Project Quantum, une vision futuriste des logiciels du monde de l’AEC et de l’interopérabilité

01 - Amar Hanspal of Autodesk showing the audience Project Quantum. Architosh has seen some of this technology earlier this year in another form. At its core it is web-cloud centric.

A découvrir sur Architosh, un article d’Anthony Frausto-Robledo AIA, LEED AP, architecte américain et journaliste sur Architosh qui a eu la chance de rencontrer Anthony Hauck, Directeur de la stratégie produit chez Autodesk et Jim Lynch, Vice Président des solutions AEC chez Autodesk afin de discuter de Project Quantum.

En voici un résumé…

En fin d'année dernière, lors d’Autodesk University 2016, Autodesk a présenté pour la première fois au public son projet "Quantum", une vision futuriste de la façon dont les logiciels pourraient travailler dans le secteur de l’AEC.

Jim Lynch n'a pas hésité à expliquer en quelques mots pourquoi Project Quantum existe : "En bref, ce que nous essayons de faire avec Quantum est vraiment de repenser toute l'idée de la coordination et de la collaboration pluridisciplinaires".

Car c'est dans le domaine de l'AEC qu’existe le plus grand nombre de frictions liées aux processus analogiques existants qui doivent se transformer en processus numérique même si Anthony Hauck considère qu’il est évident que dans l’AEC, il n'y a pas d'application unique détenant en totalité la globalité d'un projet".

Autodesk est tout à fait conscient qu'il est commun sur les grands projets AEC de constater l’utilisation de plus de 100 ou même 200 applications logicielles pour leur création totale. Cela signifie les outils que l'architecte utilise tout au long du processus créatif, en passant par des outils utilisés par les industriels, les constructeurs, les BE, BET, artisans, éclairagistes, experts de tous types.

Si on devait résumer, on obtiendrait un diagramme de processus en 10 points … avec plus de 250 applications concernées. Et les technologies Autodesk à elles-seules peuvent représenter de 4 à 8 de ces applications.

 

C’est pour cela qu’Autodesk considère qu’il est primordial de mettre à disposition un meilleur catalyseur car l’une des problématiques principales reste celle de l'interopérabilité AEC entre tous les systèmes logiciels. Ce qui n’a rien de nouveau. Mais ce qui est très différent, c'est la façon dont Autodesk en parle car ils pensent qu'il existe des façons non seulement de faire mieux, mais peut-être d'automatiser cette interopérabilité.

A la demande du journaliste si Revit ne pourrait pas mettre à disposition cette meilleure interopérabilité ou pourquoi Revit ne peut faire ce que Project Quantum essaie de réaliser, Jim Lynch indique qu’il le pourrait si tout le monde l'utilisait dans le monde.

Ce que Project Quantum fera mieux que Revit – parmi tant d’autres choses – est d’agir comme un courtier de très haut niveau qui déplacerait les données entre tant de silos de datas différentes.

Lynch ajoute que les clients d’Autodesk disent recevoir trop d'informations ou alors pas les bonnes informations du tout. Permettre d’aider à corriger cette information entre les équipes de conception et le constructeur,le maitre d’ouvrage permettrait de la rendre plus significative et adaptée.

En d'autres termes, les professionnels n’ont pas besoin du modèle Revit complet ou d’un modèle BIM autre pour obtenir ce dont ils ont besoin. Mais c'est hélas ce qui arrive actuellement dans le secteur de l’AEC. "Dans le modèle de collaboration Project Quantum, on a uniquement accès à ce dont on a besoin et nul besoin de trier énormément d'informations pour arriver à ses fins ajoute Antony Hauck.

Hauck poursuit en décrivant un exemple de processus d'ingénierie structurelle d'analyse aux éléments finis (AEF) sur un bâtiment, un processus par lequel les systèmes logiciels analysent les forces en trois dimensions mais ne nécessitent pas tous les détails réels des éléments de construction.

En d'autres termes, Project Quantum d'Autodesk permettra des flux de travail d'interopérabilité, entre les acteurs du projet, qui pourront choisir le niveau de granularité nécessaire à l’analyse des données directement dans l'interface de Quantum.

Quantum est vraiment une plate-forme et ne remplacera par Revit et n’est pas un "Revit for the Cloud". Mais Quantum s'appuie sur le Cloud en tant que «plate-forme».

Et ce n’est pas un Revit pour la Fabrication à l’instar de Fusion 360 !

Quantum met en avant la collaboration et la coordination.

Project Quantum est un ensemble de services entièrement basés sur le cloud et par «services» Jim Lynch et Anthony Hauck précisent qu’on par “Services” on entend SaaS (logiciel en tant que service).

L’une des priorités d’Autodesk est de continuer sa stratégie de développer ses solutions sur le web car c’est l’avenir.
Aux dires de l’interview, Quantum est construit sur Autodesk Forge (qui supporte entre autres plus de 65 formats de fichiers différents dont le standard IFC), dont Architosh avait déjà écrit un article. Forge est à Autodesk ce qu'est Watson à IBM.

"Quantum est construit sur Forge : la technologie et la plate-forme", explique Lynch. Forge n'est pas une technologie open source, mais les API sont ouvertes à des développeurs et partenaires tiers.

L’interopérabilité reste donc la grande priorité d’Autodesk.

Découvrez l’intégralité de cet article intéressant en cliquant ici sur le site d’Architosh.

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