[Rapport] Le Construction Innovation Hub (CIH) au Royaume-Uni explore les nouveaux modes de travail numérique

Un cadre pour l’avenir, les nouvelles technologies et le numérique au service des nouvelles approches méthodologiques

Le Construction Innovation Hub Britannique (CIH) lance un nouveau rapport, « Capacités numériques : un cadre pour les professionnels en début de carrière », expliquant comment le secteur de l’environnement bâti sera transformé par la technologie et les nouvelles méthodes de travail.

Il a été rendu par la recherche et les idées issues d’une série d’ateliers avec de jeunes diplômés et leurs managers dans diverses disciplines de l’environnement bâti, ainsi qu’une série de tables rondes avec des responsables de cours universitaires, des organisations professionnelles et des représentants de l’industrie.

Lara Potter, présidente du groupe des compétences futures d’ACE (l’association Britannique des Consultants et Ingénieurs), s’est félicitée de la publication du rapport : « Les outils et technologies numériques ont déjà transformé de nombreux pans de notre industrie, et cette tendance ne fera que s’accélérer au cours des prochaines années. Le travail que nous faisons dans le cadre du groupe des compétences futures vise à aider nos membres à s’adapter à ce monde en mutation, et ce travail essentiel fait de même, aidant les entreprises à passer de la théorie à la pratique. »

Ce rapport a été conçu pour mettre à disposition des entreprises et des professionnels en début de carrière un cadre afin d’encourager le développement numérique au niveau organisationnel ou personnel. Il intéressera les jeunes diplômés, les apprentis et ceux qui ont suivi une formation complémentaire dans l’industrie.

Le monde change et le secteur de l’environnement bâti doit adopter des méthodes de travail numériques pour permettre la transformation du secteur.

Ce rapport définit un cadre de capacités numériques pour les professionnels en début de carrière dans les disciplines de l’environnement bâti qui vise à saisir ce qu’ils doivent savoir et être capables de faire pour travailler numériquement après environ deux ans dans leur profession.
Le cadre vise à stimuler la discussion et l’action en permettant à l’industrie, aux prestataires de cours de premier cycle et de maîtrise en environnement bâti et aux institutions professionnelles d’acquérir une compréhension commune des compétences numériques requises par les professionnels de l’environnement bâti en début de carrière. Il vise à fournir un langage et une structure communs autour desquels tous les professionnels et toutes les disciplines peuvent s’unir pour soutenir le développement des capacités numériques dont le secteur a besoin.
Le cadre est conçu pour être utilisé par les entreprises, les institutions professionnelles, les universités et d’autres organisations de l’industrie, ainsi que les professionnels en début de carrière et leurs gestionnaires, pour soutenir le développement des capacités numériques requises à la fois au niveau individuel et les niveaux organisationnels.
Il s’appuie sur les recherches existantes et a été élaboré à partir des connaissances générées par une vaste consultation avec les parties prenantes de l’ensemble du secteur, y compris une série d’ateliers approfondis avec des professionnels en début de carrière issus de diverses disciplines de l’environnement bâti.

Dans ce rapport, une capacité numérique est définie comme :

Une façon de travailler qui capture et utilise des données, en combinaison avec des processus, des méthodes, des technologies, des appareils et/ou des systèmes, pour générer, gérer et/ou partager des informations.

Pour les entreprises, il propose :

  • De dréer un environnement organisationnel qui permette aux diplômés numériques de s’épanouir et d’influencer la façon dont les sociétés développent leurs projets.
  • D’offrir des opportunités de développer des capacités numériques spécifiques pertinentes pour le travail dans les sociétés et permettant des innovations numériques, ainsi qu’une accréditation professionnelle.
  • De veiller à ce que l’acquisition de compétences et de savoir-faire numériques soit encouragée et fasse partie de la progression de carrière au sein des sociétés.
  • De démontrer aux diplômés et aux praticiens en début de carrière comment les sociétés s’engagent dans l’agenda numérique, par exemple, lors de journées portes ouvertes et d’événements similaires.

Henry Fenby-Taylor, responsable de la gestion de l’information pour le CIH, a déclaré : « Le cadre des capacités numériques est un outil pratique conçu pour articuler les capacités requises par les professionnels en début de carrière dans un large éventail de disciplines, aujourd’hui et à l’avenir.

« Si nous voulons faire des secteurs de la construction et des infrastructures un choix de premier ordre pour les jeunes qualifiés et avertis en matière de numérique qui se soucient de la durabilité et de l’environnement, nous devons offrir des rôles intéressants, variés et stimulants où les capacités numériques sont valorisées et entretenues. Ce nouveau cadre est un pas en avant dans la réalisation de cette transformation.

Téléchargez et lisez dès maintenant « Capacités numériques : un cadre pour les professionnels en début de carrière » en cliquant ici.

Sur BFM Business, comment aider les innovateurs à relever les défis de conception les plus urgents !

Retrouvez Nicolas Doze, journaliste économique de renom qui interviewe Florence Ferreira, Head of Brand Marketing EMEA et Emmanuel Di Giacomo, Responsable des écosystèmes BIM et Architecte chez Autodesk qui échangent autour des sujets de la transition digitale et du BIM dans le cadre de l’émission #JMLECO.

Leader mondial dans le domaine des technologies numériques de conception et de fabrication pour les secteurs de l’AEC, du Média et Divertissement et de la conception, Autodesk fête cette année ses quarante ans. Même après quatre décennies, l’objectif est toujours le même, enrichir et mettre à disposition une expertise de pointe dans les domaines de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction, de la conception, de la fabrication et du divertissement, toujours dans le but d’aider les innovateurs du monde entier à relever les défis urgents d’aujourd’hui.

Mais à quels défis cette belle entreprise, de plus de 11500 collaborateurs et 62 millions d’utilisateurs dans le monde pour un chiffre d’affaires de 3,79 milliards de dollars au 31 janvier 2021, doit-elle pour sa part faire face ? Florence Ferreira, Head of Brand Marketing Europe du Sud, et Emmanuel Di Giacomo, Responsable Développement des écosystèmes BIM Europe et Architecte, répondent aux questions de BFM Business.

Cliquez ici pour lire l’interview et voir la vidéo.

Interopérabilité et standards de données ouverts facilitent collaboration et coordination : Erik Giudice Architecture

EGA, Agence d’architecture internationale travaille de manière efficace au sein de grandes équipes complexes en utilisant la puissance des solutions BIM interopérables d’Autodesk.

Alors que les projets AEC deviennent de plus en plus sophistiqués, avec des équipes projet plus grandes et plus diversifiées, une collaboration et une communication fluides revêtent une importance cruciale. Pour Erik Giudice Architects (EGA), le partage facile d’informations et de modèles 3D est l’une des principales raisons pour lesquelles l’agence utilise les solutions BIM d’Autodesk.
Récemment, EGA a tiré parti de la prise en charge par Autodesk des standards de données ouverts afin d’échanger des modèles et des données avec des clients et des consultants sur un projet complexe et de grande envergure avec des exigences strictes en matière de durabilité.

Des solutions simples à des défis de conception complexes

Pour EGA, agence basée à Paris et à Stockholm, la communication entre les bureaux est depuis longtemps une priorité. La société a commencé à utiliser des logiciels 3D il y a dix ans bientôt en implémentant notamment Revit comme principal outil de conception BIM.
Cette agence pluridisciplinaire de 40 personnes concentre ses activités autour de l’architecture, l’urbanisme et le paysagisme et travaille sur un large éventail de types de projets, y compris du logement, des immeubles de bureaux, des tours de grande hauteur, des projets à usage mixte et des équipements tels que des écoles et autres bâtiments publics.
Leurs projets sont souvent nuancés à la fois en termes d’échelle et d’équipe projet, mais ils cherchent à apporter une simplicité à leurs conceptions : « Nous avons une devise que nous essayons de suivre, qui est la « simplexité » : des solutions simples à des problèmes de projet complexes, où le résultat final s’apparente à quelque chose qui semble simple, facile à comprendre et équilibré », déclare le fondateur Erik Giudice.

Récemment, l’agence a apporté cette philosophie à son travail sur un projet de grande envergure, le Village des athlètes, le développement d’un nouveau quartier urbain tout au nord de Paris pour les athlètes et les membres du personnel des Jeux d’été 2024.

La durabilité et l’intégration sociale sont les principaux objectifs du projet – les bâtiments doivent être conçus selon une norme passive, les espaces verts sont intégrés de toutes parts et le campus a été spécifiquement planifié pour qu’il continue à fonctionner après la fin des Jeux d’été. La zone est conçue pour devenir un écoquartier à usage mixte après les jeux, rendant son héritage d’après-évènement aussi important que son rôle pendant les jeux.
Le rôle d’EGA était double : concevoir deux bâtiments, mais aussi coordonner les bâtiments individuels conçus par 3 autres agences d’architecture, sur les 11 au total impliquées dans le projet du Village des athlètes.
Le groupe de bâtiments est situé autour d’une place centrale qui sert d’épicentre pour les athlètes du jeu – avec des restaurants, des magasins, des services et plus encore.

L’interopérabilité permet de gagner du temps et de maintenir l’engagement des consultants et des clients

Avec des exigences environnementales rigoureuses et un calendrier de conception et de construction ambitieux pour un projet d’une telle envergure, EGA avait besoin d’un langage commun pour communiquer rapidement et de manière transparente avec les nombreux ingénieurs, architectes, propriétaires, maîtres d’ouvrage et autres consultants du projet.

Image avec l’aimable autorisation de Pichet-Legendre

En raison de la capacité de Revit à gérer plusieurs formats de fichiers ouverts, y compris l’IFC (Industry Foundation Classes) et le COBie (Construction Operations Building Information Exchange), il est devenu l’outil de choix d’EGA pour la collaboration des maquettes en phase conception, ainsi que la coordination entre les plateformes.
« Les outils développés par Autodesk sont très performants en termes d’interopérabilité et de capacité à intégrer des données issues de différents logiciels », explique Erik Giudice.
Les commentaires et la coordination au sein de l’équipe utilisant les formats de fichiers ouverts ont été efficaces et rapides, ce qui a permis de gagner du temps et de permettre à toute l’équipe de respecter un calendrier tendu et de fournir une conception bien équilibrée et cohérente.

Dans le même temps, il était également important d’avoir des lignes de communication claires avec d’autres en dehors de l’équipe. « Les outils BIM sont vraiment au centre de la collaboration avec le client et aussi avec d’autres parties prenantes telles que la ville ou d’autres partenaires du début du projet à la fin du projet », explique Erik Giudice.
En partageant des modèles BIM, EGA a donné aux clients un accès à plus d’informations pratiques sur les questions financières et environnementales dès le début et tout au long du projet.
En fait, la soumission de modèles BIM aux promoteurs ainsi qu’aux services de planification du projet était une exigence pour le projet du village des athlètes. Le client voulait avoir un modèle unique et coordonné qui combinerait le travail des 11 architectes afin qu’ils puissent étudier l’empreinte carbone de l’ensemble du territoire, ainsi que les aspects économiques du projet.

« Les outils qu’Autodesk a développés sont très performants en termes d’interopérabilité et de capacité à intégrer des données issues de différents logiciels »

Utilisation du BIM de la conception à la production en passant par la construction

Pour EGA, l’utilisation du BIM commence dans les premières phases d’un projet, lorsqu’ils utilisent plug-ins au sein de Revit pour créer des simulations qui testent différents aspects, notamment la consommation énergétique, l’empreinte carbone, l’efficacité structurelle, la lumière du jour et l’impact d’un projet sur l’environnement.
L’entreprise s’appuie également sur des formats de fichiers ouverts pour faciliter la préfabrication et la production de certains éléments de construction. Par exemple, l’un des bâtiments du village des athlètes est produit hors site à l’aide d’un système modulaire d’éléments préfabriqués en bois massif ; chaque pièce est fabriquée en usine puis livrée et montée sur site.
En utilisant le standard IFC, le constructeur et le fabricant ont pu utiliser avec succès et efficacité le modèle original d’EGA conçu avec Revit pour leur propre production et livraison détaillées, en utilisant leurs propres outils pour contrôler les machines CNC à commande numérique.

« Nous comprenons que la façon dont nous communiquons l’information est un facteur clé dans la réussite du projet, puisque les processus de construction sont de plus en plus courts et nous devons être plus efficaces dans toutes les différentes étapes du projet » indique Erik Giudice.

L’interopérabilité avec le BIM est la voie de l’avenir

EGA pense également que telle est la voie de l’avenir – utiliser un modèle unique pour communiquer avec toutes les parties prenantes, quels que soient leurs intérêts et leurs préoccupations. Et que par ailleurs, une fois construit, ce même modèle deviendra une ressource inestimable pour le propriétaire du bâtiment, afin d’informer les phases de gestion et de maintenance tout au long du cycle de vie du bâtiment.
Les jumeaux numériques, modèle numérique reproduisantt l’objet physique, le bâtiment ou le site – est quelque chose qu’Erik Giudice trouve très logique. En fait, il pense que cela sera peut-être obligatoire dans un proche avenir.
EGA constate de plus en plus ce type d’exigences de la part de clients et d’autres organisations, notamment pour soumettre des projets en BIM et d’autres obligations gouvernementales, en particulier dans les pays nordiques et le reste de l’Europe. Erik Giudice note que plusieurs pays d’Europe envisagent aussi d’instruire les permis de construire en BIM, et de nombreux concours internationaux exigent un modèle BIM dans le cadre de la soumission.
À l’avenir, l’agence considère l’utilisation des outils BIM comme l’un des seuls moyens de rester compétitif, de gagner plus de projets et de créer des projets collaboratifs significatifs.
« Nous comprenons que la manière dont nous communiquons les informations est un facteur clé dans la réussite du projet, car les processus de construction sont de plus en plus courts et nous devons être plus efficaces à toutes les différentes étapes du projet », déclare Erik Giudice. « En d’autres termes, nous devons tous être capables de parler la même langue afin d’être efficaces ensemble. »

Source en anglais ici.

[openBIM] Le nouveau Guide d’Utilisation IFC pour Revit est disponible en téléchargement

Le Guide 2.0 de l’openBIM pour Revit va vous permettre de tirer bénéfice de toutes les nouveautés et améliorations intégrées aux récentes versions de Revit

Il était largement attendu après le gros succès de sa première édition. Le Guide IFC pour Revit arrive dans sa nouvelle mouture que vous pouvez télécharger dès à présent en cliquant ici. Autodesk très attaché à l’openBIM et à l’origine de la création de buildingSMART International, continue son implication forte, notamment au travers des groupes de travail liés à l’openBIM où elle participe, mais aussi en mettant à disposition des moteurs IFC de qualité et en y ajoutant de nouvelles fonctionnalités.

Le BIM (Building Information Modeling) est un processus basé sur des modèles qui permet aux architectes, aux ingénieurs, aux maîtres d’ouvrage et aux entreprises de programmer, de concevoir, de construire et de gérer les bâtiments et les infrastructures. La représentation numérique des caractéristiques physiques et fonctionnelles d’un ouvrage se trouve au cœur du BIM.
Pour créer et modifier des données BIM, on utilise principalement Autodesk Revit® pour les bâtiments et Autodesk Civil 3D pour les infrastructures à grande échelle.
Pour assurer une collaboration fluide et faciliter l’échange des données, il est important que toutes les personnes impliquées dans le processus de conception travaillent avec les mêmes logiciels. Des outils de collaboration permettant d’analyser la qualité des données, comme les outils d’interopérabilité de Revit, sont intégrés aux logiciels de création et les utilisateurs peuvent à tout moment générer des rapports selon leurs propres critères de qualité. Ce processus est appelé BIM natif.
Le BIM natif peut toutefois représenter un défi dans les projets de plus grande envergure et les structures d’équipe complexes, en raison de la diversité des logiciels de création utilisés pour chaque tâche de conception par les différents intervenants. Afin de favoriser une collaboration intégrée entre les plateformes logicielles, Autodesk a réuni 12 entreprises leaders du secteur pour fonder l’Industry Alliance for Interoperability (IAI) en 1996. Ce consortium a développé l’IFC (Industry Foundation Classes). En 2005, l’IAI est rebaptisée buildingSMART.
Autodesk est aujourd’hui membre du conseil consultatif stratégique de buildingSMART, « dont l’objectif est de faire appel aux grandes multinationales qui considèrent que la mise en oeuvre et l’adoption complètes de l’openBIM ont une importance stratégique pour le secteur de l’environnement bâti, et de formuler des recommandations sur l’utilisation de l’IFC comme standard de données commun pour l’interopérabilité. »
Autodesk a également rejoint l’Open Design Alliance (ODA) en 2020 pour accélérer les améliorations en matière d’interopérabilité.


L’IFC est la base de l’échange de données entre les applications via des flux de production openBIM pour la conception, la construction, l’approvisionnement, la maintenance et l’exploitation des bâtiments, au sein des équipes projet et entre les applications logicielles.
Selon buildingSMART, l’IFC « est une description numérique normalisée de l’environnement bâti, notamment des bâtiments et des infrastructures civiles. Il s’agit d’un standard international ouvert et neutre (autrement dit, indépendant des fournisseurs) qui couvre de nombreux cas d’utilisation sur une large gamme de dispositifs matériels, de plateformes logicielles et d’interfaces. »

Vous pouvez télécharger ce guide IFC pour Revit en cliquant ici.

Le Digital Twin Consortium annonce un nouveau framework pour les jumeaux numériques : un coup de pouce pour les chaînes d’approvisionnement !

Un nouveau framework pour l’interopérabilité

Le Digital Twin Consortium vient d’annoncer la mise en place d’un nouveau framework, conçu pour permettre aux entreprises d’adopter et de faire évoluer plus facilement la technologie des jumeaux numériques dans leur chaîne d’approvisionnement.
Les entreprises qui cherchent à accroître l’agilité de leur chaîne d’approvisionnement via la transformation numérique ont accueilli avec grand intérêt l’annonce selon laquelle la technologie des jumeaux numériques sera désormais plus facile à adopter et à faire évoluer, suite à l’approbation d’un nouveau cadre commun.

Le Digital Twin System Interoperability Framework a été dévoilé le 6 janvier par le Digital Twin Consortium (DTC), un organisme de collaboration composé des grands acteurs de l’industrie, du gouvernement et du milieu universitaire qui a pour mission d’assurer la cohérence de la technologie des jumeaux numériques.

Le cadre définit tous les domaines d’interopérabilité pour permettre aux entreprises d’utiliser plus facilement ces systèmes numériques très complexes à grande échelle et avec un rôle primordial de l’interopérabilité.

Les jumeaux numériques ajoutent de la valeur aux chaînes d’approvisionnement
Un jumeau numérique est un modèle logiciel dynamique d’un objet ou d’un système physique qui s’appuie sur les données de capteurs pour comprendre son état, réagir aux changements, améliorer les opérations (gestion et maintenance) et ajouter de la valeur.

Dans le contexte des chaînes d’approvisionnement, un jumeau numérique est une réplique virtuelle, comprenant des centaines d’actifs, d’entrepôts, de logistique et de positions d’inventaire.

Il peut offrir une vision claire des risques auxquels sont confrontées les chaînes d’approvisionnement complexes et interconnectées. Cela permet aux chaînes d’approvisionnement d’être agiles, car les risques sont identifiés tôt et les perturbations sont minimisées, voire évitées.

Mais jusqu’à présent, la capacité des entreprises à extraire toute la valeur de la technologie des jumeaux numériques a été entravée par des systèmes fragmentés.

Le cadre de jumeau numérique apporte l’interopérabilité

« L’interopérabilité est essentielle pour permettre aux jumeaux numériques de traiter les informations provenant de systèmes hétérogènes », a déclaré Dan Isaacs, directeur technique du Digital Twin Consortium.

Le cadre comporte sept « concepts clés » :

  • Conception centrée sur le système, permettant la collaboration entre et au sein des disciplines – mécanique, électronique et logicielle.
  • Approche basée sur les modèles – permettant aux concepteurs de codifier, standardiser, identifier et réutiliser des modèles sur le terrain.
  • Flux d’informations holistique, facilitant la compréhension du monde réel pour une prise de décision optimale.
  • Interactions basées sur l’état, englobant toutes les valeurs statiques et dynamiques à tout moment.
  • Des référentiels fédérés, permettant une prise de décision optimale tout au long du cycle de vie d’un jumeau numérique.
  • Des informations exploitables, garantissant que les échanges d’informations permettent une action efficace.
  • Des mécanismes évolutifs, permettant une évolutivité depuis la plus simple interopérabilité de deux systèmes jusqu’à des écosystèmes complexes et globaux.

Ce cadre dédié à l’interopérabilité simplifiera les interactions de systèmes complexes, permettant l’évolutivité d’un bâtiment intelligent à une ville intelligente à un pays entier, ou à une chaîne de montage, à une usine, ou même un réseau de chaîne d’approvisionnement mondial.

Visitez le site Web du DTC.

En Italie, ASSOBIM publie un livre blanc pour le BIM dans les marchés publics afin d’aider les professionnels et le secteur public à muter

ASSOBIM publie un livre blanc « Le BIM dans les marchés publics suite au décret 312/2021 »

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, l’Italie a une obligation BIM sur les marchés publics depuis 2017 (Décret Baratono), contrairement à la France qui reste l’une des grandes exceptions européennes rappelons-le. ASSOBIM en Italie est une association née dans le but de représenter la supply chain « Technologique » du Building Information Modeling afin de promouvoir la numérisation dans le secteur de la construction, de soutenir l’approche openBIM, la collaboration dans les phases de conception, construction et gestion de bâtiments et des infrastructures et enfin sensibiliser les institutions à soutenir le développement du BIM dans le monde de l’environnement bâti.

Cette publication intéressante en italien concerne l’application du décret ministériel n. 312 du 2 août 2021 portant modifications du décret ministériel n° 560 du 1er décembre 2017 (« décret BIM » ou « décret Baratono ») pour l’introduction progressive des méthodes et outils de gestion de l’information pour la construction et les infrastructures par la demande publique.

« Le BIM est l’un des moteurs fondamentaux de la stratégie de numérisation du secteur de la construction, et le décret 312 souligne, en confirmant son rôle central dans la transition numérique que mènent les administrations publiques. – déclare l’Ingénieur Adriano Castagnone, Président d’ASSOBIM – « Avec cette publication, nous entendons approfondir les nombreuses innovations introduites par le législateur, ainsi qu’informer et sensibiliser sur la diffusion du BIM dans les processus de marchés publics.

La nouvelle publication est le résultat du travail conjoint de Simone Garagnani, chercheur et enseignant en Génie civil et Génie du bâtiment – Architecture à Bologne et en Génie des procédés et des systèmes de construction à Ravenne, par Cristian Barutta et Andrea Versolato, avocats spécialisés en conseil BIM avec une expérience consolidée dans les questions relatives au droit administratif et aux marchés publics, ainsi que Chiara C. Rizzarda, experte BIM qui, en plus d’avoir travaillé au sein des principales sociétés de conception et agences d’architecture en Italie et à l’étranger, a participé à la rédaction de la norme UNI 11337, l’un des textes de référence dans le domaine du Building Information Modeling.

Le but de cette nouvelle publication est l’analyse des aspects concernant l’application de l’Arrêté Ministériel no. 312 du 2 août 2021. Le BIM est l’un des moteurs fondamentaux de la stratégie de numérisation des administrations publiques et du secteur de la construction, qui, après la publication de l’arrêté ministériel n. 560 trouve dans cette nouvelle disposition un nouveau texte de référence qui introduit quelques innovations importantes dans la discipline de la matière. Ce nouvel ebook, en particulier, est divisé en trois chapitres, dont le premier est consacré aux innovations disciplinaires en matière de timing, de définitions et de modalités d’introduction du BIM dans les marchés publics. Le deuxième chapitre se concentre sur les outils et méthodes de transformation numérique dans l’Administration Publique, également à la lumière des innovations et outils introduits par le Plan National de Relance et de Résilience (PNRR), tandis que le troisième et dernier chapitre est consacré aux effets des innovations introduites par le nouveau décret au-delà même de son domaine de pertinence spécifique, les marchés publics.

Cette nouvelle publication fait référence au projet THINK BIM, au travers duquel ASSOBIM promeut la communication et la diffusion de la méthodologie BIM dans la chaîne de construction en Italie.

« Avec ce nouveau chapitre du chemin de diffusion THINK BIM » – conclut le Président Castagnone – « ASSOBIM poursuit son engagement dans l’étude culturelle et disciplinaire du BIM en Italie, dans l’action continue dans les canaux de dialogue au niveau institutionnel, et en favorisant sa diffusion à tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement ».

Pour ceux qui parlent la langue de Dante, découvrez cet e-book en italien en cliquant ici.

[A lire sur Le Moniteur] Le Plan BIM 2022 poursuivra sa route avec 6 millions d’euros !

L’avenir du Plan BIM est assuré en France

A lire sur le Moniteur, un article de Julie Nicolas qui fait le point sur la suite du Plan BIM 2022 dans le cadre d’une interview d’Yves Laffoucrière son Président, qui annonce la signature d’un avenant.

Né en 2019 en continuité du PTNB, son objectif reste le même : assurer la transition digitale de toutes les TPE-PME du secteur.

Même si la numérisation du secteur reste le grand objectif, le BIM en reste la fondation essentielle. Les travaux qui ont donc été lancés depuis 3 ans maintenant vont se poursuivre. Prévu jusqu’en 2025, son nouveau nom n’est pour le moment pas communiqué, même si le pilotage de l’organisation sera toujours assuré par ADN Construction. Le budget diminue pour passer à 6 millions d’euros et l’Agence Qualité Construction (AQC) viendra soutenir les organisateurs. Kroqi ne fera plus partie des initiatives (8ème point).

Plusieurs initiatives et outils utiles ont vu le jour depuis son démarrage, tels que la plateforme Orélie pour accompagner les maîtres d’ouvrages dans la rédaction de leur cahier des charge BIM et aussi le DCE numérique avec le projet de la résidence Olympi à Chartres. Pour ceux que cela intéresserait, la majorité des livrables sont disponibles en ligne sur le site du Plan BIM, 

Des groupes de travail intéressants ont aussi été lancés tels que le permis de construire en BIM avec 8 projets pilotes, dont une majorité de logements, répartis sur la France entière. La deuxième action s’est concentrée sur le contrôle et l’auto-contrôle des projets développés en BIM et a permis de comparer les solutions existantes de vérification des modèles BIM et notamment de leur conformité à une charte BIM, avec l’appui des bureaux de contrôle. La démarche BIM4Value a elle aussi été testée sur plusieurs projets afin d’en améliorer la qualité. Et le troisième appel à projet se concentre sur l’usage du BIM en phase exécution.

Parmi les autres initiatives intéressantes, la préparation de la naissance d’un outil web de cartographie et de recherche des offres logicielles et de formation à destination des professionnels du secteur qui pourront ainsi trouver la ou les solutions qui répondent à leurs besoins partout en France.

Enfin, même si cela reste peu connu par bon nombre de professionnels car peu communiqué, le Plan BIM poursuit le BIM Tour qu’ils avaient initié il y avait quelques mois. A l’instar du REX BIM Tour de la Fédération CINOV, cet évènement a pour vocation de présenter des retours d’expériences BIM du terrain aux professionnels et maîtres d’ouvrage en région. Les rendez-vous 2022 devraient se tenir en Ile-de-France en mars prochain, puis en Provence-Alpes-Côte d’Azur avant l’été. Les dates et les lieux sont annoncés sur le site du Plan BIM

Découvrez l’intégralité de l’article de Julie Nicolas en cliquant ici.

Interview BIM Managers – Episode #32 Alexandre Mahfoud : La SOLIDEO, au travers de sa mission et de ses ambitions, est un catalyseur du déploiement du BIM et de la transformation digitale du métier de la construction sur ce projet iconique

Les futurs jeux d’été de 2024 seront accueillis dans des ensembles immobiliers et équipements conçus à un niveau d’innovation inégalé en BIM. Définitivement, le plus grand projet d’Europe de ce type, au sens propre et figuré !

Aujourd’hui, nous avons le plaisir et l’honneur de recevoir Alexandre Mahfoud, le talentueux et expérimenté BIM Manager de la SOLIDEO, en charge des projets pour les jeux d’été 2024.

Alexandre Mahfoud
BIM Manager – SOLIDEO
PhD. Docteur en Architecture et Aménagement
LinkedIn
Tél. : 06.95.12.66.48

C’est un projet gigantesque et d’une complexité et perfection BIM jamais vue auparavant avec un nombre incroyable de modèles BIM. Le BIM fait d’ailleurs partie des lignes directrices fortes de la SOLIDEO afin d’augmenter la qualité des villages et ensembles immobiliers qui vont être construits et qui seront réversibles une fois terminés. Découvrons avec Alexandre son parcours et ses missions passionnantes.

Bonjour Alexandre et merci de nous faire l’honneur de venir échanger avec nous sur ABCD. Vous êtes architecte de formation. Pourriez-vous svp nous parler de votre parcours d’études qui est brillant et impressionnant ?

Bonjour Emmanuel et merci de m’accueillir sur ABCD Blog. J’ai suivi mon parcours à l’INSA de Strasbourg où j’ai acquis un solide savoir en matière d’architecture et d’urbanisme. Passionné par cette complémentarité des deux matières où l’on pense à la conception de l’espace en architecture et où l’on réfléchit au développement et à la préservation de nos villes et territoires en urbanisme, j’ai décidé ensuite de mettre à contribution mes connaissances au travers d’une thèse au sein de l’Ecole Doctorale des Sciences Humaines et Sociales. J’ai élaboré une thèse sous l’angle de la pratique et de la recherche de l’architecture et de l’aménagement contemporain en interagissant avec différents acteurs (publics, privés), citoyens, chercheurs, etc… La conciliation des deux sphères pratiques et théoriques caractérise mon parcours d’étude pour lequel j’ai travaillé avec beaucoup de rigueur et de méthode pour embrasser le métier que j’exerce aujourd’hui : BIM Manager, architecte, urbaniste, enseignant et formateur au sein de plusieurs écoles d’architecture et d’ingénierie.

Quand avez-vous découvert les nouvelles technologies et la 3D, puis le BIM ? Pendant vos études ?

Je fais partie d’une génération qui a assisté à la transformation des outils métier. Effectivement, au fil de mes études je suis passé de l’esquisse à la main à l’utilisation de l’outil informatique en CAO/DAO. Les deux dimensions – du dessin à la main à la technologie 3D sont pour moi interdépendants. Pendant mes études, j’ai constaté l’essor d’une nouvelle expression « BIM » dans le discours des acteurs de la profession. Curieux de l’entrée du BIM dans mon métier, j’ai étudié le sujet en lisant différents articles de recherche et manuels d’utilisation. Progressivement, je me suis auto-formé en utilisant l’outil pour le comprendre. Plus tard, j’ai fait le constat qu’une culture BIM commençait à émerger, j’ai donc voulu approfondir mes connaissances sur l’utilisation de cet outil en assistant à des conférences sur le sujet et en échangeant avec différents acteurs-utilisateurs de cet outil BIM. De l’émergence du BIM à son développement, je suis resté attentif à l’évolution de ce processus en étudiant les tenants-aboutissants, notamment le processus collaboratif initié par cette technologie.

Quel lien faites-vous entre technologie 3D, BIM et nos métiers de l’architecture et du bâtiment ?

Votre question est un vrai débat. Le fondement du BIM est avant tout un processus de travail collaboratif. Cet outil exige de nouvelles organisations de travail, ce que l’on appelle aujourd’hui dans la littérature anglo-saxonne le “changement de paradigme”.
Ce lien ouvre notre champ de vision sur une nouvelle manière de gérer le projet en intégrant une multiplicité d’informations précises et détaillées qui relèvent aujourd’hui de la complexité face à des projets qui impliquent de nombreux changements.

Quelles furent vos expériences avant d’arriver à la SOLIDEO ?

Avant la SOLIDEO, parallèlement à mes activités dans le domaine de la recherche au sein du laboratoire AMUP – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg, j’ai travaillé en tant qu’architecte sur plusieurs types de projets surtout pour des projets résidentiels et des infrastructures de gares. Ensuite, pour connaître la faisabilité technique, j’ai travaillé au sein d’entreprises générales comme BIM Manager en phase DCE et EXE. Cela a renforcé mon savoir-faire dans le domaine de la construction. En même temps, j’étais enseignant et formateur sur les outils numériques au sein de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Clermont-Ferrand.

Quand êtes-vous arrivé à la SOLIDEO et pour y prendre quelles responsabilités ? C’est un rôle impressionnant et prestigieux qui permet de travailler sur des projets iconiques. Que pouvez-vous nous en dire ?

Je suis arrivé à la SOLIDEO au début de l’année 2019 engagé comme BIM Manager pour la mise en œuvre de la stratégie BIM de l’entreprise en tenant compte de la gestion de la démarche et afin d’assurer la qualité des maquettes BIM des projets de la SOLIDEO. 

La SOLIDEO est une entreprise exceptionnelle qui a été créée pour accomplir une mission hors du commun. Nous assurons la construction des ouvrages pour accueillir les JOP en temps et en heure mais aussi pour créer la ville de demain.

Pourriez-vous d’ailleurs nous présenter la SOLIDEO en quelques mots et nous parler de ses objectifs, son organisation et sa structuration ? Ce n’est pas un maître d’ouvrage à proprement parlé ?

La SOLIDEO est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il a été créé par décret en décembre 2017 pour assurer la construction de l’ensemble des ouvrages olympiques pérennes pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Trois missions principales nous sont confiées. Nous concentrons les financements des 13 co-financeurs publics pour les redistribuer sur les 60 ouvrages olympiques. Nous assurons la supervision de ces ouvrages dont la réalisation est confiée à 29 maîtres d’ouvrages publics et privés différents, pour garantir une livraison dans le respect des délais, des coûts et des programmes. Enfin, nous sommes nous-même maître d’ouvrage du Village des athlètes et du Village des médias, qui deviendront après les Jeux, de véritables quartiers de villes, durables et accessibles. Mais nous allons plus loin dans la réalisation des ouvrages olympiques. Nous proposons une nouvelle vision de la ville, avec des innovations qui visent à laisser en héritage un modèle urbain duplicable et adapté aux enjeux de demain.

©SOLIDEO – TVK – LUXIGON – Hardel Le Bihan

Quand la SOLIDEO a-t-elle décidé de rendre le BIM obligatoire pour les projets qu’elle gère ? Quelle stratégie et quels moyens a-t-il fallu mettre en place ? Est-ce que vous êtes justement arrivé pour déployer tout cela ?

Dès le début, la SOLIDEO était attentive à l’enjeu du BIM et son rôle important au sein de ses projets. La SOLIDEO maintient son rôle en se démarquant comme leader exemplaire par rapport aux maîtres d’ouvrage français dans le milieu de la construction. En interne, nous déployons la culture du BIM à travers des formations pour l’usage du BIM au sein de l’entreprise.

Quels sont vos 4 piliers et où le BIM se situe-t-il ?

Le BIM fait partie des ambitions aux côtés des 3 autres fondements de la SOLIDEO que sont : l’excellence environnementale, l’accessibilité universelle et l’insertion professionnelle. Le BIM constitue à lui seul une base de données géante qui consiste à comprendre et accomplir ces fondements.

Le BIM a-t-il commencé en phase concours ?

Tout à fait, on demande une maquette BIM du projet. Avec un Niveau de Développement (Informations et Détails Graphiques) en lien avec une phase Esquisse définie dans la Charte BIM, elle-même transmise dans le cadre du règlement de consultation. Cette maquette sera analysée et utilisée pour assurer une revue de projet et son insertion au sein de l’environnement bâti de la ZAC.

Maquette CIM / BIM du projet Village des Médias – Secteurs ville de Dugny ©SOLIDEO – TVK 2021

Etes-vous en full BIM et faites-vous du CIM aussi étant donné l’étendue de ce projet ?

Nous sommes sur une démarche de Full CIM/BIM. Nous avons également déployé cette notion au sein de la ZAC du Village des Athlètes et le Village des Médias, des espaces publics et bâtiments. Nous sommes également en train de développer des maquettes LIM « Landscape Information Modeling » pour certains projets.

©SOLIDEO 2021

Avez-vous une charte BIM spécifique pour les Equipes impliquées sur le projet ?

Nous considérons qu’un processus BIM se fait sur mesure en fonction du projet, de son périmètre, du cadre contractuel (conception / réalisation / corps d’état séparés), de la nature du projet (neuf ou rénovation), etc… Les chartes BIM de la SOLIDEO sont par conséquent variées en fonction de l’ouvrage et de ses spécificités. Cependant, les chartes BIM ou les chartes CIM des projets SOLIDEO partagent les mêmes lignes directrices, surtout concernant l’ambition de full CIM/BIM et les objectifs de la SOLIDEO. Je précise que la SOLIDEO demande dans le cadre de sa démarche, des Conventions BIM de la part des différentes entités qui travaillent ensemble afin de mieux encadrer le travail collaboratif, l’organisation et de prévoir une meilleure interopérabilité entre les différents environnements, logiciels et applications informatiques. Également pour mettre en place les procédures, les solutions et les dispositions pour accomplir nos objectifs CIM/BIM.

Sur combien d’hectares s’étend votre maquette et quels lots couvre-t-elle ?

Si on parle de la maquette du Village des athlètes, elle s’étend sur 65 hectares. Elle comprend les espaces publics (nivellements, voiries, équipements, réseaux et paysage), les bâtiments issus de programmes immobiliers et les équipements publics, (gymnases, groupes scolaires et lycées, etc…) pour tous les corps d’états (Architecture, Structure, Systèmes). Les maquettes sont modélisées selon le Niveau de Développement (Informations et Détails Graphiques) de chaque phase, et vérifiées en se basant sur les Chartes CIM/BIM des projets. Idem pour la maquette du Village des Médias qui s’étend sur 30 hectares environ.

Vue d’ensemble VOP : © SOLIDEO – Plasticine / Dominique Perrault / Ingérop / Une Fabrique de la Ville / VITEC / Agence TER / UrbanEco / Jean-Paul Lamoureux / PHILIPPON – KALT / INDDIGO / AEU / INUITS / Artélia / Lavigne et Chéron

Comment la maquette terrain et les bâtis existants ont-ils été conçus ? Y-a-t-il eu une grande phase de rétroconception par scan laser et drone et reconstitution d’une maquette du territoire de l’existant ? Avec quels logiciels ?

Compte tenu de la complexité des projets ainsi que les contraintes liées au temps (délais courts), nous avons employé toutes les technologies et les dispositions afin d’assurer la fiabilité des données et afin de permettre de gagner en efficacité et de réduire tous risques éventuels ainsi qu’assurer une meilleure estimation des coûts des travaux. A ce stade, nous avons utilisé les scanners laser (drones et stations de captures) et la détection de réseaux enterrés. Cela a permis de récolter des informations précises et simplifier les tâches des différentes équipes surtout la Maîtrise d’œuvre en phase diagnostic et conception et les entreprises de travaux en phase EXE permettant de gagner en temps et économies.

D’ailleurs, les logiciels utilisés étaient choisis en fonction des outils employés par les sous-traitants pour effectuer cette mission. Nous avons encadré ce travail par des cahiers des charges et une vérification des résultats.

La Grande Nef – projet de réhabilitation : nuage de points et maquette BIM © SOLIDEO – 2021

Combien d’architectes, BET et entreprises sont impliquées et collaborent sur ce projet ?

Il est nécessaire de préciser que tous les architectes, urbanistes, bureaux d’études et entreprises de travaux sont impliqués dans notre démarche CIM/BIM. Tant pour le projet du Village des Athlètes que le projet du Village des Médias, y compris les projets d’équipements publics dès la phase concours jusqu’au DOE.

Pour le projet Village des athlètes, nous comptons en phase conception : 41 agences d’architecture, 7 paysagistes et 18 BET généralistes et spécialistes.

Aujourd’hui, nous commençons les travaux et l’objectif est d’encourager les TPE / PME à utiliser le BIM dans la réalisation de leurs missions.

Mail Finot, secteur D : © Société de livraison des ouvrages olympiques – SOLIDEO / Plasticine© / Dominique Perrault / Ingérop / Une Fabrique de la Ville / VITEC / Agence TER / UrbanEco / Jean-Paul Lamoureux

On pense souvent aux équipements sportifs quand on pense aux projets que vous construisez, mais c’est bien plus que cela, n’est-ce pas ?

Tout à fait. Dans la manière de concevoir notre programme, nous avons d’abord conçu des ouvrages pour le territoire et ses habitants. A l’été 2024, nos ouvrages vont accueillir les Jeux, mais ils serviront surtout aux habitants et usagers dans les 30, voire 50 prochaines années. Sur les deux villages, au moment de déterminer le programme, nous avons inclus des écoles, des commerces, pour s’assurer que ces projets soient dotés de tous les services nécessaires à la vie d’un quartier. Dans les modes de construction, nous avons réfléchi selon les grands enjeux du XXIème siècle, notamment sur le plan environnemental. Pour le Village des athlètes, nous réduisons de 45 % l’impact carbone sur l’ensemble du cycle de vie par rapport à un projet classique. Nous profitons des Jeux pour préfigurer la ville de demain.

©SOLIDEO 2021

Quelle est la particularité de ces bâtiments une fois que les jeux seront terminés ?

L’ensemble des bâtiments que nous construisons ou rénovons seront utilisés après les Jeux. Nous avons beaucoup travaillé avec les différentes collectivités pour construire des ouvrages qui correspondent aux besoins des usagers. Pour les villages, les configurations sont toutefois différentes en phase Jeux et en phase héritage. Dès octobre 2024, la SOLIDEO et les constructeurs récupèrent les clés pour effectuer des travaux de réversibilité, pour transformer les chambres d’athlètes en appartements familiaux, étudiants ou sociaux. En prévoyant ces travaux dès l’origine du projet, cela permet des économies de matières non négligeables.

Vous financez aussi des équipements pour les villes et quartiers dans lesquelles vous réalisez les villages ?

Par définition, tous les ouvrages que nous finançons seront utilisés durant les Jeux Olympiques et Paralympiques. Au moment de concevoir notre programme, nous avons beaucoup travaillé avec les collectivités pour correspondre à leurs besoins. Par exemple, sur le Village des athlètes, nous construisons également un pont entre Saint-Denis et L’Ile-Saint-Denis. Outre son utilité pour relier les deux parties du Village, c’est surtout un pont qui était attendu depuis longtemps par les riverains. Il permettra d’améliorer considérablement la connexion entre ces deux communes. L’exemple des groupes scolaires que nous construisons à Saint-Ouen, au Bourget et à Saint-Denis est particulier aussi. Ces écoles ne serviront pas directement pendant les Jeux, mais elles donnent du sens aux quartiers que nous construisons grâce aux Jeux. C’est cela que nous avons voulu : construire grâce aux Jeux des projets qui ont du sens pour les territoires.

Universeine : © SOLIDEO / Kreaction / Architectes secteur nord : Clément Vergély architectes/Béal & Blanckaert architectes/
Atelier Pascal Gontier/Lina Ghotmeh architecture/Gaëtan Le Penuel architectes – Architectes
secteur sud : Atelier d’architecture Chaix & Morel et Associés / Triptyque Architecture

Lorsque vous avez rendu le BIM obligatoire, quel pourcentage d’architectes travaillaient en BIM ?

Près de la moitié des architectes n’était pas encore BIM Ready. Ils ont donc commencé à utiliser les logiciels BIM et les plateformes collaboratives pour réaliser le projet du Village des Athlètes. A ce stade, le retour d’expérience est positif. Cela confirme que la SOLIDEO, au travers de sa mission et de ses ambitions, est un catalyseur du déploiement du BIM et de la transformation digitale du métier de la construction.

Pour ceux qui n’étaient pas BIM ready, les avez-vous accompagnés ? Si oui, comment ? Cela a-t-il été difficile ?

C’était le cas pour les projets sous la maîtrise d’ouvrage de la SOLIDEO et pour les entreprises sous-traitantes qui travaillent pour notre compte. Nous avons accompagné un certain nombre d’elles et fournissons un retour d’expériences basées sur notre savoir-faire, surtout pour résoudre les difficultés rencontrées concernant les sujets d’interopérabilités entre les différents logiciels / formats des maquettes BIM. J’ai également accompagné certaines entreprises qui débutent leur démarche BIM afin de réaliser des maquettes conformes mais aussi pour exploiter les maquettes pour atteindre leurs missions. 

Universeine : © SOLIDEO / Kreaction / Architectes secteur nord : Clément Vergély architectes/Béal & Blanckaert architectes/
atelier Pascal Gontier/Lina Ghotmeh architecture/Gaëtan LePenuel architectes – Architectes
secteur sud : Atelier d’architecture Chaix & Morel et associés / Triptyque architecture

Quel pourcentage d’architectes travaillent sur Autodesk Revit sur ce grand projet ?

Revit fait partie des logiciels les plus utilisés par les architectes et les bureaux d’études surtout les entreprises générales. Il comprend les différentes disciplines de construction et cela facilite la mission de coordination.

Combien de maquettes sont connectées pour un projet si important ? Et quels sont les grands défis ? Le poids, le géoréférencement, le suivi d’avancement, les vérifications de conflits au quotidien sur un tel modèle ?

Environ 1400 maquettes sont produites et connectées pour le projet du Village des Athlètes. La moitié est pour la phase Héritage et l’autre moitié pour la phase Jeux Olympiques et Paralympiques.

Les grands défis sont liés à la coordination entre les différents acteurs du projet, qui sont très nombreux d’ailleurs, la gestion des phases, mais aussi l’interopérabilité entre les différents environnements BIM. Enfin, assurer la qualité des maquettes BIM qui doivent être prêtes à tout moment et pour tous usages. A ce stade, plusieurs niveaux de contrôles sont nécessaires ; le contenu, la conformité BIM et la cohérence entre les différents modèles. Ces niveaux de contrôles sont répartis entre les équipes : maîtrise d’œuvre, maîtrise d’ouvrages, AMOs BIM et la SOLIDEO.

Votre rôle de BIM Manager doit être gigantesque. Cela doit être l’une des plus grandes maquettes en France ?

C’est la plus grande maquette BIM en France, voire en Europe. Cela implique une organisation méthodique face à la complexité de la maquette : rigueur, suivi, mesurage du degré d’urgence et priorisation des sujets.

Avec quels logiciels compilez-vous les 700 modèles ? Combien de zones y-a-t-il et les maquettes sont-elles structurées par rapport à cela ?

Les maquettes peuvent être compilées sur toutes les applications et logiciels BIM. Nous les choisissons en fonction de l’usage. Navisworks est une solution très adéquate pour accomplir cette compilation et assurer une maquette de revue de projet, surtout avec les différents modes de navigation, fonctionnalités et la qualité visuelle qu’elle assure. Le nombre de zones est variable, les maquettes sont sectorisées et structurées en fonction du découpage des projets.

D’ailleurs, ces modèles BIM évoluent-ils ou vont-ils le faire en fonction de la phase du projet ? S’enrichissent-ils ? Quel LOD utilisez-vous ?

Tout à fait, les maquettes évoluent en fonction de la phase de projet. Cette évolution comprend le Niveau de Développement (LOD) : le Niveau d’Information et le Niveau de Détails Graphiques. Ces exigences sont explicitées au sein d’une annexe spécifique de la Charte CIM/BIM. Nous commençons par la maquette en phase concours qui doit assurer une compréhension de la typologie architecturale du projet et qui peut même remplacer les maquettes physiques des offres. La maquette BIM nous offre un outil pour mieux comprendre le projet, la complexité des niveaux et l’agencement intérieur, etc….

L’espace public est aussi central et très important. Quelle solution logicielle utilisez-vous ?

Les maquettes des espaces publics représentent une partie importante des maquettes des projets Village des Athlètes et Village des Médias. Elles comprennent les voiries, nivellements, réseaux, équipements urbains et éléments de paysage. Ces maquettes sont modélisées au moyen de plusieurs logiciels compatibles CIM et BIM.

©SOLIDEO – TVK – LUXIGON – Anyoji Beltrando architectes

Comment se passe votre quotidien et comment collaborez-vous avec tous ces acteurs ? Est-ce du BIM niveau 2 ?

Nous sommes sur le BIM niveau 2. A la SOLIDEO on considère que le BIM fait partie intégrante du projet, ce n’est pas une démarche en parallèle. A ce stade, je suis en échange permanent avec la direction de la maîtrise d’ouvrage, ce qui est essentiel pour créer une synergie et pour la réussite de cette démarche. Cela permet également de valoriser l’usage du BIM.

Quels sont vos cas d’usages BIM ? Faites-vous de la 4D, de la 5D, logistique et PIC chantier ? Autre ?

Nous avons adopté une démarche de Full CIM / BIM opérationnelle et pragmatique faisant converger l’ensemble des acteurs afin d’exploiter tout le potentiel et les avantages du BIM qui sont multiples : maîtriser la conception, améliorer le pilotage de projet et la réduction des risques, améliorer l’efficacité notamment en phase chantier, maîtriser les délais, optimiser les coûts et contrôler les budgets. Nous avons développé des cas d’usages spécifiques en lien avec les besoins particuliers de la Maîtrise d’ouvrage.

Faites-vous des simulations de performances, notamment liées au développement durable et au carbone, à la sécurité des personnes ?

SOLIDEO érige la démarche CIM/BIM comme l’un des fondements majeurs de la réussite du projet et qui préserve l’intelligence du modèle depuis l’esquisse jusqu’à la construction voire l’exploitation des bâtiments. Nos maquettes BIM constituent un outil propice à l’excellence environnementale (bilans carbone, ensoleillement, etc…), permettant de simuler et mesurer l’impact des constructions sur leur environnement mais aussi diminuer le nombre d’erreurs de coordination et limiter le gaspillage des matériaux. La maquette est utilisée pour assurer l’accessibilité universelle des personnes. Nous développons également l’usage de la maquette pour la gestion des copropriétés dans les bâtiments résidentiels. Il s’agit d’un usage nouveau.

En interne, nous avons développé un usage BIM en phase très avancée : la faisabilité de projet par l’intégration de modèles numériques au sein des environnements SIG ; cela a été un outil important pour la prise de décision et qui a permis de gagner du temps à ce stade.

Quels sont vos grands défis au quotidien ? Et qu’aimez-vous dans votre métier assez exceptionnel ? Vous êtes d’ailleurs seul pour gérer tout cela ou avez-vous une équipe ?

Les challenges sont bien évidemment d’assurer la qualité des maquettes mais aussi maintenir les délais, la coordination, également de valoriser l’usage des maquettes. Pour cela, je travaille avec mon collègue Branislav Punišić, Chargé de mission BIM.

Chaque jour est différent, j’apprécie l’évolution de la technologie BIM et je m’épanouis en me mettant quotidiennement à la page par rapport à la culture numérique. En BIM, il n’y a pas de routine !

Quels livrables demandez-vous et en quels formats ?

Les livrables sont toujours aux formats IFC 2×3 et natifs, en fonction du logiciel de production des maquettes. Les objet BIM sont classifiés en Uniformat II niv.3 – 2015.

Le BIM est un sujet complexe et tout le monde n’est pas en mesure de manipuler de tels modèles. Comment se passe la collaboration avec les autorités ? Avez-vous mis en place un système d’immersion en RV/RA pour qu’elles s’approprient ce jumeau numérique et vous fassent des retours ? De même pour les citoyennes et citoyens, ont-ils accès à vos modèles pour les enquêtes d’utilité publique ?

La maquette BIM est considérée comme le jumeau numérique de nos projets. Autrement dit, c’est le projet en virtuel qui est valable et exploitable pour tous types d’usages. Certaines démarches pour la production de RV/RA sont en cours. Par ailleurs, nous avons développé un outil de concertation citoyenne ‘’Serious Game/visite virtuelle’’ avec un niveau de détail graphique très avancé. Il permet aux citoyens de visualiser le futur Village des Athlètes, de se rendre compte des futurs bâtiments et espaces publics. Cet outil permet également aux habitants de participer à l’aménagement des futurs espaces publics, à travers des dispositifs numériques où l’internaute peut proposer ses propres aménagements. Par exemple en positionnant sur une grille des jeux pour enfants, des bibliothèques partagées, tout type d’équipements urbains et paysagers. Cet outil est disponible sur le site web de la SOLIDEO et également mis à disposition au sein de la maison du projet. Nous travaillons en permanence sur cet outil pour l’améliorer afin de vivre une expérience exceptionnelle.

© SOLIDEO – 2021

Pour tester notre Serious Game, cliquez ici :  https://portal.furioos.com/share/704.528

Avez-vous une stratégie pour l’exploitation et la maintenance avec des jumeaux numériques après la construction ?

Le sujet est en cours de réflexion et les solutions liées à l’exploitation seront basées sur les maquettes BIM DOE.

D’ailleurs, après la construction, qu’adviendra-t-il de tous ces bâtiments ?

Après les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, des travaux de réversibilité des bâtiments seront réalisés pour reconvertir les logements des athlètes en logements familiaux, logements étudiants, bureaux, activités, etc. Les équipements publics, comme les groupes scolaires, seront restitués aux collectivités locales compétentes.

Souhaiteriez-vous dire quelque chose de particulier à nos lectrices et lecteurs ?

L’effort de la SOLIDEO marque un tournant dans l’accélération de l’usage du BIM au travers de sa vulgarisation et démocratisation : c’est un véritable catalyseur qui prouve que le BIM n’est plus une contrainte… c’est un facilitateur en matière de travail collaboratif et itératif. Le retour d’expérience de la SOLIDEO à ce stade est fort. 

Compte tenu de l’évolution du BIM depuis l’apparition de la théorie de Douglas Engelbart dans Augmenting Human Intellect en 1962 jusqu’à la vision de Michel Serres par rapport à la révolution numérique où “la révolution numérique en cours a des effets au moins aussi considérables qu’en leur temps l’invention de l’écriture puis celle de l’imprimerie”. Le BIM ne serait-il donc pas un choix, mais une destinée ? Le processus BIM marque notre histoire : c’est un outil à vocation professionnelle au service de l’acte de construire ensemble la ville de demain…

Alexandre, un grand merci pour votre temps, ce récit passionnant et votre travail impressionnant avec tous vos collègues de la SOLIDEO. Nous vous souhaitons un franc succès dans cette belle aventure historique.

[Evènement] Participez au Rail Summit, évènement dédié au ferroviaire du 16 au 18 novembre 2021 – Inscrivez-vous avant le 15 novembre !

Foncez à grande vitesse et rejoignez le Rail Summit 2021, avec la participation des grands du ferroviaire tels que SNCF RÉSEAU, WSP, Norconsult AS, Downer, Aurecon, VolkerWessels, HDR et FSTechnology.

Découvrez l’agenda passionnant et inscrivez-vous gratuitement ici avant le 15/11 à 15H00.

// Mardi 16 novembre 2021 //

15:00 – Le mot de Bienvenue

Scott Main, Directeur principal des ventes, Grands Comptes AEC, EMEA et ANZ, Autodesk

15h10 – Stratégie, aperçu des solutions ferroviaires et avenir – Présentation d’Autodesk Rail

La COVID-19 continue d’accélérer la transformation numérique de l’industrie ferroviaire par le biais du BIM. Venez écouter Theo Agelopoulos, directeur principal de la stratégie des solutions de conception AEC, qui discutera des principales tendances ayant un impact sur l’industrie ferroviaire, ainsi que de la vision et de la stratégie BIM d’Autodesk. Il sera suivi de Daniel Philbrick, directeur principal des produits d’infrastructure civile, qui présentera les dernières mises à jour des produits qui améliorent encore le processus de livraison BIM pour le rail ainsi que les nouveaux investissements dans l’avenir des produits.

  • Theo Agelopoulos, directeur principal, stratégie de conception AEC, Autodesk
  • Daniel Philbrick, directeur principal, Produits d’infrastructure civile, Autodesk

15H30 – buildingSMART International et les IFC et l’Investissement d’Autodesk dans les standards ouverts

Depuis 2017, l’Infrastructure Room de buildingSMART International s’efforce d’étendre le modèle de données des Industry Foundation Classes (IFC) pour couvrir les actifs d’infrastructure civile avec un solide soutien des parties prenantes que sont les maîtres d’ouvrages et propriétaires, les sociétés de la chaîne de valeur ainsi que les éditeurs de solutions logicielles. L’extension finale « IFC 4.3 » a été publiée en septembre 2021 et acceptée par le conseil de buildingSMART en vue de son adoption par l’industrie. Cette session couvrira les travaux de développement de l’infrastructure room, les extensions rail associées par la room « chemins de fer/rail » et la manière dont Autodesk a participé et a l’intention de prendre en charge le standard IFC 4.3 dans ses solutions.

  • Winfried Stix, président de buildingSMART International Railway Room
  • Marek Suchocki, responsable international du développement des ventes, Autodesk
  • Nigel Peters, Chef de produit senior – Rail, Autodesk

16H00 – Associer (open)BIM et SIG – Pour une intégration plus poussée des données afin de gérer un projet réussi

Venez écouter comment Volker Wessels a réussi un projet d’envergure, dans le cadre de l’extension ferroviaire Zwolle-Herfte aux Pays-Bas, où de nouvelles voies ont dû être posées, des routes et des pistes cyclables ont dû être déplacées et un tunnel ferroviaire a dû être construit. L’équipe a associé BIM et SIG pour une intégration plus approfondie des données afin de naviguer dans ce projet complexe. L’openBIM a permis une plus grande transparence et une collaboration plus facile entre les plateformes et entre les multiples parties prenantes de la chaîne de valeur. Les experts de Volker Wessels expliqueront comment gérer l’accès et former les gens pour créer et livrer un projet réussi.

  • Jeroen Tishauser, responsable de l’ingénierie numérique, VolkerWessels

Mercredi 17 novembre

15:00 – Activation des jumeaux numériques pour le rail avec un accent sur la durabilité

Lors de cette session dirigée par WSP en Nouvelle-Zélande, Dean Burke présentera le City Rail Link, le plus grand projet d’infrastructure de Nouvelle-Zélande.

Ce projet de type Infrastructure est réalisé par Link Alliance. La présentation couvrira l’environnement de données commun (CDE), le cadre Digital Twin et les rapports de durabilité via le suivi automatisé du carbone à partir des modèles numériques.

Venez écouter Dean alors qu’il couvre l’environnement numérique complexe, les modèles numériques et la Single Source of Truth (source unique de vérité) pour le projet – y compris la conception, la construction et la gestion et maintenance des installations.

Ayez une meilleure compréhension des projets pluridisciplinaires et multiplateformes, y compris de grands ensembles de données enrichis de métadonnées à l’épreuve du temps sur un projet composé de plus de 400 modèles numériques, de plusieurs CDE connectés, de plusieurs types de logiciels et du cadre associé requis.

Le City Rail Link est lauréat de l’Autodesk AEC Excellence Award 2020 (NZ),

  • Dean Burke, responsable de l’ingénierie numérique, WSP

15H30 – Méthodes numériques d’analyse de la visibilité des signaux ferroviaires

Avec le projet EOLE, l’extension du « RER E » nouvelle génération, la SNCF a créé une nouvelle approche basée sur la conception d’une solution d’automatisation pour l’analyse de la visualisation des signaux. Dans cette démarche, SNCF a imaginé des processus numériques pour tirer profit des modèles de voies ferrées à la signalisation et créer des volumes de visualisation de signalisation pour le conducteur de matériel roulant afin d’assurer la conformité sécurité de tous les voyageurs, dans un contexte de projet où l’un des objectifs principaux est d’augmenter la capacité de charge de trafic de la ligne de manière significative.

  • Adrien Petit, Ingénieur Civil Ferroviaire, SNCF RESEAU

16H00 – Numérisation – le voyage
Leçon apprise et nouvelles opportunités émergentes

Découvrez comment Norconsult AS a commencé en 2016 son parcours de transformation numérique de la 2D à la 3D, et a profité de cette opportunité pour tirer parti des technologies issues du jeu vidéo et du contrôle des conflits pour impliquer les conducteurs de train jusqu’aux utilisateurs finaux. Nous sommes en 2021 et ce projet est terminé, ils sont ainsi en mesure de montrer à quel point les modèles étaient précis depuis 2016. Prochaine étape, passant de la 3D au BIM, ils se concentreront sur la façon dont le BIM crée de nouvelles opportunités. Des fonctionnalités personnalisées sur la base d’Autodesk Forge donnent à l’équipe la flexibilité d’utiliser toutes les données dans leurs modèles. Il s’agit de transmettre les bonnes informations à la bonne personne au bon moment.

  • Dina Eggum, Responsable BIM, Norconsult AS
  • Thomas Angeltveit, Norconsult AS

Jeudi 18 novembre

15:00 – Transformer la construction ferroviaire grâce à la technologie

Cette session sera une démonstration pratique montrant les processus et outils pour les flux de travail numériques utilisés sur le projet pilote BIM de KiwiRail, plusieurs fois primé (catégorie innovation). Le projet de Trentham à Upper Hutt, à Wellington, en Nouvelle-Zélande, a été l’occasion de transformer la façon dont l’équipe planifie, construit et gère les actifs ferroviaires.

Vous gagnerez en visibilité sur une variété de flux de travail : coordination et révision 3D dans la conception et la construction où les modèles ont préséance sur les dessins, données 3D telles que construites et données d’actifs fournies via des appareils mobiles sur une base mensuelle, extraction de quantités – dans les SIG, modélisation 3D de la construction, contrôle et évitement des machines, permis numériques, réalité augmentée, ComputerVision, AI…

  • Cameron Hyndman, directeur national de l’ingénierie numérique – Transport, Downer
  • Adam Miratana, Aurecon

15H30 – BIM et SIG : partage de données pour une meilleure coordination de projet

La ligne Ontario est une ligne de métro autonome et souterraine de 15,6 kms, avec 15 stations proposées qui relieront l’Ontario au cœur du centre-ville de Toronto. Une équipe de conseillers techniques, composée de près de 1 000 employés pluridisciplinaires de nombreuses entreprises, a été chargée du développement, de la conception et de la livraison numérique du projet et de développer des centaines de modèles de conception 2D et 3D fédérés au sein de la plateforme d’Autodesk. L’Ontario Line TA GIS Hub a été utilisé pour organiser efficacement le personnel, les données, les outils et les informations en temps réel au sein de la grande équipe de projet. Basé sur la plateforme cloud ArcGIS Hub d’Esri, le portail offre un accès facile et une connexion directe aux projets BIM360 Hub.

  • Cameron Schaefer, directeur de l’acquisition des données de transport, HDR

16H00 – Gestion de chantier avec workflow avancé dans Autodesk Construction Cloud

Pour cette dernière session, découvrez comment FSTechnology a largement étendu l’utilisation de Construction Cloud avec la numérisation d’autres processus de construction en plus de ceux déjà mis en œuvre. Ils concentrent leur attention sur la mise en place d’un workflow pour le contrôle de la sécurité et de l’environnement sur le chantier. À l’aide d’Autodesk Forge et de Construction Cloud Connect, ils développent l’intégration avec d’autres bases de données de l’entreprise et les systèmes informatiques hérités, pour éviter la redondance des données et créer des tableaux de bord intégrés . Dans les années à venir, ils seront en mesure de gérer et d’améliorer le processus de construction de projets d’infrastructure linéaire avec Autodesk Construction Cloud afin d’améliorer la qualité des données, de réduire les coûts et le temps de 60%, de réduire le gaspillage et de promouvoir la durabilité.

  • Stefano Libianchi, FSTechnologie
  • Alessandro Delle Monache, FSTechnologie
  • Eleonora Troiani, FSTechnologie
  • Luca Capuani, FSTechnologie

Inscrivez-vous gratuitement ici avant le 15/11 à 15H00.

Forge, ou l’Histoire d’une plateforme qui révolutionne la manière de concevoir, de construire et de gérer

La plateforme qui démocratise l’accès aux données, leur exploitation et leur transformation…

Autodesk Forge est une plateforme de développement cloud d’Autodesk qui vous aide à créer des applications pour les secteurs de l’architecture, de la conception et de l’ingénierie. Elle révolutionne littéralement les pratiques et ouvre des horizons infinis pour celles et ceux qui l’adopte et s’appuient sur elle pour leurs propres besoins. Découvrez cette passionnante vidéo qui raconte l’histoire de ses modestes débuts et comment elle est devenue la plateforme phare et démocratique d’Autodesk.

Pour en savoir plus, visitez https://forge.autodesk.com

Puis pour ceux qui souhaiteraient en quelques minutes en savoir plus sur ses possibilités, en voici un résumé…