Concept Plan Net – Une petite PME Normande dynamique qui fait du BIM pour tous !

Qui a dit que le BIM n’était que pour les grands et les gros ? Concept Plan Net nous prouve à nouveau le contraire. Cette petite PME Normande réalise tous types de prestations : du relevé 3D jusqu’à la réalisation de visite virtuelle, en passant par la conception de modèles BIM, ils proposent la solution la plus adaptée à votre domaine d’activité. Ils ont d’ailleurs opté pour la solution BIM qui est devenu LE standard du marché : Autodesk Revit ! Et ils réalisent de très belles modélisations dans tous les domaines, administrations, bureaux, monuments, historiques, équipements, etc.


Possesseurs de matériel de haute technologie (Scanners 3D / Logiciels / Casque VR etc.), ils mettent leurs diverses qualifications à votre profit afin de vous apporter la technicité voulue mais aussi le nécessaire pour vous aider à vous projeter !

Actuellement au nombre de 8 collaborateurs, leur développement leur permet d’avoir un personnel compétent et des outils performants afin d’assurer des prestations variées et qualitatives.

Découvrez Concept Plan Net et leur site web en cliquant ici.

openBIM – Le rapport annuel 2018 de buildingSMART est disponible en ligne avec de nombreux enseignements !

buildingSMART est l’organisme mondial qui pilote la transformation numérique du secteur des actifs immobiliers, du BTP et de l’architecture. Dans cette optique, buildingSMART s’est engagé à apporter des améliorations en créant, en développant et en adoptant des normes et des solutions ouvertes (openBIM) et internationales pour les infrastructures et les bâtiments. buildingSMART est une communauté de visionnaires qui travaillent à transformer la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance des actifs construits. Enfin, buildingSMART est une organisation à but non lucratif ouverte, neutre et internationale.

buildingSMART International a le plaisir de partager son rapport annuel pour 2018 qui a été approuvé par le Conseil international à Helsinki. Il comprend des informations relatives aux salles (rooms), aux normes et aux sommets et bien plus encore comme notamment la vision de cette organisation.

Autodesk est membre du Conseil Stratégique de buildingSMART International dont elle a été à l’origine de la fondation par ailleurs en 1996.

Vous pouvez télécharger ce rapport annuel 2018 en cliquant ici.

Rétroconception pour les monuments historiques, faire renaître la beauté du patrimoine en Italie avec les nouvelles technologies

La Société Autodesk est très impliquée dans la préservation des Monuments Historiques, notamment au travers des technologies qu’elle met à disposition ou d’oeuvres de préservation dans lesquelles elle est impliquée telles que le Projet Tour Eiffel ou la reconstruction de Notre-Dame de Paris.

Il y a quelques années, une équipe mondiale de professionnels du monde entier a entamé une mission : numériser les sites historiques et archéologiques de la ville de Volterra, en Italie, en utilisant les technologies les plus avancées disponibles dont celles de la Société Autodesk. Architectes, ingénieurs, artistes et chercheurs ont collaboré pour documenter plus de quarante sites autour de la ville à l’aide de drones, de scanners laser, de radars capables de sonder le sol, ainsi que d’autres technologies de pointe. Après avoir reçu un prix de l’innovation de l’AIA (American Institute of Architects) pour ses efforts, Autodesk a entrepris cette année de numériser l’une des découvertes historiques les plus importantes du siècle dernier en Italie : un amphithéâtre romain récemment découvert accidentellement par des ouvriers du bâtiment. Rencontrez l’équipe qui a rendu possible ce travail incroyable dans le film ci-dessous, dédié à l’équipe pluridisciplinaire qui a rendu tout cela possible.

Une équipe de professionnels incroyable avec 8 pays représentés cette année. L’un des temps forts de l’atelier fut le balayage du site d’un amphithéâtre enfoui qui pouvait contenir à l’époque plus de 10000 personnes, et qui construit au 1er siècle de notre ère. Il a été découvert par accident en 2016 par des ouvriers travaillant sur un chantier de construction. Les travaux d’excavation devraient commencer d’ici quelques semaines environ. C’est l’une des plus importantes découvertes archéologiques de l’histoire de la Toscane !

Découvrez la vidéo de cette expérience extraordinaire ci-dessous.

Démystifier la conception générative ou Generative Design pour l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction

Conception générative ou generative design : Approche de conception axée sur les objectifs utilisant l’automatisation pour donner aux concepteurs et aux ingénieurs un meilleur aperçu afin qu’ils puissent prendre des décisions de conception plus rapides et plus éclairées. Vos paramètres de conception spécifiques sont définis pour générer des milliers, voire des millions de solutions potentielles. Vous annoncez au logiciel les résultats que vous voulez obtenir. Sur la base de vos conseils, il arrive à une conception optimale avec les données afin de définir quelle conception est la plus performante.

Qu’est-ce que la conception générative ?

Imaginez que vous conceviez l’intérieur d’un immeuble de bureaux. Dans un scénario classique, la première étape consisterait à définir les paramètres de conception en décrivant la quantité d’apport de lumière que vous souhaitez pour les bureaux selon la saison, les vues souhaitées pour les salles de conférence et le budget maximal que vous voudriez dépenser pour le projet. Après avoir défini les critères, vos outils de conception génèrent tous les meilleurs résultats possibles avec une seule analyse et évaluent les alternatives. Tout cela se fait en une fraction de secondes contrairement à un process manuel qui prendrait des heures, voire des jours…
Dans l’autre scénario, vous calculez manuellement l’impact de vos paramètres de conception sur d’autres critères relatifs à l’immeuble de bureaux tels que les charges énergétiques et les coûts de construction. Vous créeriez et analyseriez avec difficulté les centaines de variables d’emplacement – caféterias, salles de bains, bureaux ou espaces communs – produites par vos choix au fur et à mesure que le projet se développe. Tout ce processus prendrait des jours ou des semaines pendant que vous passeriez en revue les variantes.

Comment cela pourrait-il changer votre façon de concevoir si, comme dans le premier scénario, votre logiciel pouvait vous aider à découvrir les implications des objectifs que vous définissez et faites évoluer ?

Pensez maintenant à un projet de construction typique et changez votre approche de la procédure de construction proprement dite – et pas seulement à ce que vous construisez, mais à la façon dont il est construit. Les dépassements de coûts et le gaspillage sont toujours les risques de la construction. Et si vous pouviez atténuer ces facteurs de risque potentiels en formulant de meilleures recommandations sur les matériaux ou en planifiant et en ordonnançant le travail sur le chantier ? Quelle est la bonne stratégie pour la pose de panneaux préfabriqués en béton ? Ou l’emplacement optimal d’une grue ? Un algorithme logiciel peut tester de nombreux scénarios pour trouver la meilleure solution. Tels sont les objectifs de la conception générative ; une technique qui utilise le calcul pour augmenter la capacité du concepteur à définir, explorer et choisir des alternatives grâce à l’automatisation. La conception générative est plus qu’une méthodologie ; elle englobe de nombreuses applications et techniques. Elle continuera à devenir de plus en plus puissante et utile avec les progrès technologiques tels que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique.

Mais, au fond, la conception générative consiste à donner aux praticiens la capacité d’explorer, d’optimiser et de prendre rapidement des décisions éclairées sur des problèmes de conception complexes.

La puissance de calcul

La conception générative est un changement définitif dans la façon de conceptualiser, de concevoir et de construire. La conception générative est une stratégie qui augmente les capacités humaines en utilisant des algorithmes pour automatiser votre logique de conception. Vous définissez toujours les paramètres de conception, mais au lieu de modéliser une chose à la fois, les logiciels de conception générative vous aident – le concepteur – à créer de nombreuses solutions simultanément et parfois même à trouver des “accidents heureux” ou des solutions inattendues et uniques qui seraient difficiles à trouver avec des méthodes traditionnelles.
Ce type d’automatisation n’est pas nouveau dans les logiciels de conception, il ne fait que décupler. Pensez par exemple aux premiers jours d’AutoLISP d’AutoCAD®, où de simples scripts automatisaient les tâches de routine. Ou imaginez les puissantes capacités de Dynamo (programmation visuelle) associées à Autodesk® Revit®. Le changement réside dans le fait que les scripts et les algorithmes contrôlent des blocs de fonctionnalités beaucoup plus importants et peuvent gérer des ensembles de données et d’analyses beaucoup plus importants.

Autodesk évalue 10 000 options de conception à l’aide de sa propre solution de conception générative

Pour la conception et le space planning d’un nouveau bureau et d’un nouvel espace de recherche Autodesk dans le quartier MaRS Innovation de Toronto, Autodesk a repoussé les limites de la conception générative en architecture. Les Equipes Autodesk ont commencé par des objectifs et des contraintes de haut niveau, en recueillant des données auprès des employés et des gestionnaires du site, sur les modes de travail et les préférences en matière d’emplacement. Ils ont ensuite élaboré six objectifs principaux et mesurables : préférence pour le style de travail, préférence pour la contiguïté, faible distraction, interconnectivité, lumière du jour et vues extérieures. Ils ont créé un système géométrique avec de multiples configurations de zones de travail, de commodités, de circulation et de bureaux privés. Ils ont ensuite utilisé la puissance du cloud computing pour générer, évaluer et faire évoluer 10 000 options de conception différentes afin d’arriver à la version de projet finale optimisée pour le nouveau bureau.

Cette approche offre de nombreux avantages pour la conception d’un espace de bureau, y compris :
– Gérer la complexité
– Optimisation en fonction de critères spécifiques
– Augmenter la créativité et l’intuition humaines
– Intégrer une grande quantité de retours provenant de projets antérieurs et de l’expérience des demandes en cours
– Naviguer entre les compromis basés sur des données réelles
– Structurer la discussion entre les parties prenantes sur les caractéristiques de conception et les objectifs du projet
– Offrir de la transparence sur les hypothèses du projet et offrir une maquette “Live” du projet exécuté pour le suivi et la compilation des données en phase d’occupation
-Découvrir des solutions de conception non prévues

Un regard sur la productivité, les économies de temps et d’argent, et le gaspillage

Que vous soyez ingénieur, entrepreneur ou architecte, la même bataille ancestrale continue de faire rage : plus de travail, en moins de temps et à moindre coût. Selon l’Institut Technavio, le marché mondial de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction devrait croître à un taux annuel de 11,8% sur la période 2017-2021. La pénurie croissante de main-d’œuvre dans ce secteur ajoute une complication supplémentaire indéniable. Récemment, la USG Corporation et la Chambre Américaine de Commerce ont indiqué que plus de la moitié des entreprises de construction (57 %) veulent embaucher plus de travailleurs au cours des six prochains mois, mais que la disponibilité des ressources et leurs compétences ainsi que leur coût posaient problème.

En conséquence, les budgets, les calendriers et la qualité de construction subissent une forte pression. Pour répondre à cette demande et afin d’obtenir des résultats rentables et durables, il faut de nouvelles méthodologies de travail et l’adoption de nouvelles technologies. Il y a tout simplement plus de travail qu’il n’est possible d’en faire avec les méthodes actuelles et les effectifs à disposition. Cela signifie que l’automatisation n’est plus uniquement une option mais c’est une exigence pour être compétitif et répondre au nombre de projets nécessaires dans le monde entier pour répondre aux besoins liés à la population croissante et les défis de taille à relever.

L’un des attraits de la conception générative est la possibilité de réduire les tâches fastidieuses qui consomment votre temps afin que vous puissiez vous concentrer sur des problématiques plus complexes. Ce type d’automatisation vous permet de vous concentrer sur davantage de projets et de décisions stratégiques.

“Pour Phil Bernstein, doyen associé et chargé de cours principal à la Yale School of Architecture et ancien employé éminent Autodesk, ” tirer parti de la conception générative signifie reconnaître que les ordinateurs peuvent faire un meilleur travail sur certains types de tâches analytiques à faible valeur ajoutée, comme s’assurer que toutes les portes ouvrent bien dans le bon sens, que les escaliers soient suffisamment larges ou que le vitrage dans la paroi des fenêtres assure bien son rôle dans le contexte des objectifs énergétiques globaux. “Cela permet ainsi à un concepteur de se concentrer sur des choses plus importantes, telles que la conception générale du bâtiment, la qualité spatiale et fonctionnelle d’un hall d’entrée ou l’espace approprié pour un quartier. Les meilleures réponses à ces problèmes de conception ne peuvent pas être “générées” par un ordinateur, mais seulement par l’esprit humain.”

De nombreuses personnes pensent aux ordinateurs, à l’automatisation, et ils se disent instantanément : ” Est-ce que cela veut dire que vous pouvez tout faire en une fraction de seconde ? ” Nous ne pensons pas qu’il s’agisse tant de réduire les délais, comme par exemple passer soudainement de 100 à 50 heures. Ce qui est bien plus important, c’est de réaliser plus de choses avec cette centaine d’heures.”

Krigh Bachmann, directeur des technologies de conception chez DIALOGUE

Alors que la puissance de calcul peut réduire la corvée des tâches répétitives, les méthodes de conception générative aident également les équipes de conception et de construction à atteindre l’objectif ultime de réduction des déchets et des coûts.

La mise en place d’un algorithme pour minimiser l’utilisation de matériaux ou la consommation énergétique réduit naturellement les coûts et rend la construction plus efficace. C’est ce qu’a fait Van Wijnen, une entreprise familiale de construction basée aux Pays-Bas.
En mettant l’accent sur la construction de logements durables et abordables, l’entreprise s’est tournée vers la conception générative pour explorer 15 000 variantes de conception différentes pour un nouveau projet d’aménagement de lotissement. En utilisant des méthodes génératives, Van Wijnen a pu réduire à trois la sélection des choix les plus pertinents pour créer le projet de quartier parfait. Ils ont ensuite choisi le choix optimal qui maximisait l’apport d’énergie solaire et répondait aux objectifs de bâtiment à énergie positive, tout en optimisant la taille des patios et les vues pour les habitants. Mieux encore, les concepteurs de Van Wijnen ont pu intégrer les coûts et les bénéfices dans leurs préférences pour la solution optimale.

“La conception générative nous donne la possibilité de laisser l’ordinateur faire autant de variantes que vous le souhaitez , il nous permet de créer de beaux quartiers et de belles maisons dans lesquelles nos clients aiment vivre, mais il nous permet aussi d’atteindre nos objectifs de consommation énergétique nette zéro. C’est mieux pour nos clients, pour la communauté et pour l’environnement.”

Hilbrand Katsma, COO (Chief Operating Officer) chez Van Wijnen

La conception générative donne au secteur de l’AEC de nouvelles et puissantes capacités.

Alors qu’un algorithme n’est encore qu’un algorithme, seul un humain va décider quel problème est à résoudre, quels objectifs doivent être atteints et quels facteurs sont les plus importants pour résoudre un problème.
Les ordinateurs peuvent aider à organiser ces décisions et à les classer par ordre de priorité, mais ils ne peuvent pas vraiment les hierarchiser car seuls les étres humains peuvent décider de ce qui est important.
La conception générative donne aux architectes, aux ingénieurs et aux constructeurs une nouvelle liberté pour concevoir et créer un monde meilleur.
Apprenez-en davantage sur la façon dont la conception générative est utilisée par vos pairs pour changer leur façon d’aborder la conception en cliquant ici.

Hyperion, le beau navire en bois de Jean-Paul Viguier et Associés et Eiffage conçu en BIM, remporte le Grand Prix National des Pyramides d’or

A lire sur le Moniteur plus en détails !

Ce très beau navire amiral en bois conçu par l’Agence d’Architecture Jean-Paul Viguier a été récompensé par le Grand Prix national des Pyramides d’Or, organisé par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI).

Eiffage Immobilier a reçu le Grand Prix National des Pyramides d’Or pour un projet dont on parle beaucoup, nommé « Hypérion », et construit à Bordeaux.

Site de la FPI – 2019

Ce projet complexe, conçu en BIM avec notamment Autodesk Revit mais aussi BIM360 et d’autres solutions BIM du marché, comprend des logements, bureaux et commerces. La partie centrale de l’ensemble, la tour Hypérion de 17 étages, est potentiellement l’une des plus hautes tours résidentielles françaises en structure bois. Comme l’indique l’article du Moniteur, elle est composée de plus de 1500 pièces de bois issus de productions forestières locales, et permettra notamment de stocker l’équivalent de 1 000 tonnes de CO2.

Tous les détails ici dans l’article complet.

Interview Startups – Etudes et automates, optimiser les workflows BIM des entreprises avec des développements puissants et innovants !

Nous recevons cette semaine les fondateurs d’une startup française prometteuse « Etudes et automates », qui propose de véritables services à valeur ajoutée pour les architectes, ingénieurs, BET, agences, entreprises du BTP qui sont passés au BIM et qui souhaitent optimiser leurs workflows et process de travail : François-Gabriel Perraudin et Benoît Favre.

Benoit Favre, ingénieur et fondateur
benoit.favre@etudesetautomates.com
06 60 06 92 80
linkedin.com/in/benoit-favre-1b94514

François-Gabriel Perraudin, architecte
fg.perraudin@etudesetautomates.com
06 21 63 66 05
linkedin.com/in/francoisperraudin

Site web : http://www.etudesetautomates.com/

Bonjour François-Gabriel et Benoît, bienvenus sur ABCD Blog, c’est un plaisir depuis ces nombreuses années où nous entendons parler de vous. Pourriez-vous tout d’abord svp vous présenter l’un et l’autre et nous expliquer brièvement vos formations et votre parcours d’avant votre startup ?

FG : Bonjour Emmanuel et un grand merci de nous recevoir ! J’ai commencé en tant qu’Architecte spécialisé en développement durable et j’ai doucement mais sûrement dérivé vers la modélisation 3D et le BIM, tout en pratiquant la programmation informatique dans mes temps libres… Un joli mélange de compétences qui s’articulait autour d’une vision systémique du métier d’Architecte…

Benoit : Bonjour Emmanuel ! De mon côté je viens des entreprises de la construction. Après des études d’ingénieur, j’ai travaillé pendant sept ans sur chantier chez Bouygues Construction, puis trois ans comme responsable de la cellule chiffrage de Demathieu Bard Construction en Ile-de-France. Puis un jour, j’ai décidé de me plonger dans le code.

Avez-vous toujours été passionnés par le BIM, le BTP et le développement ?

FG : J’ai découvert le BIM en 2009 au Royaume-Uni, alors que le pays du Cheddar mettait en place son plan BIM, et je suis tombé amoureux de la démarche… J’ai tout de suite vu le potentiel pour une approche enfin structurée de l’ensemble du projet architectural, et je n’en ai plus jamais démordu.

Benoit : Passionné par la construction, toujours ! Pour ce qui concerne la tech et le BIM, mon approche est plus raisonnée : si cela fait gagner du temps, simplifie les process, facilite les décisions, etc… : oui. Mais je ne suis pas un technophile convaincu.

Comment vous êtes-vous rencontrés et qu’est-ce qui vous a décidé à fonder votre startup ?

Benoit : J’avais demandé à Demathieu Bard de faire une année à mi-temps pour me consacrer à un projet personnel sur le sujet du BIM et de la programmation en BIM. Pendant cette année, j’ai rencontré Lionel Blancard de Léry qui m’a proposé de travailler depuis son atelier d’architecture (atelier BLM) à Montparnasse et je l’en remercie. C’est à cette occasion que j’ai rencontré François-Gabriel qui travaillait sur le poste à côté du mien, comme BIM manager d’Atelier BLM. Nous avons discuté d’un projet commun et décidé de sauter le pas ensemble !

FG : On s’est tout de suite bien entendus, Benoit n’est pas si ingénieur que ça et je ne suis pas tant architecte non plus… On ne s’est jamais vraiment demandé si on partageait la même philosophie, c’était une évidence : Une étape technologique essentielle dans la transition numérique de l’industrie du bâtiment était en train de se franchir avec le BIM, et le potentiel de l’alliance d’une algorithmique intelligente avec des maquettes de mieux en mieux renseignées est illimité….

Parlez-nous d’Etudes et Automates. Quelle est sa vocation et quelles sont ses missions et services ?

FG : Notre rôle ? Vous faciliter la vie. Nous sommes des gens du métier (un architecte et un ingénieur construction), et nous voyons enfin la possibilité de faciliter le travail de tout le monde. Le BIM permet enfin de traiter le projet comme un objet intelligent, ce qui nous permet notamment d’automatiser une grande partie des tâches auparavant rébarbatives et ingrates. Pourquoi passer des heures à faire des plans de vente au lieu de travailler sur une conception architecturale plus fine, plus sensible ?

Benoit : Et donc notre vocation c’est d’automatiser toutes les tâches qui se répètent d’une opération à l’autre et qui sont spécifiques au marché français. Ce sont des sujets qu’Autodesk ne traite pas car spécifiques au marché français, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne font pas gagner beaucoup de temps une fois qu’un plug-in est en place.

Quels sont respectivement vos rôles ?    

Benoit : Je m’occupe du développement commercial, de l’administration de l’entreprise, et je fais du développement informatique quand je peux.

FG : Il minimise son rôle, nous sommes avant tout deux penseurs idéalistes. On rêve de l’outil qui rend le travail plus agréable, plus qualitatif et plus intelligent. On imagine, on écrit, on compare nos notes, puis nous nous attaquons aux problématiques les plus flagrantes. Benoît est l’ingénieur qui prépare le moteur le mieux rôdé possible, et je fais en sorte qu’il soit agréable et facile à utiliser.

Qu’est-ce qui fait qu’à un moment, on décide de passer au développement ? C’est un autre métier et un autre environnement, n’est-ce pas ?

Benoit : Et c’est ce qui est passionnant au départ ! On découvre tous les jours des nouveaux trucs, de nouvelles fonctions, des façons de coder plus efficaces ou moins consommatrices de ressources ! Et puis on peut arriver, seul ou en petits groupes, à monter des projets ambitieux qui donnent un résultat assez impressionnant. Un peu tout le contraire de la construction, où il faut de très nombreux acteurs pour construire un bâtiment.

FG : le code, je connaissais déjà… Ici c’est une autre étape de développement, nous nous appuyons essentiellement sur une architecture complexe et riche en ressources : le logiciel Revit de chez Autodesk. C’est cette fondation solide qui nous permet de dépasser les limites du simple codeur, et notre talent est de s’appuyer sur notre expertise du métier, du logiciel (je suis certifié Autodesk Expert Elite) et de la programmation pour offrir – enfin – des outils parfaitement adaptés à une industrie, un besoin et un utilisateur.

Quels sont les ratios entre coaching, formation, développement, et accompagnement au sein de votre proposition de valeur ?

Benoit : Aujourd’hui nous continuons à réaliser des prestations auprès de nos anciens employeurs et quelques clients. Notre premier plug-in relatif aux plans de vente devrait néanmoins réaliser quasiment la moitié de notre chiffre d’affaire dès l’année prochaine. Et nous avons besoin de réaliser de la formation et de l’accompagnement pour l’autre moitié de notre chiffre d’affaire. Ce qui nous laisse autour de 30 à 40% de notre temps pour développer et préparer l’avenir et nos futurs plug-ins.

Selon vous quel est actuellement la solution BIM la plus développée et puissante du marché et pourquoi ?

FG : Nous travaillons uniquement sur Revit, et cela pour plusieurs raisons. D’abord parce que je suis Expert Elite Revit et que c’est sur ce logiciel que j’ai travaillé depuis quelques années.

Benoit : Par ailleurs, nous avons sondé à peu près la totalité des 200 premiers architectes de France réalisant des opérations de logement. Il en ressort que selon nos chiffres environ 70% travaillent avec Revit. Le choix de ce logiciel était donc naturel.

FG : Enfin, élément très important pour nous, Revit propose un environnement de programmation ouvert, un support en ligne, et une communauté de programmeurs active. Tous ces éléments facilitent le développement de plug-ins pour Revit.

Vous avez justement développé deux plugins clés pour Revit, qui ont une vraie valeur ajoutée, pouvez-vous nous en parler de manière un peu détaillée svp ?

Benoit : Notre premier plug-in automatise la production des plans de vente de logements collectifs. Vous savez, ces plans 2D que vous signez lorsque vous achetez un logement en Futur Etat d’Achèvement.

FG : Lorsqu’on réalise une maquette Revit d’une opération de 100 logements, mettre une semaine à réaliser les plans de vente un par un nous a semblé dès le départ une hérésie. Nous avons donc développé un algorithme qui permet de réaliser automatiquement la plupart des tâches qui constituent la réalisation d’un plan de vente : tout d’abord le détourage automatique du logement, basé sur un paramètre des pièces ou espaces ; la cotation automatique de chaque pièce et le placement des étiquettes de pièces ; puis la création de chaque présentation incluant la vue en plan précédemment détourée, un plan de repérage du logement, le cartouche du plan de vente, les nomenclatures nécessaires pour réaliser le tableau de surfaces du plan, etc… Cette dernière étape est basée sur un modèle réalisé par le client avant lancement du plug-in.

Benoit : nous avons aussi réalisé depuis quelques mois un nouveau plug-in qui permet de sortir rapidement un tableau de portes Excel depuis une maquette Revit. Ce plug-in ressemble à BIM-Link par exemple puisqu’il permet d’extraire toutes les données des paramètres des portes du projet, de leur famille, mais aussi des pièces situées de part et d’autre de la porte et du mur hôte de la porte. Mais notre plug-in permet surtout de sortir automatiquement une vue en plan cadrée sur chaque porte du projet qui est intégrée dans le tableau Excel. Dans une perspective d’exécution du chantier, la vérification des données extraites du modèle nous semble au moins aussi importante que leur extraction, ce qui explique le choix d’extraire un visuel de chaque porte. Ainsi l’entreprise qui réalise les tableaux peut facilement vérifier que la porte considérée est bien insérée dans un mur béton (ça se voit dans l’extrait de plan), si elle est gauche ou droite poussant, etc… autant d’informations qu’un tableau extrait par BIM-Link mettrait très longtemps à vérifier.

Par la suite, le plug-in permet de réintégrer des données remplies dans Excel dans la maquette Revit. Un exemple de données est un numéro d’identification ce qui permet de créer (dernière fonctionnalité de l’outil) un plan de repérage dans Revit à partir des numéros d’identification donnés dans Excel.

Quel est le coût de ces solutions ?

Nous avons développé en 2019 une solution informatique de paiement « au résultat » que nous utilisons autant que possible pour la facturation de nos plug-ins. Ainsi, le plug-in relatif aux plans de vente permet de facturer chaque appartement réalisé avec notre outil, au prix de 9,50€ HT par plan pour les 200 premiers plans réalisés, puis 6,50€ HT pour les suivants. Pour le tableau de portes, nous discutons avec les premiers utilisateurs pour trouver une formule qui satisfasse tous les acteurs.

Aux détracteurs qui diront « On peut le faire avec Dynamo », que répondez-vous ? Pouvez d’ailleurs pour les néophytes, expliquer les avantages entre un développement sur les APIs, un script Dynamo, et éventuellement des macros ?

En effet on peut tout faire sur Dynamo, et nous travaillons à l’occasion sur Dynamo nous-mêmes. Au fond, Dynamo est un produit excellent pour réaliser des scripts légers, de façon rapide et efficace.

Mais l’API de Revit nous semble être un outil bien plus puissant, et est nécessaire dès que le projet à programmer devient complexe. Dès que la complexité augmente, travailler avec Dynamo devient pénible : d’une part, les fonctions sont peu documentées, ce qui ralentit la programmation ; l’avantage de Dynamo, à savoir son aspect visuel, devient un handicap dès que le projet est complexe (comment se retrouver dans toutes ces boites ?) ; enfin et surtout, le débogage dans Dynamo est beaucoup plus lent que sur l’API.

A ces évidences s’ajoute un sujet qui relève de notre rôle : nous ne sommes pas BIM Manager d’une agence unique ce qui signifie que notre algorithme doit pouvoir s’adapter à toutes les méthodes de travail des architectes (qui sont souvent imaginatifs). De ce fait, nous avons besoin d’intercepter de très nombreuses exceptions (par exemple : si votre modèle de plan de vente n’est pas suffisant, si nous ne trouvons pas de murs dans la maquette, si la maquette est vide, etc…) sans faire planter le plug-in, ce qui est plus naturel dans l’API que dans Dynamo.

Pouvez-vous justement développer n’importe quel type d’application/plugin pour Revit pour répondre aux besoins de vos clients ?

N’importe quel type d’application, sans doute pas. Mais nos deux premiers plug-ins, ainsi que ceux à venir (qui concernent les lots techniques) nous ont donné accès à de nombreuses parties de l’API de Revit : le travail sur les vues, les nomenclatures, les présentations ; l’interface entre Revit et Excel ; l’extraction de vues depuis Revit ; la réalisation d’interfaces entre site web et Revit ; etc…

Bref, aujourd’hui nous avons une vue très large de ce qu’il est possible de faire et surtout d’automatiser avec Revit. Et les applications sont réellement énormes, depuis l’industrialisation du bâtiment jusqu’à l’automatisation de certaines parties de la conception, l’aide à la décision, etc…

Vous avez aussi développé une magnifique solution de visite virtuelle (RV) basée sur Autodesk A360 Rendering et Autodesk Forge. C’est bluffant. Pouvez-vous nous en dire quelques mots et nous dire les avantages et le coût ? A qui s’adresse-telle principalement ?

FG : Nous avons développé cette solution lorsque nous avons essayé les nouvelles solutions de Render en ligne mises en place sur Revit 2019, sans passer par des surcouches de rendu type Lumion, VRay ou Enscape. Lorsque nous avons fait nos premiers essais, nous avons été impressionnés par la qualité de rendu que nous pouvions atteindre. Puis nous nous sommes amusés à assembler des vues 3D pour réaliser des visites virtuelles d’appartement en point fixe.

BF : L’idée que nous avons eue était la suivante : aujourd’hui les visites virtuelles sont  réalisées par des graphistes qui recommencent de 0 à chaque projet, en utilisant des logiciels comme 3ds Max qui ne sont pas conçus pour être programmés à la mesure de Revit. Notre idée au contraire était d’automatiser tout ce qui pouvait l’être grâce à Revit, étant entendu que tout le process de production restait à l’intérieur de cet outil. Et nous avons ainsi automatisé la majeure partie des étapes de production d’une visite virtuelle : la création des points de vue ; la pose du mobilier et des textures (étape la plus longue) ; l’assemblage des vues via un site internet par l’intermédiaire de A360 ou demain de Forge.

FG : en automatisant ces tâches, nous réduisons le coût de visites virtuelles énormément, tout en conservant selon nous une qualité acceptable par le client final. Aujourd’hui, nous sommes ainsi capables de réaliser les visites virtuelles d’une opération de 50 logements à moins de 500€ HT par logement, ce qui permet de réaliser la modélisation de TOUS les appartements et non de l’unique T5 avec vue sur la Tour Eiffel du dernier étage. Ce qui permet à l’acheteur futur de visiter SON appartement et pas celui du voisin ! Et bien sur de s’y projeter, puis de le personnaliser, de le meubler virtuellement, etc…

Quels sont vos projets de développement futurs ? Et quelle est votre vision des évolutions technologiques de demain ?

BF : Nous travaillons actuellement sur le lot électricité pour lequel nous travaillons à des algorithmes de placement automatique des terminaux électriques. Nous espérons pouvoir intégrer cette solution dans une solution sur le lot électricité plus complète permettant d’accélérer l’étude du lot électricité pour les logements.

FG : Et de façon plus large, nous croyons que la possibilité d’intégrer des algorithmes dans la conception des bâtiments va changer notre industrie d’une façon qui reste inimaginable aujourd’hui. De ce point de vue, Revit a une longueur d’avance sur tous les autres logiciels que nous connaissons, car son API est ouverte ce qui permet de créer des algorithmes simplement.

BF : De ce point de vue, nous voyons 5 niveaux d’avantages liés au BIM :

  1. Le BIM c’est avant tout la possibilité d’extraire de la 3D simplement (premier niveau) ; ainsi vous pouvez plus simplement choisir entre deux formes de bâtiment, faire la synthèse, etc… ;
  2. Puisque c’est une base de donnée qui est à la base de la modélisation, cela permet d’extraire des données plus simplement ; on se rend ainsi compte que de très nombreuses données géométriques sont ainsi dessinées par les architectes, qui peuvent être extraites automatiquement et qui ne le sont pas. Voir par exemple le sujet du tableau de portes.
  3. Il est possible d’automatiser certaines tâches de conception ou d’exécution, comme par exemple notre algorithme d’automatisation des plans de vente. Quelques bémols : il est nécessaire de s’adapter à la modélisation, ce qui est compliqué, et pas le contraire.
  4. L’automatisation de tâches abaisse les coûts et réduit les temps de réalisation, ce qui créé de nouveaux usages. L’exemple des visites virtuelles est selon nous intéressant à cet égard : le fait de baisser le coût de production permet la généralisation de ces visites virtuelles.
  5. Le travail collaboratif permet d’accélérer les études des projets notamment grâce aux plateformes BIM.

Que souhaiteriez-vous partager avec nos lecteurs ?

Nous vivons des temps excitants en termes de technologie. Beaucoup ont peur de la révolution numérique. En effet, la tâche est immense, et on est assailli de promesses et d’élucubrations sur ce que le BIM permet de faire. Il faut rassurer les acteurs de la construction, la transition est progressive, et personne n’est en retard. Par contre il faut entamer cette transition maintenant, progressivement, afin de rester compétitif et en cohérence avec un marché en pleine révolution. Je suis persuadé que d’autres acteurs, comme nous, travailleront à vous simplifier la tâche et à faire en sorte que le passage au BIM soit un avantage et non pas une contrainte. Une fois la transition effectuée, la méthode de travail pré-BIM parait tellement désuète et inefficace !

Connaissiez-vous ABCD Blog ?

Nous travaillons depuis plusieurs années et par conséquent nous ne pouvons pas ne pas connaître ABCD Blog ! D’ailleurs certaines de vos récentes interviews nous ont particulièrement marquées, parmi lesquelles celle de Gonçalo Ducla Soares qui annonce que Bouygues Immobilier sera 100% BIM en 2021. Ce qui augure de grands changements du côté des promoteurs, et surtout la bascule réelle du marché vers le BIM que nous appelons de nos vœux !

François-Gabriel et Benoît, merci beaucoup. Nous vous souhaitons beaucoup de succès sur cette route du BIM.

Inédit ! Le premier guide en français pour Revit MEP, solution BIM leader pour les BET fluides, CVC, électricité est enfin disponible aux Editions du Moniteur !

Une sortie attendue du standard BIM et MEP du marché !

Il vient à peine de sortir des presses, il est encore chaud. Le tout premier guide en français pour Revit MEP est enfin disponible aux Editions Le Moniteur.

Revit MEP, la solution BIM leader du marché !

La Solution leader de modélisation des données du bâtiment (BIM), Autodesk® Revit®, dédiée à la technologie BIM, permet un travail collaboratif pluridisciplinaire par le biais d’un modèle BIM intelligent.

Sa version dédiée aux fluides (chauffage, ventilation, climatisation, électricité et plomberie) permet une modélisation précise, une coordination avec tous les acteurs du projet, la création et le dimensionnement de réseaux sanitaires, électriques ou de chauffage complexes, ainsi que les simulations diverses et variées et les plans d’exécution.

Par ailleurs, la volonté d’Autodesk de permettre aux professionnels de l’AEC de travailler de manière ouverte transparaît et vous est expliquée sur la partie openBIM® et en termes d’échanges IFC.

Un mode d’emploi complet de plus de 670 pages !

Véritable mode d’emploi du logiciel, cet ouvrage, le plus complet du marché et le seul et unique en français, a été conçu pour vous familiariser avec les concepts de la création de modèles MEP, des principes de la conception de réseaux ou de circuits à l’édition de la documentation (nomenclatures, feuilles, rendu d’images et visite virtuelle, plans, etc.). Vous y découvrirez l’interface utilisateur et les fonctionnalités clés du logiciel. Ce véritable guide vous permettra de mettre à profit les fonctionnalités pour créer, modifier, analyser, documenter le modèle paramétrique et effectuer tous types de simulations.

Particulièrement pédagogique, ce manuel propose :

  • de nombreux cas pratiques pour découvrir en détail chaque fonctionnalité du logiciel ;
  • des conseils et astuces éprouvés par les formateurs d’ASCENT pour optimiser votre pratique ;
  • des exercices de prise en main du logiciel grâce à des fichiers d’entraînement dédiés (fournis sur simple demande).


Que vous soyez ingénieur, technicien ou projeteur dans un bureau d’études techniques fluides, dans un bureau de contrôles ou dans une entreprise de chauffage, d’électricité ou de plomberie, ce manuel vous accompagnera au quotidien pour tirer pleinement parti du BIM, en gagnant en efficacité à chaque étape du projet, dans la réalisation des documents finaux, tout en améliorant la qualité générale des produits livrés à vos clients.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage indispensable en ligne sur la Librairie du Moniteur ici.

Ou sur le site de la FNAC ici.

Ou sur le site d’Amazon ici.

L’Agence SLK Architecture à Mont de Marsan recherche son Expert BIM et Revit

SLK Architectes est une agence d’architecture située à Mont de Marsan dans les Landes.

Site web : http://slk.archi/                                      

Standardiséé sur le BIM avec Autodesk Revit, ils sont à la recherche d’un dessinateur-projeteur confirmé utilisant Autodesk Revit avec une expérience minimum de 2 ans sur un poste similaire.

Les compétences et missions suivantes seront demandées :

  • Modélisation de maquette numérique BIM
  • Connaissance techniques constructives et règlementaires
  • Aptitude à travailler en équipe
  • Une personne sachant utiliser Dynamo serait un plus
  • Le titulaire du poste fera les relevés des nuages de points avec un laser 3D
  • Formation à l’agence

Pour en savoir plus ou postuler, contacter l’agence d’architecture SLK Architectes située au 97 avenue Georges Clémenceau, 40000 Mont-de-Marsan, ou par email à contact@slk.archi ou par téléphone au 05 58 06 98 00

Premières rencontres Architecture et Intelligences le 20 juin à l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine, des présentations et des débats passionnants en perspective !

De l’analyse prédictive aux processus certifiés pour l’architecture

Une belle initiative de l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine organisée par Pascal Terracol Architecte DPLG – HDR et David Serero Architecte DPLG Enseignant-Chercheur à l’Ecole, qui aura pour but de mettre en lumière des thèmes qui bousculent actuellement le secteur de la Construction et qui impactent notamment très fortement le métier des architectes.

Ces thèmes, nous les connaissons tous : Intelligence artificielle, big data, simulations, machine learning, deep learning…

Grâce aux puissances de calcul aujourd’hui disponibles et à la création en conséquence d’un volume de données gigantesque (Big Data), les nouvelles approches telles que l’intelligence artificielle bouleversent les processus de conception de l’architecture et le métier de ces concepteurs. Les démarches conceptuelles traditionnelles sont en train de vivre un tournant décisif, puisque la data et les puissances de calcul déportées influencent les résultats et la méthode.

Le deep learning a notamment permis à l’intelligence artificielle, et aux machines d’apprendre à apprendre et à résoudre des problèmes insolvables par l’homme.

Toutes ces nouvelles approches vont forcément engendrer l’apparition de nouveaux métiers, nouveaux rôles, nouveaux super-utilisateurs et super architectes.

Des questions fondamentales se posent :

Quels sont les apports de l’intelligence artificielle sur l’acte de concevoir et de construire ? Comment les outils de l’IA peuvent-ils intervenir dans les processus pédagogiques de l’enseignement de l’architecture ? En aval du projet, quelles sont les implications en termes de construction ? Comment certifier l’empreinte environnementale des composants de l’édifice ? Dans le contexte de l’habitat social et au-delà de la réception de l’ouvrage, quels paradigmes l’IA va-t-elle initier ? Quels sont les équilibres envisageables entre apories et aménités ?

Tous ces débats, toutes ces présentations vont se dérouler à l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine le 20 juin. Emmanuel Di Giacomo, Architecte et Responsable du développement des écosystèmes BIM Europe chez Autodesk interviendra par ailleurs à 11H40 pour présenter un sujet sur le Generative Design et l’Intelligence Artificielle.

Découvrez le programme ci-dessous :

Et le très clair résumé de Pascal Terracol, Architecte D.P.L.G.

Détails pratiques :

La présentations se dérouleront ici :

Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine – Laboratoire EVCAU – Amphithéâtre 310
3 quai Panhard et Levassor 75013 Paris France
20 Juin 2019

Entrée libre – Inscription souhaitée à evcau@evcau.archi.fr

Site officiel de l’évènement ici.

Camila Tauil, future Architecte Brésilienne montre la voie de la restauration du patrimoine historique au Brésil…en BIM en reconstituant le musée impérial de Petropolis. Interview !

Nous recevons cette semaine une jeune étudiante en Architecture Brésilienne, Camila Tauil, que l’un des Professeurs BIM et CAO très impliqués dans le BIM à l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine – Nader Boutros – nous a donné la chance de connaître. Elle a réalisé un travail exceptionnel de reconstitution historique en BIM : La rétroconception et modélisation du Musée Impérial de Petropolis à partir de nuages de points vers un modèle BIM.

Camila Tauil Alves Barreira
https://www.linkedin.com/in/camilatauil
tauil.camila@gmail.com

Bonjour Camila, pourriez-vous svp vous présenter à nos lecteurs et nous dire quel est votre parcours ?

Bonjour à tous, je m’appelle Camila Tauil Alves Barreira, j’ai 23 ans et je suis brésilienne.
Je suis étudiante en architecture et je suis actuellement en train de faire un échange à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris Val de Seine (ENSAPVS) à Paris.
j’ai fait mon stage à Autodesk Brésil l’année derniére, où j’ai notamment pu apprendre et beaucoup évoluer.

Avez-vous toujours été passionnée par le BIM et les nouvelles technologies ? Comment vous est venue cette passion ?

Oui ! Depuis le début de l’université, ma curiosité pour les nouvelles méthodes de construction utilisant la technologie était déjà grande. Après avoir connu Revit, et suivi un cours spécialisé et avoir compris l’univers du BIM, l’intérêt est devenu encore plus grand.
Mais je crois que cette passion a été consolidée seulement après mon stage chez Autodesk Brésil. Là, j’ai pu avoir un contact direct avec les grandes entreprises d’architecture et de construction qui vivaient dans cet univers, et être immergée à cela fut incroyable et encourageant pour moi et pour mon avenir.

Vous êtes venue passer une année en France dans le cadre de vos études. Pourquoi avez-vous choisi Paris ?

J’ai étudié au Brésil dans une école française de 6 à 14 ans, ayant ainsi un contact avec la culture Française et sa langue depuis l’enfance. Quand j’ai eu la chance de faire un échange, ma seule certitude était que ce serait en France.
J’ai choisi Paris parce que c’est une belle et grande ville où je pourrais expérimenter les formes d’architecture les plus diverses qui existent ici et, en plus d’être une capitale, pouvoir vivre la vie parisienne et profiter de tout ce que la ville offre m’attirait énormément.

Quelles sont les différences que vous voyez entre les études d’architecture au Brésil et en France ?

Difficile de répondre à cette question. Je crois que chaque école d’architecture a son approche d’enseignement et une direction différente, mais ce qui m’a beaucoup marqué à Val de Seine (ENSAPVS), c’est la possibilité de choisir les matières à suivre pendant les semestres, et avec ça les élèves qui sont dans le même semestre ne suivent pas nécessairement les mêmes matières. Au Brésil, les matières sont les mêmes pour les étudiants du même semestre, ils n’ont pas la possibilité de choisir ou de changer de matières.

Comment l’idée de modéliser ce Palais vous est venue ? Avez-vous travaillé seule ?

Le travail de modelisation du Musée Impérial de Petrópolis était une initiative d’Autodesk Brésil avec la Mairie de Petrópolis-RJ pour préserver numériquement le patrimoine historique, mieux gérer les questions de préservation du Palais et aussi créer de nouvelles expériences pour les visiteurs. Le balayage sur le terrain avec le scanner laser et le drone a été fait par une grande équipe, mais toute l’étude des données et la modélisation complète du Musée avec Revit a été faite seulement par moi.

Etait-ce votre premier projet BIM et avec Revit ?

Non. À l’école d’architecture au Brésil tout le semestre nous avons un projet à produire. Après avoir suivi le cours de Revit, tous mes projets à l’université ont été réalisés en BIM.

Etiez-vous impressionnée par ce grand travail de remodélisation ?

Ce travail m’a beaucoup impressionnée depuis le début. Je n’ai jamais travaillé avec le balayage laser/drone et la modélisation 3D à partir de nuages de points. Avoir la possibilité de travailler avec cette technologie, sur un bâtiment aussi important pour mon pays et voir le résultat et ses effets positifs était surprenant.

Quels ont été les difficultés que vous avez rencontré ?

Comme je n’avais jamais travaillé avec ce type de balayage et de modélisation, tout était nouveau pour moi. Au début, j’ai eu du mal à comprendre comment guider la modélisation à partir du nuage de points, mais avec toutes les orientations que j’ai eu sur ce projet, le processus est devenu beaucoup plus facile et plus efficace que si nous relevions le bâtiment de façon manuelle et moins précise.

Quel sera votre prochain grand projet du même type ? Voulez-vous continuer à travailler dans le domaine des monuments historiques ?

D’abord, je dois retourner au Brésil pour finir ma dernière année d’école d’architecture. Après mon diplôme, j’aimerais travailler sur un grand projet dans le domaine du patrimoine historique comme celui-ci à nouveau.

Quels sont vos architectes préférés ?

J’apprécie le travail de beaucoup d’architectes, je crois que pour chacun, qui ont des architectures si différentes, il est toujours possible de tirer des enseignements et des inspirations. Mais les deux architectes qui m’ont toujours inspiré et que j’aime beaucoup sont la brésilienne Lina Bo Bardi et le britannique Norman Foster.

Connaissiez-vous ABCD Blog et Revit Utopic City ?

Malheureusement non ! Après avoir connu Emmanuel Di Giacomo et la présentation de son blog et son travail, je suis devenue une lectrice assidue du blog !

Merci beaucoup Camila. Et maintenant, pour nos lecteurs, l’histoire de la reconstitution du Palais de Petropolis en BIM par cette jeune architecte talentueuse qui a un avenir prometteur.

Processus de rétroconception de modélisation du Musée Impérial de Petropolis à partir de nuages de points vers un modèle BIM

Fin 2017, Autodesk Brésil en partenariat avec Leica Geosystems, Drone Imperial et Realize Tecnologia, a lancé un projet de préservation numérique du Musée Impérial, plus connu sous le nom de Palais Impérial, situé à Petrópolis à Rio de Janeiro. Construit en 1862, ce bâtiment néoclassique était l’ancien palais d’été de l’empereur brésilien Dom Pedro II. Il est actuellement l’un des dix musées les plus visités au Brésil.

Le Musée Impérial, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, regroupe la principale collection relative à l’empire brésilien, en particulier la période dite du deuxième règne, dirigée par D. Pedro II. Environ 300 000 ouvrages de muséologie et de bibliographie sont mis à la disposition des chercheurs et des personnes souhaitant en apprendre davantage sur le sujet.

Au travers de ce projet de modélisation récemment achevé, l’objectif était de mieux gérer les problèmes de conservation du palais et de créer de nouvelles expériences pour les visiteurs. Il est maintenant possible de disposer de données détaillées permettant, par exemple, de calculer avec précision les surfaces à peindre nécessaires pour conserver le bâtiment et de générer d’autres données quantitatives clés. En ce qui concerne l’expérimentation, les images capturées peuvent servir pour réaliser des projets de réalité augmentée, des visites virtuelles, de modélisation 3D, …entre autres initiatives.

Découvrez ci-après les étapes et les méthodologies de travail qui ont abouti à ce travail incroyable soutenu par Autodesk Brésil.

Numérisation et capture :

Le relevé laser et photogrammétrique du Musée Impérial, à l’extérieur du bâtiment et de tous ses détails, ont été réalisés grâce à la technologie de numérisation laser de Leica Geosystems. L’appareil utilisé dans ce projet, la station de numérisation laser P40, a une portée de 270 mètres, une vitesse de capture d’un million de points par seconde et une création d’images pouvant aller jusqu’à 700 mégapixels. Il a fallu quelques changements de positionnement pour que les mesures soient prises tout autour du musée afin que le bâtiment soit entièrement numérisé. En complément de la capture laser, Drone Imperial a procédé à la capture d’images externes et à la cartographie de tout le palais et de ses environs à l’aide de drones.
Après avoir rassemblé toutes les données, Realize Tecnologia a généré toute la documentation finale sur la base du nuage de points via le logiciel Autodesk ReCap.
Généralement, la plupart des tâches de modélisation dans Revit (effectuées sans le recours aux technologies de scan laser avec création des nuages de points) sont créées à partir de mesures manuelles, puis transférées au logiciel pour la modélisation 3D. Dans la plupart des cas, cela provoque une imprécision et une distorsion du travail final en raison d’éventuelles erreurs de raccord et de calcul de mesure, ce qui, avec les nuages de points, est réduit presque totalement.

Analyse des données reçues :

Une fois que toute la documentation et les relevés ont été terminés, Autodesk Brésil a nommé un responsable de l’équipe technique AEC (architecture, ingénierie et construction) pour étudier ces données et lancer le processus de modélisation du Musée Impérial sur Autodesk Revit 2019.
Grâce à toutes les photos, vidéos, nuage de points assemblés dans Autodesk Recap et les nombreuses études sur l’histoire du bâtiment, le projet de modélisation avec Autodesk Revit a pu commencer.

Le processus :

Avec le nuage de points et des photos de drones finalisées, il a été possible d’exploiter directement le fichier ReCap dans Revit.

L’expoitation du nuage de points de Recap vers Revit :

Images du nuage de points dans Autodesk Recap. Vous pouvez visualiser le nuage de points à 360°, isoler des parties intéressantes, nettoyer, retirer et même prendre des mesures.

L’exploitation du nuage de points dans Revit a été réalisée en suivant ces étapes :

Menu > Insert> Point Cloud > sélectionnez le Nuage de Points (fichier au format .rcp ou .rcs)

Avec l’insertion du nuage de points du bâtiment dans Revit, il est possible de l’analyser dans n’importe quelle vue tridimensionnelle ou projection orthographique.

Organisation, préparation et création de familles dans Revit :

Une grande étape sur l’organisation du travail a porté sur la création des familles néoclassiques du XIXe siècle dans Revit (Portes, fenêtres, colonnes, vases, ornements de façades, … etc). Tout a été créé avec Revit à partir du nuage de points afin que la modélisation 3D puisse être réalisée avec le plus de détails possible.

Modélisation Revit :

Après la création de toutes les familles nécessaire pour la modélisation du bâtiment, la suite de la modélisation sur Revit se fait normalement, toujours en fonction du nuage de points. Murs avec les épaisseurs correctes, toitures avec pentes précises, escaliers, rampes, structures, le tout dans sa forme exacte afin de créer un modèle le plus proche possible du bâtiment existant.

Modélisation terminée :

Lien pour la visualisation du projet final rendu avec Revit en vue panoramique : Modélisation du Musée Impérial de Petrópolis

Lien vers article en portugais et explication du process de rétroconception.
Écrit et traduit par Camila Tauil Alves Barreira.