BIM en Italie, l’obligation pour les marchés publics d’ici 2019 confirmée

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On l’attendait depuis longtemps, c’est désormais chose faite, Graziano Delrio, ministre des Infrastructures et des Transports a signé le «décret BIM» le 1er décembre concernant l'obligation d'utiliser progressivement des méthodes et des outils électroniques spécifiques pour la construction et les infrastructures.

Il s’agit du décret qui mettra en œuvre l'art. 23 paragraphe 13 du nouveau Code des marchés publics, rédigé par la Commission Baratono, qui avait été appelée à définir les procédures et le calendrier d'utilisation obligatoire du BIM par les pouvoirs adjudicateurs, les administrations concédantes ainsi que les opérateurs économiques.

Feuille de route de la mise en place du BIM
Le dispositif «Décret Baratono», après une phase de consultation initiale conclue en juillet 2017, prévoit l'introduction de nouveaux outils de numérisation BIM selon un calendrier bien défini, principalement divisé en trois phases.

  • Jusqu'en 2019, l'obligation d'adopter la méthodologie BIM sera liée à des travaux particulièrement complexes, d'un montant supérieur à 100 millions d'euros.
  • De 2019 à 2021, les critères seront plutôt liés davantage à la question de la complexité qu'au montant. Le BIM sera utilisé pour des travaux stratégiques avec des normes de sécurité spéciales et un nombre élevé de personnes.
  • Enfin, à partir de 2022, le BIM sera introduit à pleine capacité, devenant obligatoire pour tous les travaux ordinaires, à l'exception des travaux résidentiels et ne présentant pas de problèmes particuliers liés à la sécurité.
  • En 2025, le processus sera numérisé pour tous les projets, plus ou moins complexes, jusqu'à des montants inférieurs à un million d'euros. 

Comme prévu par le Décret BIM, les premières étapes de la numérisation des processus existants concerneront principalement la définition d'un programme de formation pour la formation des pouvoirs et organismes publics et la rédaction d'un plan d'investissement (maintenance et mise à jour) relatif aux outils de modélisation et à la gestion de l'information (matériel et logiciel). L'utilisation de plateformes interopérables et d'environnements de partage de données sera envisagée, en utilisant des formats ouverts non-propriétaires du type IFC. De cette manière, on évitera de contraindre la modélisation et la gestion de l'information avec des formats propriétaires spécifiques, ne limitant ainsi pas la concurrence.

Bravo à nos voisins italiens !

 

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