[Article] Rénovation du Super dôme de la Nouvelle Orléans en BIM, la plus grande structure à dôme fixe au monde à découvrir sur AECbytes

Un projet emblématique et imposant !

Découvrez cet article sur le site AECbytes où la Société Zelus décrit la rénovation du Super dôme de la Nouvelle Orléans où ils ont fourni des services de préconstruction. Construit dans les années 70 et devenu l’un des stades les plus emblématiques des USA, il demeuré à ce jour la plus grande structure à dôme fixe au monde. Ce témoignage passionnant décrit la rénovation BIM de ce bâtiment immense en processus BIM avec les solutions Autodesk telles que Revit, ReCap et BIM 360 en tant que plateforme collaborative notamment.

Statistiques du projet (type de projet, taille, étape de conception ou de construction, équipe projet, etc.)

Le Superdome de la Nouvelle-Orléans, situé dans le quartier central des affaires de la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, a été construit dans les années 1970 et a officiellement ouvert ses portes en 1975. Il est devenu l’un des stades sportifs les plus emblématiques du pays et reste la plus grande structure à dôme fixe de le monde. Il s’agit également de la plus grande arène du monde entièrement construite en acier, non obstruée par des poteaux ou des colonnes. La structure comprend 20 000 tonnes d’acier et s’étend sur environ 241500 mètres carrés. Le dôme à lui seul couvre une superficie de 39254 m2 et se trouve à 83 mètres au-dessus du sol. Inutile de dire que c’est un bâtiment complexe.

En 2019, les plans de la phase 1 ont été approuvés pour une rénovation de 450 millions de dollars. La première phase des travaux a débuté en janvier 2020 et était principalement axée sur une vaste refonte intérieure pour améliorer la qualité de l’expérience des spectateurs. ZELUS a été impliqué dans la phase de pré-construction pour créer un BIM tel que construit à partir des conditions existantes qui aideraient à la diminution des temps de chantier, à la détection avancée des conflits et à réduire les modifications, et finalement fournir à toutes les parties prenantes impliquées un modèle très précis pour éclairer la prise de décision.

Le Superdome est important pour la communauté de la Nouvelle-Orléans, et il était donc important que les talents locaux soient sollicités pour ce projet. Pour aider à exécuter la collecte de données, la modélisation et le processus d’AQ / CQ, ZELUS s’est associé à plusieurs entreprises locales, notamment M3 Design Group, One to One Design et Studio Cicada. Au total, ce projet collaboratif a impliqué 13 entreprises de la Nouvelle-Orléans, de New York et de l’Arizona.

Principales applications logicielles utilisées pour ce projet et modes d’utilisation

En raison de la taille et de la portée de ce projet ainsi que du nombre d’intervenants impliqués, il était essentiel que tout le monde travaille à partir de la même base. Autodesk BIM 360 a permis cela.

L’équipe ZELUS s’est rendue à la Nouvelle-Orléans pour scanner au laser l’ensemble du bâtiment, en mettant l’accent sur les systèmes architecturaux, structurels et mécaniques. .

ZELUS a livré des fichiers de nuages ​​de points Recap et des modèles Revit entièrement développés en seulement quatre mois organisés par disciplines. Ils ont utilisé BIM 360 pour mettre à disposition les modèles et créer un environnement collaboratif entre les 13 équipes qui utilisaient les données. Étant donné que les équipes – qui comprenaient des entrepreneurs, des architectes et des ingénieurs – étaient réparties dans diverses régions – la Nouvelle-Orléans, New York et l’Arizona – avoir une seule source de vérité à laquelle se référer et un lieu centralisé pour collaborer était essentiel à la réussite de ce projet.

© AECbytes – 2020

Ce projet étant dense en termes d’exigences MEP et de structure en raison de la forme incurvée du bâtiment, les équipes ont été obligées de modéliser certains éléments du bâtiment en pièces séparées pour créer la forme avec une précision de 1,27 cm pour représenter les conditions existantes.

De plus, ils ont dû scanner plus de 300 000 objets sur une durée assez courte. Pour y parvenir, ils ont mobilisé huit scanners sur site travaillant 24h / 24 et 7j / 7 pour terminer le balayage laser. Étant donné que ce modèle 3D devait être utilisé par de nombreuses parties prenantes, ils ont mis en œuvre un processus intensif d’Assurance Qualité / Contrôle Qualité qui impliquait M3 Design Group, One to One Design et Studio Cicada (collectivement appelés Tri-Corp). ZELUS a réalisé 70% de la modélisation et TriCorp les 30% restants. Pour ce faire efficacement, nous avons créé un flux de travail d’Assurance Qualité / Contrôle Qualité, fournissant des commentaires sur les modèles de chacun.

Découvrez la suite de ce témoignage passionnant sur AECbytes en cliquant ici.

Startup Interview – POWERBIM, optimize your assets’ operation and maintenance with POWERBIM, a digital twin cloud based solution

A unique solution developed on top of Autodesk Forge enriches the galaxy of digital twins

This week, we have the pleasure to receive an innovative spanish startup called POWERBIM, which provides a digital twin solution for owners. We are happy to welcome Fernando Morales, BIM Manager and head of Digital Twin project at POWERBIM. Fernando Morales Tosar. Director and CEO of BIM6D Consulting & Performance in Barcelona. He’s the creator of POWERBIM, a digital twin platform, Architect, a certified BIM Manager, an Expert in technology, energy efficiency and sustainability.

Fernando Morales Tosar
Founder and General Manager of BIM6D Consulting & Performance in Barcelone

Official web site of POWERBIM

Hi Fernando, could you introduce yourself to our readers and tell us from which domains you come from originally?

Thank you very much Emmanuel. It’s a great pleasure for us to be interviewed by you. I’m an architect with more than 15 years of experience developing projects. I have been collaborating on big and complex projects like hospitals, skyscrapers and large buildings. I have a lot of expertise and curiosity in other areas and this is why I have made some research and learnt BIM, Sustainability, Energy Efficiency and all of them linked with software and apps development. At a specific moment in my career, I got tired to work for others and therefore I wanted to go for my own challenges and use all the expertise I had acquired. This is how BIM6D was born.

How and when did you decide to create PowerBIM? What were the main reasons for that?

Thanks for the question. At the beginning of BIM6D, we were offering BIM services, specially BIM modeling, coordination and management, but I always ended up disenchanted because the submittal were always plans, 3d views, 2d plans and data extracted from 2d documents. Also there was an amount of work done by our team that never came to light, especially the data. Also, we thought that BIM had no sense if we couldn’t use it to calculate, to simulate, to monitor, to predict and to connect to the real time data from the real state of the assets that BIM are representing, and this is why I decided to go ahead with POWERBIM.

POWERBIM is a play of words integrating Power BI and BIM, but that nobody knows that POWERBIM’s name comes in fact from the need to switch on BIM. Because for me, BIM is always offline because it is not connected to the real asset, but POWERBIM consists in switching on BIM by connecting it to devices and systems like Scada, BMS, CAFM and IWMS systems among many others throughout data technology. I discovered the concept of DIGITAL TWIN later on and my surprise was that the concept of DIGITAL TWIN for AECO sector is exactly what POWERBIM is offering.

Can you present your company, how you’re organized and how you work with your customers? Do you only develop software or do you also provide implementation services?

BIM6D offers BIM services for all stakeholders and stages, but from the beginning, we’re putting lots of efforts in a technological growth inside our company thanks to the research and innovation processes that are always part of the DNA of our company. At the same time, we are developing projects, we are making researches in VR, AR, simulations, automation development using different techniques, data analytics, software development and cloud computing… a lot of things that need to come to light through new services and new products, such as POWERBIM, but there will be more.

What I have learn from my customers is that all of them are different, and it’s an error for us to offer the same services or products for all of them. We are a B2B company and we need to understand first what the client really needs, what their challenges are, not only for the work that they want to submit at a specific date because we want to understand each business model and discover the strategy of digitalization for them. We appreciate providing the contracted services but at the same time, also include extra benefits by offering innovative solutions in automation, app solutions or plugins among others, just to convince the clients to be ambitious in digitalization because all companies need that for building performances (MEP systems) for process and cost optimization, for a better interior air quality and for a more efficient energy consumption and carbon emissions, and just to summarize, in general, for more sustainable assets.

You present your company using the analogy of BIM dimensions from 1D till 6D. Why?

Yes, we like to organize everything in my company by BIM dimensions as it maintains the initial concept. BIM services is organized through 6 BIM Dimensions, in where each dimension contains specific tasks for development and including as new dimensions the 1D and 2D (1D – strategy related to BIM Management 2D – BIM data analytics, software development and all that is not 3D) and the more important 6D is for us all that you can do once you have a BIM model ready to integrate to other disciplines, 6D is the dimensions for simulations, energy performance, crowd flow simulations, structural and MEP calculations using BIM, Facility Management integration and of course DIGITAL TWIN.

The chart for the 6 dimensions that today you can find in multiple web sites and BIM content on the internet, has been created just for the company business model definition, taking as a reference the famous chart from 3D to 6D but including 1D and 2D. Yes, today there are people talking about 10 or more dimensions…But I think that we can explain everything just with 6 of them, because all of them include all the lifecycle for assets.

So what is PowerBIM and what does it do precisely? What are its main benefits?

POWERBIM is a digital twin ecosystem integrating multiple technologies in where BIM is only one of them, and automation is the key to make it easy to use. POWERBIM organizes by 6 dimensions a set of tools, most of them related to data but there are others, very useful to organize scopes related to specific areas (dimensions) and can be used from design stage, construction, but of course in real state for facility management and operation purposes.

Benefits are multiple, but I wanted to highlight just a few of them:

  • We integrate the most powerful CDE on the market – BIM360 – to the most powerful data services platform in the cloud – Microsoft Azure using automation and Autodesk Forge technology together with multiple frameworks. This means that we can automate the data mining processes for unlimited projects/models on just one SaaS platform.
  • We automate Power BI data reports creation from any BIM model (Revit, IFC, Navisworks, DWFx, Rhino, AutoCAD and other file formats) just with one click. Users can create their own data report templates based on their needs and the report will always be bidirectional and connected to related components from the data report.
  • We can federate multiple models in just one from POWERBIM, no worries if they are coming from different file formats, we create a FUSION that can create automated Data Reports for the FUSION, and the most important is that we can create data reports that compare one model to another, one version to another.
  • We can integrate single IoT devices, like cameras in streaming, smart lighting, sensors or any other device, we can do that by offering a raspberry POWERBIM kit to integrate multiple individual devices for an asset. Our last challenge is using GO-PRO cameras by integrating streaming and recording videos to BIM while at the same time the user is geolocated in the model.
  • We integrate complex systems for real time data, like Scada or BMS using bacnet and Modbus protocols, among other integrations, we have created to CAFM systems and IWMS for clients. So we can create a complex DIGITAL TWIN platform for complex buildings like Hospitals or Industrial / Logistic projects.
  • We can perform BIM Audit automated process in 1D dimension by creating rulesets that will be checked against the BIM data, the result will be automated into Power Bi data reports. This is a great feature that will provide an easy way to check our models from the EIR protocols or BEP in BIM projects.

Is it only designed for Building or also for City management usage?

We learn how to improve our products from our clients needs, and recently we have included a great feature in POWERBIM which consist in to integrate GIS to BIM in a quite different way, we can draw and extrude shapes that can be linked to BIM models so we can geolocate multiple projects and multiple data coming not only from buildings but also from the smart city.

For example, a Water Management company needs to integrate the water distribution network and the real time data in there to the facilities that are property of the company, like industrial wastewater treatment plants, Pump Rooms Plants and others conforming to an unique ecosystem. In POWERBIM, we can integrate in the same platform the large scale of the network using GIS technologies to the assets created in BIM and more importantly, to collect data from all of them and to analyse and visualize it over the models and the city.

Is it mainly targeted at Owners and Proprietaries or is it also interesting for Architects, Engineers and Construction Companies? If yes, why?

This is a good question. From the beginning, POWERBIM is for all stakeholders and stages. Once you create a project in BIM360 this can be referred to any stage and multiple stakeholders collaborating in a Common Data Environment, POWERBIM takes profit of it and can work with multiple models and connecting all the stakeholders.

What POWERBIM provides is the capability to automate the data analytics for different purposes, this means that architects can automate the facade data by calculating the relationship between opaque and hollow and a budget estimation, and an engineer can calculate an approximate load calculation from various data sources. A construction company is able to integrate Go-Pro cameras to visualize in streaming and locate the operators in the field, and the owner/facility manager can obtain warnings in real time from the BMS system or predictive analytics for IoT devices by integrating machine learning techniques to stored datasets.

Do you create BIM models for your clients? Or is the first requirement that the client already has the BIM model created?

BIM6D as digitalization services company can create BIM models for their clients, and not only this, because we can develop an implementation strategy for BIM oriented to goals and developing one or multiple BIM dimensions. But of course, POWERBIM, as an independent product, can be used with any kind of BIM model independently of its quality. What we recommend is to perform a database quality check audit process, instead it is not mandatory because POWERBIM provide results in an automated way.

There are more and more digital twins and BMS/FM solutions. So what are POWERBIM’s main differences?

I think it’s good to have more and more digital twin solutions on the market, because until now, our clients couldn’t compare our solutions to many others. What we offer is a complete solution for all lifecycle stages in a project, GIS integration and the possibility to work with multiple projects and models at the same time, so we can integrate any kind of data sources and, highlighting that POWERBIM is flexible enough to adapt to any scenario. Some of the unique features in POWERBIM are bidirectional connection between BIM360 and Power Bi + Azure cloud services and data report generation in an automated way, together with the integration of technologies like IoT, Bigdata, Machine Learning, Facility Management, that are expensive ones, but we offer them at a competitive price, so we presume that we are going to break stereotypes. In short, we think that our competitors should be concerned about the arrival of the power of a single digital twin platform called POWERBIM, no one is indifferent when testing it.

Is your digital twin solution proposing a BOS (Building Operating System)?

POWERBIM integrates basic functionalities to operate a building, like creating issues related to multiple components, and to automate the notifications when values in monitored systems are out from KPIs ranges. But the main goal is that POWERBIM becomes a digital ecosystem that integrates BOS, IWMS, CAFM, Scada and single smart devices. There should be a specific integration created client by client and we can integrate all systems that client needs. This a development in demand, coming first from industrial sector but extending to multiple typologies.

Where is the data stored? On any kind of servers (Amazon, Microsoft, etc.)?

We decided to rely on Microsoft Azure, especially for Power BI app integration capabilities, but at the end, we are connecting to multiple data services, like IoT Hub, Machine Learning or Streaming Media services among many others… but our nature is to integrate, and we have experience with Google Cloud, Amazon Web Services and we like challenges that are always coming from client needs.

What is the ROI of your solution? Do you have some numbers on the kind of benefits it can bring?

We are just arriving to a break-even point, we are just finalizing a hard work and a hard internal investment in resources to talk about benefits. We have auto financed POWERBIM with our services and the idea is to offer a very competitive product in price related to functionalities we offer, this is what I can say today.

You decided to develop it on top of Forge. For which reasons?

Autodesk Forge is the most advanced and amazing technology to bring BIM to other level. Without Forge, our project would not have been possible in time or resources. We decided to use Forge because there is a great team of developers in Autodesk open minded to give us the chance to try new challenges from new features that the APIs allow to generate.

You also have an awesome way of managing Cities and get information from IoT sensors in the city as well. Do you manage any kind of data like temperature, humidity, etc.? Is it also useful for air pollution, traffic, parking places, etc.?

For the moment, we have tried to integrate multiple sensors from public data like the ones you are mentioning, but we are also testing to integrate data for mobility, public transportation and geolocation of devices. This is a great opportunity to integrate smart city to smart building data, also for critical infrastructures like water distribution, oil and gas, and many others. By integrating GIS to BIM, there are a new world to explore and we have already made some steps in this area.

Is this capability related to the fact that you use an ESRI technology in combination with Forge?

The integration between GIS and BIM in POWERBIM is new, and for the moment, we are just integrating city data and BIM models to our city viewer that is independent from ESRI technology, but is not the first time I have been asked to integrate ESRI / ARCGIS to POWERBIM. So if customers want this, why not?

Thanks to Forge, you’re able to manage a big quantity and types of data, from 2D to 3D and BIM and others like PDFs, etc.. Could you tell us more about that?

Thanks to Forge and thanks to BIM360, by using the Data Management API we can transfer multiple file formats between POWERBIM and BIM360, we are discovering that it is very useful to integrate PDF files and other formats to a group of selected components by the user, and also integrating other formats like videos or just pictures. By combining the capabilities of a Common Data Environment and a Digital Twin, we are sure that customers will find a product that really meet their needs.

What are your Customers References so far?

I cannot reveal all of them, because multiple ones are pending to be clients after testing the platform, but there are architectural offices, big construction companies, public organizations and owners for multiple sectors. Zalando is one of the top clients we have at this moment and SIA Architects is a very good client while at the same time it is converting to become our best partner in France and Belgium.

What is the business model of your solution? Is it a rental model?

For the moment, we are going client by client, we are looking for companies that really understand the need to highlight the DATA usage in BIM, attending the client needs and improving the solution with each client. But we are close to have the first version launched on the market and the idea is to have a subscription based model but related to a “pay as you go” model. We want to be paid just for the time POWERBIM is used only, but we need to analyse the best formula to make it viable.

Do you have offices in France? How can we contact you?

We have a partner called SIA Architects that can represent POWERBIM in France at the moment while we are opening a new office in France, which is planned to be possible this year in 2021 thanks to some new important projects that we will start in Paris and other cities

Do you have anything particular that you would like to tell our readers?

We need our clients to be ambitious and look forward anything else than to only have a nice 3D model on the screen or in printed plans. We need BIM to make sense, since for us BIM is not about making a digital model, BIM is about using digitalization to improve the design, construction and operation and maintenance of buildings and infrastructures we live in or use. And it is not enough to connect devices to buildings, a digital twin must serve to generate more efficient and sustainable infrastructures, healthier for people but also for the environment, the objective of BIM6D and POWERBIM is to achieve the client’s objectives with technology while at the same time global goals are meet at the same time.

Did you know ABCD Blog?

Yes, when I am sometimes looking for references about BIM, I often dive into your blog. But from today, I will subscribe to your blog because these days I discovered very good references of our interest, in BIM, digital twin and new technologies. Congratulations.

Fernando, thank you very much for your time and this exciting presentation of your innovative solution. We wish you the best for the future.

Interview Startup – POWERBIM, le jumeau numérique au service de l’efficacité de vos actifs en phase gestion et maintenance

Une solution développée sur la base d’Autodesk Forge enrichit la galaxie des jumeaux numériques

Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir une startup espagnole innovante appelée POWERBIM, qui propose une solution de jumeau numérique pour les maîtres d’ouvrage et propriétaires. Nous souhaitons la bienvenue à Fernando Morales, BIM Manager et responsable du projet Digital Twin chez POWERBIM. Fernando est créateur de la plateforme de jumeaux numériques POWERBIM, Architecte, BIM Manager certifié. Il est aussi Expert en technologie, efficacité énergétique et durabilité.

Fernando Morales Tosar
Fondateur et Directeur Général de BIM6D Consulting & Performance à Barcelone

Site web officiel POWERBIM

Bonjour Fernando, pourrais-tu te présenter à nos lecteurs et nous dire de quel domaine tu viens à l’origine ?

Merci beaucoup Emmanuel, c’est un grand plaisir pour nous d’avoir cette opportunité de répondre à vos questions. Je suis architecte avec plus de 15 ans d’expérience dans le développement de projets. J’ai collaboré en particulier à des projets grands et complexes comme des hôpitaux, des gratte-ciels et de grands bâtiments. J’ai beaucoup d’expertise et de curiosité dans d’autres domaines et c’est pourquoi j’ai fait de la recherche et me suis formé en BIM, durabilité, efficacité énergétique ainsi qu’aux sujets liés au développement de logiciels et d’applications. A un moment donné, las de travailler pour les autres, j’ai voulu me concentrer sur mes propres défis et bénéficier de toute l’expertise que j’avais acquise et c’est ainsi que BIM6D est né.

Comment et quand avez-vous décidé de créer POWERBIM ? Quelles en étaient les principales raisons ?

Merci pour cette question. Au début de BIM6D, parallèlement à mon travail offrant des services BIM, en particulier la modélisation 3D, la coordination et la gestion, j’étais régulièrement déçu car les rendus n’étaient constitués que de plans, de vues 3D, de plans 2D et de données extraites de ces documents 2D. En outre, il y avait une quantité de travail effectuée par notre équipe qui n’était jamais mise en lumière, en particulier au niveau des données qu’ils intégraient. En outre, nous pensions que le BIM n’avait aucun sens si nous ne pouvions pas l’utiliser pour calculer, simuler, surveiller, prédire et se connecter aux données en temps réel, afin de connaître l’état réel des actifs que le BIM représente, et c’est pourquoi j’ai décidé d’aller de l’avant avec POWERBIM.

POWERBIM est un jeu de mots intégrant Power BI et BIM, mais le nom POWERBIM vient en vérité de la nécessité d’allumer le BIM et de lui donner de la puissance. Parce que pour moi, le BIM est toujours hors ligne parce qu’il ne se connecte pas à l’actif réel, mais POWERBIM consiste à allumer le BIM en le connectant à des appareils et des systèmes tels que Scada, BMS, CAFM et IWMS système parmi tant d’autres à travers la technologie et les données. J’ai découvert le concept de DIGITAL TWIN ou JUMEAU NUMÉRIQUE pour le secteur de l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction plus tard et c’est exactement ce que POWERBIM prend en charge.

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise, comment vous êtes organisé et comment vous travaillez avec vos clients ? Développez-vous uniquement des logiciels ou fournissez-vous également des services de mise en œuvre pour le déploiement et/ou la création des modèles BIM ?

BIM6D offre des services BIM pour toutes les parties prenantes et les étapes, mais depuis le début, il y a une croissance technologique à l’intérieur de l’entreprise grâce aux processus de recherche et d’innovation qui ont été intégrés très tôt. Parallèlement, nous développons des projets, nous faisons des recherches en RV, RA, simulations, développement d’automatisation en utilisant différentes techniques, analyse de données, développement de logiciels et cloud computing… Et beaucoup de choses que nous communiquerons plus tard tels que de nouveaux services et de nouveaux produits, et bien plus encore.

Ce que j’ai appris de mes clients, c’est que tous sont différents, et c’est une erreur pour nous d’offrir le même service ou produit pour tous. Nous sommes une entreprise B2B et nous devons, d’abord comprendre ce dont le client a vraiment besoin, quels sont les défis non seulement pour le travail qu’ils veulent livrer à une date spécifique, parce que nous voulons comprendre chaque modèle d’affaires et définir la stratégie de numérisation pour eux. Nous aimons fournir les services sous contrat, mais en même temps inclure des avantages supplémentaires en offrant des solutions innovantes dans l’automatisation, les solutions d’applications ou les plugins, entre autres, juste pour convaincre le client d’être ambitieux dans sa numérisation parce que toutes les entreprises en ont besoin pour optimiser leur partie systèmes (MEP), les processus et coûts, pour une meilleure ambiance intérieure et une consommation d’énergie et des émissions moindre et enfin, pour devenir plus durables en général.

Pour vous présenter, vous utilisez l’analogie des dimensions BIM de 1D à 6D. Pour quelle raison ?

Oui, j’aime tout organiser dans mon entreprise par dimensions BIM. Cela maintient le concept initial, les services BIM organisés par 6 dimensions BIM, dans lesquelles chaque dimension contient des tâches spécifiques pour le développement et y compris les dimensions 1D et 2D (1D – stratégie liée au BIM Management 2D – analyse BIM des données, le développement de logiciels et tout ce qui n’est pas 3D) et le plus important est la 6D pour nous, avec tout ce que vous pouvez faire une fois que vous avez un modèle BIM prêt à s’intégrer à d’autres disciplines. La 6D est la dimension pour les simulations, la performance énergétique, les simulations de flux de personnes, les calculs structurels et MEP en utilisant le BIM, l’intégration de la gestion des installations et bien sûr le jumeau numérique.

Les graphiques que vous pouvez trouver aujourd’hui sur le web et les contenus BIM sur Internet pour expliquer les 6 dimensions, a été créé juste pour la définition du modèle d’affaires de l’entreprise, en prenant comme référence le célèbre graphique de la 3D à la 6D, y compris la 1D et la 2D. Oui aujourd’hui, il y a des gens qui parlent de 10 dimensions ou plus… Mais je pense qu’il est possible de tout expliquer juste avec 6 dimensions, en intégrant tout le cycle de vie d’un bâtiment.

Qu’est-ce que POWERBIM et qu’est-ce que cette solution fait exactement ? Quels sont ses principaux avantages ?

POWERBIM est un écosystème de jumeaux numériques intégrant de multiples technologies, là où le BIM n’est que l’un d’entre eux, et l’automatisation est la clé pour le rendre facile à utiliser. POWERBIM organise en 6 dimensions un ensemble d’outils, la plupart liés aux données mais il y en a d’autres, très utiles pour organiser des étendues liées à des domaines spécifiques (dimensions) et qui peuvent être utilisés dès l’étape de conception, de construction, mais bien sûr aussi des états existants pour la gestion des installations et l’exploitation.

Les avantages sont multiples, mais je voudrais en mettre en évidence quelques-uns :

  • Nous intégrons le CDE le plus puissant du marché – BIM360 à la plateforme de services de données la plus puissante du cloud – Microsoft Azure, utilisant l’automatisation et la technologie Autodesk Forge ainsi que plusieurs frameworks. Cela signifie que nous pouvons automatiser les processus d’exploration de données pour des projets/modèles illimités en une seule plateforme SaaS.
  • Nous automatisons la création de rapports de données POWERBIM à partir de n’importe quel modèle BIM (Revit, IFC, Navisworks, DWFx, Rhino, AutoCAD et autres formats de fichiers) en un seul clic. L’utilisateur peut créer ses propres modèles de rapport de données en fonction de ses besoins et le rapport sera relié bi-directionnellement aux composants connexes du rapport de données.
  • Nous pouvons fédérer plusieurs modèles en un seul au sein de POWERBIM, pas de soucis s’ils viennent de différents formats de fichiers, nous créons une fusion qui peut créer des rapports de données automatisés pour la fusion, et le plus important est que nous pouvons créer des rapports de données qui comparent un modèle à l’autre, une version à l’autre.
  • Nous pouvons intégrer des appareils IoT individuels, comme des caméras en streaming, un éclairage intelligent, des capteurs ou tout autre appareil ou équipement. Nous pouvons le faire en offrant un « Raspberry Pi » kit POWERBIM pour intégrer plusieurs appareils individuels pour un actif. Notre dernier défi est d’utiliser des caméras GO-PRO en intégrant des vidéos de streaming et d’enregistrement au BIM tandis que dans le même temps l’utilisateur est géolocalisé dans le modèle
  • Nous intégrons des systèmes complexes pour les données en temps réel, comme Scada ou BMS à l’aide de protocoles Bacnet et Modbus. Ce sont quelques unes des intégrations que nous avons créées aux systèmes CAFM et IWMS pour les clients. Ainsi, nous pouvons créer une plateforme de jumeaux numériques complexe pour les bâtiments complexes comme les hôpitaux ou les projets industriels / logistiques.
  • Nous pouvons effectuer un audit BIM en processus automatisé en dimension 1D, en créant des ensembles de règles qui seront vérifiés par rapport aux données BIM. Le résultat sera automatisé dans POWERBIM au travers de rapports de données. C’est une excellente fonctionnalité qui fournira un moyen facile de vérifier nos modèles à partir des protocoles EIR ou BEP dans les projets BIM.

Est-elle uniquement conçue pour le bâtiment ou également pour les jumeaux numériques de quartiers de ville ?

Nous apprenons à améliorer nos produits à partir des besoins de nos clients, et récemment, nous avons inclus une grande fonctionnalité dans POWERBIM qui consiste à intégrer du SIG au BIM d’une manière tout à fait différente. Nous pouvons dessiner et extruder des formes qui peuvent être liées à des modèles BIM afin que nous puissions géolocaliser plusieurs projets et des données multiples provenant non seulement des bâtiments, mais aussi de la ville intelligente.

Par exemple, une société de gestion de l’eau doit intégrer le réseau de distribution d’eau et les données en temps réel dans les installations qui sont la propriété de l’entreprise, comme les usines industrielles de traitement des eaux usées, les usines de pompage et d’autres qui sont conformes à un écosystème unique. Dans POWERBIM, nous pouvons intégrer dans la même plateforme le réseau à grande échelle en utilisant les technologies SIG aux actifs créés dans le BIM et le plus important, pour recueillir des données auprès de tous et pour les analyser et les visualiser sur les modèles et la ville.

Votre solution est-elle principalement destinée aux propriétaires et aux maîtres d’ouvrage ou est-elle également intéressante pour les architectes, les ingénieurs et les entreprises de construction ? Si oui, pourquoi ?

C’est une bonne question. De base, POWERBIM est destiné à toutes les parties prenantes et les étapes. Une fois que vous créez un projet dans BIM360, cela peut être renvoyé à n’importe quelle étape et à plusieurs parties prenantes collaborant dans un environnement de données commun. POWERBIM en profite et peut travailler avec plusieurs modèles et connecter toutes les parties prenantes.

Ce que POWERBIM fournit est la capacité d’automatiser l’analyse des données à des fins différentes, ce qui signifie que les architectes peuvent automatiser les données de façades en calculant la relation entre les parties opaques et ouvertes et réaliser une estimation budgétaire. Ensuite, un ingénieur peut calculer un calcul de charge approximative à partir de diverses sources de données. Une entreprise de construction est en mesure d’intégrer des caméras Go-Pro pour visualiser en streaming et localiser les opérateurs sur le terrain, et le propriétaire/gestionnaire d’installation peut obtenir des avertissements en temps réel à partir du système BMS (Building Management System) ou de l’analyse prédictive pour les appareils IoT en intégrant des techniques d’apprentissage automatique aux ensembles de données stockées.

Créez-vous également les modèles BIM pour vos clients ? Ou est-ce que la condition préalable pour utiliser votre solution est d’avoir déjà un ou plusieurs modèles BIM ?

BIM6D en tant que société de services peut développer des modèles BIM pour les clients, et pas seulement cela, mais nous pouvons développer une stratégie de mise en œuvre BIM orientée objectifs et travailler une ou toutes les dimensions du BIM. Mais bien sûr, POWERBIM en tant que produit autonome peut être utilisé avec n’importe quel modèle indépendamment de la façon dont il est créé. Bien que nous recommandions une vérification de la qualité de la base de données des modèles, il n’est pas nécessaire de le faire car dans POWERBIM cela est automatique.

Il y a de plus en plus de jumeaux numériques et de solutions de GMAO / FM, jumeaux numériques etc. sur le marché. Alors, quels sont vos principaux éléments différenciateurs ?

Je pense qu’il est bon qu’il y ait de plus en plus de solutions de jumeaux numériques sur le marché, essentiellement parce que jusqu’à présent, nous avons eu du mal à trouver des clients, parce que les clients n’ont pas d’étalon de comparaison. Ce que nous offrons est une solution complète pour toutes les phases du cycle de vie du projet, l’intégration avec le SIG et de multiples projets et modèles, afin que nous puissions intégrer n’importe quelle source de données et surtout, POWERBIM est suffisamment flexible pour être en mesure de s’adapter à n’importe quel scénario qui se présente. Enfin, les caractéristiques uniques de POWERBIM sont le lien bi-directionnel entre les services cloud BIM360 et Power BI+Microsoft et la génération de rapports automatisés, ainsi que l’intégration des technologies IoT, BigData, Machine Learning, Facility Management, qui sont des technologies coûteuses, mais que nous offrons à un prix si compétitif, que nous savons que nous allons casser les stéréotypes. En bref, nous pensons que nos concurrents seront étonnés par l’avènement de la puissance d’une plateforme de jumeau numérique appelée POWERBIM, qui ne laisse personne indifférent lors de son test.

Votre solution de jumeau numérique propose-t-elle un BOS (Building Operating System) ?

POWERBIM intègre des fonctionnalités de base pour faire fonctionner un bâtiment, comme la création de problèmes liés à plusieurs composants, et pour automatiser les notifications lorsque les valeurs des systèmes surveillés sont hors des plages KPIS. Mais l’objectif principal est que POWERBIM soit un écosystème numérique qui intègre un BOS, IWMS, CAFM, Scada et des appareils intelligents simples. Il devrait y avoir une intégration spécifique créée client par client et nous pouvons intégrer tous les systèmes dont le client a besoin. Il s’agit d’une évolution de la demande, venant d’abord du secteur industriel, mais s’étendant à de multiples typologies.

Où sont stockées les données ? Sur tous type de serveurs (Amazon, Microsoft, etc.) ?

Nous avons décidé de nous appuyer sur Microsoft Azure, en particulier pour les capacités d’intégration d’applications Power BI, mais à la fin nous nous connectons à plusieurs services de données, comme IoT Hub, Machine Learning ou Streaming Media services parmi tant d’autres … Mais notre nature est de nous intégrer, et nous avons de l’expérience avec Google Cloud, Amazon Web Services et nous aimons les défis qui viennent toujours des besoins des clients.

Quel est le ROI de votre solution ? Avez-vous des chiffres sur les avantages qu’elle apporte à vos clients ?

Nous venons tout juste d’arriver à un seuil de croissance, nous ne faisons que finaliser un travail acharné et un investissement interne difficile au niveau des ressources pour parler des avantages. Nous avons auto financé POWERBIM avec nos services et l’idée est d’offrir un produit très compétitif au niveau du prix lié aux fonctionnalités que nous offrons, c’est tout ce que nous pouvons dire aujourd’hui.

Vous avez décidé de le développer sur Autodesk Forge. Pour quelles raisons?

Autodesk Forge est la technologie la plus avancée et la plus étonnante pour faire évoluer le BIM vers d’autres niveaux. Sans Forge, notre projet n’aurait pas été possible dans le temps et les ressources imparties. Nous avons décidé d’utiliser Forge parce qu’il y a une grande équipe de développeurs chez Autodesk, ouverte d’esprit pour nous donner la chance d’essayer de nouveaux défis à partir de nouvelles fonctionnalités que les APIs permettent de générer.

Vous disposez également d’un excellent moyen de gérer des jumeaux numériques de villes et d’obtenir des informations à partir des capteurs IoT placés dans la ville. Gérez-vous tous type de données comme la température, l’humidité, etc. ? Monitorez-vous aussi la pollution de l’air, la circulation, les parkings, etc. ?

Pour le moment, nous avons essayé d’intégrer plusieurs capteurs à partir de données publiques comme celles que vous mentionnez, mais nous testons également pour intégrer les données de mobilité, des transports publics et la géolocalisation des appareils. C’est une excellente occasion d’intégrer la ville intelligente aux données de construction intelligentes, aussi pour les infrastructures critiques comme la distribution de l’eau, le pétrole et le gaz, et bien d’autres. En intégrant le SIG au BIM, il y a un nouveau monde à explorer et nous avons déjà franchi quelques étapes dans ce domaine.

Cette capacité est-elle liée au fait que vous utilisez une technologie ESRI en combinaison avec Forge?

L’intégration entre SIG et BIM dans POWERBIM est nouvelle, et pour l’instant, nous ne faisons qu’intégrer les données de la ville et les modèles BIM à notre vision de la ville qui est indépendante de la technologie ESRI, mais ce n’est pas la première fois qu’on nous demande d’intégrer ESRI / ARCGIS à POWERBIM. Alors si les clients le veulent, pourquoi pas ?

Grâce à Forge, vous êtes en mesure de gérer une grande quantité et de types de données et formats, de la 2D à la 3D en passant par le BIM et autres. Pourriez-vous nous en dire plus ?

Grâce à Forge et à BIM360, et en utilisant l’API de gestion des données, nous pouvons transférer plusieurs formats de fichiers entre POWERBIM et BIM360, nous découvrons qu’il est très utile d’intégrer des fichiers PDF et d’autres formats à un groupe de composants sélectionnés par l’utilisateur, et aussi d’intégrer d’autres formats comme de la vidéo ou juste des images. En combinant les capacités d’un environnement de données commun et un jumeau numérique, nous sommes sûrs que les clients trouveront un produit qui réponde vraiment à leurs besoins.

Quelles sont vos grandes références clients ?

Je ne peux pas toutes les révéler, parce que plusieurs sont en attente d’être des clients après avoir testé la plateforme, mais il y a des agences d’architecture, de grandes entreprises de construction, des organismes publics et des maîtres d’ouvrage de plusieurs secteurs. Zalando est l’un des meilleurs clients que nous ayons en ce moment et SIA Architects est un très bon client qui en parallèle est en train de devenir notre meilleur partenaire en France et en Belgique.

Quel est le modèle économique de votre solution ? Est-ce un modèle de location ?

Pour le moment, nous fonctionnons client par client, et nous sommes à la recherche d’entreprises qui comprennent vraiment la nécessité de mettre en évidence l’utilisation de données du BIM. Nous nous efforçons de répondre aux besoins du client et d’améliorer la solution avec chacun d’entre eux. Mais nous sommes sur le point de lancer notre première version et l’idée est d’avoir un modèle d’abonnement, plutôt orienté « pay as you go ». Nous voulons être payés juste pour le temps que POWERBIM est utilisé, mais nous avons besoin d’analyser la meilleure formule pour la rendre viable.

Avez-vous des bureaux en France? Comment peut-on vous contacter?

Nous avons un partenaire -SIA Architects – qui peut représenter POWERBIM en France en attendant d’ouvrir un nouveau bureau en France, ce qui devrait être possible à partir de 2021 grâce à de nouveaux projets importants que nous allons commencer à Paris et dans d’autres villes.

Avez-vous quelque chose de particulier que vous aimeriez dire à nos lecteurs ?

Nous avons besoin que nos clients soient ambitieux et nous attendons avec impatience de nombreux beaux projets BIM. Nous avons besoin de donner un sens au BIM, car pour nous, le BIM ne consiste pas uniquement à faire un modèle numérique, mais le BIM permet avant tout de mettre à profit le numérique pour améliorer la conception, la construction et l’utilisation des bâtiments et des infrastructures que nous habitons. Et il ne suffit pas de connecter les appareils aux bâtiments, un jumeau numérique doit servir à générer des infrastructures plus efficaces et durables, plus saines pour les personnes mais aussi pour l’environnement, l’objectif de BIM6D et POWERBIM est d’atteindre les objectifs du client avec la technologie, en même temps que l’atteinte d’objectifs mondiaux.

Connaissiez-vous le blog ABCD ?

Oui, lorsque je suis à la recherche de références sur le BIM, j’ai l’habitude de faire des recherches sur votre blog. Mais à partir d’aujourd’hui, je vais m’abonner à votre blog parce que ces jours-ci, j’ai découvert de très bonnes références de notre intérêt, dans le BIM, les jumeaux numériques et les nouvelles technologies. Félicitations pour votre blog

Fernando, merci beaucoup pour votre temps et votre excellente présentation. Nous vous souhaitons, à vous et à votre entreprise, un grand succès avec votre solution très innovante.

C’est un honneur d’avoir eu cette occasion de parler sur votre blog, merci beaucoup Emmanuel.

L’Université de Tel Aviv désigne l’Agence Michel Rémon et Associés gagnante du concours international ouvert pour le nouveau centre de nanosciences et nanotechnologies

L’Université de Tel Aviv a désigné le projet gagnant du concours international ouvert pour le nouveau centre de nanosciences et nanotechnologies. Le beau projet de l’agence française Michel Rémon & Associés, célèbre pour ses travaux de centres de recherche en France a été retenue. L’un des bâtiments les plus technologiques et les plus avancés du Moyen-Orient sera achevé d’ici 2020.

C’est encore un autre projet gagné pour l’Agence au niveau International après la récompense pour le futur complexe sportif « Torpedo » d’INGRAD. L’agence développe ses projets de manière innovante en BIM avec Autodesk Revit.

Les deux autres agences d’architecture étaient Jestico + Whiles Associates (Royaume-Uni) et Zarhy + Pez (Israël / Suisse). Selon l’Université de Tel Aviv, la proposition de l’Agence d’Architecture Michel Rémon correspond au contexte local et à l’identité de Tel Aviv et du campus universitaire et reflète les progrès avancés de la science, de la technologie et de l’innovation, ce qui est très important pour le nouveau centre et pour l’esprit du campus de Tel Aviv. La décision finale a été prise après un processus de sélection de 6 mois, le gagnant étant choisi parmi 128 candidats du monde entier. Joseph Klafter, Président de l’Université de Tel Aviv : «Le choix final du bâtiment Nano reflète la synergie entre les besoins techniques définis par les équipes de recherche et notre volonté d’offrir un environnement de recherche ouvert et accueillant. Je suis convaincu que le nouveau bâtiment contribuera à inspirer des recherches exceptionnelles et des collaborations mondiales ».

Alexis Peyer, architecte, de l’Agence d’Architecture Michel Rémon & Associés a indiqué : «Nous avons choisi ce concours parce que nous aimons défier des domaines où la science rencontre l’effort et le progrès humains. Et les nanosciences et nanotechnologies sont l’un des plus grands efforts de l’humanité. L’aspect le plus intéressant et le plus stimulant de ce projet était de concevoir un bâtiment très technique spécifiquement pour la recherche scientifique tout en conservant une architecture forte et emblématique dédiée au campus universitaire de Tel Aviv ». L’Agence d’Architecture Michel Rémon & Associés possède une expérience considérable dans la conception de projets de bâtiments technologiques et travaille et développe ses projets en BIM avec Autodesk Revit : l’Agence a développé un projet pour le Centre national de recherche scientifique (Meudon, banlieue parisienne), les laboratoires de physique et de biologie pour l’Ecole Polytechnique (Palaiseau, banlieue parisienne ), l’Institut national de l’énergie solaire (Savoie), le Centre de recherche Paris-Saclay d’Air Liquide.

Le projet de l’Université de Tel Aviv présente une matrice de lignes verticales créant une «peau» recouvrant le bâtiment de trois étages. La structure permettra de contrôler la lumière naturelle et d’équilibrer le rapport intérieur-extérieur. Visuellement, le bâtiment ne comportera ni fenêtres ni portes. Parmi les solutions d’efficacité énergétique suggérées par l’entreprise, citons le verre spécial pour optimiser l’énergie solaire, la ventilation naturelle, des panneaux solaires pour refroidir le bâtiment et un système de collecte des eaux de pluie. Le bâtiment a une superficie de 6000 m2 et devrait être achevé d’ici 2020. Le concours comprenait une étape de pré-qualification et deux étapes principales.

Bravo à l’Agence Michel Rémon & Associés pour cette belle victoire !

Site et page du projet sur le site de l’Agence Michel Rémon & Associés.

Le NARUG est mort, vive le WestBIM !

La Bretagne et l’Ouest – terre de prédilection du BIM – fait sa révolution en rebaptisant et réorganisant son Groupe Utilisateurs BIM et Revit

Ils se sont réinventés et rebaptisés. Ils s’appelaient NARUG et se focalisaient uniquement sur les bonnes pratiques autour d’Autodesk Revit. Dorénavant, ils seront plus larges et plus ouverts. Ils représentent un collectif de professionnels et d’utilisateurs de la méthodologie BIM souhaitant partager leur savoir-faire autour de cette méthodologie. En toute transparence, sans grandiloquence, dans la plus grande simplicité.

Le NARUG est devenu WEST-BIM car ils avaient envie de partager leur savoir-faire au plus grand nombre, faire appel à des intervenants issus de tous les métiers et quelques soient leurs outils de production. Finis les clivages ! Le BIM est collaboratif et agnostique. C’est pour cela que lors du lancement, le WestBIM a invité « tous les ingénieurs, les architectes, les étudiants, les enseignants, les artistes, les curieux, les pro-bimeurs, les réfractaires bimeurs, les open-bimeurs, les close-bimeurs, à venir partager avec eux, des moments conviviaux et honnêtes autour du collaboratif BIM ».

Découvrez WestBIM en cliquant ici.

Qui se cache derrière WestBIM ? Des stars du BIM bien entendu !

Julie Guézo
Architecte, Formatrice Revit, BIM Manager
Une star du BIM en France qui nous vient de Bretagne. Co-auteur du livre « Revit pour les architectes » et « Mon premier projet d’architecture avec Revit »
ARCHITECTE DE HMONP

Rami Chetoui
Architecte, BIM Manager
What I do for fun? Hanging out with my best friend pretty much anywhere.

Emilie Mélodia
Consultante AMO BIM
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Charles Piro
CTO & BIM Expert
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Pierre Navarra
Co-gérant de l’agence d’architecture SONA, Ingénieur en micro-électronique
Il pratique Revit depuis une vingtaine d’année, il développe, il dessine, il joue, il écoute.

Thibaut Hourqueig
BIM Manager
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Nous saluons cette ouverture d’esprit, cette initiative et cette renaissance. Découvrez WestBIM en cliquant ici.

Intervista BIM Coordinator – Episodio #30 Laura Tiburzi, Mario Cucinella Architects – Il BIM al servizio di un’architettura sostenibile, creativa e di alta qualità

Buongiorno a tutti,

Oggi, abbiamo il piacere di ricevere Laura Tiburzi, BIM Coordinator presso MC A – Mario Cucinella Architects, studio italiano molto famoso per il suo approccio alla sostenibilità.  Vedremmo come il BIM può permettere di raggiungere alti livelli di performance sugli edifici di nuova generazione e aumentare la qualità del prodotto finale.

Laura Tiburzi – Architetta, Ingegnere e BIM Coordinatrice presso Mario Cucinella Architects

Cara Laura, buongiorno siamo lieti di accoglierti su ABCD Blog. Potresti per favore presentarti ai nostri lettori?

Buongiorno a voi e grazie dell’invito! Il mio percorso è molto ibrido tra il tecnico e l’umanistico, «progettista» è forse la parola che più mi si adatta in questo momento e la vivo con un grande senso di potenzialità e responsabilità: progettare è vedere prima, avere in testa qualcosa e pensare a “come” realizzarlo. Nella pratica, questo « come » richiede di collaborare con molti soggetti garantendo l’apporto del valore aggiunto di ognuno, far comunicare tra loro discipline diverse,  individuare le esigenze delle persone con le quali ci si relaziona (clienti, colleghi o ipotetici utenti finali), rispettare il contesto che ospiterà il risultato del progetto. Particolarmente interessante in questo momento storico è la stratificazione di competenze tecniche e manageriali unite da una visione il più possibile olistica che ci spinge a uscire costantemente dalla nostra zona di confort senza paura di sperimentare: accanto al fondamentale lavoro di approfondimento tecnico e di settore, credo che ci sia bisogno di attività e ruoli di sintesi. Io mi muovo in questo ambito.

Che studi hai fatto, e come ti è venuta questa passione per il BIM?

Ho studiato presso il Politecnico di Milano prestando particolare attenzione alla sostenibilità e all’impatto che ha la progettazione nell’ambiente fisico e sociale nei quali opera. La sfida è ben raccolta dal BIM, per questo è diventato uno dei miei campi di approfondimento. Trovo che lavorare in BIM sia particolarmente adatto al nostro momento storico perché richiede di avere il più possibile consapevolezza dell’oggetto costruito e dei soggetti che vi ruoteranno intorno in quanto sistemi complessi e interconnessi. Dopo anni all’estero, sono tornata in Italia incontrando persone che hanno creduto in me e nell’idea che sia possibile lavorare in modo diverso. La formazione è continua sia attraverso lo studio, sia con il confronto con chi mi circonda: il lavoro dei team misti per età, esperienza e specializzazioni è un valido e concreto alleato a vantaggio del singolo, del gruppo, del cliente e del progetto.

Puoi presentarci lo studio Mario Cucinella Architects ? Quanti siete, come siete organizzati, e quale sono le vostre specialità?

Alla base della poetica e della tecnica dello studio c’è l’empatia creativa: questo concetto è la sintesi di una sensibilità che concepisce olisticamente la sostenibilità come un coinvolgimento dei luoghi dove si opera, della loro storia, delle persone che li abitano e abiteranno, delle tecniche locali, delle esigenze e delle competenze tecniche che possono essere spese. MC A opera dunque con gruppo molto eterogeneo e molto coeso di professionisti che crea una soluzione ad hoc: ingegneri, architetti, designer, esperti di progettazione parametrica. Ogni progetto è l’occasione per testarci e spingerci un po’ oltre come gruppo di lavoro. La sfida è mettere a sistema, continuamente, questo magma creativo! Attualmente siamo un centinaio, organizzati in team gestionali e operativi. Tentiamo di unire un valore umanistico a una continua ricerca tecnologica e di efficienza. In quanto metodo, il BIM si è inserito in un processo già complesso e noi dobbiamo personalizzarlo per renderlo adatto alle nostre esigenze.

Puoi citarci qualche progetto famoso dello studio?

Lo studio ha all’attivo progetti in ambiti molto diversi in Italia e nel mondo, sempre con un’attenzione particolare ai luoghi e alle dinamiche climatiche e sociali che li caratterizzano. Per esempio, attualmente a Milano abbiamo in cantiere opere dal sapore complementare: da una parte il museo etrusco ipogeo della Fondazione Rovati, sorprendentemente integrato in un elegante edificio storico (link qui).

Dall’altra, la torre del gruppo Unipol che completerà il volto moderno, svettante e sostenibile della città (link qui);

Dall’altra ancora, sempre a Milano, siamo protagonisti in un progetto residenziale a scala urbana che ridefinisce i contorni di luogo pubblico, privato e commerciale denominato SeiMilano  (link qui).

© Mario Cucinella Architects – SeiMilano

A noi piace spaziare: i vari gruppi di lavoro sono impegnati su ospedali, scuole, edifici di culto, case di cura, terziario, industriale… difficile annoiarsi !

Quando avete deciso di passare al BIM? Quali le ragioni vi hanno convinto nel fare questa mossa?

Il BIM, in quanto metodo molto inclusivo, ci fornisce il terreno comune dove riunire idee, necessità e persone con varie competenze e migliorando la comunicazione. La decisione di passare al BIM risale a diversi anni fa proprio come naturale evoluzione del modo di progettare dello studio. La progettazione parametrica già era un importante alleato per lo studio nell’individuazione della forma e nell’ottimizzazione dei volumi e degli elementi che compongono un progetto sia per la resa tecnologica, sia per la sostenibilità economica della produzione e messa in opera. Con il tempo è aumentata la consapevolezza e la quantità di professionisti competenti: l’implementazione è in realtà un lavoro costante, una sfida interessante che ci spinge a trovare sempre nuovi strumenti, modi, protocolli (tecnici e legali) che siano a sostegno e non un limite per il processo creativo.

Eravate convinti dei benefici che questo processo vi poteva portare? Quali sono i vostri progetti di sviluppo sulla parte BIM per il futuro nello studio?

Il livello di consapevolezza cresce di giorno in giorno nei vari strati e settori dello studio ma la scommessa è stata colta fin da subito con grande entusiasmo cogliendone l’aderenza all’approccio olistico già presente in MC A, e le potenzialità di crescita futura. Occupandoci molto di sostenibilità, abbiamo un reparto di ricerca e sviluppo che assiste i progetti con analisi e indicazioni che vengono da stringenti valutazioni fisiche, ambientali, percettive; questi dati vengono poi interpretati in una risposta di sintesi che non è un puro gesto formale ma, appunto, un frutto specifico delle caratteristiche e necessità del luogo e dei suoi abitanti. La sfida, ripeto, è ottimizzare, far comunicare al meglio e mettere a sistema le diverse fasi del processo di sviluppo del progetto: dalla contrattualistica, alla modellazione fisica, ai dettagli, alla ricerca dei materiali, alla gestione interna, etc… Il BIM in Italia vive ancora un momento di grande fluidità dove tanta è la sperimentazione e noi cerchiamo di coinvolgere i clienti e i consulenti in un lavoro di gruppo che possa essere a vantaggio di tutti.

A livello del reparto BIM, come siete organizzati, quanti siete e qual è il tuo ruolo?

Volendo identificare il gruppo di chi lavora su commesse completamente BIM, direi che circa la metà dei colleghi sono in questa condizione ma l’intenzione è che tutti i nuovi progetti possano essere “firmati in BIM” visto che anche la clientela sta sviluppando una sempre maggiore consapevolezza. Guardando ai flussi interni, il BIM non coincide con i software ma permette la collaborazione tra più competenze attraverso l’interoperabilità e degli standard strutturati dunque ogni nuovo progetto è l’occasione per potenziare l’integrazione tra i vari settori. Il nostro obiettivo e cercare di non avere un reparto BIM separato dal team di progettazione, ma di cercare di avere degli esperti BIM che siano prima di tutto dei progettisti e che ci sia un costante dialogo tra le diverse competenze. Per noi la maturazione di questo processo porta il grande vantaggio di permetterci la massimo flessibilità in tutte le fasi del progetto garantendo comunicazione interna e esterna, coerenza di output, velocità di valutazione e modifica, maggiore efficienza e controllo. In quanto BIM Coordinator, il mio ruolo all’interno dello studio è di cerniera tra le figure strategiche e quelle operative. Praticamente significa che passo meno tempo progettando in senso stretto ma che devo applicare la mia creatività in diverse aree sempre attive: le mie competenze vanno dal contrattuale-procedurale, al settaggio e implementazione degli strumenti, alla gestione del team assegnatomi, all’assistenza e formazione dei colleghi, al controllo qualità dei modelli, al coordinamento interdisciplinare. Faccio parte del nucleo fondativo del gruppo di coordinamento BIM dello studio, composto dai BIM Manager e dai Coordinator con maggiore esperienza.

All’interno dello studio abbiamo un reparto di ricerca e sviluppo a supporto costante dei progetti e che risponde a diverse necessità progettuali, compreso il calcolo della carbon footprint, tema approfondito nell’ultimo periodo. Le valutazioni che vengono sviluppate sono proporzionate allo stadio di sviluppo del progetto e sono relative a tutti i parametri che possono essere gestiti architettonicamente. Quando invece si aggiunge il tema impianti (così come per valutazioni puntuali per le strutture), collaboriamo a stretto contatto con consulenti specializzati. Il tema dell’interoperabilità è dunque molto sentito perché il processo di progettazione di MC A prevede una continua collaborazione sia con i consulenti esterni, sia tra diversi settori interni allo studio (dalla modelleria che produce concretamente i modelli fisici per una migliore valutazione della qualità architettonica, al reparto di ricerca a sviluppo, per le analisi ambientali, energetiche e di benessere e comfort, allo sviluppo dell’architettura e dei dettagli, all’ufficio contratti). I consulenti scelti e le imprese con i quali collaboriamo sono per lo più già strutturati per il lavoro in BIM ma, come noi, sono sempre attivi per affinare metodi e strumenti.

Cosa fa un BIM Coordinator come te al quotidiano? Quali sono le sfide?

Potrei aprire una rubrica «vita da BIM Coordinator»: è una posizione molto interessante secondo me perché davvero fa da tramite tra le indicazioni strategiche che arrivano dalle figure apicali dello studio e la pratica della progettazione. All’aumentare delle competenze dei colleghi sull’utilizzo dei software diminuisce il coinvolgimento stretto sulle soluzioni architettoniche di dettaglio e si passa a un lavoro più gestionale e organizzativo sia in termini di controllo modelli, dati e standard di qualità, sia di gestione del gruppo di lavoro, formazione, risoluzioni di problemi complessi. Per i coordinator personalmente vedo due sfide molto vive e a volte direzionate in modo opposto: da una parte la necessità di approfondire la programmazione informatica e l’interoperabilità per rendere sempre più coesi i team di progettazione (all’interno ma anche verso l’esterno), limitare la perdita di informazioni, snellire alcune procedure e aprire nuove possibilità di linguaggio; dall’altra allontanarsi un po’ dai dettagli quotidiani e collaborare a ripensare più in generale il modo con cui lavora l’intera filiera e come introdurre la digitalizzazione nelle nostre attività. La criticità del cambio di strumenti senza cambiare veramente metodo viene ben tratteggiata dalla massima di Peter Druker: “Non c’è nulla di più inutile e inefficiente che fare con grande efficienza una cosa che non andrebbe proprio fatta”. Questo secondo campo di ricerca richiede tempi più lunghi e la disponibilità di molte persone per mettere a sistema una soluzione ampia.

Qual è il livello d’adozione del BIM in Italia? Avete un obbligo del BIM, pensi che ha aiutato a spingere il mercato?

Volendo generalizzare, la mia impressione è che in Italia ci sia ancora una certa differenza tra studi grandi e piccoli: gli studi grandi hanno abbracciato la sfida del BIM già da diversi anni mossi dalla disponibilità di commesse più strutturate e, a volte, dalla maggiore consapevolezza delle potenzialità. Gli studi piccoli in genere soffrono di una mancanza di conoscenze adeguate, di un rallentamento dovuto ai costi iniziali di implementazione e della mancanza di committenza edotta. La questione è sicuramente complessa ma noto concreti passi nella direzione di una maggiore digitalizzazione e modernizzazione del settore che mi fanno ben sperare. Da non trascurare è il fatto che l’Italia si è dotata da una parte di una normativa nazionale che prevede l’obbligatorietà dell’uso del BIM per le commesse pubbliche (per step a partire dagli interventi di maggior peso fino a quelli più piccoli), e, dall’altra parte, dell’appendice nazionale alla ISO1650 che sta aiutando alla definizione di termini, professionalità, procedure e documenti. Questi due strumenti normativi, uniti a una maggiore alfabetizzazione sui temi del BIM e a una maggiore diffusione dei software che supportano la metodologia, stanno portando a un graduale ma evidente diffondersi delle commesse così strutturate. L’università, inoltre, sta giocando un importante ruolo nella formazione di nuovi professionisti già ambientati all’approccio BIM e all’utilizzo di strumenti digitali avanzati; questi giovani laureati portano negli studi in Italia e all’estero competenze che ben si possono integrare con quelle più prettamente professionalizzanti che possono venire dai colleghi delle precedenti generazioni.

Vorresti dire qualcosa di particolare ai nostri lettori?

Proprio per via del momento storico e della scelta di lavorare in BIM (che è collaborativo), emerge più forte che in passato la necessità di dare ampio spazio alle soft skills: credo che la collettività sociale e dei professionisti migliori anche attraverso la valorizzazione del singolo, sia come unità sia come facente parte di qualcosa di più complesso nel quale può portare il suo valore aggiunto. È fondamentale che ci sia un clima di rispetto che faciliti la domanda, il confronto costruttivo e la condivisione delle idee. Sono particolarmente felice che la UNI1137-7 (l’appendice nazionale italiana della ISO19650 che tratta le figure professionali tipiche del lavoro in BIM), ponga l’attenzione esplicitamente sul fatto che tra i compiti del BIM coordinator ci sia anche quello di occuparsi del gruppo e delle persone: non siamo ingranaggi meccanici ma risorse molto umane che possono dare il meglio solo se considerate tali nelle loro potenzialità e sfide. Può sembrare una visione un po’ filosofica della cosa ma l’esperienza mi porta a pensare che questo approccio porti vantaggio a tutti e aumenti la qualità del prodotto finito.

Al di fuori del BIM e dello studio, quali sono le tue passioni?

Ho molte passioni perché ho molte curiosità ma direi che il teatro è l’attività che più di tutte mi ha regalato scoperte impreviste sia nell’esplorazione di me stessa, sia nella crescita della relazione con gli altri perché sul palco non si è mai soli ma almeno in due: l’attore e chi reagisce all’atto, sia esso altro attore o pubblico. A pensarci meglio, credo che diverse esperienze maturate in ambito teatrale siano poi diventate valide alleate nell’affrontare l’imprevedibilità, le sfide quotidiane e le grandi potenzialità della nostra professione.

Laura, mille grazie per questa bella e molto ricca intervista. Ti auguriamo di continuare con altrettanta passione il tuo ruolo in Mario Cucinella Architects.

Sito ufficiale Mario Cucinella Architects ici.

Interview BIM Coordinatrice – Episode #30 Laura Tiburzi, Mario Cucinella Architects – Le BIM au service d’une Architecture durable, créative et de grande qualité

Bonjour a toutes et à tous,

Aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir Laura Tiburzi, coordinatrice BIM chez MC A – Mario Cucinella Architects, une agence d’architecture italienne très réputée pour son approche du développement durable. Nous pourrons voir comment le BIM permet d’atteindre des niveaux de performance élevés sur des bâtiments de nouvelle génération afin d’augmenter ainsi la qualité du bâtiment construit.

Laura Tiburzi, Architecte et Ingénieur – BIM Coordinatrice chez Mario Cucinella Architects

Chère Laura, bonjour, nous sommes heureux de vous accueillir sur ABCD Blog. Pourriez-vous s’il vous plaît vous présenter à nos lecteurs?

Bonjour à vous et merci pour l’invitation ! Mon parcours est très hybride, situé entre les approches techniques et humanistes. «Conceptrice» serait peut-être le mot qui me convient le mieux en ce moment et je le vis en ayant conscience du potentiel et des responsabilités que cela implique : concevoir c’est d’abord anticiper et percevoir, avoir quelque chose en tête et réfléchir à «comment» trouver des solutions. Dans la pratique, le « comment » nécessite de collaborer et de traiter avec de nombreux sujets en assurant la contribution et l’apport de la valeur ajoutée de chacun, en faisant communiquer les différentes disciplines entre elles, en identifiant les besoins des personnes avec lesquelles on est en relation (clients, collègues ou utilisateurs finaux hypothétiques) , en respectant le contexte qui accueillera le résultat du projet. En ce moment historique, il est particulièrement intéressant de constater la stratification des compétences techniques et managériales unies par une vision la plus holistique possible qui nous pousse à sortir sans cesse de notre zone de confort sans crainte d’expérimenter : parallèlement au travail fondamental d’étude technique et sectorielle, je crois qu’il existe un besoin d’activités et de rôles synthétiques. Et je me place par conséquent dans ce domaine.

Quelles études avez-vous faites et comment cette passion pour le BIM vous est-elle venue ?

J’ai étudié au Politecnico di Milano en accordant une attention toute particulière à la durabilité et à l’impact de la conception sur l’environnement physique et social dans lequel elle évolue. Le défi est tout à fait adapté au BIM, c’est pour cela que ce sujet est devenu l’un de mes domaines d’études. Je trouve que travailler en BIM est particulièrement adapté à ce moment historique car cela nécessite d’avoir autant de conscience que possible de l’objet construit et des sujets qui tourneront autour de lui en tant que systèmes complexes et interconnectés. Après des années à l’étranger, je suis retourné en Italie pour rencontrer des gens qui croyaient en moi et en l’idée qu’il est possible de travailler différemment. J’apprends en permanence, tant au travers des projets que je traite, que de la collaboration avec mon entourage : le travail en équipes mixtes et par âge, expériences et spécialisations est un allié valable et concret au profit de l’individu, du groupe, du client et du projet.

Pouvez-vous nous présenter l’Agence Mario Cucinella Architects ? Combien êtes-vous, comment êtes-vous organisés et quelles sont vos spécialités ?

À la base de la poétique et de la technique de l’Agence se trouve l’empathie créative : ce concept est la synthèse d’une sensibilité qui conçoit de manière holistique la durabilité comme une implication des lieux où l’on opère, de leur histoire, des personnes qui y vivent et y vivront, des techniques locales, besoins techniques et compétences qui peuvent être mises en oeuvre. MC A travaille donc avec un groupe de professionnels très hétérogène et très cohésif qui crée une solution ad hoc : ingénieurs, architectes, designers, experts en conception paramétrique. Chaque projet est l’occasion de nous tester et de nous pousser un peu plus loin en tant que groupe de travail. Le défi est de systématiser ce magma créatif en continu ! Nous sommes actuellement une centaine, organisés en équipes managériales et opérationnelles. Nous essayons de combiner la valeur humaniste avec une recherche technologique et efficace continue. En tant que méthode, le BIM est entré dans un processus déjà complexe et nous devons le personnaliser pour l’adapter à nos besoins.

Pouvez-vous citer quelques-uns des projets connus de l’Agence ?

Le studio a des projets en cours dans des domaines très différents en Italie et dans le monde, en attachant toujours une attention particulière aux lieux et aux dynamiques climatiques et sociales qui les caractérisent. Par exemple, actuellement à Milan, nous avons des projets ayant une saveur complémentaire : d’une part le musée étrusque souterrain de la Fondation Rovati, étonnamment intégré dans un élégant bâtiment historique (lien ici).

Par ailleurs, le projet de la tour du groupe Unipol complètera la partie moderne, ville imposante et durable (lien ici).

D’autre part, toujours à Milan, nous sommes protagonistes d’un projet résidentiel à l’échelle urbaine qui redéfinit les contours d’un lieu public, privé et commercial appelé SeiMilano (lien ici).

© Mario Cucinella Architects – SeiMilano

Nous aimons la diversité : les différents groupes de travail s’affairent sur les hôpitaux, les écoles, les lieux de culte, les maisons de retraite médicalisées, le tertiaire, l’industrie… Il est difficile de s’ennuyer !

Quand avez-vous décidé de passer au BIM ? Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à franchir ce pas ?

Le BIM, en tant que méthode très inclusive, nous fournit un terrain d’entente sur lequel nous pouvons partager des idées, des besoins et des personnes aux compétences diverses et améliorer la communication. La décision de passer au BIM remonte à plusieurs années, tout comme une évolution naturelle du la manière de concevoir de l’agence. La conception paramétrique était déjà un allié important pour les études dans le cadre de la recherche de formes et l’optimisation des volumes et des éléments qui composent un projet tant au niveau de la performance technologique que pour la durabilité économique de la production et de la mise en œuvre. Au fil du temps, la prise de conscience et le nombre de professionnels compétents se sont accrus : la mise en œuvre est en fait un travail constant, un défi intéressant qui nous pousse à toujours trouver de nouveaux outils, moyens, protocoles (techniques et juridiques) qui nous apportent un réel plus et qui ne soient pas une limite au processus créatif.

Étiez-vous convaincue des avantages que ce processus pouvait vous apporter ? Quels sont vos projets de développement sur la partie BIM pour le futur à l’agence ?

Le niveau de notoriété du BIM augmente de jour en jour dans les différentes équipes et départements de l’agence, mais le pari a été immédiatement pris avec beaucoup d’enthousiasme par bon nombre d’entre nous en saisissant l’adhésion à l’approche holistique déjà présente au sein de MC A, et le potentiel de croissance future. Très soucieux de la durabilité, nous avons un département de recherche et développement qui accompagne les projets avec des analyses et des indications issues d’évaluations physiques, environnementales et perceptives rigoureuses ; ces données sont ensuite interprétées au travers d’une réponse synthétique qui n’est pas un pur geste formel mais, en fait, un résultat spécifique des caractéristiques et des besoins du lieu et de ses habitants. L’enjeu, je le répète, est d’optimiser, communiquer et systématiser les différentes phases du processus de développement de projet : des contrats, à la modélisation physique, aux détails, à la recherche de matériaux, à la gestion interne, etc … L’Italie vit encore un moment de grande fluidité où il y a beaucoup d’expérimentations et nous essayons d’impliquer clients et consultants dans un travail d’équipe, ce qui peut être à l’avantage de tous.

Au niveau du département BIM, comment êtes-vous organisés, combien êtes-vous et quel est votre rôle ?

Même si nous travaillons sur des projets full BIM, je dirais qu’environ la moitié de mes collègues travaillent en BIM, mais l’intention est que tous les nouveaux projets puissent être « signés en BIM » puisque nos clients développent également une conscience de l’importance sur le sujet. En ce qui concerne les flux internes, le BIM n’est pas associé à un logiciel en particulier, mais il permet la collaboration entre de multiples compétences grâce à l’interopérabilité et aux normes structurées, de sorte que chaque nouveau projet est l’occasion d’améliorer l’intégration entre les différentes disciplines. Notre objectif est d’essayer de ne pas avoir un département BIM séparé de l’équipe de conception, mais d’essayer d’avoir des experts BIM qui soient avant tout des concepteurs et qu’il y ait un dialogue constant entre les différentes compétences. Pour nous, la maturation de ce processus apporte le grand avantage de nous permettre une flexibilité maximale dans toutes les phases du projet, garantissant une communication interne et externe optimale, une cohérence des résultats, une rapidité d’évaluation et de modification, une efficacité et un contrôle accrus. En tant que Coordinatrice BIM, mon rôle au sein de l’Agence est d’être l’interface entre les rôles stratégiques et opérationnels. En gros, cela signifie que je passe moins de temps à planifier au sens strict mais que je dois appliquer ma créativité dans différents domaines toujours actifs : mes compétences vont du contractuel-procédural, à la mise en place et à la mise en œuvre d’outils, à la gestion de l’équipe qui m’est assignée, à l’assistance et à la formation des collègues, contrôle de la qualité des modèles, coordination interdisciplinaire. Je fais partie du noyau fondateur du groupe de coordination BIM de l’entreprise, composé des Managers et Coordinateurs BIM les plus expérimentés.

Comment calculez-vous ou anticipez-vous la performance énergétique de vos projets ? Réalisez-vous des simulations thermodynamiques, de la CFD, des calculs d’empreinte carbone, etc. ? L’interopérabilité et l’openBIM sont-ils importants pour vous?

Au sein de l’Agence, nous avons un département de recherche et développement qui soutient en permanence les projets et répond à divers besoins de conception, y compris le calcul de l’empreinte carbone, un sujet qui a été approfondi ces derniers temps. Les évaluations qui sont développées sont proportionnelles au stade de développement du projet et sont liées à tous les paramètres qui peuvent être gérés architecturalement. En revanche, lorsque le thème des systèmes est abordé (ainsi que pour les évaluations ponctuelles de la performance des structures), nous collaborons étroitement avec des consultants spécialisés. Le thème de l’interopérabilité est donc très important car le processus de conception de MC A prévoit une collaboration continue tant avec des consultants externes qu’entre différents départements au sein de l’Agence (à partir de la modélisation BIM qui produit effectivement des modèles physiques pour une meilleure évaluation de la qualité architecturale , au service recherche et développement, pour les analyses environnementales, énergétiques et bien-être et confort, au développement de l’architecture et des détails, au bureau des contrats).

Les consultants choisis et les entreprises avec lesquelles nous travaillons sont pour la plupart déjà structurés pour travailler en BIM mais, comme nous, ils sont toujours en perpétuelle recherche afin d’affiner les méthodes et les outils.

Que fait une coordinatrice BIM comme vous au quotidien ? Quels sont vos défis ?

Je pourrais certainement commencer une chronique «la vie de Coordinatrice BIM» : c’est un poste très intéressant à mon sens car il sert vraiment d’intermédiaire entre les indications stratégiques qui viennent des plus grandes personnalités de l’agence et la pratique de la conception. Au fur et à mesure que les compétences de mes collègues augmentent dans l’utilisation des logiciels, l’implication étroite sur des solutions architecturales détaillées diminue et nous passons à un travail plus managérial et organisationnel à la fois en termes de contrôle de modèle, de données et de normes de qualité, et de gestion du travail, formation, résolution de problèmes complexes. Pour les coordinateurs, je vois personnellement deux défis très importants et parfois opposés : d’une part, la nécessité d’approfondir la programmation informatique et l’interopérabilité pour rendre les équipes de conception de plus en plus cohésives (en interne mais aussi en externe) , limiter la perte d’informations, rationaliser certaines procédures et ouvrir de nouvelles possibilités linguistiques ; d’autre part, s’éloigner des détails du quotidien et collaborer pour repenser plus globalement le fonctionnement de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et comment introduire la digitalisation dans nos activités. La criticité de changer d’outils sans vraiment changer de méthode est bien illustrée par la maxime de Peter Druker : « Il n’y a rien de plus inutile et inefficace que de faire quelque chose qui ne devrait pas être fait avec une grande efficacité. » Ce deuxième domaine de recherche nécessite plus de temps et la disponibilité de nombreuses personnes pour mettre en place une solution globale.

Quel est le niveau d’adoption du BIM en Italie ? Avez-vous une obligation BIM, pensez-vous que cela a contribué à pousser le marché ?

Au risque de généraliser, j’ai l’impression qu’en Italie, il y a encore une certaine différence entre les grandes et les petites entreprises : les grandes entreprises ont déjà relevé le défi du BIM depuis plusieurs années, poussées par la disponibilité de commandes plus structurées et, parfois, par une plus grande prise de conscience du potentiel de ce processus innovant. Les petites entreprises souffrent généralement d’un manque de connaissances adéquates, d’un ralentissement dû aux coûts initiaux de mise en œuvre et d’un manque de clientèle éduquée. La question est certes complexe, mais je remarque des étapes concrètes dans le sens d’une plus grande numérisation et modernisation du secteur qui m’apportent de l’espoir. Il ne faut pas oublier le fait que d’une part, l’Italie a adopté une législation nationale qui prévoit l’utilisation obligatoire du BIM pour les marchés publics (par étapes allant des interventions les plus importantes aux plus petites), et que d’autre part, l’annexe nationale à l’ISO 19650 qui aide à définir les termes, le professionnalisme, les procédures et les documents. Ces deux outils réglementaires, combinés à une meilleure connaissance des problématiques BIM et à une plus grande diffusion des logiciels supportant la méthodologie, conduisent à une diffusion progressive mais évidente de telles commandes structurées. L’université joue également un rôle important dans la formation de nouveaux professionnels déjà acclimatés à l’approche BIM et à l’utilisation d’outils numériques avancés ; ces jeunes diplômés apportent à leurs études en Italie et à l’étranger des compétences qui peuvent être bien intégrées à celles plus purement professionnalisantes qui peuvent provenir de collègues des générations précédentes.

Aimeriez-vous dire quelque chose de particulier à nos lecteurs ?

Précisément à cause du moment historique et du choix de travailler en BIM (qui est collaboratif), la nécessité de donner plus d’espace aux soft skills émerge de manièe plus forte que par le passé : je crois que la communauté sociale et les professionnels s’améliorent aussi à travers la valorisation de l’individu, à la fois en tant qu’unité et en tant qu’élément de quelque chose de plus complexe dans lequel il peut apporter sa valeur ajoutée. Il est essentiel qu’il y ait un climat de respect qui facilite la question, la discussion constructive et le partage d’idées. Je suis particulièrement heureuse que UNI1137-7 (l’appendice national italien de l’ISO19650 qui traite des rôles professionnels types du travail en BIM), se concentre explicitement sur le fait que parmi les tâches du coordinateur BIM, il y a aussi celle de s’occuper du groupe et des personnes : nous ne sommes pas des machines ou des engrenages mais des ressources très humaines qui ne peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes que si elles sont considérées comme telles dans leur potentiel et leurs défis. Cela peut paraître une vision quelque peu philosophique de la chose mais l’expérience me porte à penser que cette approche profite à tout le monde et augmente la qualité du produit fini.

En dehors du BIM et de l’Agence, quelles sont vos passions ?

J’ai beaucoup de passions car j’ai beaucoup de curiosité, mais je dirais que le théâtre est l’activité qui m’a surtout apporté des découvertes imprévues tant dans l’exploration de moi-même que dans la croissance de la relation avec les autres car sur scène on n’est jamais seul mais au moins deux : l’acteur et celui qui réagit à l’acte, que ce soit un autre acteur ou un autre public. En y réfléchissant mieux, je crois que diverses expériences acquises dans le domaine théâtral sont alors devenues des alliés valables face à l’imprévisibilité, aux défis quotidiens et au grand potentiel de notre profession.

Laura, un grand merci pour cette belle et très riche interview. Nous vous souhaitons de continuer avec autant de passion votre rôle au sein de Mario Cucinella Architects.

Site officiel de Mario Cucinella Architects ici.

Des infrastructures plus intelligentes grâce aux standards ouverts par Marek Suchocki

Un article intéressant sur l’importance des standards ouverts rédigé par Marek Suchocki, Expert Infrastructure et openBIM chez Autodesk

Les projets AEC actuels sont fortement influencés par le processus BIM qui nécessite des sources de données centralisées et des moyens de partager facilement les informations. Pour faciliter un échange de données transparent entre des parties pluridisciplinaires du monde entier, l’interopérabilité et la normalisation des données sont essentiels. Cela permet aussi de tirer parti du BIM afin d’accélérer la livraison des projets et de réaliser des économies de coûts sur ces infrastructures.

UN ENGAGEMENT À LONG TERME POUR L’OUVERTURE

En 1994, Autodesk a fondé l’Industry Alliance for Interoperability (IAI), invitant 12 autres sociétés dont des éditeurs de logiciels à définir un format ouvert permettant de partager aisément des informations entre les plateformes. Ils ont ainsi pu présenter cette future technologie et ses possibilités l’année suivante. Le standard IFC était né.

En 1996, IAI a été rebaptisée International Alliance for Interoperability, qui à son tour a évolué pour devenir buildingSMART International, un organisme professionnel mondial facilitant la transformation numérique de l’industrie des actifs construits.

Conformément à l’engagement de buildingSMART en faveur du BIM ouvert, l’organisation a développé au fil des années plusieurs itérations des normes de données IFC (Industry Foundation Classes).

Le Standard IFC au fil des années

QU’EST-CE QUE LE STANDARD IFC ?

Norme internationale officielle, l’IFC est un modèle de données indépendant de toute plateforme logicielle permettant de décrire l’environnement bâti. Il définit un modèle de données ouvert (c’est-à-dire non propriétaire) qu’aucune partie ne contrôle. Lorsque les données sont conservées dans un format ouvert, vous n’êtes pas bloqué avec un seul logiciel ou programme afin d’y accéder et vous n’avez pas à traduire manuellement les données de différents formats. Vous obtenez des données cohérentes et plus riches, ainsi qu’un flux d’informations plus transparent.
Diverses versions d’IFC ont vu le jour depuis les années 1990. L’IFC4 a été le dernier grand saut, officialisé en 2013.

REVIT OBTIENT LA CERTIFICATION IFC4

La certification IFC dans le secteur de l’AEC est un processus rigoureux permettant que les professionnels puissent utiliser leur logiciel sans se soucier d’être bloqués avec un seul éditeur en autorisant l’export des informations dans un format IFC neutre valide.

Autodesk Revit, le logiciel BIM pluridisciplinaire d’Autodesk, a récemment obtenu la certification de conformité à l’échange de références IFC4 (Industry Foundation Classes 4) pour l’export en architecture et en structure.

Associés à une certification d’export prévue pour les éléments MEP et à l’import architectural, ces multiples « timbres » d’approbation positionnent Revit comme la première plateforme BIM à offrir la polyvalence nécessaire pour prendre en charge des flux de travail ouverts dans les projets verticaux (bâtiment) et horizontaux (infrastructure).

Mais cette certification IFC n’est que le début.

ÉTENDRE LES NORMES OUVERTES AUX INFRASTRUCTURES

Les initiatives IFC de buildingSMART ont jusqu’à présent eu le plus grand impact dans le domaine de la construction de bâtiments.

En tant que membre fondateur de la section britannique et irlandaise de l’IAI, puis de buildingSMART, Marek Suchocki a suivi de près le développement et l’adoption du standard IFC. En tant qu’ingénieur civil, il a souvent exprimé sa déception du fait que le secteur des infrastructures n’ait été mal servi, réduisant ainsi la valeur des IFC dans les projets du monde réel.

D’autres ont également reconnu cette lacune, conduisant ainsi en 2013 à la création d’une InfraRoom au sein de buildingSMART. En collaboration avec une communauté internationale d’experts, l’InfraRoom a depuis mené une série de développements de schémas (ou schemes en anglais) vers une définition communément acceptée des éléments clés de l’infrastructure.

L’InfraRoom définit sa mission comme la combinaison, l’amélioration et le développement de normes ouvertes pour les données intelligentes afin de permettre l’intégration des processus et des données pour les infrastructures. Son champ d’application concerne «l’échange d’informations et les normes de processus pour soutenir une gestion efficace de l’environnement bâti construit et la liaison et l’intégration à travers le BIM et le SIG».

Les travaux de l’infraRoom sur les normes IFC pour tous les types d’actifs d’infrastructure – ponts, voies ferrées, routes, ports et voies navigables, ainsi que les tunnels – progressent régulièrement pour atteindre l’objectif d’étendre les flux de travail ouverts basés sur le BIM au-delà des bâtiments jusqu’à l’infrastructure.

Il y a eu beaucoup de changements au cours des cinq dernières années seulement, selon Tiina Perttula, présidente du comité directeur de buildingSMART International pour l’InfraRoom.

« C’est incroyable de voir jusqu’où nous pouvons aller si nous travaillons ensemble en tant qu’industrie », dit-elle, « surtout par rapport à là où nous étions en 2015. »

Tiina Perttula, présidente du comité directeur de buildingSMART International InfraRoom

Autodesk est toujours aussi engagée dans les données ouvertes aujourd’hui, que le jour où nous avons cofondé l’IAI. Notre technologie AEC est conçue pour l’interopérabilité et prend en charge le standard IFC dans plus de 14 de nos applications. Un exemple de flux de travail de conception de pont a démontré une intégration transparente d’un pont modélisé dans InfraWorks pour une utilisation dans Civil 3D et Revit. En exploitant un moteur IFC dans Dynamo, le modèle Revit peut être exporté vers de nouveaux éléments IFC Bridge pour une utilisation dans un logiciel en aval ou une visionneuse IFC gratuite. Un prototype similaire préparé par l’Université de Cardiff à l’aide du moteur open source IFC d’Autodesk Revit permet d’exporter un modèle Revit Ports and Waterways vers un fichier IFC 4.3.

Conception de pont dans InfraWorks
Modèle de pont importé d’InfraWorks vers Revit
La boîte à outils Dynamo est utilisée pour l’automatisation de la conception du pont et l’export d’un IFC4.2 correct
D’autres intervenants peuvent alors utiliser une visionneuse gratuite, telle que cette visionneuse xbim. Images avec l’aimable autorisation de l’Université Technique de Munich (TUM)

REGARDER L’AVENIR AVEC LES IFC ET LES NORMES OUVERTES

Avec Autodesk, un grand nombre d’éditeurs de logiciels aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Europe et en Asie-Pacifique participent à la mise en œuvre pilote du standard IFC 4.3 de buildingSMART et de scénarios d’utilisation mis à dispositions par des maîtres d’ouvrage de projets d’infrastructure ou des acteurs de la conception et de la construction du secteur. Ce travail sur les plateformes ouvertes ne s’arrêtera pas lorsque l’IFC 4.3 sera finalisé. buildingSMART a développé une feuille de route qui vise à rendre l’IFC plus applicable pour aujourd’hui et pour l’avenir. Cela pourrait être l’IFC 5 ou avoir un autre nom, mais il englobera des améliorations supplémentaires pour les éléments de construction ainsi que pour les routes, les ponts, les voies ferrées, les ports et les tunnels, et peut potentiellement tirer parti des nouvelles technologies pour l’IFC.

Pour soutenir ses investissements dans des flux de travail ouverts, Autodesk a créé un groupe de travail interne consacré aux IFC pour les Infrastructures et a établi des collaborations avec des organisations externes clés telles que les établissements d’enseignement supérieur, en particulier l’Université Technique de Munich (TUM) qui dirige une grande partie des efforts de développement de l’IFC 4.3. En septembre 2020, Autodesk a également annoncé un partenariat avec l’Open Design Alliance (ODA), qui promeut des formats de fichiers unifiés et l’ouverture.

La collaboration avec buildingSMART et l’obtention de la certification IFC ne concernent pas seulement les bons flux de travail. L’engagement d’Autodesk en faveur des standards ouverts repose sur un engagement continu à créer un environnement mieux construit pour l’avenir. Les flux de travail BIM basés sur des normes ouvertes joueront un rôle clé dans la réduction de la complexité de l’intégration des parties prenantes pluridisciplinaires à différentes étapes du processus. De plus, disposer de données structurées cohérentes, à jour et approuvées est une condition préalable pour atteindre l’objectif des jumeaux numériques et au final des infrastructures plus intelligentes.

Article rédigé par Marek Suchocki, BEng CEng CITP FBCS FICE MCInstCES
Infrastructure Industry Engagement Lead, Autodesk

Marek est titulaire d’un diplôme en génie civil, est ingénieur agréé, professionnel informatique agréé, membre de la British Computer Society, membre de l’Institution of Civil Engineers (ICE) et membre de la Chartered Institution of Civil Engineering Surveyors (CICES). Marek siège à des groupes d’experts au sein du CICES, de l’ICE, de la UK BIM Alliance, de la buildingSMART InfraRoom et du British Standards Committee qui a rédigé les normes BIM britanniques et la série de normes ISO 19650.

Source de l’article en anglais ici.

[openBIM] Le moteur d’import-export open source IFC V21.2 pour Revit et Navisworks maintenant disponible sur l’App Store Autodesk

Nous vous avions annoncé sa disponibilité sur GitHub il y a quelques semaines ici. Il est dorénavant disponible sur l’App Store Autodesk ici. Le moteur d’import-export open source pour Autodesk® Revit® 2021 contient des améliorations à jour sur les capacités d’import et d’export IFC par défaut de Revit fournies par Autodesk et nos contributeurs Open Source.

Bien que cette application ne soit pas nécessaire pour la prise en charge IFC, il est recommandé aux utilisateurs pour qui la qualité de leurs fichiers IFC est importante, de télécharger cette application et de la maintenir à jour, à mesure que de nouvelles améliorations et corrections de défauts sont ajoutées, pour plus d’informations sur IFC , veuillez visiter le site Web de building SMART (https://www.buildingsmart.org) ou le wiki Revit ici.

Téléchargez le moteur open source IFC Autodesk pour Revit et Navisworks ici.

Livres blancs, ouvrages et guides du BIM – Le Best Of de l’année 2020

Conception générative, KPIs, digitalisation, premiers pas en BIM, géoréférencement, ouvrages de référence, autant de sujets ayant suscité votre intérêt en 2020 !

Après le Best Of des Grandes Personnalités du BIM, nous vous proposons de revenir sur les articles les plus lus de l’année 2020 qui présentaient des livres blancs sur des sujets d’actualité et d’innovation, guides, ouvrages et études diverses sur le BIM et la transition numérique.

Nous vous proposons de les retrouver avec ce best of ci-dessous :