3 questions à François Mabillot, délégué aux affaires sociales et à la formation Syntec Ingénierie

image

« Dans l’ingénierie, on peut tabler sur une fourchette de 50 000 à 70 000 salariés qui auront à utiliser à terme la maquette numérique et le BIM. »

Le secteur de l’ingénierie rassemblait au sein de la branche en 2013 près de 18 250 entreprises et 223 500 salariés, même si l’on s’accorde plutôt sur 300 000 en l’état actuel. Plus de 14 000 entreprises comptent « seulement » entre 1 et 9 salariés, à comparer aux 183 disposant de plus de 250 salariés. C’est donc un tissu économique très majoritairement composé de TPE/PME.

Comment Syntec Ingénierie appréhende-t-elle l’avènement de la maquette numérique et du BIM ?

Depuis plusieurs années, la maquette numérique est l’une des préoccupations majeures des sociétés d’ingénierie françaises les plus importantes. Cela fait en revanche, moins d’un an que le sujet est posé officiellement sur la table des partenaires sociaux. Nous avons senti, dans le même temps, une sorte d’attentisme de la part des TPE, jusqu’à une prise de conscience en 2014.

Tout ceci a conduit Syntec Ingénierie à mettre en place un plan d’action. Quelles en sont les grandes lignes ?

Nous avons d’abord réalisé un inventaire des formations continues disponibles via le FAFIEC, l’OPCA des métiers du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et des métiers de l’événement. Le comité de pilotage a souhaité élargir la réflexion en intégrant l’impact sur les entreprises de la mise en place d’un outil collaboratif comme le BIM : aides au changement, management de transition. L’objectif est de déterminer les effets sur le management, la direction, les différents maillons hiérarchiques, etc.

L’offre de formation disponible autour de la maquette numérique est accessible depuis mi-octobre 2015 sur le site du FAFIEC avec ces deux composantes indissociables.

Nous avons également initié une étude pilotée par l’Observatoire paritaire de l’informatique, de l’ingénierie, des études et du conseil (OPIIEC), qui vise plusieurs objectifs : Quantifier et qualifier l’intégration du BIM au sein des sociétés d’ingénierie et des plus petits bureaux d’études, en termes métiers et de compétences ; Déterminer les évolutions de la chaîne de valeur induites par ces transformations.

Cette étude sera lancée à la fin de l’année avec des conclusions attendues pour la fin du premier trimestre 2016.

Qui est concerné par cette évolution des métiers de l’ingénierie ?

Tous les métiers associés à un projet vont être impactés. Dans l’ingénierie, on peut cependant tabler sur une fourchette de 50 000 à 70 000 salariés qui auront à utiliser à terme la maquette numérique et le BIM.

A titre d’exemple, pour une société d’ingénierie de 50 personnes, on table sur un tiers des dessinateurs et ingénieurs qui s’est déjà ou va devoir se former. On ne peut plus se permettre d’attendre et de faire l’économie d’une formation. C’est pour cela que l’OPCA de branche a mis en place un dispositif d’urgence pour financer rapidement des formations.

Le secteur de l'ingénierie sera le porteur de l'outil collaboratif et nous avons une vraie valeur ajoutée à défendre.

Web : http://www.syntec-ingenierie.fr/

CatégoriesBIM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *