Interview BIM Managers – Episode #6 Razvan Gorcea, Responsable BIM Système Management Qualité à l’Atelier d’Architecture Michel Rémon

razvan

Razvan Gorcea, Architecte HMONP, BIM Manager

Responsable BIM et Système Management Qualité à l’Atelier d’Architecture Michel Rémon

www.michelremon.com

Bonjour Razvan,

Merci pour le temps que tu nous accordes dans le cadre de cette interview BIM Manager pour ABCD blog après nous avoir reçu au sein de votre Agence l’atelier Michel Remon. Nous avions été fortement impressionnés par votre niveau de maturité en BIM et la beauté des projets sur lesquels vous travaillez et leur haute technicité et qualité architecturale.

Razvan, peux-tu d’abord nous parler brièvement de ton parcours personnel et de ton arrivée ensuite chez?

Mon parcours a été assez varié et je pense que le point commun a toujours été la quête de la complexité et de nouveaux défis.

Avant de commencer mes études d’architecture, j’ai participé à plusieurs concours de haut niveau en mathématiques en Roumanie. On appelle ces compétitions « olympiades ». Les personnes issues de ces sélections deviennent en général chercheurs en intégrant de grandes écoles américaines ou françaises (ENS, Centrale ou HEI). Personnellement, j’ai décidé de m’inscrire en architecture.

Je suis passé par plusieurs écoles, d’abord à Bucarest, puis à Paris et ensuite en Corée du Sud. J’ai commencé les stages en agence assez tôt pendant les études. En parallèle de l’HMONP, j’ai suivi une année de recherche DPEA « Architecture et Philosophie ».

Après avoir validé ma HMONP et être passé par plusieurs agences spécialisées dans l’hospitalier telles que celles de Rémy Butler, Michel Beauvais, ou l’agence d’architecture et d’ingénierie Marc Mimram, je suis arrivé à l’atelier d’architecture Michel Rémon en 2012. Ce fut l’agence où j’ai trouvé le contexte idéal (du point de la démarche, de l’organisation interne, et de la taille de la structure).

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Peux-tu stp nous parler de l’agence, de son organisation et de la typologie des projets sur lesquels vous travaillez ?

L’atelier d’architecture Michel Rémon regroupe aujourd’hui 40 personnes dont 35 architectes autour de Michel Rémon, ainsi qu’un pôle direction (une directrice des projets, un directeur adjoint chargé des chantiers et plus récemment un directeur général), un pôle administratif de 3 personnes et un pôle développement et communication de 2 personnes. C’est une agence avec plus de 30 ans d’expérience et des centaines de réalisations et projets à son actif.

Nous travaillons sur de grands projets qui peuvent aller de 10 M€ à plus de 100 M€ et nous avons un chiffre d’affaires de 5,4 millions d’euros. Les domaines d’études sont le secteur hospitalier, les laboratoires, les centres de recherche, mais aussi l’enseignement supérieur, les équipements sportifs ou l’industrie. Nos clients sont assez variés, allant des hôpitaux (Hospices Civils de Lyon, APHP), en passant par le CNRS et Polytechnique, jusqu’à Airbus Helicopters ou Air Liquide.

S’il n’y a pas forcément de typologie privilégiée, il existe cependant une approche commune : celle de la complexité des projets (qu’elle soit technique, programmatique ou contextuelle).

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Quand as-tu commencé à t’intéresser à l’informatique et aux logiciels BIM ?

Malgré mon parcours en maths, je ne suis pas trop « geek », j’aime le dessin à la main, les croquis, l’art, la littérature…

Mais j’ai eu la chance de découvrir très tôt les logiciels dans les premiers stages dans l’agence AGD de mon père qui est architecte en Roumanie. Son associé, Constantin Stroescu, fait partie du club Autodesk Expert Elite et il m’a initié sur les premières versions de Revit et d’AutoCAD Architecture (à l’époque). Nous avons gardé contact et cela m’a permis d’avoir pas mal de connaissances sur le sujet et d’expérimenter.

Le travail sur le BIM a commencé quand Michel Rémon m’a proposé de prendre cette responsabilité transversale pour l’atelier.

Quel a été le déclic à l’agence pour passer au BIM ? Et comment avez-vous organisé cette transition ?

Nous nous y sommes mis fin 2013, lorsque nos partenaires (ingénieurs, entreprises) avaient déjà intégré des logiciels BIM.

C’est Michel Rémon qui a décidé du passage au BIM et a mis en œuvre les moyens pour.

Pour cette transition, nous avons été accompagnés par CadUC, un Partenaire Autodesk qui assure aussi les prestations et équipements informatiques de toute l’agence. La collaboration avec Pierre Riegert et Marc Babin est de longue date et nous avons un bon rapport de confiance.

Le passage au BIM a été organisé sur plusieurs cycles de formations et l’accompagnement sur un projet pilote en phase PRO. Ensuite la règle (de la direction) a été de faire toutes les nouvelles affaires en BIM obligatoirement. Les formations se sont reliées, les méthodologies se sont affinées et on a réussi à avoir de bons résultats.

Quelle solution logicielle a selon toi modifié le cours de l’histoire et amené cette véritable révolution BIM ?

Je ne connais aujourd’hui qu’un logiciel qui puisse être utilisé par les architectes, les ingénieurs, les économistes, les entreprises de construction et l’exploitant en même temps : Revit.

Pour l’architecte, Revit permet de faire une gestion globale du projet dès le concours jusqu’au chantier. Il permet de produire les livrables 2D et la maquette numérique ainsi que toute l’organisation du projet. C’est un logiciel adapté à l’architecture et très puissant. Par exemple, la notion d’échelle est plus adaptée aux architectes sur Revit car on dessine à une échelle donnée (pas comme sur AutoCAD où on zoome à l’infini et où le dégré de précision est équivalent aux pièces usinées). On a un mode de conception lié à la phase, évolutif, et un niveau de détail progressif.

On se rend compte, qu’avec le BIM, les architectes dessinent plus à la main, ils font plus de croquis, ainsi que des schémas. On se sert du logiciel pour « automatiser » et gérer des taches qu’on n'aime pas faire (compter les portes, par exemple) ou qui sont trop complexes (gérer une base de données de locaux pour un hôpital avec toutes les contraintes techniques et règlementaires, etc.)

En plus, avec la Suite Building Design Premium ou Ultimate, nous avons tous les moyens pour faire de la conception collaborative et les utilitaires ne cessent de se développer autour de ces plateformes.

Bien sûr, certains ont d’autres habitudes, mais nos partenaires travaillent tous sur Autodesk Revit.

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Conception du projet : croquis, maquette en carton et maquette numérique

On dit parfois qu’un BIM Manager doit être sévère strict pour réussir ? En te voyant, on tendrait à penser que non car tu sembles très patient et posé.

Haha ! Ce n’est pas une tache facile, car ça implique à la fois des compétences techniques, de formation et de communication. Sévère surtout pas, rigoureux oui, mais pas fermé non plus. Il ne faut pas oublier que c’est un domaine d’innovation et de créativité…

Moi, j’ai eu de la chance d’être dans un atelier certifié ISO9001 depuis 2008, donc une agence très structurée. Les architectes avec qui je travaille sont habitués et très attentifs à la méthodologie. C’est eux-même qui l’ont construit à travers leur expérience et leurs projets. En juillet 2015, j’ai réussi à intégrer le BIM dans la certification ISO de l’atelier…c’est une première en France selon CadUC. On a aujourd’hui une charte spécifique, des réunions BIM transversales, des études d’amélioration et un développement continu.

De beaucoup d’agences que j’ai visité, je n’ai jamais vu une telle transformation en moins de 2 ans, et un tel niveau de qualité et de maturité BIM ? Quel est ton secret d’une telle réussite ? Tes qualités de BIM Manager, le soutien et la volonté de ta direction ?

Je pense que cette « réussite » est due à toutes les parties impliquées. On a tous compris qu’il n’y a pas de retour en arrière possible. On n’a pas approché le BIM en disant « on verra si ça marche » mais plutôt « on va le faire marcher ! ». Cette approche positive est essentielle, on n’attend pas que le chemin soit bien nivelé pour y aller, autrement il sera trop tard. On expérimente et on s’entoure de professionnels compétents. Les collaborateurs sont des personnes expérimentées, impliquées et responsables et la volonté d’y passer avec l’ensemble de l’agence et le courage d’investissement des moyens nécessaires appartient à Michel Rémon, qui a eu l’intuition sur le mouvement des choses.

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Mise en place du processus de collaboration BIM maitrise d’œuvre en phase APS

EXEMPLE PROJET : Centre de Recherche de Paris Saclay Air Liquide à Loges-en-Josas (13 939 m²)

Phase Etudes 100% BIM collaboratif (protocole de collaboration études + cahier des charges BIM inclus au DCE + maquette PRO livrée à l’entreprise). Phase Chantier en cours (coordination générale BIM)

Partenaires BIM : Setec Bâtiment (BET TCE) + Vanguard (Economiste) + Air Liquide (maître d’ouvrage)

Prix : projet nominé aux trophées BIM d’OR 2015

Quel pourcentage de l’agence travaille en BIM ? Pourrais-tu brièvement nous décrire les bénéfices que vous en tirez et si cela impacte tous les métiers ?

Nous travaillons tous en BIM, à 100%. Nous avons réussi à former tout le monde au fur et à mesure : 5 sessions de formation suivies de pratique sur les projets. Bien sûr qu’il y a des niveaux différents et qu’il y a encore des opérations en cours en chantier où on n’a pas réussi à changer de méthode. Mais tous les nouveaux projets depuis décembre 2013 sont en BIM.

C’est assez naturel de travailler avec nos partenaires en BIM et plus précisément sur Revit car les grands bureaux d’études (Setec, EGIS, WSP…) avec qui on collabore travaillent sur Revit, les grandes entreprises de construction avec qui on fait des Conception/Réalisation et PPP utilisent Revit aussi.

Nous avons « milité » pour que tous nos partenaires intègrent le BIM et nous faisons des réunions spécifiques pour chaque opération. Oui, cela impacte tous les métiers. Certains s’en sortent mieux que d’autres mais la plupart sont plutôt attirés par ce nouveau mode de travail collaboratif.

Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles vous êtes confrontés au quotidien ?

Les difficultés sont différentes chaque jour. Il peut s’agir d’un problème informatique ou d’un problème de collaboration ou un problème de méthode du protocole BIM.

Les difficultés existent et vont continuer d’exister, mais je pense que nous allons vite les dépasser, car tout le monde est en train de chercher des solutions. Il faut être au courant de tout ce qui se passe et des nouveautés (qui arrivent souvent avec une vitesse incroyable). Il faut avoir une bonne équipe aussi et il faut mettre au profit de l’équipe toutes les connaissances. C’est pour ça que j’organise régulièrement des réunions transversales BIM où on a des échanges et retours d’expérience. La maturité ne peut se construire que si on a ce type de processus (d’où l’intérêt d’inclure le BIM dans le processus qualité de la norme ISO).

Peux-tu nous parler de ta plus belle expérience BIM au sein de l’agence ? Et pour quelles raisons ?

J’ai eu beaucoup de motifs de satisfaction grâce au BIM : les premiers projets finalisés en BIM collaboratif, le premier chantier BIM, la nomination aux BIM d’Or, les premiers concours en BIM…

Je suis content quand le système qu’on essaie de construire fonctionne et quand les gens n’ont pas besoin de moi…c’est parfait ça quand il y a des projets que je ne regarde pas pendant des semaines et quand je fait un check tout est bien. Ça arrive, je vous assure ! et ça c’est génial !

J’ai compris que pour le BIM il y a beaucoup de travail préparatoire de mise en place et d’anticipation. Une fois cette phase passée, ça devrait rouler…et si ça marche c’est que j’ai réussi mon travail.

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Maquette phase PRO (Détail sur laboratoires) : Présynthèse des modèles numériques (architecte + technique). Maquette livrée à l’entreprise et reprise par le BIM Manager entreprise sur la base d’un protocole-cadre de collaboration BIM (exemple PROJET : Centre de Recherche de Paris Saclay AIR Liquide à Loges-en-Josas , 13 939 m²).

Sur combien de projets BIM travaillez-vous en ce moment et de quel type ?

Nous avons près de 8 projets simultanés actuellement : 2 grands projets en études (un hôpital au Mans et un regroupement de laboratoires hospitaliers à Montpellier), 2 grands chantiers BIM (la modernisation de l’hôpital Edouard Herriot à Lyon et le centre de recherche et développement d’Air Liquide sur le plateau de Saclay), une opération Airbus Helicopters en cours de livraison à Marignane, une opération du CNRS (biologie cellulaire) en association à Gif sur Yvette. On a aussi plusieurs concours importants en BIM. Les opérations sont en loi MOP ou Conception/Réalisation ou PPP.

Donc, on a toutes les phases et tous les types de projet, ce qui nous permet de tirer des leçons et d’améliorer notre processus.

Quelles sont les qualités essentielles pour faire un bon BIM Manager selon toi ?

Je pense qu’il faut savoir ce qu’on appelle un BIM Manager. Il y a plusieurs écoles, plusieurs définitions. Pour moi et pour le rôle qu’on veut avoir en tant qu’architecte et BIM Manager général des opérations, je pense que le plus important c’est de comprendre les objectifs du BIM sur un projet. Il y a des objectifs communs et des objectifs propres à chaque intervenant. Une maquette n’est pas modélisée de la même façon selon les besoins, les disciplines ou la phase du projet. Pour bien coordonner l’ensemble, il faut que le BIM Manager comprenne les intérêts et les objectifs de chacun et il met en place les règles de bonnes pratiques. Mais ça ne s’apprend pas forcément avec une simple formation et c’est difficilement réalisable si les parties ne communiquent pas assez ou n’ont pas assez de compétences. Aujourd'hui, le seul moyen d'avancer, c'est ensemble avec nos partenaires. Les échanges et le partage de connaissances sont essentiels.

Tu ne fais plus de projet je crois ? Cela te manque-t-il ?

Le fait de pouvoir intervenir dans toutes les affaires me donne énormément de satisfaction. Je pense que pour un architecte c’est difficile d’isoler la partie BIM du projet. Pour bien accompagner les chefs de projet et leurs équipes, il faut connaître et comprendre le projet, quels sont les enjeux, les idées fortes…donc je ne manque pas sur cet aspect, même si mon rôle est plutôt un rôle de support.

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PROJET : Plateau technique de l’hôpital Edouard Herriot, Hospices Civils de Lyon (47,8 M€ – 17 740 m2)

Phase Chantier 100% BIM (maquette guide livrée aux entreprises + protocole-cadre de collaboration BIM).

Partenaires BIM : WSP France (BET TCE) + GBA Eco (économiste) + Hospices Civils de Lyon (Maitre d’Ouvrage) + Entreprises (Bouygues Bâtiment Sud-Est + SNEF + Spie + Oriol + Air Liquide Santé + Copas MPA + Gambro + Otis)

As-tu commencé une personnalisation des outils BIM pour vos besoins sur la base du développement APIs, ou Dynamo ou les macros ?

Oui, et ça c’est un vrai sujet ! C’est en cours chez nous et heureusement que je ne suis pas seul sur cette démarche. Nous avons deux personnes très compétentes dans le domaine et on s’y est mis. Ça nous fait gagner du temps et optimiser notre travail.

En plus, je crois que ces outils, qui sont très informatiques et qui ne relèvent pas forcément de la compétence de l’architecte, peuvent, en revanche, redonner à l’architecte la liberté, le plaisir d’exercer ces fonctions sans se soucier de l’informatique.

Les évolutions sont très rapides dans ce domaine et on les intègre au fur et à mesure. C’est pour cela, qu’en parallèle, nous avons aussi un volet R&D en interne et nous avons mené déjà un travail considérable sur notre bibliothèque d’objets BIM.

Comment vos sous-traitants et est-ce que vos sous-traitants et partenaires extérieurs embrassent la révolution BIM ?

Si initialement nous avons attendu que nos partenaires soient prêts pour le BIM pour faire notre passage, maintenant c’est plutôt nous qui motivons les autres à aller vers le BIM et à collaborer avec nous de manière efficace. Je pense qu’aujourd’hui, les acteurs de la construction n’ont pas tellement le choix non plus. Mais je pense qu’il doivent le voir comme un avantage et une évolution plutôt que quelque chose d’imposé. Toutefois, c’est un investissement non négligeable pour tous…

Je constate que les progrès peuvent être réalisés uniquement si nous avons des interlocuteurs ouverts et prêts à partager des connaissances. A titre d’exemple : le travail sur les cas d’usage et le protocole de collaboration BIM en phase avant-projet que nous avons réalisé avec Aurélie de Boissieu (SETEC Bâtiment, Mediaconstruct) pour le projet d’Air Liquide ; ou le protocole cadre en loi MOP en phase chantier que nous  avons mis en place avec Robin Thollot (WSP) et la direction technique de Bouygues Bâtiment Sud-Est (Didier Valette, Jean Paul Bertin) pour les Hospices Civils de Lyon ; ou encore le développement du projet en phase PRO avec Laurent Marie (EGIS) pou l’hôpital du Mans.

Que penses-tu de la percée du BIM en France ? Est-ce suffisant selon toi ? Le gouvernement accompagne-t-il assez les professionnels ?

J’ai suivi de près l’évolution du BIM en France depuis deux à trois ans. Le changement des dernières années est considérable sans aucun doute. Il y a des moyens mis en place, il a des associations spécifiques, par exemple Mediaconstruct dont on est adhérent, il y a la feuille de route du plan de Transition Numérique dans le Bâtiment, etc.

Mais ce que je constate dernièrement, c’est l’apparition de formations BIM Manager ou « certifications » douteuses. Quelle autorité vérifie et sur quelle base ? Il y a plein de zones d’incertitude et il reste beaucoup à construire…

Un autre problème est qu’il y a encore beaucoup de monde qui considère le BIM comme quelque chose uniquement lié à l’informatique et qu’on fait du BIM pour faire plaisir aux geeks et ça ne fait pas bien évoluer les choses. On a besoin de gens compétents, de gens du métier, de gens avec de l’expérience dans le bâtiment pour faire évoluer ce type de processus.

Dans d’autres pays les évolutions sont plus importantes, on parle de VDC (Virtual Design and Construction), il y a des classifications normées comme COBie (en Grande-Bretagne), des autres comme les LOD sont remis en question, il y a des portails pour des vérifications automatiques (Corée du Sud) et en Norvège la maquette numérique prime sur les documents 2D imprimés (alors qu’en France c’est le contraire) ! Pour moi, ce sont des acquis considérables et importants, nécessaires en France.

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Le niveau de développement défini pour chaque lot en phase EXE. Le niveau de détail de la maquette DOE établi en fonction des demandes du maître d’ouvrage (exemple PROJET : Plateau technique de l’hôpital Edouard Herriot, Hospices Civils de Lyon (47,8 M€ – 17 740 m2))

Faut-il selon toi rendre le BIM Obligatoire pour les marchés, au moins publics ?

La question qui se pose n’est pas, à mon avis, de rendre le BIM obligatoire ou pas, mais plutôt de COMMENT.

Comment rendre obligatoire quelque chose qui n’est pas contrôlable, « certifiable ».

Qui va faire ce contrôle ? Sur quelle base, quels critères ? Pour l’instant on n’a pas de cadre, mais malgré cela le BIM est déjà imposé sur plusieurs de nos opérations.

C’est une vaste question qui m’intéresse beaucoup. Nous, en tant qu’architectes, on essaie d’offrir et de garantir un produit qui est utile dans les différentes phases du projet et qui offre une valeur ajoutée au client. C’est pour cela qu’on veut prendre systématiquement la coordination du BIM Management des opérations et qu’on construit nous même les protocoles-cadre de collaboration BIM.

Pour le moment, ce sont la qualité de notre travail et notre détermination qui sont obligatoires.

Connais-tu et lis-tu ABCD Blog ? Qu'en penses-tu et qu'aimerais-tu y voir de plus ?
Oui je suis abonné aux newsletter de ABCD Blog et je trouve le contenu assez riche et varié. J'aime bien le fait qu'on y retrouve des sujets importants de dernière minute (relatifs à la réglementation ou des évolutions à l'international traduits en français) ou encore découvrir d'autres architectes ou passionnés du BIM qui s'expriment et partagent leur point de vue.

Razvan, encore merci pour ce temps que tu nous accordé et ce cadeau que tu fais aux lecteurs d’ABCD Blog car c’est passionnant et nous apporte un regard différent de ce qui s’entend généralement. Au plaisir de suivre votre travail…

Suivez le travail de l’Atelier Michel Rémon sur leur site web et sur Twitter

Vinci voit des signaux positifs de reprise et mise sur le BIM et Revit

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Découvert par hasard mais à lire avec intérêt sur le Monde.fr, le PDG de Vinci, Xavier Huillard voit quelques signaux de reprise de l’activité dans le BTP, interviewé lors de la visite du chantier de rénovation Ilôt Fontenoy-Ségur (IFS), les futurs bureaux du premier ministre. Ce projet conçu par l’agence Braun et Associés a été conçu en BIM avec Revit et a d’ailleurs été primé BIM d’argent 2015 du Moniteur dans sa catégorie

Constatant que la demande est plutôt pilotée par le secteur public, le PDG de Vinci, cite pour son groupe les contrats gagnés comme Roland-Garros, la Samaritaine, la très belle liaison Orly Ouest-Orly Sud ou la Tour Trinity à la Défense conçus pour la plupart avec Revit. Vinci est aussi impliqué dans le projet de future ligne à grande vitesse (LGV) Tours Bordeaux, dont Vinci est concessionnaire via sa filiale Lisea. Cette liaison permettra de mettre Paris à 2 h 05 de Bordeaux , contre au minimum 3 h 15 actuellement.

Mais le plus intéressant à lire dans cet article consiste la révolution du numérique et le gisement que cela représente. Extrait de Le Monde du 20/01/2016 :

La « rivière souterraine » de la révolution numérique
A plus long terme, selon Vinci, le grand défi est de participer à la révolution numérique en cours.
La France est en pointe avec de nombreuses startup.
Selon Monsieur Huillard, ce la s’apparente à « une rivière souterraine » qui révélera à sa sortie « le dynamisme entrepreneurial incroyable » existant dans le pays, apprécie le patron de Vinci. Le BTP n’y échappe pas : « Le digital va s’installer sur les chantiers, ce qui représente des opportunités considérables d’activités nouvelles », préditil, évoquant la perspective de relier tous les objets connectés.
Pour la réhabilitation de l’ancien ministère de la marine marchande, le groupe a utilisé une
maquette numérique en trois dimensions. Ce système appelé BIM (Building Information Modeling), fourni par l’américain Revit, permet de localiser les infrastructures, canalisations, câbles dans les moindres détails de ce bâtiment des années 1930 et permet d’y intervenir plus efficacement. Cela ne concerne cependant pas la rénovation des peintures du bureau du ministre où les lignes maritimes et les destinations desservies par les compagnies françaises d’alors sont tracées sur un immense planisphère mural. Une restauration méticuleuse sous le contrôle des monuments
historiques. Quand le pinceau côtoie le numérique.

Le choix de Revit pour le BIM est acté par Vinci !

Vous pouvez consulter l’intégralité de l’article sur Vinci en cliquant ici.

Vinci voit des signaux positifs de reprise et mise sur le BIM et Revit

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Découvert par hasard mais à lire avec intérêt sur le Monde.fr, le PDG de Vinci, Xavier Huillard voit quelques signaux de reprise de l’activité dans le BTP, interviewé lors de la visite du chantier de rénovation Ilôt Fontenoy-Ségur (IFS), les futurs bureaux du premier ministre. Ce projet conçu par l’agence Braun et Associés a été conçu en BIM avec Revit et a d’ailleurs été primé BIM d’argent 2015 du Moniteur dans sa catégorie

Constatant que la demande est plutôt pilotée par le secteur public, le PDG de Vinci, cite pour son groupe les contrats gagnés comme Roland-Garros, la Samaritaine, la très belle liaison Orly Ouest-Orly Sud ou la Tour Trinity à la Défense conçus pour la plupart avec Revit. Vinci est aussi impliqué dans le projet de future ligne à grande vitesse (LGV) Tours Bordeaux, dont Vinci est concessionnaire via sa filiale Lisea. Cette liaison permettra de mettre Paris à 2 h 05 de Bordeaux , contre au minimum 3 h 15 actuellement.

Mais le plus intéressant à lire dans cet article consiste la révolution du numérique et le gisement que cela représente. Extrait de Le Monde du 20/01/2016 :

La « rivière souterraine » de la révolution numérique
A plus long terme, selon Vinci, le grand défi est de participer à la révolution numérique en cours.
La France est en pointe avec de nombreuses startup.
Selon Monsieur Huillard, ce la s’apparente à « une rivière souterraine » qui révélera à sa sortie « le dynamisme entrepreneurial incroyable » existant dans le pays, apprécie le patron de Vinci. Le BTP n’y échappe pas : « Le digital va s’installer sur les chantiers, ce qui représente des opportunités considérables d’activités nouvelles », préditil, évoquant la perspective de relier tous les objets connectés.
Pour la réhabilitation de l’ancien ministère de la marine marchande, le groupe a utilisé une
maquette numérique en trois dimensions. Ce système appelé BIM (Building Information Modeling), fourni par l’américain Revit, permet de localiser les infrastructures, canalisations, câbles dans les moindres détails de ce bâtiment des années 1930 et permet d’y intervenir plus efficacement. Cela ne concerne cependant pas la rénovation des peintures du bureau du ministre où les lignes maritimes et les destinations desservies par les compagnies françaises d’alors sont tracées sur un immense planisphère mural. Une restauration méticuleuse sous le contrôle des monuments
historiques. Quand le pinceau côtoie le numérique.

Le choix de Revit pour le BIM est acté par Vinci !

Vous pouvez consulter l’intégralité de l’article sur Vinci en cliquant ici.

La plus haute tour de Jeddah réalisée en BIM et gérée en openBIM et IFC

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© WAN 2016

On l'apprend sur WAN, celle qui s’annonce comme la plus haute tour du monde avec plus d’un kilomètre de hauteur, la tour de Jeddah conçue par l’architecte américain Adrian D. Smith, dépassant de plus de 200 mètres la tour Burj Khalifa, représente un défi extraordinaire pour les architectes et ingénieurs travaillant sur le projet.

Avec plus de 75 personnes au sein des équipes travaillant sur le projet répartis entre l’Arabie et l’Inde, une collaboration efficace est vitale à la bonne exécution du projet. Il est évident qu’à des fins d’accélération de la construction et d’économies de coûts, le projet est conçu et sera réalisé en BIM. Cependant, cette taille de projets génère une quantité extraordinaire de données et d’informations. Il est donc indispensable de pouvoir gérer de manière efficace et optimale ces Big Datas. Les Equipes projets font pour cela appel à des solutions PIM telles que Newforma.

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© WAN 2016

Mais fait intéressant, cette tour est conçue en BIM à l’aide d’Autodesk Revit, une solution BIM qui s’impose mondialement pour la qualité de ses fonctionnalités collaboratives et aussi de ses fonctionnalités d’import et d’export en openBIM au format IFC certifié par buildingSMART International sur la partie architecture, structure et aussi MEP.

Plus de 17163 documents seront produits et révisés au quotidien en temps réel.

Découvrez l’article complet sur le projet BIM/Revit de Adrian D Smith sur le site de WAN en cliquant ici

Le BIM pour TOUS avec les logiciels gratuits Autodesk pour TOUS les étudiants, professeurs et écoles !

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La question est récurrente et de taille pour les écoles. Combien le BIM et les technologies numériques vont coûter à mon établissement ? A moi Etudiant ou Professeur ?

La réponse est simple et directe : RIEN du tout. Tout est gratuit !

Que ce soit,Revit, Autodesk 3ds Max, BIM 360, A360. FormIt,  ou autre, Autodesk démocratise pour les écoles, étudiants et professeurs.

Tous ces outils ont été déjà téléchargés à plus de 30 000 exemplaires.

Pour en bénéficier, ainsi que des tutoriaux, livres blancs et autres, rien de plus simple, en allant sur http://www.autodesk.fr/education

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Profitez-en aussi et formez-vous et les autres au BIM !

Besoin de formation dans une Académie, une école d’architecture ou d’ingénierie, un IUT ou autre ? Contactez emmanuel.digiacomo@autodesk.com

SCAPE – Les Michelangelo du BIM et leur poésie architecturale Romaine s’installent à Paris…

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© SCAPE – 2016

Nous avions eu le plaisir de rencontrer les jeunes Architectes de l’Agence SCAPE lors du dernier BIM World l’année passée et nous avions été saisis par la beauté de leur architecture et aussi la poésie de leur présentation du BIM qu’ils ont intégré à leur agence avec comme solution centrale Revit, un outil certifié openBIM et IFC par buildingSMART International.

SCAPE est une agence italienne installée à Rome et Paris et fondée en 2002 par 4 jeunes architectes talentueux : Ludovica Di Falco, Francesco Marinelli et Paolo Mezzalama, mais Scape s.p.a. a été concrètement fondée en 2004 et Alessandro Cambi les a rejoints comme associé en 2005.

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© SCAPE – 2016

Le nom SCAPE fait référence à une notion de paysage, d'un point de vue allant de la perspective proche jusqu’à l'horizon lointain. La mission de base de SCAPE est la volonté de s’inspirer mais aussi de réinventer la tradition italienne du XXe siècle de l'architecture et de l'ingénierie; pour revenir à un type de conception de projet qui respecte la recherche formelle, maintient un dialogue avec l'histoire, est au courant des aspects techniques et de construction et de leur contexte. Recherche qui englobe différentes échelles et qui implique, comme son nom l'indique, les diverses significations du panorama : du paysage au paysage urbain.
Pour atteindre ses objectifs SCAPE utilise, d'une part les outils numériques les plus sophistiqués, indispensables à une concurrence à l'échelle mondiale tels qu'Autodesk Revit, et, d'autre part un mode d'organisation qui favorise la présence sur place et le travail avec les entreprises locales.

L'efficacité de la technologie numérique de SCAPE se manifeste principalement par l'adoption, il y a quatre ans, de la philosophie du BIM (Building Information Modeling) et réaffirme l’ambition de SCAPE de remettre à nouveau l’architecte et la construction au centre du processus de conception. Ils ont pour cela choisi Revit en tant qu’outil central de création BIM.

Au cours des dernières années SCAPE s’est distingué dans de nombreux concours nationaux et internationaux et a participé à un nombre aussi grand de salons et d'expositions.

Ils ont récemment participé au concours " Réinventer Paris " et ont proposé un ensemble immobilier comprenant bureaux, commerces, logements et hôtel.

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© SCAPE – 2016

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© SCAPE – 2016

Site officiel de l’Agence SCAPE.

Par ailleurs, un bel article leur est consacré sur le site du Moniteur dans le cadre de la série : “ Ces architectes qui choisissent la France ”. Vous pouvez découvrir l’article sur SCAPE en cliquant ici.

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SCAPE – Les Michelangelo du BIM et leur poésie architecturale Romaine s’installent à Paris…

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© SCAPE – 2016

Nous avions eu le plaisir de rencontrer les jeunes Architectes de l’Agence SCAPE lors du dernier BIM World l’année passée et nous avions été saisis par la beauté de leur architecture et aussi la poésie de leur présentation du BIM qu’ils ont intégré à leur agence avec comme solution centrale Revit, un outil certifié openBIM et IFC par buildingSMART International.

SCAPE est une agence italienne installée à Rome et Paris et fondée en 2002 par 4 jeunes architectes talentueux : Ludovica Di Falco, Francesco Marinelli et Paolo Mezzalama, mais Scape s.p.a. a été concrètement fondée en 2004 et Alessandro Cambi les a rejoints comme associé en 2005.

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© SCAPE – 2016

Le nom SCAPE fait référence à une notion de paysage, d'un point de vue allant de la perspective proche jusqu’à l'horizon lointain. La mission de base de SCAPE est la volonté de s’inspirer mais aussi de réinventer la tradition italienne du XXe siècle de l'architecture et de l'ingénierie; pour revenir à un type de conception de projet qui respecte la recherche formelle, maintient un dialogue avec l'histoire, est au courant des aspects techniques et de construction et de leur contexte. Recherche qui englobe différentes échelles et qui implique, comme son nom l'indique, les diverses significations du panorama : du paysage au paysage urbain.
Pour atteindre ses objectifs SCAPE utilise, d'une part les outils numériques les plus sophistiqués, indispensables à une concurrence à l'échelle mondiale tels qu'Autodesk Revit, et, d'autre part un mode d'organisation qui favorise la présence sur place et le travail avec les entreprises locales.

L'efficacité de la technologie numérique de SCAPE se manifeste principalement par l'adoption, il y a quatre ans, de la philosophie du BIM (Building Information Modeling) et réaffirme l’ambition de SCAPE de remettre à nouveau l’architecte et la construction au centre du processus de conception. Ils ont pour cela choisi Revit en tant qu’outil central de création BIM.

Au cours des dernières années SCAPE s’est distingué dans de nombreux concours nationaux et internationaux et a participé à un nombre aussi grand de salons et d'expositions.

Ils ont récemment participé au concours " Réinventer Paris " et ont proposé un ensemble immobilier comprenant bureaux, commerces, logements et hôtel.

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© SCAPE – 2016

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© SCAPE – 2016

Site officiel de l’Agence SCAPE.

Par ailleurs, un bel article leur est consacré sur le site du Moniteur dans le cadre de la série : “ Ces architectes qui choisissent la France ”. Vous pouvez découvrir l’article sur SCAPE en cliquant ici.

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L’Architecture à l’ère du numérique – Louis Paillard au MIPIM 2016, le BIM annobli !

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L’Agence Louis Paillard et Louis Paillard lui-même, en compagnie de Nicolas Land son Associé et Architecte qui fut à l'origine de la transition vers le BIM de l'agence, présenteront leur œuvre lors du MIPIM 2016 mais aussi leur transition numérique effectuée il y a 3 ans avec un passage au BIM et à Revit effectué avec succès.

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« Afin de concilier les exigences de coût, de délai et d’innovation, Louis Paillard a fait le choix depuis plus de 3 ans de conce­voir et de réaliser ses projets architecturaux en maquette numérique BIM.

Cette méthode permet de centraliser et de mutualiser les informations de chaque intervenant.

Grâce au BIM et le logiciel Autodesk® Revit® , nous coordon­nons nos efforts.

Cette méthode permet de travailler à plusieurs (Ar­chitecte, Bureaux d’études, Entreprises et Maitrises d’Ouvrages…) en même temps sur un fichier unique.

Nous travaillons donc ainsi en permanence sur une modélisation à jour pour la mise au point des dossiers depuis la phase conception jusqu’à la phase chantier.

Il s’agit bien ici de travailler en parfaite réactivité avec les différents partenaires.

Ainsi la communication en temps réel grâce à la modélisation, facilite et optimise la transmission de l’information dans le but de réaliser une architecture maîtrisée de grande qualité.

Notre ambition : «CONSTRUIRE AVANT DE CONSTRUIRE» .

Louis Paillard"

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La présentation de l’Agence Louis Paillard se déroulera le 15 mars à partir de 15h00. Tous les détails peuvent être trouvés ici :

Architecture in a Digital Era

15 Mars 2016, 15:00 – 15:30

Green room, Innovation Forum, Hall 1

Zéphyr, reflet d’un pavillon français pour l’exposition universelle, Saclay 2025 en BIM

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L’Equipe FrenchKiss composée de Ronan Cuyollaa, Félix Drencourt, Arnaud Filhol, Arnaud Lesire, Architectes nous bluffe et nos émeut avec ce projet conçu à l’aide de Revit en processus BIM lors d’un concours organisé à BATIMAT 2015.

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L’idée de concours à Batimat 2015: créer un reflet du pavillon Français de l’expo universelle Paris-Saclay 2025 en méthodologie BIM. Une exposition universelle est temporaire et elle ne dure que 6 mois. Pourtant, le pavillon slow food, imaginé par les architectes suisses Herzog et De Meuron, était l’un des seuls cette année à avoir été conçu pour avoir une seconde vie. Dans ce soucis d’économie des ressources, démarche qui leur tenait à coeur, les jeunes Architectes ont pensé Zéphyr en structures bois, entièrement démontables et modulables, pouvant servir comme abri d’urgence à la suite de l’exposition.

Dans une logique de continuité avec le pavillon Français de l’exposition Universelle 2015, qui était une grande structure en dessous de laquelle on circulait, ils ont proposé ainsi un squelette qui rythme leur ascension vers cette scénographie. Elle se déploiera à l’intérieur et non plus en dessous, donnant une structure habitée.

Remarques : Mention spéciale pour la qualité Architecturale.

Equipe FrenchKiss composée de Ronan Cuyollaa, Félix Drencourt, Arnaud Filhol, Arnaud Lesire.

Vidéo de Zéphyr en cliquant ici

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Eric Gratacap de Studios Architecture à Paris nous dévoile ses secrets pour concevoir des projets encore plus créatifs

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Traduit de l’anglais par Emmanuel Di Giacomo sur la base de l’Article sur Line//Shape//Space

Pour une entreprise de taille moyenne, STUDIOS architecture a développé une activité de qualité. Parmi ses clients on note Coca-Cola, Nickelodeon, l'Université de Georgetown, Estée Lauder, Apple, Mashable, Google, Pandora, Alexander McQueen, et Sirius Radio.

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Eric Gratacap, LEED AP

Associate Principal, Paris – Studios Architecture

Que ce soient des sièges de sociétés de technologie, des intérieurs respectant des contraintes durables, des réaménagements d’entreprises, ou des projets d'université et aménagements résidentiels, leur travail créatif attire largement la reconnaissance au sein et en dehors de la communauté de l'architecture pour son ingéniosité et sa fraîcheur. avec entre autre la conception des bureaux de Shutterstock 'STUDIOS à New York , les bureaux du magazine italien Grazia reconnus parmi la liste des bureaux les plus cool dans le monde, et l’agence a également fait partie de la liste “Architecte 50” du magazine Architect’s en 2015.

Eric Gratacap, associé principal à l’agence de Paris sur les Champs-Élysées, nous révèle comment une entreprise de près de 300 personnes-avec près de 70 employés à Paris-parvient à décrocher ces projets intéressants et aussi rester très sollicités.

Shanghai International Dance Center
Centre international de danse de Shanghai. Avec l’aimable autorisation de STUDIOS

1. Apporter aux clients ce qu'ils désirent. Cela peut sembler simple, mais honorer les souhaits d’un client est essentiel au développement d'une solide réputation en tant que petite ou moyenne entreprise. STUDIOS a récemment remporté un concours international pour le Shanghai International Dance Studio campus qui fait plus de 915.000 pieds carrés, comprenant un théâtre, une salle de concert, le siège de la troupe de danse et le ballet de Shanghai et son studio de répétition.
Construit dans la métropole chinoise animée à l'embouchure du fleuve Yangtze, sa forme gracieuse de foulard reflète subtilement l'esprit de la danse. En mettant près de la moitié du programme de qualité sous le sol, la conception préserve de manière significative l'espace grâce à une collection d’open-spaces, de chemins courbes, de fontaines et de rangées d’arbres sous formes de mails, tout en gardant plusieurs bâtiments historiques en place.
«Le design est intemporel et élégant sans être flashy, et cela a plu à notre client tout en faisant une utilisation optimale du site», explique Gratacap.

2. Être un Maître de toutes les typologies. Être compétent sur des projets d’échelles différentes, des sites différents et typologies variées contribue également à nous différencier. Le batiment historique du California Memorial Stadium de l'Université de Berkeley, construit en 1923 et reposant sur la ligne Hayward, avait besoin d'une refonte majeure pour le restaurer en profondeur et le rendre résistant à des événements sismiques majeurs potentiels.
En réponse à ces considérations variées, STUDIOS a uni ses forces avec HNTB architecture afin de concevoir un nouveau centre de formation global pour le football et les sports olympiques; appelé le Centre de formation Simpson.Il dispose d'une place publique de deux acres sur son toit. Cette extension a permis de libérer de la place dans le stade d’origine, laissant de la place pour des espaces de concours et d'activités d’agréments.
"Nous avons redisposé une grande partie du programme en sous-sol afin de s’assurer que le stade d’origine soit mis sur un piédestal», dit Gratacap. «C’est un bâtiment historique, et nous ne voulions pas le dévaloriser."
UC Berkeley California Memorial Stadium STUDIOS

UC Berkeley California Memorial Stadium STUDIOS
California Memorial Stadium de l'Université de Berkeley. Avec l’aimable autorisation de STUDIOS.

3. Mettre en place une présence internationale à couleur locale. Entreprise active au niveau international, STUDIOS possède des bureaux à San Francisco; New York; Washington DC.; Los Angeles; Mumbai, en Inde; et à Paris.

Le bureau de Paris a été créé en 1992 pour répondre aux besoins des clients basés aux États-Unis tels que 3Com, Apple et SGI, qui développaient des projets en Europe à cette époque. Mais les bureaux internationaux ne se contentent pas de répondre aux besoins des clients du monde entier; ils créent une nouvelle activité en partageant leurs ressources.
«Si un client à Paris construit quelque chose sur la côte ouest, nous les mettons en contact avec notre bureau de San Francisco," dit Gratacap. «Quand une entreprise de haute technologie veut construire un campus en Europe, notre bureau de Paris prendra le projet en charge. "

La connaissance du droit français de la construction a également aidé Gratacap à prendre en charge de nouveaux projets au sein de l'agence de Paris, où il a déménagé en 2013 après avoir été promu depuis San Francisco. Comme une grande partie de son travail à Paris, l’une de ses créations récentes, une restructuration de tour près de la gare de Lyon, requiert une attention toute particulière à cause des pratiques strictes de la construction en France et de l'histoire de Paris. Restructuré en hôtel, la structure dispose d'une façade rationalisée avec des rails de lumière, réinterprétant ainsi l'histoire de la légendaire station de métro d'une manière contemporaine respectueuse.
"Aux États-Unis, le marché est en plein essor», déclare Gratacap. "Ici à Paris, c’est différent; il n’est pas tout à fait en plein boom. Notre bureau est au courant de la tendance. Nous sommes une société internationale, et cela nous aide un peu. Que ce soit un bâtiment ou un emplacement historique, la conception sera impactée.
"Souvent, nous ne disposons pas de la même liberté d’action et de création qu’aux USA," poursuit-il. «Ici, à Paris, nous avons à faire une écriture élégante, nous devons expliquer pourquoi nous concevons un bâtiment d'une manière particulière, nous créons l’histoire du projet, et le soumettons à la ville et divers organes consultatifs pour approbation." Ce genre d'expertise exige une connaissance locale et une conception contextuelle.

Shutterstock reception STUDIOS
Réception de Shutterstock STUDIOS
Shutterstock zone de réception au 21ème étage de l'Empire State Building à New York. Avec l’aimable autorisation de STUDIOS.

4. Créer une expérience humaine. L'un des projets les plus largement diffusés de Studios est le Googleplex, le tentaculaire campus de Google de 26 acres  à Mountain View, en Californie. Initialement conçu comme siège social, de SGI (Silicon Graphics) la conception intègre des cours intérieures, des sentiers d’accès publics et des espaces de remise en forme et de restauration dans un environnement immersif qui ressemble à celui d'un établissement de recherche d'élite universitaire. C’est une rupture audacieuse avec les campus d'entreprise étouffants qui l'ont précédé .
«Nous avons commencé en 1985 à faire des projets high-tech qui furent la base de tout ce qui a ensuite suivi : notre travail sur le campus et l'architecture pour Google, SGI, et Apple," dit Gratacap. "En faisant ces projets, nous accordons autant d'importance à l'intérieur de nos bâtiments, car ils sont au cœur de l'expérience humaine quotidienne."

5. Allez la 3D et le BIM. Pour STUDIOS, la technologie est au cœur de cette expérience humaine. Avant de venir à Paris, Gratacap pilotera chez STUDIOS la transition, aux États-Unis, du passage d’un processus de documentation 2D à un processus de conception BIM basé sur un modèle qui repose sur la documentation produite par Autodesk Revit. Il insiste sur le fait que Revit a permis à STUDIOS d’être plus performants dans les concours, de mieux vendre leurs projets à leurs clients, et généralement finir leurs projets plus rapidement et avec moins de personnes.

"En étant capable de travailler sur le même modèle en même temps, créer un modèle numérique de terrain, le dessin des routes, la création d'un espace, vous pouvez avoir un concept créé dans un court laps de temps», dit Gratacap. "C’est indispensable."

6. Nous nous efforçons de créer des projets durables. En Janvier 2015, Coca-Cola France a emménagé dans Noda, un plateau de bureaux de plus de 22100 mètres carrés à Issy-les-Moulineaux, sur les rives de la Seine. Dirigée par Kristin Gratacap, STUDIOS a effectué le design intérieur, réalisant ainsi le premier bâtiment classé BREEAM à des niveaux exceptionnels pour une rénovation dans le monde. L'emblème de la signature Coca-Cola, la bouteille (en fait, 13000 d'entre elles), est présenté dans un luminaire ondulant en LED suspendu dans un espace de travail partagé.
"Cela crée une grande entrée en matière de leur marque et matériaux», dit Gratacap. "Cela leur parle." Et parler à ses clients, est tout l’esprit de STUDIOS, un moyen infaillible d'obtenir un travail plus créatif.

Interview réalisée par Jeff Link à découvrir en anglais ici.