourquoi nous avons choisi de travailler avec lui. Tout ce que nous faisons, c’est améliorer les capacités de modélisation de sites/terrains, de sorte que le résultat soit si précis et détaillé que Revit extraira facilement toutes les planifications et la détection des conflits dont nous avons besoin. Peut-être que la seule chose que nous ajouterons est la possibilité de visualiser la quantité de sol coupé et rempli, mais le nombre lui-même sera basé sur les algorithmes de Revit. Revit a des possibilités infinies pour permettre de travailler avec des données, donc notre outil est principalement destiné à des fins de modélisation. Dans notre vision, nous voyons comment le monde évolue vers des techniques de construction autonomes comme l’impression 3D, il est donc crucial d’avoir un modèle très précis.

Comment traitez-vous les questions de durabilité?

Nous pensons que la durabilité commence par une meilleure compréhension du potentiel de votre site, puis par la recherche du moyen le plus efficace de le réaliser.

Donc, pour l’instant, nous avons commencé à développer quelques outils à cet effet, tout d’abord nous avons l’analyse de la couleur de l’altitude et de la pente qui donne au concepteur des données importantes dans le processus de conception initial. À l’avenir, nous ajouterons davantage d’outils d’analyse pour aider les concepteurs à répondre aux exigences de durabilité et à créer une conception basée sur les données.

Avez-vous développé des familles « paysagères » spécifiques comme les arbres, le mobilier urbain, les luminaires, les clôtures, etc. ?

Dans notre plugin, nous avons quelques familles d’éléments de rocailles différents, et pour chaque fonctionnalité qui nécessite une famille spécifique, nous en fournissons une par défaut. Nous créons également du contenu pour nos utilisateurs, principalement du contenu standard comme des familles d’arbres et un fichier gabarit, qui est fort apprécié par nos clients. Nous travaillons également à la création d’un site Web pour les architectes paysagistes qui utilisent Revit. Ce ne sera pas notre propre site mais une plateforme pour soutenir la transition de notre industrie vers Revit. il sera totalement gratuit et contiendra de nombreux téléchargements de contenu, des tutoriels, et même d’autres recommandations de plugins (même si ces applications sont concurrentes aux nôtres).

Êtes-vous également capable de simuler la croissance d’arbres, de plantes, etc.?

Nous y avions pensé quand nous venions juste de commencer, ainsi que bien d’autres. Twinmotion a une fonctionnalité similaire, et en 2018, il y avait un plugin pour 3ds Max qui le permettait. Mais après mûre réflexion, nous avons réalisé que cela prendrait beaucoup de travail avec peu de compréhension des besoins de conception réels auxquels nous voulions répondre. Nous voulons comprendre s’il s’agit uniquement de l’apparence et de la taille de l’arbre ou de la simulation de la quantité d’ombre ? Voulons-nous un simple arbre « sucette » ou un modèle détaillé avec toutes les caractéristiques de l’arbre ? À quel point devrait-il être détaillé ? Toutes ces questions doivent être bien réfléchies. Dans l’ensemble, nous l’avons très certainement intégré dans notre feuille de route !

Souvent, la documentation 2D et la représentation graphique sont confrontées à certaines limitations, même avec des outils BIM sophistiqués. Avez-vous également travaillé là-dessus ?

Oui, nous avons quelques outils pour cela. Par exemple, Revit a une limitation connue selon lequel le motif d’un sol en pente apparaît déformé et endommagé. La solution courante consiste à le recouvrir d’un motif 2D ; nous avons créé une commande pour identifier automatiquement les limites du sol et créer la région remplie correspondante. ENVIRONMENT crée automatiquement le motif pour correspondre à la visibilité du type de sol. Lorsque nous avons créé cette fonctionnalité, nous avons décidé d’ajouter quelques options supplémentaires, comme la création d’un motif pour les topographies, ce qui est impossible dans Revit. Nous l’avons trouvé extrêmement utile pour améliorer les graphiques des plans et pour exporter ces plans vers des fichiers CAO. En dehors de cela, nous avons un outil pour placer une flèche de sens de montée sur une rampe, similaire à la flèche ligne de foulée d’escalier, mais notre outil est bien plus sophistiqué et peut suivre tout le parcours. Lorsque nous avons créé cela, nous avons découvert qu’il améliore en fait l’ensemble des rampes du processus de conception dans Revit. Nous avons quelques outils supplémentaires pour vous aider à atteindre les normes de documentation conventionnelles en paysagisme, comme l’ajout de la possibilité de présenter le profil de surface existant sur une section proposée. Cette fonction peut également vous aider à afficher la cote d’élévation sur les surfaces topographiques dans la vue en coupe.

Toujours sur le thème de la représentation, comment gérez-vous la représentation photoréaliste 3D du projet LIM ?

Notre objectif principal est d’aider les architectes paysagistes à créer le meilleurmodèle et le plus précis. Lorsque le modèle est détaillé et construit correctement, vous pouvez le rendre rapidement à l’aide de l’un des logiciels de rendu tels que Lumion, Enscape, Twinmotion ou V-Ray (tous d’excellents logiciels, soit dit en passant). Donc, fondamentalement, nos outils vous aident à atteindre un modèle parfait dans Revit afin que le rendu soit rapide et facile.

Comment gérez-vous la collaboration avec votre solution ? Est-ce quelque chose qui est possible ?

Oui, nous accordons une grande importance à ce sujet. Chaque fois qu’il est nécessaire de travailler avec des liens, nous voulons que nos fonctionnalités le permettent – nous pouvons créer une topographie à partir d’arêtes de modèle liées ou d’un sol en pente qui se connecte aux éléments liés à l’altitude correcte. Nous pouvons concevoir des murs de soutènement liés à des surfaces liées, donc fondamentalement, nous nous faisons un objectif de soutenir la collaboration pour toutes nos fonctionnalités. Nous avons également une fonctionnalité qui vous permet d’héberger des éléments sur une surface liée ; c’est important car cela permet au concepteur de diviser le projet en plusieurs fichiers. Par exemple, créez la plantation sur un fichier séparé mais placez-les à la bonne élévation.

Est-il nécessaire de pouvoir développer ou coder pour utiliser votre solution ?

Non pas du tout. L’utilisateur peut tout faire dans Revit puisque nos outils sont en symbiose naturellement avec Revit. Nous voulions créer un outil convivial qui permette aux architectes paysagistes de se sentir chez eux dans Revit, à tel point que si vous ne voyez pas Environment dans leur ruban, ils puissent penser que c’est un bug !

Votre solution prend-elle en charge les flux de travail avec des packages structurels afin de s’assurer que les murs de soutènement soient suffisamment solides ?

Nous avons un outil pour la conception de murs appelé « Arranger les murs » qui facilite l’ensemble du processus de modélisation de ces murs. Habituellement, l’ingénieur structure fournit les exigences spécifiques d’épaisseur de mur, de hauteur, d’encastrement, etc. Notre fonction fonctionne avec tous ces paramètres, ce qui facilite la conception rapide de nombreux murs de soutènement en fonction des spécifications et des élévations de surface. En tant qu’architectes paysagistes, nous ne pouvons pas faire les calculs de structure, mais notre outil est universel et peut également s’adapter au travail des ingénieurs.

Certaines catégories dans Revit existent mais sans outils spécifiques associés comme les routes et les trottoirs. Est-ce quelque chose que vous traitez ? Idem pour les lacs, ou les plans d’eau ?

Il est moins important pour nous d’utiliser de nombreuses catégories dans Revit. Certaines de ces catégories existent depuis un certain temps, mais personne ne sait quoi en faire. Sauf cas exceptionnels, nous préférons laisser à l’utilisateur le choix de la catégorie à utiliser pour chaque élément du modèle. Nous préférons aborder les familles systèmes de Revit comme les dalles et les garde-corps car nous les trouvons plus utiles (en termes de conception et de modélisation facile), du moins pour le moment. Nous travaillons également sur un outil supplémentaire pour permettre aux concepteurs de travailler avec des lacs et de l’eau dans Revit, et il s’agira très probablement d’une famille de catégories « Site ». Espérons qu’il sortira dans les prochains mois, alors restez à l’écoute 🙂

Avez-vous une version éducation ? Si oui, comment pouvons-nous y accéder ?

Oui ! Dans le cadre de notre vision d’entreprise, le plus important est d’atteindre le milieu universitaire, d’autant plus que nous sommes des architectes paysagistes professionnels et que nous avons commencé notre parcours sur les bancs de l’école. Nous pensons qu’il est important de rendre ce qu’on nous a donné et d’investir dans les générations futures. Chaque institution académique peut fournir à ses étudiants une licence Environment gratuite pour toute la durée de leurs études. Il existe un formulaire d’enregistrement très simple sur notre site Web. (lien : https://archintelligence.com/educational-license/) Nous développons également activement quelques programmes académiques dans différentes écoles d’architecture et de paysagisme ici en Israël. Comme je l’ai mentionné précédemment, j’enseigne actuellement un cours de deux semestres sur Revit pour le paysagisme au Ruppin Technological College et je suis sur le point de commencer à l’Israel Institute of Technology, où j’ai obtenu mon BLA.

Quel est le coût de votre solution ? Et comment peut-on l’acheter ?

ENVIRONMENT est un logiciel basé sur un abonnement annuel, et nous avons créé trois types de licences pour répondre aux différents besoins de nos clients ; les prix commencent à 475$ par an et peuvent différer d’une région à l’autre. Nous avons également une offre dédiée aux petits cabinets d’aménagement paysager et aux agences d’architecture qui ne traitent pas quotidiennement les questions environnementales mais en ont besoin de temps en temps.

Nous avons décidé de travailler sur un modèle indirect qui s’appuie sur des revendeurs car nous pensons que nos clients peuvent ainsi obtenir un meilleur service dans leur propre langue et fuseau horaire. Vous pouvez voir les prix sur la page adhoc ici (https://archintelligence.com/buy-now/) sur notre site web.

Avez-vous des versions française, italienne et espagnole disponibles?

Malheureusement, pas pour le moment, mais nous y travaillons définitivement !

Souhaitez-vous dire quelque chose de spécifique à nos lecteurs ?

Oui 😊 Tout d’abord, nous avons étendu notre version d’essai gratuite à deux mois car nous réalisons maintenant qu’un seul mois n’était pas suffisant pour que les gens puissent avoir une vue d’ensemble de nos outils. De plus, nous déployons des efforts considérables pour mettre à jour régulièrement notre chaîne YouTube et la rendre bénéfique pour nos utilisateurs, alors abonnez-vous et suivez-nous.

Nehama, merci beaucoup pour votre temps et cette présentation passionnante de votre solution. Nous vous souhaitons le meilleur succès dans le monde entier !

Merci Emmanuel pour tes bonnes questions ! J’étais heureuse de pouvoir y répondre.

[Startup Interview] LIM & BIM paving the way of Landscape thanks to Environment by Arch-Intelligence with Nehama Shechter

This week, we have the pleasure to receive the first LIM software development company on ABCD Blog. After several years of practices as Landscape designers and realizing that a dedicated tool was missing in their daily job, they decided to create their own set of tools developed on top of Revit and to sell it to professionals. Let’s have an exciting discussions with Nehama Shechter – the Revit Landscape Expert & Customer Success Manager from Arch-Intelligence Team -The developers of Environment for Revit.

Nehama Shechter
Revit Landscape Expert & Customer Success Manager at Arch-Intelligence

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nehama.shechter@arch-intelligence.com

Hi Nehama, we’re glad to receive you on ABCD Blog. Could you please introduce yourself to our readers and tell us a bit about your background?

Hi Emmanuel, thank you so much for having me on your blog!

You’ve been practicing for several years with some of your colleagues as a Landscape Designer. Have you been using 3D and BIM tools since the beginning? Or is it more of a 2D-based design environment?

Yes, I have been using some sort of 3D modeling ever since my first day as a LA student, but I never had heard of BIM before I saw my architecture student friends using Revit. Needless to say, they warned me not to use it for landscape, so I went ahead and learnt Rhino, SketchUp, and other software, but for the most part, I used Autodesk AutoCAD. Until I started to use Revit, I didn’t really get the difference between 3D and BIM.

By the way, what’s the role and missions of a Landscape designer? Does he/she work closely with pure Architects?

Yes. Usually, a project starts with the Architect and the Landscape Architect meeting with the client to have a concept before adding other team members like engineers.  Landscape Architecture is basically the design and development of anything outside your doorstep; as a result, many projects have a requirement to involve a Landscape Architect. (Few examples are urban parks, campuses, tourism projects, streets, or even large-scale infrastructure planning). It is an exciting job since you really deal with a lot of different topics and expertise.

When did you start working with Revit in your practice, and what limitations did you find out for your profession?

Like many women, becoming a mom for the first time and taking a massive break from my busy career. I felt like I needed a change. I kept seeing my architect friends working with BIM and decided now is the time to start learning. I will not lie to you – it was hard. I went through the web and could barely find any learning resources (paid or not) that were helpful, which was frustrating. The other problem was that the tools for designing slopes and grading were very limited, so you had to use Revit with both Dynamo and Civil3D to complete a project within Revit. For me, it was a huge setback, and this is exactly what ENVIRONMENT is solving.

LIM is not very common to many people so how would you describe it?

So, I’m glad you asked that question! For me, it means exactly what BIM means for any of the AEC disciplines. The ‘I’ of Information is the most significant component that makes BIM what it is. And since you definitely build the landscape, I would describe it as BIM for landscape. I feel like all the AEC disciplines are using BIM for the same reason, and we, Landscape Architects, want that same benefit for ourselves. This is why we don’t usually call it LIM, but prefer to say: BIM for Landscape 😉

How was Arch-Intelligence created? Could you please tell us a bit more on that, and who were the initiators?

It all started with a frustrated Landscape Architect just like myself. Ilya, (our founder) was using CAD for his work until he decided that it couldn’t be it! There must be something more efficient and advanced than these 2D drawings! Revit, of course, was the answer. But when he stumbled upon the same issues that I did, he decided to solve them by creating a Dynamo script. Since he is a Landscape architect, he didn’t know DYNAMO, so he hired some brilliant guys to help him – Viktor Kuzev and Dmitry Dronov, who deserve the credit. The script ended up having a lot of parameters, so it was too heavy and slow for real landscape projects. This is why he decided to move forward to the next level of automation (if we can call it so ;-)) and hired a programmer to write the same command in an add-in form, and it started to work a lot faster.

Ilya Volokin, founder of Arch-Intelligence

Two years later, when Ilya and I met, Environment was a whole ribbon in Revit, and he could teach me the workflow of a complete project entirely within the Revit workspace.

How many employees are you, and how are you organized?

We are actually a global organization. Even before covid, our team was located in different parts of Europe, and our base is in Israel, so working from home was not an issue for us. Our most extensive department is ‘product dev,’ so we have 12 programmers at the moment, and that’s where we put most of the energy. Ilya and I and a few more Revit experts are here in Israel, and some of our team is here but mostly abroad.

Do you have specific people dedicated to development, technical support, etc.?

We have a few departments, but we started by understanding the LA design process itself – so our most important team, along with the dev team, Is the LA experts who also help with technical support and with BIM implementation processes in LA offices globally. Ilya and I are part of this team and are constantly working to improve the LA workflow within Revit. Support is one of the most important topics for us, so we also make sure our resellers have all the resources to give this service, as we know how precious our clients’ time is… We also see Academic involvement as part of supporting our clients and invest a lot of resources to work closely with several academic plans for LA here and globally. I am also teaching Revit for Landscape Architecture in a college here.

What’s the most important pain points in landscape modeling and how does your tool answer to it?

Well, we might need a few more pages to answer that 😊 I think it’s not really a specific point -designing a landscape requires a totally different approach from what native Revit tools present. Architecture models grow vertically, from level to level, and usually, these layers are pretty flat. Landscape Architecture, however, is spatial and amorphic. If you look at our comprehensive toolset, you can see that we created it as a Revit tab for the discipline. This is why we called it ENVIRONMENT, so that in your Revit ribbon, you can see- Architecture, Structure, System & ENVIRONMENT! So for our users, it will be clear that this is the tab for environmental planning. Our tools give the users flexible solutions for accurate modeling of many hardscape and softscape forms and some planting tools.

Does your solution cover all the lifecycle of a typical landscape project?

Yes, for about two years now, but we keep improving with time. The first stage was MVP (minimal value product) – we started with just a few tools (one for walls, one for dealing with sloped floors, and one importing topography).

Next, we wanted to get to a point where you don’t need AutoCAD anymore to model landscape in Revit. In early 2019, we added 10 more features to create topographies from contour lines, create sloped slabs, collaborate in real-world coordinates, etc.

Once we achieved that goal, we improved the workflow (the modeling process for the users) to make it smoother and more intuitive. So, in terms of the discipline standards, we cover the entire lifecycle of a project. The goal is to make it faster, more accessible and basically make modeling landscape in Revit a fun experience!

Which different set of tools do you provide and what do they specifically do?

Since we have more than 40 features, it could take a while to go through it all 😊 to sum it up – we categorized our tools according to the Revit logic. So on our tab, you can find different panels for ‘model elements’ ‘site elements’ ‘presentation’ etc. So our tools cover tasks like designing and editing topographies, sloped floors, placing fences and curbs, designing retaining walls, rockery elements, and plantings. In addition, we have some tools for better documentation graphics, like showing existing topography section profile in a proposed site section or some datum tools, for example, to number and schedule planting elements.

Have you been adding some amazing terrain modeling to Revit?

As for right now, we have 4 different tools for working with topo-surfaces, and we also have tools for working with contour lines to create such a surface. We also have tools to help you connect your terrain with linked models (Architecture, engineering, etc.) and dedicated features for importing and exporting terrains and so on, and we are going to double this amount in the next few months. Our goal is to make the design easy, like sculpturing clay, but accurate to the millimeter for the development stage.

Do you manage clashes between elements as well as quantity extraction?

Revit already does it very well. Revit is an amazing piece of software with huge abilities, and this is why we chose to work with it. All we do is improve site modeling abilities, so the result will be so accurate and detailed that Revit will easily extract all schedules and clash detection we need. Maybe the only thing we will add is the ability to visualize the amount of Cut and Fill soil, but the number themselves will be based on the Revit math. Revit has endless possibilities to allow working with data, so our tool is mainly for modeling purposes. In our vision, we see how the world is transitioning to autonomic building techniques like 3D printing, so it is crucial to have a very accurate model.

How do you deal with sustainability questions?

We think that sustainability starts from better understanding the potential of your site and then researching the most efficient way to realize it.

So, as for now we started to develop a few tools for this purpose, firstly we have the elevation and slope color analysis that gives the designer some important data in the initial design process. Going forward, we will add more analysis tools to help designers meet sustainability requirements and create a data-driven design.

Have you developed specific landscape families like trees, urban furniture, lighting fixtures, fences, etc.?

Inside our plugin, we have some families of different rockery elements, and for every feature that requires a specific family, we provide a default one. We also create content for our users, mainly standard content like tree families and template file, that looks good. We are also working on creating a website for Landscape Architects who use Revit. It will not be our own site but a platform to support our industry’s transition to Revit. it will be totally free and contain a lot of downloads of content, tutorials, and even other plugin recommendations (even if these apps are our competitors).

Are you also able to simulate the growth of trees, plants, etc.?

We had thought about it when we just started, as well as many others. Twinmotion has a similar feature, and in 2018 there was a 3ds Max plugin that did it. But after a lot of thought, we realized it would take a lot of work with little understanding of the actual design needs we wanted to answer. We want to understand whether it is just about the tree’s looks and size or simulating the amount of shade? Do we want a simple ‘lollypop’ tree or a detailed model with all the tree characteristics? How detailed should it be? All of these questions have to be well thought of. All in all, we most definetely have this in our road map!

Often, 2D documentation and graphical representation face some limitations even with BIM sophisticated tools. Have you also been working on that?

Yes, we have a few tools for that. For example, Revit has a known bug that a sloped floor’s pattern appears deformed and broken. The common solution is to cover it with a 2D pattern; we created a command to automatically identify floor boundaries and create the matching filled region. ENVIRONMENT automatically creates the pattern to match the floor type visibility. When we made this feature, we decided to add a few more options, like creating a pattern for topographies, which is impossible in Revit. We found it extremely useful for improving plan graphics and for exporting these plans to CAD files. Other than that, we have a tool to place a run arrow on a ramp, similar to the stairs run arrow, but it is more sophisticated and can follow the entire run. When we created this, we discovered it actually improves the whole PLANNING process ramps in Revit. We have a few more tools to help you reach the conventional documentation standards in landscape architecture, like adding the option to present the existing surface profile on a proposed section. This feature can also help you show spot elevation on topo surfaces in the section view.

Still on the topic of representation, how do you manage 3D photorealistic representation of LIM project?

Our main purpose is to help landscape architects create the best, most accurate model. When the model is detailed and built correctly, you can quickly render it using one of the rendering software out there such as Lumion, Enscape, Twinmotion, or V-Ray (All excellent software, by the way). So basically, our tools help you reach a perfect model within Revit so that rendering will be fast and easy.

How do you manage collaboration with your solution? Is it something you support?

Yes, we put a big emphasis on this topic. Whenever there is a need to work with links, we want our features to allow it- we can create a topography from linked model edges or a sloped floor that connects to linked elements in the correct elevation. We can design retaining walls that relate to linked surfaces, so basically, we make it our goal to support collaboration for all our features. We also have a feature that allows you to host elements on a linked surface; this is important since it allows the designer to split the project into several files. For example, create the planting on a separate file but have them in the correct elevation.

Is it necessary to be able to develop or code to use your solution?

No, not at all. The user can do it all within Revit since our tools merge naturally with Revit. We wanted to create a friendly tool that makes landscape architects to feel at home within Revit, so much that if you don’t see Environment in their ribbon, they should think it’s a bug!

Does your solution support workflows with structural packages in order to be sure wall sustaining earth are solid enough?

We have a tool for wall design called ‘Arrange Walls’ that ease the entire process of modeling these walls. Usually, the construction engineer provides the specific requirements of wall thickness, height, embedment, etc. Our feature works with all those parameters, making it very easy to quickly design many retaining walls according to the specifications and surface elevations. As landscape architects, we can not do the constructure calculations, but our tool is universal and can fit construction engineers’ work as well.

Some categories in Revit exist but with no specific tools associated like roads and pavements. Is it something you deal with? Same for lakes, or water elements?

It is less important to us to use many categories in Revit. Some of these categories exist for a while, but no one is sure what to do with them. Except for exceptional cases, we like to leave it for the user to decide which category to use for each model element. We prefer to address Revit’s system families like slabs and railings since we find them more useful ( in terms of scheduling and easy modeling ), at least at the present moment. We are also working on an additional tool to allow designers to work with lakes and water within Revit, and it will most likely be a ‘Site’ category family. Hopefully, it will be released in the next couple of months, so stay tuned 😊

Do you have an education version? If yes, how can we access it?

Yes! As part of our company vision, the most important thing is reaching academia, especially since we are professional Landscape Architects and started there. We see it as giving back and investing in future generations. Every academic institution can provide its students with a free Environment license for the entire duration of their studies. There is a very simple registry form on our website. (link: https://archintelligence.com/educational-license/) We are also actively developing a few academic curriculums in different Landscape Architecture schools here in Israel. As I mentioned before, I am currently teaching a two semesters course on Revit for Landscape Architecture at Ruppin Technological College and about to start at the Israel Institute of Technology, where I got my BLA.

What’s the cost of your solution? And how can it be purchased?

ENVIRONMENT is an annual subscription-based software, and we have three types of licenses to fit the different needs of our clients; prices start at 475$ per year and may differ from region to region. We also have a dedicated offer for small landscape practices and for architect offices that don’t deal with environmental issues daily but need it from time to time.

We have decided to work on a reseller-based model since we feel our clients can get better service in their own language and time zone this way. You can see the prices on the pricing page (https://archintelligence.com/buy-now/) on our site.

Do you have French, Italian and Spanish versions available?

Unfortunately, not at the moment, but we are definitely going there!

Would you like to say something specific to our readers?

Yes 😊 First of all, we have extended our free trial to two months since we realize now that just one month wasn’t enough for people to overview our tools. Also, we are making a considerable effort to make our YouTube channel updated and beneficial for our users, so subscribe and follow.

Nehama, thanks a lot for your time and this exciting presentation of your solution. We wish you the best success!

Thank you, Emmanuel, for your great questions! I was happy to participate.

Evènement ! Eiffage Construction livre le 1er EPHAD passif bas carbone de France à Cysoing, conçu en BIM

Il était déjà finaliste des BIM d’Or 2021. Ce projet de 5000 m2 situé au sud de Lille à Cysoing, regroupe les anciens Ehpad de Templeuve et de Cysoing.   

Construction mixte bois-béton, la Résidence de la Pévèle est une opération vertueuse en termes de développement durable, ses certifications et labels en attestant.  C’est grâce au savoir faire du Groupe Eiffage, que ce projet qui a duré plus d’un an et demi a été possible : Eiffage Construction, HVA Concept (marque de salles de bains modulaires d’Eiffage Construction), Eiffage Énergie Systèmes, et Eiffage Services (filiale d’Eiffage Concessions). Le BIM et notamment des solutions comme Autodesk Revit et Navisworks ont rendu possible un tel exploit.
Conçu en BIM par les Agences d’Architecture Paindavoine Parmentier et GO Architectes, ce beau projet bois est exemplaire : Passivhaus, NF Habitat HQE niveau Excellent, E+C- niveau E3C1) ; bâtiment mixte bois/béton (RDC, cages d’escalier et ascenseurs en béton ; chambres et étages en bois ; façade extérieure en bardage bois) ; intégration de 88 salles de bains HVA Concept, préfabriquées dans l’usine de Fresnay sur Sarthe, une industrialisation de la Construction permettant une réduction de l’empreinte carbone (notamment liée au nombre réduit d’allers-retours sur chantier), des délais d’installation, des nuisances sur chantier.

© Eiffage Construction / Résidence de la Pévèle / BIMBox

Cette maison de retraite de 90 chambres ambitionne de devenir le premier bâtiment à la fois passif et bas carbone de France. Des maquettes BIM métiers avaient été développées pour l’architecture, les VRD, les structures béton et bois, les salles de bains préfabriquées, le lot CVC/plomberie et l’électricité. Les intervenants ont travaillé en BIM niveau 2. Enfin, le BIM a permis l’obtention des labels ainsi que la mise en place de la préfabrication et la maquette BIM constituera ensuite l’outil idéal pour la gestion et maintenance futures.

Intervenants du projet

  • Maître d’ouvrage : Les Résidences de la Pévèle
  • Assistant Maîtrise d’Ouvrage : CAP Projet
  • Architectes : Paindavoine Parmentier et GO Architectes.
  • Bureaux d’études techniques : Verdi, Ingerop, Behal
  • Acousticien : Akoustik 
  • Bureau de contrôle : Qualiconsult
  • Sécurité et Protection de la Santé : Veritas

Découvrez les détails du projet sur le site d’Eiffage ici.

Interview BIM Managers – Episode #31 Marjorie Janin, CAD@Work – Etre à l’écoute du secteur, anticiper, et prévoir l’imprévisible…

Cette semaine, après plusieurs mois de pause de nos Interviews BIM Managers, nous avons le plaisir d’accueillir une jeune Femme ingénieur et BIM Manager et plus encore – Marjorie Janin – qui travaille pour une belle PME française, CAD@Work qui malgré son nom, fait bel et bien partie des grands experts du BIM en France. Marjorie a un parcours très intéressant et nous sommes ravis de la recevoir aussi car elle vient renforcer la parole des ingénieurs dans ce domaine très prisé des Architectes.

Bonjour Marjorie et ravi de te recevoir sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter en quelques mots et nous dire depuis combien de temps tu officies chez CAD@Work ?

Bonjour à tous, Marjorie JANIN, 30 ans, je suis ingénieure en Génie Civil de formation. J’exerce le métier de BIM Manager et d’AMO BIM chez CAD@Work depuis maintenant trois ans.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas CAD@Work, qui êtes-vous, où êtes-vous et que faites-vous ? Pourrais-tu stp aussi nous raconter votre histoire et votre progression ces dernières années ?

Tout d’abord qui nous sommes (pour ceux qui ne connaîtraient pas CAD@Work 😊) : C’est un groupe constitué de quatre sociétés : CAD@WORK Holding (siège à Grenoble qui assure la gestion du groupe), CAD@WORK Design (bureaux à Lyon et Paris) qui réalise du consulting et des prestations de type BIM management et modélisation, CAD@WORK Learning (bureaux à Lyon et Paris) qui assure la distribution de logiciels BIM et commercialise les formations associées et enfin CAD@WORK Swiss (bureaux à Genève) qui réalise du consulting et des prestations de type BIM management et modélisation pour la Suisse.

Que faisons-nous ? CAD@Work est spécialisée dans le service et le conseil autour du BIM, que ce soit sur des projets où nous intervenons en tant qu’AMO BIM, BIM Manager ou Coordinateur BIM ou en tant que soutien et accompagnement stratégique au déploiement du BIM au sein de bureaux d’études, d’entreprises de construction ou d’agences d’architecture. Notre objectif premier est la mise en œuvre et le déploiement de processus BIM. Convaincre, expliquer et accompagner ces divers acteurs afin de les rendre autonomes sont nos objectifs au quotidien. Nous avons tout particulièrement à cœur la qualité du service rendu à nos clients, qu’ils soient maîtres d’ouvrages, architectes, bureaux d’études ou entreprises.

Notre histoire et notre progression : Lancée en 2013 par Stéphane Dussol, Pierre Buttion et Vincent Bleyenheuft, CAD@Work réalisait 100% de son chiffre d’affaires dans la vente de logiciels et de formations à destination des architectes. En à peine deux ans, CAD@Work a fidélisé plus de trois cents clients sur un secteur géographique qui comprend Aix/Marseille, Grenoble, Lyon, Dijon et Paris/Région Parisienne.

En 2015, le BIM a pris de l’ampleur, les grands groupes se sont emparés du sujet et le pôle BIM consulting, mené par Vincent Bleyenheuft a pris son envol. De nouveaux clients ont intégré notre écosystème ; les entreprises de construction, les maîtres d’ouvrages publics et privés, les industriels et bureaux d’études, ainsi que d’autres éditeurs de plateformes BIM.

En parallèle, la vente de licences et de formations a progressé, portée par la dynamique du BIM.

CAD@Work a donc embauché, étoffé ses ressources et compétences pour répondre aux demandes croissantes des bureaux d’études, des économistes et des entreprises. Depuis 2015, la croissance de CAD@Work a porté ses ressources de trois associés à une équipe pluridisciplinaire composée de huit salariés (architectes et/ou ingénieurs dont je fus la première).

Notre chiffre d’affaires consolidé est en progression constante, malgré la délicate période de la Covid qui aura impacté notre croissance de 2020, sans la stopper : 944 000 € (2020), 926 000 € (2019), 800 000 € (2018), 632 000 € (2017), 624 000 € (2016), 435 000 € (2015), 348 000 € (2014).

Ton parcours va passionner nos lectrices et lecteurs. Quelles études as-tu fait et t’intéressais déjà tu au numérique et peut-être au BIM ? T’était-il enseigné d’ailleurs ?

Je suis diplômée, depuis 2015, d’une école d’ingénieurs en Génie Civil – L’Ecole Nationale des Ingénieurs de Saint-Etienne. A ce moment-là, le BIM n’était pas encore enseigné. On avait d’ailleurs que très peu de réponses à m’apporter sur le sujet. J’ai commencé à m’y intéresser en 2014, à la suite de plusieurs lectures dans la revue hebdomadaire de référence : Le Moniteur. En 2015, j’ai proposé à mon tuteur de stage ENISE un sujet de projet de fin d’études sur le BIM, ce qui représentait très peu de sujets de PFE à l’époque.

Etant ingénieure et adorant le métier d’architecte, je n’ai jamais réellement compris cette « électricité statique » qui existe entre ces deux métiers. « Animosité » qui se ressent déjà en école, même si elle reste sympathique 😉.

J’ai donc voulu coupler mon envie d’explorer le sujet du BIM avec la découverte du fonctionnement d’une agence d’architectes. J’avais donc trouvé mon sujet : « Implémenter le BIM au sein d’une agence d’architecture ».

J’ai alors développé ce sujet au sein de l’agence Atelier Des Vergers à Saint-Etienne. L’agence modélisait avec un logiciel BIM et souhaitait mettre en place des processus d’échanges avec leurs bureaux d’études partenaires (Revit) et leur thermicien. Il faut dire qu’en 2014-2015 le format IFC était loin d’être aussi stable qu’aujourd’hui… mais ce fut passionnant et très enrichissant !

Groupe Pictet

Avant d’arriver chez CAD@Work, quel a été ton parcours ? Ta première mission BIM d’ampleur est d’ailleurs mémorable et unique je crois ?

A la suite de mes études et notamment de mon PFE, j’ai souhaité poursuive dans le domaine du BIM parce que j’y ai trouvé de l’échange, de l’innovation, du management, de la communication et du challenge… ce que je n’avais pas forcément perçu lors de mes précédents stages en tant qu’ingénieure structure ; même si je dois avouer que j’adorais faire du calcul de structure.

A la suite de quoi, j’ai mis à jour mon CV et ma lettre de motivation (je me souviens avoir passé des journées à la peaufiner pour être convaincante). J’ai ensuite postulé sous forme de candidatures spontanées dans diverses entreprises grâce au réseau mis à disposition par mon école.

Je pensais n’avoir que peu de retours étant donné que je n’avais pas d’expérience BIM réelle et que je n’avais pas suivi une vraie formation dans ce domaine (à noter qu’à l’époque il n’y avait aucune formation BIM en France) mais je me suis dit « qui ne tente rien n’a rien, alors fonce ».

J’ai finalement eu de nombreux retours et j’ai eu la chance d’être embauchée chez AIA Life Designers Ingénierie Lyon en tant que BIM Manager Chantier sur un des projets emblématiques de Renzo Piano Building Workshop, le projet de l’Ecole Normale Supérieure de Saclay (un des premiers projets BIM en phase exécution). J’étais rattachée à la cellule de coordination technique et spatiale d’exécution (ou synthèse d’exécution) du projet. J’ai beaucoup appris et j’ai adoré travailler sur ce projet. Je remercie d’ailleurs tous mes collègues d’AIA Life Designers avec qui j’ai travaillé car j’en garde d’excellents souvenirs.

J’ai ensuite choisi de partir vers de nouveaux horizons chez CAD@Work Lyon afin de me diversifier et d’aborder plus de domaines. J’exerce les postes d’AMO BIM et de BIM Manager depuis maintenant trois ans et je participe au développement de CAD@Work SWISS installée à Genève depuis mars de cette année. Je suis aussi formatrice sur les sujets de l’IFC et du BIM Management lorsque mon emploi du temps me le permet.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre CAD@Work ?

Je sais qu’habituellement on cherche souvent à se faire embaucher au sein d’une grande entreprise (avec comité d’entreprise, salle de sport, piscine et j’en passe… 😉). A ce moment-là, j’avais envie de travailler au sein d’une société à taille humaine avec une hiérarchie moins pyramidale et plus accessible.

Je suis une personne très appliquée et impliquée dans mon travail, j’aime donner mon avis (et j’aime encore plus quand il est pris en considération 😊). Je souhaitais donc trouver une société dans laquelle je pourrais me sentir plus concernée avec une marge de progression rapide. CAD@Work a su répondu à mes attentes.

Quels sont les typologies de Clients et de projets que vous adressez ? Est-ce plus orienté architecture, ingénierie, construction, ou maîtrise d’ouvrage ?

De 95 % d’architectes en 2015, nous travaillons aujourd’hui à plus de 50% de notre chiffre d’affaires avec de grandes entreprises telles que BOUYGUES CONSTRUCTION, BOUYGUES IMMOBILIER, EGIS, VINCI, les banques…

Nous avons été agréablement surpris par l’arrivée d’une nouvelle typologie de clientèle : les éditeurs de solutions de GMAO et de plateformes Cloud dédiées à la gestion de projets BIM. Ces professionnels nous sollicitent régulièrement pour leur apporter du conseil ainsi que des formations aux outils BIM, à la structure et à l’exploitation de l’IFC.

Comment t’es-tu formée à ce métier de BIM Manager ?

Clairement sur le terrain.

En école d’ingénieur, on nous répète constamment « qu’on nous apprend à apprendre », qu’être ingénieur c’est trouver des solutions et comprendre facilement des problématiques qui touchent des domaines dont nous n’avions pas connaissance jusqu’alors. En plus de cette compréhension et digestion d’informations, l’ingénieur doit savoir diriger, organiser, manager, contrôler… et parfois même vendre. De ce fait, il doit être polyvalent, savoir s’adapter et développer des connaissances scientifiques et techniques dans de nombreux domaines. J’ai vraiment compris tout cela quand j’ai commencé à travailler dans le BIM et que je me suis retrouvée seule face à des problématiques inconnues. Et c’est d’ailleurs ce qui me plaît dans ce métier : chaque projet est différent, les besoins et les usages BIM sont différents également, il faut souvent penser et mettre en œuvre de nouveaux processus.

Quel est ton rôle précis au quotidien ? Es-tu BIM Manager ou est-ce un ensemble de missions / rôles dont tu as la responsabilité ?

Au sein de CAD@Work le rôle que j’exerce au quotidien est celui de BIM Manager et d’AMO BIM sur nos projets stratégiques.

Ma mission en tant que BIM Manager dépend vraiment du projet, des besoins du client, de nos conseils et de ce que l’on construit avec lui (quand il n’a pas une mission figée en tête).

Il y a des spécificités dans toutes les missions de BIM Management que je suis. Ce n’est jamais la même mission même s’il y a bien entendu une ligne directrice commune.

En effet, peu importe le projet et les besoins, le BIM manager reste le chef d’orchestre du processus BIM. Pour cela, il mène une réflexion stratégique avec le client pour définir les usages BIM du projet par phase. Il rédige les cahiers des charges BIM pour consulter les différents intervenants selon les phases du projet (Architectes, BE, Entreprises…). Il analyse les retours des offres BIM qu’il évalue et auditionne les différents candidats sur le volet BIM.

Il organise l’échange des données et pilote les méthodes et processus mis en œuvre en concertation avec les différents acteurs pour garantir le bon déroulé du BIM sur le projet. La mission du BIM Manager réside donc principalement dans l’organisation et la direction des méthodes et processus BIM tout au long du projet. Il ne participe pas à la modélisation du projet à proprement parlé mais il en fixe les règles. C’est souvent lui qui conseille et pense la stratégie de déploiement et d’utilisation des diverses plateformes numériques qui seront mises en œuvre sur le projet.

Il peut avoir aussi un rôle beaucoup plus opérationnel que l’on peut parfois assimiler à celui d’un coordinateur BIM global (en Suisse notamment) dans le sens où il va coordonner et contrôler les maquettes numériques du projet. Il fait appliquer les méthodes et principes fixés à l’équipe projet.

En plus du rôle décrit ci-dessus, j’ai les missions suivantes au sein de CAD@Work :

  • Gestion de CAD@Work SWISS avec Vincent Bleyenheuft
  • Réponse en duo aux offres/candidatures suisses que nous recevons

Est-ce dur d’être BIM Manager selon toi ? Et quelles sont les qualités essentielles du rôle ?

Si c’était facile, ce ne serait pas aussi amusant… 😊 Un BIM manager doit avoir, en plus de ses compétences bâtiments et techniques évidentes, des qualités humaines que sont le leadership, l’accompagnement et la pédagogie. Il est la locomotive qui permet à l’équipe d’avancer dans la même direction. En effet, le BIM est un secteur nouveau pour beaucoup d’intervenants et avancer vers l’inconnu est naturellement angoissant pour nombre de personnes ou de sociétés. Nous sommes là pour  les accompagner, les rassurer et apporter notre expertise.

Au sein du groupe CAD@Work nous considérons que dans « BIM Management » il y a bien entendu le mot BIM – Building Information Modeling, c’est-à-dire le processus de collaboration autour de la maquette BIM – mais aussi et surtout Management. C’est une part de notre métier qui est bien trop souvent oubliée au profit de la technique « purement logiciels ». Le BIM Manager a bien entendu une sensibilité aux technologies, on le qualifie parfois de « geek », mais c’est avant tout un véritable manager d’équipe.

Contrairement à beaucoup d’idées reçues, le BIM Manager ne produit pas de maquettes BIM et ce n’est pas lui qui modélise le jumeau virtuel de l’ouvrage. La réussite du BIM est donc dépendante du travail de l’équipe BIM dans sa globalité (les mandataires, les bureaux d’études et l’ensemble des intervenants du projet). C’est pourquoi le BIM Manager doit se mettre au service du maître d’ouvrage et de l’équipe projet, et non s’inscrire dans un rapport de force qui consisterait à imposer ses choix sans discussion possible.

Je finirais par une qualité qui est pour moi l’une des plus importantes : il doit être visionnaire. Le BIM et son écosystème sont en constante évolution ; ce que l’on pensait impossible il y a trois ans le devient rapidement et parfois, ce que l’on pensait être l’avenir est obsolète en un rien de temps. Il faut être à l’écoute du secteur, anticiper, et prévoir l’imprévisible 😊.

Je pose souvent cette question mais les Femmes BIM Manager ne sont pas suffisamment représentées. Est-ce dur d’être une Femme BIM Manager ou les choses évoluent-elles dans ce milieu ?

C’est une question que l’on me pose régulièrement. Le monde du bâtiment étant majoritairement masculin, les femmes sont en effet en minorité et il nous faut donc nous imposer. Mais il y a de nombreux autres secteurs pour lesquels c’est aussi le cas.

Après, que l’on soit un homme ou une femme, à partir du moment où les compétences sont là, l’équipe vous fait confiance.

Personnellement, je pense que les femmes apportent, dans leurs explications et leur façon de manager, plus de douceur et de pédagogie naturelles ; « une main de fer dans un gant de velours » en quelque sorte. Je m’arrêterai là sur ce sujet au risque de vexer la gente masculine 😉

Tu as aussi une mission stratégique autour des conventions, chartes et autres documents clés nécessaires à la réussite d’un projet BIM ?

Tout à fait. Vincent et moi-même sommes responsables de ce volet chez CAD@Work. Volet rédactionnel qui n’est pas toujours simple mais qui est très stimulant car il faut souvent inventer, penser et créer des documents qui répondent aux besoins du projet. Même s’il y a une trame commune, les documents ne sont jamais les mêmes, il y a toujours des spécificités.

Grosso modo, les documents contractuels BIM dont j’ai la charge sur un projet sont :

  • AMO BIM : selon les missions, nous pouvons avoir à notre charge la rédaction de la charte BIM d’un maître d’ouvrage qu’il pourra déployer sur tous ses futurs projets BIM,
  • BIM management : les cahiers des charges d’appel d’offres qui peuvent être globaux ou individuels pour consulter une maîtrise d’œuvre, des mandataires ou des entreprises selon les phases du projet,
  • BIM Management : les cahiers des charges pour consulter des éditeurs de plateformes numériques au sens large du terme (« GED BIM », générateur de passeports matériaux…) et tout cahier des charges dont la technologie de mise en œuvre serait liée au BIM (VR, AR…),
  • BIM Management : la convention ou manuel BIM de conception et d’exécution,
  • AMO BIM : selon les demandes et missions cela peut même aller jusqu’à la rédaction de la charte BIM exploitation – maintenance du maître d’ouvrage.

Modélises-tu ou pilotes-tu des équipes de BIM modeleurs ?

En tant que BIM Manager, sur les divers projets dont j’ai la charge, oui tout à fait, je pilote les équipes BIM de projet qui sont constituées des responsables BIM ou coordinateurs BIM désignés de chaque entité (ARC, CVSE, STR, MCR…). Selon la taille des projets, ces référents se trouvent aussi, souvent, être les modeleurs BIM du projet.

Non, je ne modélise pas au quotidien, ce n’est pas mon rôle. En revanche, je connais très bien les logiciels du marché ; ce qu’ils peuvent faire et comment ; ce qu’ils ne peuvent pas faire et les alternatives à proposer ; les tables d’export ; la gestion du géoréférencement… J’ai un œil global  et méthodologique sur tout cela et c’est ce que je dois apporter à l’équipe projet en tant que BIM Manager.

La mission du BIM Manager n’est pas de faire du support logiciel, même s’il faut avouer que, pour le bon déroulé du projet, nous en faisons forcément. D’autant plus que chez CAD@Work, nous avons la double casquette d’experts sur les logiciels BIM leaders du marché tels que Revit et les autres, ce qui est très apprécié sur nos projets.

D’ailleurs chez vous, êtes-vous organisés par compétences, rôles, etc. ou êtes-vous toutes et tous polyvalent.e.s ?

J’ai été la première salariée de CAD@Work. Le mot-clé lors de mon embauche était « polyvalence » et c’est d’ailleurs ce que je recherchais : me diversifier. En effet, lorsqu’on est embauchée dans une petite structure, il faut forcément être débrouillarde et polyvalente. On ne peut pas dire « j’aime ça », « je n’aime pas ça »… mais cela change avec le temps… 😊.

Aujourd’hui CAD@Work a évolué, nous sommes maintenant cinq salariés, bientôt six, nous avons donc nécessairement eu besoin de nous structurer.

Gères-tu une équipe de plusieurs personnes ?

Au sein des projets dont j’ai la charge, oui, bien entendu, je gère en moyenne une équipe BIM constituée d’environ dix personnes sur des tailles de projets assez classiques.

Sur des projets bien spécifiques et emblématiques, l’équipe BIM à gérer tourne plutôt autour d’une vingtaine ou d’une trentaine de personnes selon les exigences du MO et le nombre de mandats concernés par le BIM sur le projet.

Au sein de CAD@Work, je réalise le suivi, l’encadrement et la formation des nouvelles recrues en duo avec Vincent selon nos disponibilités. 

Dans tes missions, tu es aussi Madame IFC et tu formes les professionnels sur ce sujet. Comment cela se passe-t-il et selon toi, les entreprises françaises sont-elles suffisamment compétentes sur l’openBIM ?

Oui tout à fait. Stéphane et Vincent ont découvert simplebim il y a maintenant quelques années ; logiciel qui permet d’éditer des IFC ; ils m’ont demandé de tester le logiciel, de le découvrir, de le décortiquer et de monter un programme de formation.

Lorsque j’ai dispensé mes premières formations simplebim, je me suis rendue compte que les personnes à former ne connaissaient pas la structure d’un IFC. Compliqué donc de former des gens à un logiciel qui permet de modifier un IFC quand on ne sait pas comment le format fonctionne et comment il est structuré. Nous avons donc monté un plan de cours sur le sujet. 

En ce qui concerne les compétences openBIM des intervenants, il faut savoir qu’aujourd’hui on voit beaucoup plus de chartes de maîtres d’ouvrages openBIM qu’il y a 5-6 ans. En 2015, par exemple, la plupart des projets étaient full Revit et personne ne voulait travailler avec le format IFC. Aujourd’hui le format s’est stabilisé et a bien évolué. Le niveau de maturité des intervenants reste tout de même limité, mais je pense que le sujet va exploser au cours des mois / années à venir.

Par extension, ce manque de compétences et de connaissances sur ce sujet pointu sont-elles à l’origine de nombreux projets qui ne se passent pas bien ?

Non… souvent lorsqu’un projet BIM ne se passe vraiment pas bien (sauf exception d’une entité vraiment défaillante en BIM) les problèmes sont d’un autre ordre et sont plus globaux : ressources techniques, organisationnelles ou humaines.

Un bon BIM Manager saura toujours aiguiller son équipe ou adapter les exigences BIM du projet. En effet, le BIM Manager doit auditer le niveau de maturité BIM de son équipe afin d’identifier si elle a le niveau demandé pour répondre aux besoins du projet. S’il s’avère que ce n’est pas le cas, c’est son rôle d’alerter le maître d’ouvrage ou l’AMO BIM et de proposer des solutions pour y répondre. Ces solutions peuvent être de proposer des formations sur des points spécifiques ou tout simplement de réévaluer les usages BIM avec le client.

Voyages-tu beaucoup de par la nature de ton rôle et tes missions ? Ou le numérique, notamment en temps de COVID, te facilite-t-il la tâche ? Les voyages te plaisent-ils d’ailleurs ?

Oui, nous sommes forcément amenés à nous déplacer là où nous avons des projets à manager. Nous essayons aujourd’hui de nous structurer par région. Nous avons maintenant une salariée parisienne pour gérer les projets parisiens (ce qui m’évite de venir à Paris ; même si cela se fait très facilement sur la journée).

Je suis aujourd’hui responsable des projets suisses et notamment de la filiale CAD@Work Swiss que nous développons activement. Je suis régulièrement à Genève depuis novembre 2019, date à laquelle nous avons gagné notre premier projet Genevois : la construction du projet Campus Pictet de Rochemont.

Concernant la Covid, nous nous sommes débrouillés et adaptés comme tout le monde afin que la crise sanitaire retarde le moins possible l’avancement des études de nos divers projets. Le mode « visio » demande, malgré ce que l’on pense, beaucoup plus d’énergie pour se faire comprendre et continuer de transmettre une bonne dynamique au groupe. Les discussions et les échanges informels qui facilitent et font grandir la relation de confiance entre les diverses sociétés manquent beaucoup.

Quels sont les beaux projets dont tu t’occupes actuellement ? Peux-tu nous en citer quelques-uns et nous dire l’intérêt qu’ils représentent ?

Je vais forcément vous parler du projet Campus Pictet de Rochemont. D’un point de vue personnel, le projet se distingue par le fait que c’est le premier projet suisse que j’ai la chance de manager en BIM. Je suis d’ailleurs ravie de mettre le pied en Suisse Romande. Et j’espère que de nombreux autres projets nous serons confiés à l’avenir ; c’est en cours et cela se profile bien.

Hormis le fait qu’il m’est très agréable de me baigner plage des Pâquis pendant ma pause midi, le projet CPR est un projet qui se distingue tout d’abord par son programme : un îlot de quatre bâtiments comprenant une tour de 90 mètres sur la commune de Carouge, au cœur du projet Praille-Acacias-Vernets.

Ce qui m’a fortement marquée lorsque j’ai démarré mon travail sur le projet, c’est l’implication et la compréhension du maître d’ouvrage concernant les sujets BIM, ce qui est loin d’être le cas sur nombre d’autres projets. C’est valorisant pour nous de savoir que l’on ne fait pas du BIM pour faire du BIM mais que l’on vise à faciliter réellement l’exploitation et la maintenance d’un maître d’ouvrage qui cherche toujours à améliorer son organisation et ses méthodes pour répondre à ses nouveaux objectifs (les maquettes BIM de leur siège actuel, le bâtiment Acacias 60 réalisé en 2006 avec Revit, sont utilisées actuellement pour le facility management et le space planning). 

Le projet se distingue aussi par le nombre de mandataires (une trentaine), le nombre de maquettes BIM à manager (une cinquantaine de fichiers natifs à ce jour), la structure hors-norme de l’équipe BIM,  le nombre de cas d’usages BIM innovants, les plateformes numériques mises en œuvre dès le début des phases de conception (Resolving, dRofus, BIM Collaborate Pro, BIMCollab), la recherche constante de l’excellence et du dépassement de soi.

On peut citer comme exemple les cas d’usages liés au smart building avec notamment la volonté de mettre en œuvre un BOS (Building Operating System, c’est-à-dire le système d’exploitation du Smart Building). Le BOS sera lié à la base de données du projet CPR ainsi qu’à de très nombreuses applications métiers et de smart building (gestion des espaces et ressources, gestion des réservations des espaces et services, gestion de la ventilation et de la température, pilotage des stores et des lumières…).

J’ai un second projet emblématique en tête que j’aurais aimé partager avec vous mais c’est confidentiel pour le moment. Peut-être lors d’une prochaine interview 😊.

Dans ton quotidien, quel est le ratio temps entre formation, suivi méthodologique, BIM Management, développement de chartes, etc. ?

Il y a quelque temps, j’étais plutôt sur un ratio 30% formation (BIM Management, IFC, simplebim) et 70% gestion de projet BIM (AMO BIM – BIM Management).

Aujourd’hui, je suis plus sur un 70% gestion de projet BIM, 15% encadrement au sein de CAD@Work, 15% réponses aux offres BIM CAD@Work Swiss et développement de la filiale.

En tant qu’ingénieur, assures-tu aussi en parallèle des missions d’ingénierie structure ?

Non.

Mon métier me passionne mais j’ai aussi beaucoup de loisirs et hobbies pour lesquels j’aime consacrer du temps et dont j’ai d’ailleurs besoin pour me sentir épanouie autant dans ma vie personnelle que professionnelle.

Je pense que nous avons les capacités à faire beaucoup de choses dans la vie mais il faut être conscient que nous n’avons pas le temps de tout faire (surtout si l’on veut rester qualitatif) au risque de devenir des éternels insatisfaits 😊.

D’ailleurs, faites-vous du développement à façon pour vos clients ?

Pas directement au sein de CAD@Work mais on s’associe avec divers partenaires lorsque nous avons des demandes clients qui nécessitent des développements spécifiques.

AMO : Assistant à maîtrise d’ouvrage, BIM : Building Information Modeling, PFE : Projet de Fin d’Etudes, Revit (https://www.autodesk.fr/), simplebim (https://simplebim.fr/), IFC : Industry Foundation Classes, AIA Life Designers : Architectes Ingénieurs Associés, GMAO : Gestion et Maintenance Assistées par Ordinateur, GED : Gestion Electronique de Documents, RV : Réalité Virtuelle, RA : Réalité Augmentée, dRofus (https://www.drofus.com/fr/), Resolving (https://resolving.com/Fr/), CPR : Campus Pictet de Rochemont

Chère Marjorie, nous te remercions sincèrement pour cette passionnante interview. Nous te souhaitons de continuer avec succès et brio ta belle carrière de BIM Management. Bien à toi. Emmanuel

[Témoignage] Préservation numérique du musée Ipiranga au Brésil, un modèle de collaboration sur Redshift by Autodesk

Préservation du musée Ipiranga au Brésil en BIM à grande échelle, des impacts culturels durables pour les générations à venir !

De nombreux monuments du monde entier sont scannés numériquement et ainsi préservés pour se prémunir contre les pertes dues à la détérioration, au changement climatique et aux accidents.
Le Museu do Ipiranga du Brésil a subi une digitalisation poussée afin d’en créer un jumeau numérique. Cette réplique réalisée à partir d’un nuage de points du musée peut ainsi être partagée avec le Brésil et le monde entier, préservant ainsi une histoire précieuse.

Pour des générations d’écoliers brésiliens, Ipiranga n’est pas seulement un lieu ou un musée, c’est un élément central de l’histoire de leur pays. Le premier refrain de l’hymne national du pays fait référence aux rives de la rivière Ipiranga, où l’indépendance du Brésil du Portugal a été déclarée pour la première fois le 7 septembre 1822. Des décennies plus tard, en 1884, l’architecte italien Tommaso Bezzi a conçu un palais éclectique passionnant pour le site, inspiré en partie de Versailles. Ce palais devenait ainsi le Museu do Ipiranga, un centre du patrimoine national et de l’art et aussi une destination de promenade appréciée.

preserving Brazil’s Ipiranga Museum digital model
Maquette BIM du Musée d’Ipiranga et de ses alentours

Solange Lima, ancienne directrice du musée et actuelle présidente de sa commission culturelle et d’extension, a découvert pour la première fois la façade saisissante, l’intérieur éclectique et la collection d’art inégalée par le biais d’une excursion de formation qui l’a poussée à devenir professeur et conservatrice. Elle souhaite partager le sentiment de passion qu’elle a ressenti en tant qu’étudiante avec d’autres au Brésil et dans le monde, un objectif qui devient une réalité grâce à une collaboration technologique unique qui a abouti à une copie de ce monument national dans le cloud.

La préservation du musée Ipiranga au Brésil commence par la compréhension de son rôle dans la culture du pays. « Cet édifice n’a pas été construit pour devenir un musée ; il a été érigé pour être un monument », dit Solange Lima, parlant de la structure ornementale vieille de 125 ans, un chef d’œuvre de brique et de bois qui commence cependant à montrer des signes de fatigue. « C’est un palais qui célèbre le Brésil. »

Beau palais, moment opportun

En partenariat avec le musée et Faro, une entreprise mondiale d’imagerie, une équipe d’Autodesk a scanné au laser l’ensemble du bâtiment et le parc Independência environnant. En 2020, des scanners laser spéciaux ont capturé des détails architecturaux, des hectares d’aménagement paysager historique et 50 objets de la collection pour préserver et présenter le musée à un public plus large.

Le projet a bénéficié d’un timing parfait. Également connu sous le nom de Museu Paulista, le Museu do Ipiranga a fermé en août 2013 en partie à cause des dégâts des eaux et du risque d’effondrement du plafond. Une fermeture et une rénovation de près d’une décennie, se terminant juste avant le bicentenaire du pays en 2022, ont fourni une fenêtre d’opportunité parfaite pour créer une copie numérique de ce bâtiment irremplaçable.

L’espace réinventé aura plus d’espace pour exposer les joyaux de la couronne de la collection de 450 000 pièces du musée. Lima regrette qu’une « génération d’écoliers » ait raté l’occasion de voir le musée en personne au cours de la dernière décennie, mais se réjouit du potentiel de partager sa nouvelle version, y compris un Ipiranga numérique dans le cloud et des jeux vidéo éducatifs mettant en vedette le modèle du musée.

preserving Brazil’s Ipiranga Museum point cloud
Nuage de points du musée et des terrains environnants, contenant 2,3 milliards de points.

Une nouvelle vague de préservation numérique

La création d’un modèle numérique du musée est l’un des exemples les plus récents et les plus médiatisés d’une nouvelle vague de préservation numérique pour sauver les monuments du monde. Ces efforts complexes de capture de données et de modélisation deviennent de plus en plus urgents à mesure que le changement climatique menace les régions, que les bâtiments historiques vieillissent et que les accidents récents soulignent le besoin de sauvegardes numériques. En 2018, le Musée national du Brésil à Rio de Janeiro a pris feu, dévorant une collection de 20 millions d’œuvres inestimables. Les équipes d’Autodesk ont ​​également aidé à créer des maquettes de la Tour Eiffel et de Notre-Dame de Paris et pourraient bientôt étendre leur travail à d’autres sites brésiliens, tels que la célèbre architecture moderniste de Lina Bo Bardi.

Les défis techniques d’Ipiranga étaient immenses et l’effort nécessitait une suite d’outils logiciels pour capturer, organiser, trier et afficher la quantité exceptionnelle de données. Un nuage de points assemblé à partir de scans laser et d’images assemblées par photogrammétrie par drone contenait 2,3 milliards de points, avec une précision de 3,7 mm. La traduction de toutes ces données brutes en un modèle numérique utilisable a nécessité un certain nombre d’étapes et d’applications, notamment l’utilisation de la plateforme collaborative Cloud Autodesk BIM 360, ainsi que les solutions logicielles ReCap Pro, Civil 3D, InfraWorks et Revit.

Selon Vinicius Barros et Marcelo Laguna, membres de l’équipe d’Autodesk qui a supervisé le passage des nuages de points du logiciel jusqu’au modèle BIM, le processus a finalement abouti à un modèle interactif de 13 Go dans le cloud. « Le musée d’Ipiranga sera un exemple important de la façon dont la transformation numérique et le BIM peuvent aider les propriétaires et maîtres d’ouvrages publics à mieux gérer les actifs historiques », explique Fernanda Machado, architecte chez Autodesk et spécialiste du BIM (Building Information Modeling) qui a géré le processus de numérisation et de modélisation. « C’est un monument protégé, c’est donc un énorme défi et une réussite de pouvoir le préserver de cette nouvelle manière. »

« Quand nous avons commencé le travail, j’ai compris à quel point ce projet pouvait être puissant », ajoute Pedro Soethe d’Autodesk, qui a codirigé le projet avec Machado. « Depuis nos premières discussions avec l’équipe projet du musée, nous savions que nous voulions offrir une vision plus complète du projet. Nous ne nous sommes donc pas seulement concentrés sur le bâtiment du musée mais aussi sur le parc où se trouve le musée, qui est magnifique. De plus, nous avons intégré tous les environs du musée, y compris les rues et les arbres, pour montrer à quels points ils sont importants et adaptés dans le contexte de la ville.

Bénéfices futurs : architecture et éducation

Explorer les maquettes BIM du musée est passionnant, mais l’utilité va bien au-delà de l’imagerie. Le musée n’a plus de plans précis de son ensemble d’origine créé par Bezzi : la digitalisation signifie que les futures déplacements de l’ouvrage, décalages ou déformations structurelles peuvent être détectés avec précision, idéalement suffisamment de temps à l’avance pour effectuer des réparations préventives moins intrusives et moins coûteuses. Malgré sa monumentalité, le musée reste une structure précise et quelque peu fragile ; les conservateurs n’ont pas installé de climatisation dans les salles d’exposition du bâtiment, par exemple, car cela nécessiterait d’endommager cette architecture unique.

Découvrir la source de l’article ici en anglais.

REX BIM Tour CINOV du 12 octobre 2021 à Dole, inscrivez-vous – Autodesk Partenaire de l’évènement !

Participez à la prochaine étape du REX BIM TOUR le 12/10 à Dole

La Fédération des ingénieries et métiers de la prestation intellectuelle CINOV a mis en place depuis plus de 3 ans un tour de France du BIM pour inciter les acteurs de la chaîne de construction à venir se sensibiliser au processus BIM afin d’accélérer la transition numérique du secteur.

Au programme de la prochaine session qui se déroulera à Dole le 12 octobre : Le BIM : enjeux, perception et perspectives par la maîtrise d’ouvrage, l’architecture et l’ingénierie

  • 14h10 – 15h10 Table ronde :

// Enjeux et étapes clés d’un projet BIM pour la maîtrise d’ouvrage //

Avec la participation de :

☑️ Oubeid Aloui – Chef de projet système d’information patrimoniale au Conseil Départemental du Doubs

☑️ Elie Buche – Architecte et gérant de l’Agence d’architecture ATELIER DES MONTAINES

☑️ Frédéric Larrive – Directeur de l’IPTIC, Institut de Promotion de l’Ingénierie et du Conseil

☑️ Jean-Luc Leguay – Directeur Architecture et Bâtiment – Grand Besançon Métropole

15h40 – 16h00 – REX n°1 : Le nouveau siège social en construction bois de la Caisse d’Épargne Bourgogne-Franche-Comté réalisé en BIM niveau 2 avec Autodesk Revit

La Caisse Epargne BFC gagne la première bataille du « Valmy » : la structure  bois est achevée…

☑️ Alice Mucchielli, Architecte de l’Agence GRAAM architecture

☑️ Arthur Vinel, architecte de l’agence GRAAM architecture

  • 16h10 – 16h30 – REX 2
  • 16h40 – 17h10 – START UP

☑️ James Grivert – Président et fondateur de Wittym

➡️ Inscriptions : https://bit.ly/3zIhUfu

Autodesk France est partenaire historique du REX BIM Tour de la Fédération CINOV

[Interview Startup] So.build, un éditeur innovant qui donne ses lettres de noblesse au BIM pour booster l’organisation et les méthodes sur le chantier !

Aujourd’hui, nous avons le plaisir d’accueillir une jeune et innovante startup qui développe des solutions permettant de gérer la méthode et l’organisation du chantier, mais aussi des solutions de productivité intégrées à Revit et particulièrement efficaces. Les fondateurs de So.build sont des Experts reconnus du marché ayant participé au succès de solutions passées leaders du domaine du géospatial. Et le BTP a dorénavant la chance d’avoir leur génie et excellence logicielle au service du BTP pur et dur. A cette occasion, nous avons le plaisir de recevoir Raphaël Bompoil, Directeur Associé de So.build.

Raphaël Bompoil – Directeur Associé
raphael.bompoil@sobuild.fr

Bonjour Raphaël et bienvenu sur ABCD. C’est un grand plaisir de vous recevoir et d’en savoir un peu plus sur So.Build qui mérite une véritable mise en lumière. Pourriez-vous tout d’abord vous présenter et nous parler en deux mots de votre parcours avant la création de SoBuild ?

Bonjour Emmanuel, ce plaisir est partagé et nous vous remercions de nous donner l’occasion de présenter So.build dans cette interview.

Yvan et moi-même sommes issus de formation technique de l’ingénierie du BTP et Génie Civil. Nous avons un parcours commun chez un éditeur de logiciel français leader dans le domaine des travaux publics et des VRD, nous avons travaillé avec passion pendant 30 ans pour Yvan et 20 ans pour moi au succès de ces logiciels.

Quand et comment vous est venue l’idée de créer votre Startup ?

So.build a été fondée en juillet 2017 par Yvan Personnic.  Je l’ai très rapidement rejoint en tant qu’associé. Le choix s’est rapidement orienté vers le BIM et l’organisation de chantier pour les entreprises de gros-œuvre. Nous avons détecté un manque de solutions techniques dans les domaines des méthodes et de l’organisation de chantier.

Qu’est-ce que So.build, quel est votre cœur d’activité, comment êtes-vous organisés et combien êtes-vous ?

So.build se positionne comme « Editeur et Concepteur de logiciel pour le BTP », c’est notre ADN. Nous assurons en direct le développement, la commercialisation, et la formation sur nos solutions.

Nous sommes à ce jour 5 personnes dans la société, avec 2 développeurs, un alternant BIM modeleur, moi-même à la technique et la R&D et Yvan au pôle Commercial / Marketing. L’équipe se renforce à l’automne prochain avec l’arrivée d’une assistante commerciale.

Quelle est votre gamme logicielle ? Existe-t-il aussi une version plus orientée CAO afin de répondre à la demande d’un marché pas forcément mature ?

Notre gamme s’articule autour du produit « Méthode+« , dans laquelle nous proposons plusieurs modules.

Méthode+ est composé des modules suivants :

En ce qui concerne les versions CAO, nous avons décidé de rendre interopérables nos produits sur la base du constat que toutes les entreprises n’avaient pas encore intégré le BIM. En effet, bon nombre de PMEs et TPEs restent attachées à AutoCAD. Documentation PDF PIC.cad

Vous êtes uniques sur le marché car il n’existe quasiment aucune solution de gestion du chantier connectée au BIM. Pourriez-vous nous en dire un peu plus et nous expliquer pourquoi vous avez pris l’option d’une connexion Revit ?

Oui effectivement, nous avons rapidement détecté que l’offre BIM était orientée vers les plateformes et les visionneuses BIM et que le marché était demandeur d’applicatifs métiers répondant avec plus de précisions aux besoins techniques du BIM. Nous avons fait le choix d’Autodesk Revit, car nous souhaitions nous appuyer sur une solution logicielle BIM incontournable. 

En tant qu’anciens du domaine de l’infrastructure, vous avez réussi la transition parfaite et la convergence entre solutions du bâtiment et de l’infrastructure avec ce qui touche notamment au terrain, n’est-ce pas ?

Nous capitalisons sur notre expérience dans l’édition de logiciels pour l’infrastructure. De ce fait, nous proposons des outils pour simplifier les flux de production entre la maquette bâtiment et son socle infrastructure. Cela se traduit par la sortie en 2021 de deux nouveaux modules dans Méthode+ :

  • Avec le module « UCM3D », nous proposons un plugin qui permet de modéliser dans Revit l’environnement existant (bâtiment, données SIG, etc.).
  • Avec le module « Cub », nous nous intéressons au calcul de terrassement et phasage des excavations dans Revit. Le logiciel est conçu pour intégrer facilement le projet de terrassement dans une démarche de production de maquette BIM.

Nous avons développé un gestionnaire de surface projet qui permet de gérer les phasages du terrassement, d’améliorer l’organisation du chantier et de préparer la phase « plan d’installation de chantier« .

Vos solutions s’adressent-elles plutôt aux TPE-PME ou aux Grandes Entreprises ? Plutôt aux BE ou Entreprises de Construction ? Des Architectes peuvent-ils être intéressés ?

Elles s’adressent à tous ces acteurs à la fois.  Nous développons notre gamme pour proposer des solutions adaptées à chacun. Le niveau de maturité du BIM n’étant pas si important dans les PME et TPE, nous proposons des outils comme PIC.cad pour AutoCAD comme une étape et une transition pour accéder au BIM.

De plus, notre dernier module Ucm3D permet de modéliser le contexte urbain 3D, ce qui intéresse bien entendu les Architectes et mêmes les urbanistes. Un plugin comme Smart Menu peut également intéresser tous les utilisateurs de Revit.

Qu’est-ce que Méthode+ PIC.Revit ? Qu’est-ce que cela permet de faire et surtout quels bénéfices et retour sur investissement cela apporte-t-il ?

Méthode+ est un logiciel spécialement conçu et développé pour les ingénieurs méthodes, ingénieurs études de prix, techniciens de la construction. Le module PIC pour Revit permet de concevoir le plan d’installation de chantier dans la maquette BIM.

Dès la phase d’appel d’offres, le service étude de prix peut concevoir rapidement, chiffrer rapidement le plan d’installation de chantier et alimenter le mémoire technique.

Le module PIC respecte les obligations du code du travail applicables aux opérations de bâtiment et de génie civil en vue d’assurer la sécurité et de protéger la santé des travailleurs. La bibliothèque de pictogrammes est conforme aux exigences réglementaires de l’INRS.

A partir des rubans, vous pouvez choisir et positionner la grue, modéliser les clôtures et assurer de cette manière la mise en sécurité du chantier.

Les circulations sont dessinées et matérialisées par des hachures et des pictogrammes réglementaires. Le module PIC permet de tracer les différents réseaux de fluides pour alimenter le chantier.

Le module CUB est particulièrement intéressant car il permet d’étendre de manière très puissante les fonctionnalités terrains de Revit. Il pourrait même être utilisé au-delà de ce pour quoi il a été conçu ? Pourriez-vous nous le présenter svp ?

Le module CUB permet de calculer rapidement les terrassements et phasages d’excavation avec Revit. Le module est complétement adapté aux besoins des Architectes, Bureaux d’Etudes, Entreprises de « Bâtiment – Génie Civil ». Cub est conçu pour intégrer facilement le projet de terrassement et les phasages d’excavation dans une démarche de production de maquette numérique BIM.

Découvrez le module CUB ci-dessous :

Notre dernier module Ucm3D est la réponse au besoin de modéliser l’environnement existant. Ce qui permet de simuler, analyser, visualiser en 3D les territoires et contextualiser le patrimoine existant dans les nouveaux projets. Le lancement de ce nouveau module est prévu pour l’automne prochain.

Découvrez le module UCM :

En plus de ces modules intelligents, vous mettez aussi à disposition une bibliothèque d’objets chantier assez intéressante et paramétrable à volonté. Pourriez-vous nous en dire quelques mots svp ?

Nos logiciels sont livrés avec une bibliothèque de près 500 familles (.rfa) pour concevoir la base vie et habiller les différentes zones du chantier (stockages, parkings circulations). Une bonne partie de nos familles « .rfa » sont paramétriques, nos logiciels sont pensés « open » ce qui permet à un client d’intégrer facilement ses propres bibliothèques « .rfa ».

Gérez-vous les aspect sécurité et praticité liés à la portée et à la résistance des grues ?

Oui tout à fait, des assistants orientés « Méthodes » permettent de faire le meilleur choix de grue en fonction des contraintes du chantier (optimisation de la position du châssis, calcul de la flèche et adéquation distance levage des charges). L’utilisateur peut positionner l’emplacement directement dans la maquette à l’écran. Le plan d’installation de chantier peut également être complété par des abaques de levages.

Le module PIC pilote les grues à tours ainsi que les grues mobiles qui sont couramment utilisées pour les phases de montages et démontages des grues à tours mais également utilisées sur les chantiers de Génie Civil.

Méthode+ est livré avec une bibliothèque de 600 modèles de grues représentant les marques couramment utilisées en France (Potain, Liebherr, Wolf, Raimondi, Comansa, Terex). Le client peut facilement personnaliser et intégrer ses propres grues (modèles dans le parc matériel de l’entreprise).

Un module simple mais particulièrement innovant et bien pensé a retenu notre attention. Smart.menu pour Revit permet de gagner en productivité. Pourriez-vous nous en parler ?

Smart.menu c’est le plugin Revit indispensable à tous les utilisateurs de Revit quelle que soit la discipline, pour accéder rapidement aux commandes et augmenter la productivité et il existe en 6 langues.

L’accès aux commandes est réalisé directement par l’affichage des menus contextuels au bout du curseur souris. Avec Smart.menu vous augmentez votre capacité de production d’environ 30%. Vous pouvez personnaliser les raccourcis clavier que vous souhaitez, ce qui permet d’afficher le Smart menu.

Avec cette approche « User friendly  » Smart.menu rend votre logiciel Revit plus intuitif, plus puissant et plus simple à utiliser, vous gagnez ainsi en confort et en efficacité.

Découvrez la puissance de Smart.menu :

D’ailleurs, envisagez-vous de l’étendre en y ajoutant des fonctionnalités permettant d’accéder au paramétrage de certains menus « cachés » de Revit tels que la définition de la représentation graphique des éléments ?

Oui, nous imaginons des solutions entièrement tournées vers l’utilisateur. Ce sont des axes d’évolution possible, nous souhaitons également proposer d’autres menus adaptés aux contextes de nomenclatures.

Nous allons prochainement proposer une nouvelle version permettant à l’utilisateur de personnaliser son Smart.menu. Notre ADN dans So.build est de proposer des outils « Smart » pour faciliter l’utilisation de nos outils et de rendre « Revit » plus « User friendly » !

Deux maîtres mots guident les développements et l’orientation de nos logiciels :

« SIMPLICITÉ ET EFFICACITÉ »

Qui sont vos clients les plus satisfaits de vos solutions et avez-vous des noms de projets qui les ont utilisés dont vous souhaiteriez nous parler ?

Nous avons plus de 150 clients en France, Belgique, Luxembourg, Suisse et même au Québec, qui utilisent Méthode+. En France, nous pouvons citer les entreprises de construction ci-dessous ayant réalisé des projets en méthode BIM :

  • BOUCHARD CONSTRUCTION (Rennes – 35) : Les jardins d’Arcadie à Rennes
  • RENE JONCOUR ( PLUGUFFAN – 29) :  – L’hôtel Interconsulaire à Quimper
  • Groupe BAREL PELLETIER ( Méry SAVOIE  – 74 ) CFA de Groisy (74)
  • SOCOTRAP ( TOULOUSE – 31)  Confluence Park à Avignon (84)

Quel est votre modèle de vente, les coûts de vos solutions et comment peut-on se procurer ces modules innovants et pratiques ? Chez vous directement ou par le biais de revendeurs ?

Nous avons choisi un modèle économique relativement classique à l’achat ce qui permet d’autofinancer notre R&D. Nos licences sont disponibles en monoposte ou en jeton réseau. Le coût de nos solutions va de 69€ pour une licence Smart.menu jusqu’à 3800 € pour Méthode+ (pack complet). Nos clients peuvent s’équiper de Méthode+ également « à la carte » en achetant uniquement les modules dont ils ont besoin.

A l’achat, la licence est perpétuelle, nous proposons un contrat de service permettant de bénéficier des dernières MAJ et nouvelles versions ainsi que du support hot-line (le Contrat de Service correspnd à 17% du prix d’achat).

Nous vendons en direct nos logiciels mais nous réfléchissons à vendre nos produits via l’appstore Autodesk ou via des revendeurs.

Quelles sont les futures évolutions sur lesquelles vous travaillez ?

Nous travaillons déjà à la sortie de nouveaux modules pour Méthode+ tel qu’un module permettant de gérer le cyclage et phasage des travaux, un module permettant de gérer les PTE (plateforme de travail en encorbellement) ou encore même les Coffrages Horizontaux et verticaux.

Y-a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez dire à nos lectrices et lecteurs ?

Oui, tout simplement que nous développons des outils techniques adaptés à la technologie du BIM permettant à nos clients de trouver rapidement des solutions permettant de prendre de meilleures décisions.

D’ailleurs, connaissiez-vous ABCD Blog ?

Nous effectuons chez So.build une veille technologique et nous avons rapidement découvert ABCD Blog qui est une vitrine et une référence incontournable dans l’univers du BIM. Les retours d’expériences sont indispensables pour faire évoluer et grandir le BIM.

Raphaël, nous vous remercions sincèrement pour cette présentation détaillée de votre société et vos solutions. Bravo ! Vous répondez de manière unique à des besoins très importants pour les professionnels du BTP.

Encore un grand merci également à ABCD Blog et à toi Emmanuel pour cette tribune qui permet à So.build de partager sa vision de l’édition dans les logiciels BIM auprès de vos lectrices et lecteurs.

Si vous souhaitez contacter les talentueux So.build, voici leurs coordonnées :

Twitter : @So_build
Contact So.build : contact@sobuild.fr
Site Internet : www.sobuild.fr
Téléphone : 02 49 62 15 15

Yvan Personnic | So.build
Président
Portable : 07 87 79 17 28
E-mail : yvan.personnic@sobuild.fr
So.build
Concepteur, éditeur de logiciels

[Présentation] Le BIM pour le patrimoine historique, Renaissance et seconde vie sur Autodesk University – Inscrivez-vous !

Gaël Hamon, PDG d’Art Graphique et Patrimoine et Emmanuel Di Giacomo, Architecte et Responsable BIM Europe chez Autodesk vous parlent de l’importance du BIM pour la préservation et la rénovation du Patrimoine historique

C’est une session à laquelle il est important de participer car il y sera question de l’enjeu majeur que le BIM représente pour le patrimoine historique et architectural. En effet, nos Monuments Historiques ont traversé les siècles altérés par le temps, la pollution, les guerres, les catastrophes naturelles. Ils sont aussi le témoignage de notre humanité et des civilisations passées. Nous devons les protéger, en garder une trace, les rénover et réduire leur coût d’exploitation, ainsi que les préparer pour les siècles à venir et les garder comme témoins du passé. S’ils sont détruits ou endommagés, nous devons pouvoir les reconstruire, à l’instar de la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’une des approches les plus efficaces afin d’atteindre un objectif aussi noble est d’utiliser des technologies numériques comme la capture de la réalité, le BIM et de nombreuses autres approches innovantes comme la Réalité Virtuelle ou encore les rendus photoréalistes. Cela garantira aux futures générations et propriétaires de ces joyaux de notre Humanité qu’elles aient toujours un jumeau numérique de leur prestigieux patrimoine prestigieux, leur permettant ainsi une vie éternelle…

Inscrivez-vous dès maintenant à cette belle session en cliquant ici.

Autodesk University 2021 – Accédez au catalogue des sessions et créez votre agenda dès maintenant

Préparez-vous pour Autodesk University en créant votre emploi du temps

AU 2021 est l’évènement de référence des passionnés de numérique et de nouvelles tendances. Il vous permet de vous plonger dans un univers de passion, de technologie, d’excellence et de réseautage de très haut niveau. Ce bel évènement est totalement gratuit et online. Le catalogue des sessions d’Autodesk University 2021 est disponible ici. Explorez plus de 350 sessions par secteur, sujet, produit et plus encore. Mais ne tardez plus, réservez vos agendas pour ne rien manquer.

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