Une nouvelle structure pour le High-Level Construction Forum : co-créer une feuille de route politique pour le secteur


La stratégie industrielle de l’UE a reconnu la construction comme un écosystème prioritaire pour atteindre les objectifs qu’elle s’est assignés, pour lesquels les meilleures voies de transition devraient être identifiées via un processus de co-création incluant tous les acteurs concernés, parmi lesquels les parties prenantes de l’industrie, les institutions de l’UE et les États membres.

La Commission européenne a lancé ce processus de co-création avec un Forum de la construction de haut niveau renouvelé ou High-Level Construction Forum (HLCF) qui pilote le développement de cette voie de transition. Sur la base des expériences et des retours sur l’initiative Construction 2020, les besoins et les intérêts des parties prenantes et les priorités politiques de l’UE, une nouvelle structure a été mise en place pour le HLCF, divisée en groupes de clusters suivants pour des débats plus ciblés :

  • Digital Cluster Group : Pour permettre un écosystème de construction numérique et innovant
  • Green Cluster Group : pour permettre un écosystème de construction décarboné et économe en ressources et en énergie
  • Groupe de clusters résilients : pour permettre un écosystème de construction résilient (par exemple, développer les compétences, mieux réguler le marché intérieur et assurer la compétitivité internationale)

La mission proposée du HLCF est de mettre à disposition un forum à l’écosystème de la construction pour co-créer et mettre en œuvre une feuille de route pour les voies de transition vers un écosystème de la construction vert, numérique et résilient qui contribue aux objectifs plus larges de l’UE. La feuille de route devrait permettre de définir des actions et des objectifs concrets pour 2030 et 2050 et d’identifier les opportunités et les obstacles potentiels à surmonter.

L’Alliance Construction 2050 coopère avec les autres acteurs de la construction pour fournir un premier retour d’expérience sur la gouvernance du nouveau HLCF et de ses clusters et d’initier les discussions sur la future feuille de route politique. L’Alliance Construction 2050 et ses membres participent tous à titre collectif et individuel et se réjouissent de poursuivre leur collaboration avec les institutions européennes.

Pour rejoindre l’initiative High-Level Construction Forum et vous y inscrire, cliquez ici.

BIM&CO & PRODBIM en association avec ECC* : Le partenariat facilitant l’accès aux données certifiées dans les logiciels et échanges BIM

De l’importance de la structuration et certification des données !

Eurovent est une fédération européenne qui regroupe des associations nationales de fabricants du génie climatique et de la réfrigération. Son initiative PRODBIM a été créée avec pour ambition d’aider les fabricants à rationaliser la diffusion de leurs données produits. Ce partenariat entre PRODBIM et BIM&CO permettra entre autres d’accélérer la création de données, d’améliorer leur fiabilité, et faciliter la digitalisation des processus fabricants, assurant un gain de temps considérable pour tous les utilisateurs.

Les performances certifiées d’équipement technique au service du BIM

PRODBIM, en association avec ECC, a pour ambition de promouvoir l’usage de performance certifiée de produits pour plus de 700 membres industriels. En pratique, trois solutions complémentaires sont déployées pour répondres à ce besoin :

  1. Un portail de gestion centralisé – PIM,
  2. Des connecteurs et partenariats vers d’autres plateformes et outils
  3. Des correspondances inter classifications et dictionnaires de données

Dans ce cadre, PRODBIM a trouvé avec BIM&CO un moyen de structurer les données certifiées, d’accélérer leur mise à disposition et leur usage dans la maquette numérique.

Dans un but de faciliter le quotidien des fabricants, ce partenariat permet de :

  • Distribuer les données certifiées dans les logiciels métiers
  • Exploiter le statut certifié des produits dans un processus traditionnel et BIM;
  • Mutualiser la saisie et la maintenance des données fabricants

Une vision commune au service des fabricants

Vous l’aurez compris, les deux partenaires partagent de nombreux objectifs communs, tous s’alignant avec cette envie de faciliter l’accès aux données certifiées dans les logiciels et les échanges BIM.

En plus d’améliorer la fiabilité des données, il s’agit également de promouvoir la nécessité et l’harmonisation des données chez les fabricants, sans oublier la valorisation des données produits de confiance.

Eurovent et BIM&CO cherchent également à accélérer les éléments suivants :

  • La déclaration/création de données par les fabricants
  • Le business et la visibilité des solutions respectives.
  • La digitalisation des processus des fabricants

Pour voir ce partenariat en action, prenez rendez-vous avec eux ici !

PRODBIM en association avec Eurovent Certita Certification (ECC)

PRODBIM a pour mission de faciliter la gestion et la publication des données produits pour les industriels. L’appartenance à l’écosystème Eurovent apporte une expertise sur les domaines des équipements du génie climatique et de leurs performances certifiées en particulier.

Contact : M. Vincent Henault –  v.henault@prod-bim.com – +33 6 30 14 45 29

BIM&CO, plateforme d’objets BIM

BIM&CO développe des technologies et connecteurs métiers afin de fournir les clés nécessaires aux fabricants pour gérer et distribuer ses produits certifiés via export, API et les connecter à leur écosystème.

Contact : M. Valentin Malemanchevmalemanche@bimandco.com +33 7 85 20 78 59

[replay] Le BIM et les obligations et programmes publics en Amérique du Sud en 2021, progrès et avancées !

L’Amérique du Sud et leur Groupe BIM GOB Latam sur la voie du succès

BIM GOB LATAM est une organisation composée de représentants du secteur public des pays d’Amérique latine, incluant l’Argentine, le Brésil, leChili, la Colombie, le Costa Rica, le Mexique, le Pérou et l’Uruguay. L’objectif du réseau est d’augmenter la productivité de l’industrie de la construction grâce à la transformation numérique, en accélérant les programmes nationaux de mise en œuvre du BIM grâce à un travail collaboratif qui favorise et promeut des orientations communes, des échanges commerciaux et des connaissances dans la région. Actuellement, le Réseau bénéficie du soutien et du financement de la Banque interaméricaine de développement, BID.

Le 16 novembre, un webinaire présentant l’état d’avancement du déploiement du BIM a eu lieu dans ces pays. Vous pouvez le visualiser ci-dessous. Il est sous-titré en anglais.

[Emploi] Vestack, entreprise experte de l’industrialisation de la construction recherche un.e chef de projet BIM

Vestack est une Proptech, spécialisée dans la conception et la construction hors-site de bâtiments bas-carbone.

La société ambitionne de révolutionner le secteur du bâtiment par ses innovations technologiques et un impact environnemental et social exceptionnel. 

La société s’appuie sur deux innovations technologiques : un outil de conception numérique basé sur Revit et des plugins adaptés, et un processus de construction industrialisée. L’entreprise permet ainsi à ses clients maîtres d’ouvrage de construire des bâtiments ayant une empreinte carbone trois fois plus faible, deux fois plus rapidement, et sans aucun surcoût par rapport à une construction traditionnelle. 

Vestack intervient en tant qu’entreprise générale dans le domaine des bâtiments résidentiels, bureaux, lotissements, hébergements étudiants, résidences seniors et locaux d’enseignement.

Vestack utilise une technologie de construction modulaire en ossature bois et intègre le gros œuvre, second œuvre et les réseaux. Vestack intervient dans la conception digitalisée des bâtiments en partenariat avec des architectes extérieurs, et décline les maquettes architecturales en instructions de production (plans d’atelier, fichiers pour des machines à commande numérique) pour réaliser dans son usine des modules préfabriqués.

Pour en savoir plus : www.vestack.com

VOS RESPONSABILITÉS

Le développement de l’entreprise nécessite de renforcer le pôle conception digitale. Vous rejoignez l’équipe en qualité de Chef de Projet BIM. Dans ce poste, vous travaillez d’une part sur des projets de nos clients et d’autre part sur la digitalisation des processus de conception et du système constructif. Vous collaborerez avec des spécialistes du BIM (projeteurs, développeurs) de Vestack.

A ce titre, vous deviendrez expert de l’architecture des processus BIM et de la digitalisation des processus de conception et de construction des bâtiments. 

Vous pourrez également développer des savoir-faire de communication, de présentation, de modélisation et de négociation. Vous allez acquérir une connaissance de l’entrepreneuriat, et plus généralement des secteurs de la transition environnementale, de la construction et de l’immobilier.

Modéliser et maintenir une bibliothèque de Types et Gabarits sous BIM 

  • Modéliser les familles paramétriques et préparer les familles systèmes correspondant aux éléments pré-déterminés du système constructif Vestack, et les mettre à jour de manière régulière
  • Créer et maintenir des fichiers Gabarits, intégrant les différents éléments nécessaires à la conception d’un projet et les extractions nécessaires

Accompagner les projets en phase conception et en production industrielle

  • Garant de la bonne réalisation des maquettes Autodesk Revit de projets en phase exécution, à partir du système constructif Vestack et des instructions spécifiques au projet
  • Coordonner l’intervention des architectes externes et des projeteurs Autodesk Revit sur la maquette
  • Correction et réalisation de parties complexes de la maquette de production
  • Paramétrer, générer et vérifier les extractions nécessaires aux rendus projet et à la production en utilisant le plugin AgaCAD Wood Framing.

Développer des fonctionnalités supplémentaires

  • Améliorer les fonctions de conception de bâtiments utilisant la technologie Vestack, en particulier intégrer les contraintes du système constructif ossature bois Vestack lors du dessin du gros œuvre et second œuvre
  • Faciliter l’intégration des réseaux dans les maquettes numériques, paramétrer et réaliser les réservations en utilisant l’outil AgaCAD Cut Opening.
  • Créer des interfaces aval vers la chaîne de production, pour l’approvisionnement (quantification et estimation du coût des éléments), les instructions vers les opérateurs (plan d’atelier et instructions de fabrication), et l’interface avec des machines-outils (WUP et BTL exporters)

Améliorer l’architecture logicielle BIM et l’intégration entre les fonctions de conception architecturale, de modélisation structurelle et de production

  • Amélioration continue de l’architecture logicielle cible pour déterminer l’organisation logicielle optimale pour suivre un projet sur l’ensemble de la phase de conception le plus efficacement possible
  • En particulier, assurer une interface efficace entre l’analyse structurelle et la conception architecturale, et entre la maquette architecturale et les plans d’atelier et instructions d’assemblage
  • Rédiger les process d’interaction entre les différents intervenants sur la maquette BIM et assurer le bon déploiement des flux de travail
  • Déployer la collaboration BIM via les plateformes collaboratives BIM Collaborate Pro et Autodesk Docs (gestion électronique des documents, révision des livrables, interaction entre différentes disciplines, etc).

VOTRE PROFIL

Formation

  • Grande école
  • La maîtrise d’un anglais courant est appréciée

Compétences

  • Bonne maîtrise de Powerpoint, Excel, Google Suite
  • Maîtrise des logiciels : Revit Architecture/Structure/MEP.
  • L’environnement collaboratif BIM360/Autodesk BIM Collaborate Pro vous est familier
  • La connaissance de l’outil Dynamo, AgaCAD Wood Framing et Cut Opening est souhaitable
  • Un intérêt pour le domaine de l’entrepreneuriat, de la transition environnementale ou de l’immobilier / construction est un plus

Personnalité

  • Esprit entrepreneurial, capacité à sortir du cadre et à innover
  • Autonomie, adaptabilité, proactivité
  • Attention au détail, proactivité
  • Esprit d’équipe et aisance relationnelle

Lieu de travail

Paris VIIIe

Candidature

Envoyer CV et email de présentation à you@vestack.com en mentionnant en objet “CDI Chef de projet BIM”

Site internet: https://www.vestack.com

[Rapport] L’AQC partage les bonnes pratiques pour concevoir et construire des bâtiments réversibles

Tous les secrets pour réussir la réversibilité des bâtiments révélés

Au regard de la crise actuelle du logement, des enjeux environnementaux croissants et de l’évolution des usages dans les bâtiments, de plus en plus de projets neufs, ou de réhabilitation, prennent en compte la réversibilité des bâtiments. A ce titre, la réglementation (loi ELAN en 2018, RE2020, etc.) est également en train d’évoluer pour permettre la réalisation de bâtiments réversibles, et favoriser ainsi notamment la transformation de bureaux en logements.

L’AQC (Agence Qualité Construction) publie un nouveau rapport comme toujours très complet et riche. Destiné à tous les professionnels du secteur, il présente dix enseignements clés sur la réversibilité des bâtiments rappelant notamment les principales précautions à prendre en compte et les bonnes pratiques pour mettre en œuvre la réversibilité, aux différentes phases du projet (programmation, conception, réception, chantier, etc.) et au regard des exigences techniques (acoustique, sécurité incendie, accessibilité, etc.).

Afin d’améliorer la qualité des bâtiments réversibles, la DHUP (Ministère du Logement) a confié à l’Agence Qualité Construction (AQC) une étude permettant de dégager des enseignements majeurs et d’identifier des bonnes pratiques. Fruit d’une collaboration avec Ville Aménagement Durable (VAD), ce document est mis à disposition de l’ensemble des acteurs de la construction pour les aider à mener à bien ce type de conception innovante, tout en intégrant les enjeux majeurs (économiques, environnementaux et sociaux).

Ce rapport d’étude est le résultat d’une comparaison, d’une étude bibliographique et d’échanges au sein d’un groupe de travail réunissant des professionnels concernés par le sujet. Une enquête de terrain a été réalisée auprès de 17 acteurs de l’acte de construire (maîtres d’ouvrage, aménageurs, architectes, bailleurs, BET, programmistes, assureurs, etc.) ayant participé à une ou plusieurs opérations de réversibilité.

Ce document se structure en deux parties, avec une première partie dédiée aux enjeux et contextes de la réversibilité des bâtiments, à savoir :

  • l’obsolescence accélérée et la vacance de m² de bureaux, car inadaptés à la demande ;
  • la raréfaction du foncier (dans les grandes métropoles notamment) et l’étalement urbain, mais une forte demande de logements ;
  • l’évolution des modes de vie, d’habitat et de travail (selon l’AQC, les bâtiments mettent désormais 10 ans à devenir obsolètes, contre 30 ou 40 ans avant) ;
  • les transformations urbaines ;
  • l’empreinte carbone et environnementale de l’acte de construire et de réhabiliter ;
  • le principe d’une démarche transversale basée sur l’économie circulaire.

Face à ces enjeux majeurs, la réversibilité se présente « inévitablement » comme l’un des éléments de réponse, mais il ne s’agit pas pour autant de penser « tout réversible », souligne l’AQC. Il apparaît nécessaire en particulier d’identifier les atouts, limites et conditions de la réversibilité, mais aussi de prévenir les « non qualités » liées à ce type de construction innovante.

L’AQC tire également les grands enseignements des premières opérations de transformations de bureaux existants en logements, ou de bâtiments conçus pour être réversibles. En premier lieu, une approche « globale et transversale » se révèle être « un préalable à tout projet de construction ou de réhabilitation ». Ensuite, penser réversible implique de s’inscrire « dans une vision plus large d’économie circulaire et prospective », en pensant des bâtiments réutilisables, dans une perspective durable. 

Vers une définition de la notion de réversibilité

Ce document revient ensuite sur les différentes approches (p.8) et définitions de la réversibilité (p.9). A partir des travaux de recherche déjà menés (ORIE[1],Patrick Rubin, etc.), l’AQC retient ainsi cinq catégories avec les définitions suivantes : 

  1. Réversibilité : « aptitude d’un ouvrage, neuf ou existant, à changer facilement d’usage plusieurs fois dans le temps », grâce à une conception permettant de limiter l’ampleur et le coût de futures adaptations nécessaires à son changement d’usage ;
  2. Démontabilité : capacité d’un bâtiment, des systèmes constructifs et assemblages, à être démontés, de manière « non destructive », pour être déplacés et/ou remettre le site à son état d’origine ;
  3. Evolutivité/Modularité : les bâtiments évolutifs se distinguent par deux propriétés facilitant le changement d’usage : la flexibilité (pouvoir modifier l’organisation et la distribution interne) et l’élasticité (pouvoir modifier la surface par addition ou soustraction des espaces de réserves, annexes, ou encore des pièces d’appartements adjacents, etc.).
  4. Hybridation : ce concept désigne une « réversibilité progressive » du fait d’une certaine forme de liberté de conception des espaces, sans usage prédéfini, ou d’une programmation plurifonctionnelle au sein d’un même bâtiment, etc. ;
  5. Transformation : « reconversion et restructuration lourdes avec changement de destination ».

La seconde partie formule une série de recommandations et des points de vigilance révélés par l’enquête de terrain, en détaillant dix grands enseignements pour réussir une conception réversible (p.12).

Les enseignements clés pour réussir une conception réversible

  1. Sensibiliser, accompagner et faire collaborer les acteurs (MOA, MOE, entreprises, etc.) aux différentes phases du projet, afin de générer des interactions vertueuses mais aussi, sur le chantier, veiller à ce que les entreprises aient saisi l’enjeu de la réversibilité, pour que la mise en œuvre soit gérée comme attendue.
  2. Prévoir les moyens nécessaires (coûts, délais, moyens humains) et adaptés au degré de réversibilité à atteindre, et mettre en perspective le coût global :
    – Fixer des objectifs : inscrire la demande de réversibilité dans le cahier des charges, et miser notamment sur le retour d’expérience pour se donner une idée des objectifs à viser ;
    – Anticiper les besoins techniques de demain : s’interroger sur les budgets à allouer et les temps à planifier, ou encore prévoir des zones « fusibles » que l’on peut enlever ou percer, etc.
    – Se détacher des enjeux techniques : par exemple, si la réversibilité est envisagée à long terme, ne pas prévoir de choix techniques trop couteux.
    – Prendre en compte toute la chaîne de valeur : veiller à la loi de l’offre et la demande ; encourager la montée en compétences de tous les acteurs (former ceux qui vont démonter par exemple) et mettre en œuvre l’économie circulaire.
    – Raisonner en coût global : un « travail étroit entre architecte et économiste » permettra notamment de maîtriser les coûts du bâtiment sur la durée. Il s’agit aussi de « replacer la frugalité comme principe central » pour minimiser les coûts et l’impact sur l’environnement, tout en facilitant l’exploitation du bâtiment.
    ​​​​​​​- Faire preuve d’agilité pour s’adapter au marché : associer la réversibilité à un contexte urbain précis (évolution du quartier, modification de voirie, etc.) et sur un horizon à court ou moyen terme (10 à 15 ans), etc.
  3. Prendre des mesures conservatoires afin de concilier des réglementations (acoustique, incendie, accessibilité, sécurité) qui diffèrent selon la qualité́ de l’ouvrage (bureaux ou logements).
  4. Veiller à ne pas trop contraindre techniquement la réversibilité pour rester pertinent face à un contexte pouvant évoluer dans le temps : intégrer l’évolution des modes de pensées des acquéreurs/futurs occupants, réfléchir à une nouvelle esthétique « neutre » en façade, penser une conception réversible, etc.
  5. Apprendre des transformations de l’existant avec changement d’usage pour tirer des enseignements au profit de la réversibilité : montage d’opération, préfabrication d’unités fonctionnelles, homogénéisation des reprises en sous-œuvre, et anticipation du timing.
  6. Tenir compte des caractéristiques des choix constructifs au regard des spécificités réglementaires propres à chaque destination : privilégier des systèmes poteaux-poutres ou poteaux-dalles pour créer des plateaux libres, etc.
  7. Étudier les assemblages des éléments constitutifs du bâtiment en veillant à l’indépendance des couches et systèmes, pour permettre notamment à l’avenir de les démonter facilement. Il s’agit aussi de prévoir, en phases chantier et exploitation, les dispositions nécessaires contre les risques de malveillance (surtout en façade et rez-de-chaussée).
  8. Avoir un suivi de chantier rigoureux et vigilant à toutes les phases : veiller à l’installation de chantier ; être présent pendant le chantier (s’assurer de la performance des matériaux mis en œuvre ; être rigoureux vis-à-vis de la mission de VISA, etc.), mais aussi anticiper le futur chantier de transformations (vérifier la complétude des DOE, réalisé un « plan de réversibilité » avec séquençage planifié, fournir à l’acquéreur les plans envisagés par les scénarios de transformation, etc.).
  9. Veiller à avoir une documentation qualitative, précise et exploitable et à pouvoir en assurer la gestion et la traçabilité pendant toute la durée de vie du bâtiment.
  10.  Avoir conscience des conflits en cas de chevauchement de responsabilités et garanties, afin de pouvoir déterminer en particulier qui est responsable en cas de sinistre.

Enfin, il y est aussi conseillé (page 25) de travailler en BIM afin d’informer les éléments de la maquette afin d’en tirer toute la quintessence.

Consultez ce rapport de l’AQC en cliquant ci-après Réversibilité des bâtiments – Points de vigilance et recommandations.

[1] L’observatoire régional de l’immobilier d’entreprise a défini en particulier trois types de réversibilité : de l’espace, du foncier et des droits à construire.

Explosion du BIM : une nouvelle étude révèle une accélération spectaculaire de la transformation numérique

Le BIM, un succès mondialement reconnu et une norme incontournable de l’Industrie

Au cours des deux dernières décennies, le BIM est passé du statut d’idée naissante à celui de méthodologie et de technologie révolutionnant l’industrie de l’AEC. Le niveau d’adoption du BIM a toujours été près de son point de basculement, sans jamais y parvenir, mais tout a changé dorénavant. Il est définitivement prouvé que le BIM est devenu « la » norme de l’industrie. Il transforme l’AEC en une industrie axée sur les données.

Le SmartMarket Report, rapport mondial de Dodge Construction Network « Accélérer la transformation numérique grâce au BIM » menée en partenariat avec Autodesk, donne un aperçu complet de la façon dont les architectes, les ingénieurs et les entreprises déploient le BIM et exploitent les données.

Autodesk remercie par ailleurs pour le marché français, la Fédération CINOV des ingénieries et métiers de la prestation intellectuelle, ainsi que l’UNSFA, l’Union Nationale des Fédérations d’Architectes pour leur collaboration dans le cadre de cette étude.

Lisez les conclusions du rapport ici.

Selon ce rapport, 60% des architectes et 51% et des ingénieurs structure, ainsi que CVC, plomberie et électricité utilisent actuellement le BIM sur au moins 50% de leurs projets. Ce nombre devrait monter en flèche à 89 % et 80 % respectivement au cours des 2 à 3 prochaines années.

Le plus grand et plus récent vecteur d’accélération du BIM est le génie civil. Environ 70 % des ingénieurs ont adopté le BIM depuis 2016. Ce bond particulièrement important des ingénieurs civils au cours de la période la plus récente reflète l’utilisation croissante du BIM pour les projets d’infrastructure.

Un BIM « haute intensité » pour gagner

Mais une raison majeure explique aussi l’augmentation de l’adoption du BIM. Les entreprises se rendent de plus en plus compte qu’une transformation numérique génère des avantages commerciaux majeurs, tels qu’une amélioration de la satisfaction des clients et de la qualité de la conception, une réduction des risques, une réduction des erreurs et des modifications, ainsi que des avantages significatifs en termes de durabilité et d’efficacité opérationnelle.

Mais cela va au-delà d’une simple adoption. Plus vous travaillez en BIM, et plus vous en récoltez les bénéfices. L’étude révèle ainsi que l’intensité BIM d’une entreprise (c’est-à-dire le pourcentage de projets sur lesquels elle met en œuvre le BIM) est directement corrélé à l’avancement de sa transformation numérique et à son aptitude à déclarer profiter des avantages de l’investissement BIM et de son retour sur investissement.

L’étude suggère également que le BIM est un élément essentiel du parcours de transformation numérique. Près de la moitié (47 %) des utilisateurs BIM à haute intensité approchent de l’objectif de la transformation numérique, contre seulement 26 % des utilisateurs BIM en général.

Popularité des environnements de données communs (CDE)

L’un des avantages les plus cités du BIM est les opportunités de collaboration via un environnement de données commun (CDE) et l’exploitation du cloud. Selon le rapport, une grande majorité d’utilisateurs BIM utilisent un CDE pour échanger des données avec leurs équipes projet. Et les entrepreneurs rapportent la plus grande valeur de son utilisation. Les résultats sont révélateurs :

Plus de BIM, moins de risques

L’atténuation des risques est toujours une priorité absolue pour les équipes de conception et de construction. Selon l’étude, plus des trois quarts des concepteurs font état d’un degré moyen à très élevé d’avantages pour six avantages de réduction des risques :

Dans le même temps, l’intensité du BIM est directement corrélée à l’obtention de niveaux élevés/très élevés d’avantages de réduction des risques pour les sociétés de conception.

« Une intensité BIM élevée a un impact plus important sur l’amélioration de la capacité à gérer la complexité, à réduire les erreurs et les modifications, et à améliorer la capacité de répondre aux exigences des clients et de la conception », nous indiquent les Experts de Dodge Data & Analytics. « Même des niveaux d’intensité BIM moyens sont en corrélation avec une adhésion accrue des parties prenantes et une continuité des activités assurée à un niveau élevé/très élevé. »

L’après BIM ?

Ces nouvelles données passionnantes nous montrent à quelle vitesse la transformation numérique se déroule actuellement dans le monde. Le BIM a depuis toujours été une question de données. Mais voir le vrai succès et le potentiel du BIM dépendait de l’adhésion de l’écosystème complet et de son utilisation au quotidien. C’est ce qui se passe aujourd’hui, de l’architecte à l’ingénieur en passant par l’entreprise et le maître d’ouvrage.

L’industrie ne peut s’arrêter en si bon chemin. Nous sommes au début d’une nouvelle ère pour le BIM. Dans une interview spéciale pour ce rapport, Phil Bernstein, Architecte et ancien collaborateur associé de renom chez Autodesk et professeur adjoint à l’Université de Yale, déclarait : « Tandis que l’industrie fait face à sa prochaine vague de défis existentiels : changement climatique, injustice sociale, pénurie de main-d’œuvre, rupture des chaînes d’approvisionnement, j’espère qu’elle déploiera des solutions telles que le BIM, et aussi l’IA, au service de l’optimisation de l’ensemble du processus de livraison. »

Alors que l’industrie de l’AEC est en pleine phase d’adoption du BIM, encore plus de voies de transformation numérique s’ouvriront à mesure que nous découvrirons plus de solutions innovantes et convaincantes pour résoudre les plus grands défis auxquels nous sommes et seront confrontés.

Nous vous encourageons vivement à consulter le rapport complet ici et à analyser les données par vous-même pour en savoir plus sur la façon dont le BIM stimule la transformation numérique.

Bonne lecture !

Magique ! Le quartier du Ray à Nice Revit, réimaginé par l’Agence Maison Edouard François et VINCI Immobilier, plus grand projet immobilier à façades végétalisées d’Europe – A lire sur Batiactu

A lire sur Batiactu, l’histoire incroyable du Quartier du Ray qui Revit à nouveau grâce à l’Agence d’Architecture Maison Edouard François qui travaille en BIM avec Revit et VINCI Immobilier son MOA.

Situé dans les hauteurs de Nice et enfoui dans la nature, avec une vue sur la Méditerranée, le quartier du Ray serait selon VINCI Immobilier, maître d’ouvrage le « plus grand projet immobilier à façades végétalisées d’Europe« . A ce propos, de nombreuses innombrables variétés de plantes, en pleine terre et en hauteur ont été plantées. La municipalité travaille depuis des années à la requalification de cette zone qui abritait autrefois son stade qui a depuis été déplacé. Ce programme de 24.500 m² comprend dix bâtiments avec plus de 250 logements en accession et 100 logements sociaux. Un grand magasin Carrefour de 6.000 m², un dojo de 1.500 m² et, en dessous de tout cela, un parc de stationnement de 700 places, accompagnent les habitations. Les commerces, situés au rez-de-chaussée donnent sur une placette et de nombreuses terrasses, un jardin public donnant sur le parc immobilier, ainsi que des aires de jeux pour enfants.

Découvrez la suite de cette histoire sur Batiactu en cliquant ici.

Site de l’Agence d’Architecture Maison Edouard François ici.

© Maison Edouard François, 2021

Digitalisation des marchés publics en Italie : le décret sur les principes et caractéristiques techniques de la passation des marchés numériques publié

La digitalisation des marchés publics avance en Italie

Le décret sur la fonction publique du 12 août 2021 n. 148 règlementant les procédures de numérisation des procédures de marchés publics, à adopter conformément à l’article 44 du décret législatif no. 50 (Code des marchés publics) a été publié sur le Bulletin Officiel de l’Etat Italien (Gazzetta Ufficiale).

Ce décret définit les principes de numérisation des processus de passation des marchés des administrations publiques et indique les caractéristiques techniques générales que les systèmes télématiques doivent avoir pour mener à bien les activités liées aux procédures de passation et de négociation des marchés publics.

Les plateformes numériques d’e-procurement, utilisées par les groupements répondant aux AO, devront répondre à certaines exigences fonctionnelles et technologiques. Cette « normalisation technologique » favorisera l’interconnexion et l’interopérabilité des données entre les plateformes d’e-procurement existantes et entre celles-ci et les organismes de surveillance et de contrôle.

C’est un grand avantage pour les administrations publiques et les entreprises, car les marchés publics digitaux contribuent à améliorer l’efficacité administrative globale, en diminuant les coûts de gestion des procédures d’appel d’offres, en réduisant la durée du cycle de passation des marchés et la charge administrative pesant sur les entreprises. « L’Agence pour l’Italie numérique » définira, avec l’émission de directives spécifiques – conformément à l’art. 71 du Décret Législatif du 7 mars 2005, n. 82 (Code de l’administration numérique) -, les règles techniques de création – ou d’adaptation – de ces plateformes, nécessaires à l’exercice des activités liées aux procédures de passation et de négociation des marchés publics, selon les normes techniques d’interopérabilité définies au niveau européen et niveau national.

Les lignes directrices AgID préciseront les principes généraux énoncés dans le décret, décrivant le processus de fonctionnement, les flux échangés, les schémas de données et les rôles des sujets impliqués dans les procédures, définissant également les meilleures pratiques nationales et européennes.

[Outil] A venir, Orélie, l’outil de création assistée de Cahier des Charges BIM du Plan BIM 2022

Un outil en ligne pour vous aider dans vos premiers pas vers le BIM !

Voulu par le Plan BIM 2022, cet outil d’accompagnement à destination des maîtres d’ouvrage pour la rédaction de leurs cahiers des charges BIM sera bientôt mis en ligne (début décembre).

Découvrez les explications en images ici.

Restez à l’écoute !

Et enfin, inscrivez-vous et découvrez le site dédié Orélie en cliquant ici.

[Pédagogie] Le Plan BIM 2022 met à disposition une brochure expliquant la génèse des normes BIM, clés pour la réussite de son déploiement

Les normes BIM, naissance et évolution

Dans le cadre de ses travaux, les acteurs du Plan BIM 2022 réunis au sein de l’action 3 du plan BIM 2022 dédiée à la normalisation ayant constaté la méconnaissance de l’écosystème du BTP au sujet des standards, ont réalisé une brochure facile d’accès afin de vulgariser les travaux normatifs en cours.

Cette brochure a pour vocation d’éclairer tout acteur de l’acte de concevoir et de construire sur les travaux menés dans les différentes instances de normalisation nationales (AFNOR) et internationales (CEN – ISO), et de comprendre leur articulation bien évidemment.

De l’importance des normes

Il est en effet important que les acteurs du secteur de la construction s’approprient des pratiques nouvelles et innovantes telles que le BIM.
Le premier pas indispensable est déjà de se familiariser avec les solutions
logicielles du marché correspondant à leurs besoins. Cependant, elles doivent répondre aux standards en vigueur sur le marché.

Les objectifs de la normalisation sont clairs, importants et permettent :

Une organisation du dialogue entre les professionnels du secteur.
Une amélioration de la compréhension des rôles de chacun et de l’impact des actions de chacun sur les travaux des autres acteurs.
L’harmonisation des règles et des pratiques métiers pour assurer un niveau de qualité équivalent entre les professionnels.