Livres blancs, ouvrages et guides du BIM – Le Best Of de l’année 2020

Conception générative, KPIs, digitalisation, premiers pas en BIM, géoréférencement, ouvrages de référence, autant de sujets ayant suscité votre intérêt en 2020 !

Après le Best Of des Grandes Personnalités du BIM, nous vous proposons de revenir sur les articles les plus lus de l’année 2020 qui présentaient des livres blancs sur des sujets d’actualité et d’innovation, guides, ouvrages et études diverses sur le BIM et la transition numérique.

Nous vous proposons de les retrouver avec ce best of ci-dessous :

Interview BIM Managers – Episode #29 Reda Kessanti, la balance parfaite entre Architecture, Urbanisme, Humain, BIM et nouvelles technologies…

Chères lectrices et chers lecteurs, nous commençons l’année ABCD Blog en beauté par une interview de l’un des BIM Managers les plus connus et reconnus au Royaume-Uni et en Afrique du Nord sur ABCD Blog : Reda Kessanti. Il a notamment été BIM manager sur le prestigieux Grand Théâtre de Rabat au Maroc de Zaha Hadid Architects au sein de leur Agence. Mais il est avant tout architecte-urbaniste dans l’âme et pense qu’il faut un juste équilibre entre le métier noble des architectes et l’utilisation des nouvelles technologies.

Bonjour Reda, nous sommes heureux de te recevoir sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp en tout premier lieu te présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

Tout d’abord Emmanuel, merci beaucoup pour cette opportunité. C’est toujours un plaisir d’échanger sur cette passion singulière et commune. Je m’appelle Reda Kessanti, et pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Senior Architecte-urbaniste, et Expert BIM depuis 15 ans. Je suis aussi Chercheur en sociologie urbaine, conférencier et enseignant.

Quel parcours universitaire as-tu fait et as-tu toujours rêvé de devenir architecte ? Tu as même fait de la recherche ?

Je suis effectivement diplômé de l’Ecole Nationale d’Architecture de Paris La-Villette en 2006, mais également diplômé de l’école Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme (EPAU) d’Alger en Juin 2002 et j’obtenais en même temps le « Prix du meilleur projet de fin d’Etudes » de cette institution.

Je suis également titulaire d’un Master de recherche obtenu à Paris en Novembre 2005 ou je traitais de la « BAIE D’ALGER ENTRE REALITE URBAINE & SOCIALE ». Afin de finaliser ma réflexion, une inscription en doctorat s’est imposée à moi, avec le sujet de thèse suivant : Stratégies d’appropriation de l’espace public à Alger. Thème : « Luttes urbaines & stratégies d’appropriation de l’espace public à Alger entre réalité urbaine et recomposition socio-spatiale ».

Vous n’êtes sûrement pas sans savoir, que l’architecture est une discipline très investie par les sciences sociales , qui développent de plus en plus des approches d’encadrement de la recherche architecturale proprement dite. De ce fait, je me vois plus comme étant socio-concepteur.  

Quelles écoles, formation et professeurs t’ont le plus marqué ?

Comme déjà évoqué plus haut, étant diplôme de l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger, j’ai eu le privilège de suivre les cours de professeurs aussi remarquables les uns que les autres, par leur savoir, leur sens du partage, mais également cette volonté particulière de nous transmettre de la connaissance. Je retiens de Monsieur Farid Koudache – Paix a son âme – sa maîtrise des sujets qu’il traitait, sa sympathie, son humour, son aisance oratoire à dispenser ses cours magistralement sans aucune notes. Monsieur Koudache avait le mérite de capter l’attention de son auditoire à chacun de ses cours magistraux et pendant ses travaux dirigés aussi.

La clarté de ses cours a fait que nous nous présentions aux examens sans avoir eu à consacrer beaucoup de temps à nos révisions.

Monsieur Philippe Revault, professeur à l’Ecole d’Architecture de Paris La Villette compte parmi ceux qui m’ont laissé les plus fabuleux souvenirs grâce à la qualité de ses enseignements. Un enseignement sous-tendu par une pédagogie fort appréciable. Ses cours étaient de GRANDS moments très attendus pour les passionnés d’Architecture et d’urbanisme, intéressés par les pays dits  » vulnérables  » – nous avons découvert des pays magnifiques à l’aune de l‘architecture, de l’histoire et de la sociologie.

Il y mettait de la bienveillance, de la disponibilité et une grande faculté d’écoute surtout.    

Comment et quand t’est venue cette passion pour les nouvelles technologies ?

Excellente question ! Je garde en mémoire la belle époque de l’utilisation du Rotring Rapidograph, et la galère qui s’imposait à nous pour les nettoyer, la fragilité de la plume 0.1, que nous pouvions abimer d’un simple regard…

Ce passage s’est effectué de manière quasi naturelle. Le triangle et l’évolution de Gibert est d’ailleurs une belle preuve d’interprétation de cette volonté d’aller vers les nouvelles technologies.

Très tôt lors de ma formation à Alger, les versions de 3ds Max et autres technologies 3D et bien évidemment AutoCAD m’ont aidé à améliorer sensiblement mes présentations et à obtenir ainsi de meilleures notes par une meilleure communication du projet. C’était le début de cette passion pour les nouvelles technologies.

Justement, comment vois-tu la technologie par rapport à ton métier d’architecte ? Quels en sont les bénéfices mais aussi les risques ?

Il faut aborder l’outil informatique comme étant un partenaire permettant de modéliser ou de concrétiser au mieux une idée et / ou une conception architecturale, et pouvant aider à une meilleure lecture du projet au sens large du terme et non comme une contrainte. Cependant, nous avons un choix multiple concernant les logiciels. il faut choisir le-s mieux adapté-s à nos besoins. Vous remarquerez le choix du terme « le-s mieux adapté-s » et non « le-s meilleur-s » et c’est là où résident les risques de la technologie pour la conception architecturale.

Bien évidemment, rien ne remplacera la sensibilité de la main du concepteur, c’est certain. Se retrouver esclave des machines pourrait hélas déshumaniser cette passion, « we do have to keep control », et il faut donc faire en sorte de laisser uniquement la partie automatisation et calculs dans leur globalité s’imposer pour le numérique, afin de laisser libre cours au développement du phénomène de création, de gestion des contraintes, et de réflexion conceptuelle ou autre.

Cependant, le journal The Economist avait un jour titré sa Une comme suit « THE WORLD’S MOST VALUABLE RESOURCE IS NO LONGER OIL, BUT DATA », et finalement c’est cela l’idée la plus importante dans l’abréviation BIM. C’est le I des informations, ces dernières avec PCT (Processus de Conception Traditionnel). Et l’information justement risque d’être changée, modifiée, ou interprétée différemment, parfois même, cette dernière arrivera à son utilisateur/destinataire trop tôt ou trop tard dans le processus, alors qu’avec les nouvelles technologies et un PCI (Processus de Conception Intégré) nous aurons une single source of truth (Source Unique de Vérité).

Penses-tu comme certains que le BIM et les nouvelles technologies limitent la créativité ?

Ah, ceux-là ! N’ont-ils pas une interprétation partielle et/ou partiale du BIM ? Voire même réductrice ? Connaissent-ils réellement la définition du BIM ? Comment la maitrise d’œuvre et la gestion de l’information du modèle, de la modélisation et de la gestion d’un projet peuvent-elles interférer dans le processus de créativité ? Étant présent sur le théâtre des opérations, je ne saurais prétendre à la même objectivité. On a, cela est bien connu, une mauvaise vue d’ensemble lorsqu’on voit les choses de trop près !

Le BIM est justement la solution permettant de rendre constructible ladite créativité, de peur de me répéter : le BIM nous permet de construire avant de construire.  

Il faut tordre le cou à cette idée que les nouvelles technologies freinent la créativité du maitre d’œuvre.

As-tu justement toujours exercé un rôle de concepteur ET de BIM et/ou 3D Expert tout au long de ta carrière ?

Il fallait se démarquer très tôt et rapidement, les outils étaient légions, nous avions l’embarras du choix, il fallait écouter sa sensibilité et choisir les meilleurs (outils) et se libérer ainsi des embarras. L’avenir est au développement des niveaux de maîtrise liés aux disciplines de l’architecture. Il s’agit donc d’anticiper ces évolutions rapides insufflées par le développement effréné de la technologie.

Le métier d’Architecte est à la confluence de disciplines très diverses qui poussent vers une spécialisation de plus en plus pointue, ce qui laisse s’affirmer de fait des profils avec des orientations bien précises. Spécialités de chantier, management d’agence d’architecture ou de bureau technique, en somme un métier avec des spécialisations de plus en plus affirmées. 

Pour trancher, il fallait pratiquer toute la palette. Le tout n’est pas de bien sonner, mais de sonner à l’heure. Donc, avant que le BIM ne devienne une force de frappe, les premières années après l’obtention de mes diplômes, je suis passé par un bon nombre d’agences d’architecture à Paris et ailleurs afin d’apprendre ce métier qui me prenait aux tripes, par des stages, des consultations pour des modélisations et autres rapports descriptifs de projets. Après l’avènement du BIM, j’ai vite compris qu’avec ce processus, les gens appréhendaient une révolution du métier, ce dernier fédérant l’ensemble des concepts et aspects organisés autour d’une seule source d’information, qui est le BIM, et depuis ce temps, je baigne dans ce monde. 

Tu as un parcours exceptionnel et d’une richesse incroyable. Peux-tu nous parler des projets les plus emblématiques et marquants sur lesquels tu as travaillé ?

Il est vrai que dans une carrière professionnelle, nous nous retrouvons parfois en face de projets iconiques et chargés de beauté, s’érigeant sous forme de défis. C’est d’ailleurs très rassurant car cela démontre que nous sommes en mouvement permanent.

Cependant, notre métier requiert une grande faculté de maîtrise qui tient compte à la fois des prépondérants émotionnels, subjectifs et humains, qui font que nous préfèrerons un projet plutôt qu’un autre.

Me concernant, le Grand Théâtre de Rabat restera la référence de mes réussites jusqu’à aujourd’hui, avec le style si incontournable et caractéristique de l’agence Zaha Hadid Architects très évocateur et présent d’ailleurs dans ce projet aves ses lignes ondulées, ses courbes et ses formes fluides inspirées des sinuosités du fleuve Bouregreg tout proche et de la calligraphie arabe. Le projet comprend un théâtre de 1 800 places, un amphithéâtre en plein air de 7 000 places, une scène plus intime, des espaces d’enseignement et un restaurant avec vue panoramique. L’auditorium principal est composé d’un motif géométrique cristallin rappelant les muqarnas traditionnels (motifs) qui ornent les voûtes ou les coupoles dans l’architecture islamique, le tout baignant dans un pari spatial résolument futuriste.

© Zaha Hadid Architects, Grand Théâtre de Rabat – 2020
© Zaha Hadid Architects, Grand Théâtre de Rabat – 2020
© Zaha Hadid Architects, Grand Théâtre de Rabat – 2020
© Zaha Hadid Architects, Grand Théâtre de Rabat – 2020

Tu as travaillé pour l’une des plus grosses organisations de consulting au Moyen-Orient – Dar Al‐Handasah – quel était ton rôle et sur quels projets et comment as-tu travaillé ?

Mon premier poste à responsabilité dans cette société était responsable de la cellule architecture. Mon rôle consistait à mettre en place une équipe chargée de l’élaboration des projets de concours et de leur développement une fois gagnés. Une expérience très enrichissante qui m’a permis de comprendre  ce qu’était un travail de groupe et surtout du rapport aux impératifs hiérarchiques qui s’imposaient à nous. Les chartes et les protocoles n’avaient plus aucun secret pour moi et il fallait les assimiler très vite et les faire adopter dans l’agence. Un travail prenant dans la mesure où il fallait reproduire la même structure que le siège principal du groupe.

L’agence ciblait uniquement la commande publique. Elle participait aux concours d’hôpitaux, d’hôtels, de projets urbains et d’habitations lancés par des promoteurs immobiliers importants. Dans un premier temps, j’ai participé à un projet très singulier : un ouvrage d’Art – le pont de Saleh Bey à Constantine (Algérie), un projet imposant par la taille et par sa conception. Le viaduc avait été confié au groupement brésilien Andrade-Gutierrez.

Il y a quelques années, tu as intégré le Graal, l’Agence Zaha Hadid Architects. Comment cela s’est-il passé et quels étaient tes missions là-bas ? Projets et BIM Management ?

En effet, le rêve devenu réalité, une expérience qui changea totalement ma vision du métier et de son interprétation. Pourtant, il fallut redoubler d’efforts pour se faire une place, car il n’y a pas de route préétablie. Il fallait s’inspirer de tout et tout le temps : des matières, des expériences, des rencontres. Les choses les plus intéressantes arrivent là où on ne les attend pas, la prise d’initiative au sein de cette agence est l’essence même de l’esprit qui l’anime.  

Je me suis aussi trompé de chemins sans toujours tenir compte des synthèses à faire, des superpositions à respecter.  Je devais changer parfois de direction,  me prêter volontiers à la  discussion et aux échanges. J’ai appris à me méfier des risques de l’égocentrisme qu’implique une sensibilité univoque qu’on a du mal parfois à remettre en cause.

L’avantage que j’avais à cette époque était la maitrise du processus BIM et des logiciels qui permettaient son exploitation. Cette maîtrise  était d’autant facilitée par l’avantage de parler plusieurs langues qui est le mien.

J’ai intégré  l’agence ZHA lors d’un concours au Maroc. Il s’était trouvé que mon profil répondait parfaitement aux exigences  du poste proposé par l’Agence ZHA.  Après des entretiens concluants,  j’ai rejoint le département Architecture de l’agence à Casablanca.  Ma formation a duré plusieurs mois, après quoi j’ai pu  développer  le processus BIM suivant une organisation transversale qui permettait aux différents développeurs de travailler en parfaite coordination. Etant de surcroit Architecte, cela fut nouveau et enrichissant de m’initier à l’apprentissage du développement des nouvelles technologies au sein d’une Agence de cette importance. Développer le processus BIM – “Building Information Modeling / Model & Management ” permettait ainsi d’en optimiser l’exploitation et d’en avoir une représentation virtuelle à la fois globale et détaillée.

En tant que Chef de projet, ma mission consistait à superviser le projet de maquettes et d’encadrer le travail collaboratif des développeurs chargés de l’élaboration de la plateforme.

Comment qualifierais-tu ce passage chez ZHA ? Est-ce si différent de tout ce que tu as vécu auparavant ?

Enrichissant, prenant et impressionnant ! Avoir la chance de côtoyer quotidiennement les meilleurs, fut pour moi une expérience très bénéfique tant sur le plan de l’échange d’expériences que sur le plan des relations humaines.  Il fallait adhérer et contribuer au mouvement créé par Madame Zaha Hadid. En somme, il fallait un fil conducteur, une harmonie, un lien. Comme dans un film ou une pièce de théâtre, il y a des moments forts, calmes, dramatiques, émouvants. Cela doit être similaire dans notre métier de socio-concepteur. On n’a pas les mêmes humeurs ou les mêmes envies en fonction de la journée : il faut donc un certain rythme réfléchi afin de faire éclore un magnifique bijou posé dans son écrin. La singularité de l’agence réside également dans la personnalisation du « projet objet », sans aucune interdiction de réflexion, ou de style. L’architecture est quelque chose qui se consomme avec une vraie bonhomie.

Comment Zaha Hadid appréhendait ou voyait les nouvelles technologies ?

Ces nouvelles technologies prennent de plus en plus de place dans nos vies privées et professionnelles. Le secteur de la construction n’est pas en reste dans ce domaine. Ces technologies semblent devenues des outils indispensables pour répondre à des exigences de plus en plus nombreuses et sévères, la maitrise totale de l’acte de construire en amont du processus de réalisation prend tout son sens. Anticiper tous les aléas classiques dans la superposition des corps de métiers du bâtiment est ce que permet le BIM.

Pour comprendre pleinement le rôle des outils numériques et paramétriques, il faut tout simplement s’intéresser aux œuvres de l’agence. En effet, nous faisions en sorte de repousser l’expérimentation à la recherche d’une esthétique visionnaire.

Avec ses immenses porte-à-faux, ses façades ondulées faites de verres, d’acier et de matériaux composites, l’architecte exige des processus de création uniques et des méthodologies adaptées à ceux-ci.

Dans l’ensemble des projets de l’agence, la précision est aussi importante que la flexibilité et la rapidité, car les données extraites de la modélisation 3D sont un élément critique de leur réalisation.

Nous avions en interne un cluster (ZHA_Code_Group) qui développait les algorithmes nécessaires afin d’aboutir à la forme esquissée en amont, le but étant de rendre constructible (Rationalized forms). Cette approche permet une certaine maitrise de l’ensemble du projet.

Sur le Grand Théâtre de Rabat, quelles étaient tes responsabilités ?

Elles furent différentes en fonction des différentes phases du projet. D’aucun diraient que le métier d’Architecte jouit d’une certaine extensibilité. Comme évoqué plus haut, je me retrouvais à avoir plusieurs casquettes, le plus important était d’avoir une certaine cohérence dans notre processus. Une fois en place, il ne fallait que suivre les directives que nous posions sur le papier.

Formateur, accompagnateur et développeur du PRO*DCE et parfois même traducteur, en collaboration avec l’agence Omar Alaoui Architectes de Casablanca, notre Architecte local pour le théâtre de Rabat, ce dernier n’a ménagé aucun effort pour mener à bien la mission qui lui avait été confiée. 

Comment le projet était organisé en BIM et quels étaient les grands défis ?

L’Agence ZHA est célèbre pour ses conceptions innovantes qui impliquaient dans la réalisation des approches autant recherchées. Cela n’allait pas sans provoquer des résistances. La construction du Grand Théâtre n’a pas échappé à cette « règle ». Vu les formes ondulées du bâtiment et la variété des besoins du programme, une maquette 3D et BIM était indispensable. «  Le projet a débuté avec de simples plans en 2D, mais lors de la phase de conception détaillée en 2014, notre Architecte local, Omar Alaoui, a admis que les courbes complexes de la conception de ZHA imposaient une coordination 3D très poussée ».

L’équipe a mis les bouchées doubles pour mettre en place un flux de maquettes BIM avec Autodesk Revit en LOD [Level of Development] 200, équivalent de BIM niveau 1, afin de produire toute la documentation nécessaire à la construction. Toutefois, cette décision a compliqué le projet, car les équipes locales n’étaient pas encore formées au BIM, pas plus que les bureaux d’études fluides et électricité ainsi que les entreprises qui ne disposaient pas de personnel disposant des compétences requises.

Revit était-il beaucoup utilisé ? En combinaison avec d’autres technologies bien entendu ?

Comme dit précédemment, largement.  ZHA a créé un groupe BIM qui travaillait sur des ateliers en temps réel afin d’amender la géométrie du bâtiment. Un module Revit sur mesure, ZHA BIM, a même été développé en interne par Eckart Schwerdtfeger, notre Responsable BIM Workflows, afin d’extraire la géométrie des autres logiciels de modélisation de la maquette 3D, dont le logiciel Maya d’Autodesk, afin de pouvoir ajouter des informations et des spécifications aux éléments 3D.

Bien évidemment, l’ensemble de la coordination se faisait sur Revit, d’où cette nécessité de la création du module qui permette la lecture des autres extensions, une interopérabilité optimale avec une faculté de conférer à l’ensemble de la coordination une certaine magnificence.

© Zaha Hadid Architects, BIM Process – 2020
© Zaha Hadid Architects, BIM Process – 2020

Quel était le niveau de toutes les parties prenantes du projet ? Etait-ce difficile ?

Il fallait présenter le projet a l’ensemble des acteurs du projet, présenter Revit et le modèle 3D, et la puissance et les possibilités que cela engendrait.

À mesure que le bâtiment prenait forme, les bureaux d’études et entrepreneurs locaux travaillaient sur le flux BIM et sur Revit, générant des maquettes coordonnées avec des détections de conflits (clashs). La maquette était nécessaire pour réduire les coûts, à la fois pour le client et pour les entrepreneurs. Sans elle, nous aurions été obligés de percer les murs et planchers de béton afin d’intégrer les éléments structurels, les fluides et l’électricité.

Est-ce selon toi l’exemple du projet BIM manufacturé pour une fabrication optimale ?

La fabrication digitale devient de plus en plus un élément important dans le processus de réalisation, cette dernière est totalement contrôlée par ordinateur et s’étend sur deux principes : la fabrication additive comme l’impression 3D, et la fabrication soustractive comme l’exemple du CNC en sculptant la matière pour aboutir à la forme voulue au départ. A cela, nous devrions y ajouter un troisième principe qui est la manipulation Robotique, pour y ajouter un certain nombre d’opération comme, l’empilage, le tissage, le pliage et même la couture, et ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons je l’espère nous projeter à long terme vers une absence totale de hard copy des documents. Ainsi, toute la chaîne de production, de suivi, et de fabrication se fera d’une manière automatique dans un souci d’optimisation. Et c’est à partir de là que nous parlons du LOA pour level of automation, qui est le niveau d’Automatisation ou de mécanisation, qui peut être considéré sur trois niveaux, de la fabrication manuelle à la fabrication entièrement automatisée. Cependant, la plupart des systèmes de fabrication se composent à la fois d’humains et d’automatisation, cette dernière étant l’articulation entre les deux approches.

Pour préciser et argumenter mes propos, je partage avec vous un graphe qui démontre finalement que cette transformation digitale ne consiste donc pas à introduire de nouvelles machines qui vont remplacer l’Homme. Mais plutôt à réadapter complètement l’entreprise dans sa stratégie de concevoir le futur, de gérer, de communiquer et de produire.

Il faut changer de paradigme : l’Homme est l’épine dorsale du processus de transformation 4.0. Sans son engagement et son implication dans cette mutation, rien ne se fera. Les entreprises qui réussiront le mieux la transition vers l’Industrie du Futur seront celles qui placeront l’humain au cœur de leur projet de transformation.

Des simulations de tous types étaient-elles utilisées ? Notamment pour le développement durable ?

Le projet du théâtre fait partie du projet «Wessal Bouregreg» et du programme intégré de développement de la ville «Rabat ville lumière, capitale marocaine de la culture», et qui s’articulent autour de plusieurs sens.

Ce qui est bien avec la langue française, le mot peut avoir plusieurs significations, les sens :

  • Les sens intelligibles (faire sens, conceptualiser, la ville planifiée)
  • Les sens : Sensibles (toucher les sens, sensation, sentiment, la ville vernaculaire)
  • Les sens Directionnels (durabilité, projection vers un avenir, ville durable, notre rapport avec le temps).

Le choix de l’insertion dans la vallée, les formes et les proportions, en plus du choix des matériaux locaux rendent notre projet respectueux de l’environnement. 

Mais également la valorisation du patrimoine culturel et civilisationnel de la ville et le développement durable, l’essence même d’une ville aussi importante que la capitale du Royaume.

Faisiez-vous déjà appel à la conception générative à l’époque ?

Incontestablement, d’ailleurs, l’ensemble des projets de l’agence prennent essence sur le dessin paramétrique et le generative design, l’optimisation des espaces des formes générées sont contrôlées par algorithme.

La réflexion devient donc globale, et la maitrise de l’ensemble devient plus précise, je fais bien évidemment référence au Model d’Alexander, cet Architecte mathématicien dans son ouvrage Notes on the Synthesis of Form (1964) qui déplore l’incapacité du concepteur à résoudre des problèmes et qui entend rationaliser le processus de conception en architecture. Dans son ouvrage, il revoit les méthodes de conception architecturale traditionnelles jugées obsolètes en regard notamment de la transformation et de la détérioration de l’environnement, ce qui est d’ailleurs très important à souligner car le respect de l’environnement ou bien (Environment friendly processes, ou bien environmentalfriendly processes), qui correspond à la 6D dans les dimensions du BIM. L’auteur élabore une méthode de conception architecturale, cette dernière consiste également à étudier les interactions entre les ensembles. Et c’est l’outil informatique qui évalue ensuite les interactions optimales permettant de formuler des composants représentés sous la forme de diagrammes et/ou équations mathématiques qui répondent à plusieurs propositions issues du problème.  Cependant, la meilleure alternative et le choix final revient bien évidemment à l’homme, le concepteur, car l’ensemble des outils informatiques ne sont là que pour interpréter ou faciliter l’expression artistique de la conception architecturale.

Tu as un profil et une approche atypique. L’architecture et la conception ne t’ont jamais manqué ?

Pas du tout. Depuis mon plus jeune âge, j’ai eu envie de devenir architecte. C’est vraiment une rencontre avec un métier passionnant, que je n’explique pas vraiment. L’architecture d’ailleurs, devrait être une vocation… Je suis sûr qu’elle l’est pour beaucoup d’entre nous… Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier. Un métier qui ne rapporte pas aussi vite comme beaucoup le souhaiteraient, et qui nécessite de grosses mises de fonds car une agence bien équipée coûte cher, mais c’est un placement nécessaire amortissable en quelques temps. L’idée c’est d’accepter ce changement et de se mettre aux nouvelles technologies, afin d’éviter les situations désolantes et les descentes aux enfers comme le cas de Nokia, Kodak…etc.,  ayant disparu des rayons des grandes surfaces dédiées aux équipement technologiques.

Elles ne m’ont jamais manqué, car elles ne m’ont jamais quitté, mais il fallait s’adapter à son époque. C’est ce que j’ai fait.

Quelles qualités doit avoir un.e bon.ne BIM Manager et/ou Expert.e BIM pour être au top ?

Hélas, le bouton magique n’existe pas et être au top n’est pas une destination mais plutôt un chemin, un parcours. Un chef d’orchestre a une capacité à maitriser l’ensemble des instruments individuellement mais il doit également savoir les fusionner, les combiner et les faire jouer en harmonie ensemble. Pour ce faire, il doit impérativement allier les compétences du métier avec la gestion de l’information et de l’individu, donc finalement le meilleur profil serait une combinaison de compréhension et maîtrise de l’informatique, de la communication et du métier, c’est pour cela que Serge K.Levan définit le BIM comme étant un DISTIC : dispositif socio technique de l’information et de la communication.

Je le redis, on a, cela est bien connu, une mauvaise vue d’ensemble lorsqu’on voit les choses de trop près ! 

Quelles sont les grandes difficultés du passage au BIM pour une entreprise selon toi ?

Principalement, c’est de pouvoir franchir la Kubler’s curve avec brio. C’est ce changement qui inquiète les agences d’architecture et les bureaux d’études. Le secteur de la construction au sens large se digitalise progresseivement, le processus BIM en est la locomotive, apportant ainsi une meilleure maitrise des délais, une organisation optimale, l’optimisation des flux de travail, et plus loin encore la production d’un jumeau numérique. Construire avant de construire son bâtiment ou son ouvrage d’Art dans un monde digital identique au monde réel pour en connaitre son impact et son insertion dans son tissu, l’idée est tentante, et elle est aussi devenue une tendance en forte croissance car de plus en plus de décideurs ont saisi qu’en prototypant virtuellement leurs bâtiments à construire, ils pouvaient maitriser les différentes phases, de conception de construction et/ou de monitoring (FM ou Facilities Management ) la 7ème dimension du processus BIM, permettant ainsi d’en maîtriser les coûts d’exploitation.

Ayant travaillé en France, au Royaume-Uni et au Maghreb, quelles grandes différences vois-tu entre ces pays/régions en termes d’adoption et d’appréhension des nouvelles technologies ?

L’avantage de ces technologies est le fait que la disparité tous pays confondus est vite rattrapable. Le monde a compris qu’il fallait vite s’adapter et prendre le train de la digitalisation car il est en constante mutation, l’économie en est d’ailleurs complétement bouleversée, vous n’avez qu’à regarder l’ensemble des E que nous pratiquons quotidiennement : E-Banking – E-commerce – et fameux click and collect, très pratique par ailleurs.

La pandémie que le monde a connu ces derniers mois en est la preuve, personne n’y était préparé. On ne pouvait imaginer une dématérialisation totale alors que tout est sur la toile, et que ce futur est déjà notre présent. Contacter des clients aux quatre coins du monde pour livrer des travaux dématérialisés, et en même temps déjà anticiper les enjeux à venir sous forme de prospective –  le véritable bouleversement c’est cela, car nous allons nous retrouver à collaborer avec des entreprises maitresses de leurs Data, adeptes des Data Analytics, mais également développant ainsi quelques secteurs de l’IoT (Internet Of Things). Il faut donc penser dès aujourd’hui à la transformation digitale.

Certains disent que la France est en retard par rapport à de nombreux pays. Qu’en penses-tu ?

it’s never to late too late to set things right ..isn’t it ? J’ai envie de dire plus maintenant, car les grandes entreprises sont déjà sur les rails depuis quelques années déjà? Mais le véritable débat réside principalement dans la généralisation du processus afin de le transformer en une Norme ou une règlementation. C’est à partir de ce postulat que nous pourrons avoir l’ensemble des cartes afin de mener à bien nos missions de déploiement a une plus grande échelle, un exercice bien particulier car pratiquer le BIM pour une agence d’architecture est diffèrent par rapport à une entreprise de construction, un modèle européen serait d’ailleurs d’une grande bienfaisance. Imaginer juste un instant une harmonisation de l’ensemble des documents, du cahier des charges aux livrables, la norme deviendrait ainsi une norme Européenne, et une fois généralisée elle pourrait devenir un exemple pour les autres pays hors UE. C’est dans ce sens que nous parlons d’anticipation de transformation,  une véritable révolution. Imaginez un projet à Paris, un client en Espagne, et un bureau d’études en Allemagne, tous regroupés sur une plateforme digitale dans le cloud, avec un monitoring permanent du maître d’ouvrage.

Et le BIM en Algérie et au Maghreb, se développe-t-il bien ?

Tout le monde parle du BIM … mais c’est sur la manière d’en faire que l’on ne s’entend plus. C’est sur les principes essentiels que l’on s’oppose, et ceci principalement est dû au fait qu’il ne soit pas imposé par la réglementation Algérienne mais également par le fait qu’il ne soit pas enseigné dans les écoles d’architecture ou les écoles d’ingénieurs sous forme de mastère Spécialisé, par le biais de cours et ateliers nécessaires pour son apprentissage, cependant quelques maitres d’Ouvrages publics et privés commencent à s’y intéresser. Même s’ils ne le maitrisent pas totalement, ils font appel à des AMO BIM qui deviennent l’interface du client avec l’ensemble des intervenants. Au Maroc par contre, nous remarquons une nette évolution dans ce domaine , avec la naissance de quelques mastères spécialisés dans le BIM à l’Ecole Hassainia des travaux publics à Casablanca en partenariat avec Welearn, ou j’interviens dans le cadre de deux modules, le Management de projet sous BIM et la conduite du changement. Ce Mastère est d’ailleurs inscrit à la conférence des grands écoles, ce qui permet d’ailleurs de rappeler que le premier grand projet de l’agence ZHA en BIM en Afrique est celui du Grand théâtre de Rabat.,

Les nouvelles générations d’architectes et de concepteurs sont-elles selon toi préparées à ces nouvelles approches et les processus tels que le BIM ?

Ils n’ont pas le choix, ils devront s’y mettre mais en même temps, Il faut avoir un minimum de sens artistique et esthétique. Il ne suffit pas d’être bon en mathématiques, en generative design ou tout autre type de conception paramétrique, il faut avoir des qualités de dessinateur et de concepteur. Il faut savoir dessiner, avoir un bon coup de crayon. Il faut savoir utiliser l’outil informatique et les logiciels d’infographie, de retouche d’images, sinon on ne peut rien faire. Il faut être ouvert, voir ce que font les autres, lire des livres sur la conception, la décoration, bref s’intéresser à tous les domaines de l’architecture.

D’ailleurs tu aimes transmettre tes connaissances ?

Pleinement, je suis contre l’économie de la connaissance (rétention d’information), le partage de cette connaissance, est le secret d’une société épanouie. La connaissance très cher Emmanuel est infinie, quand on partage un bien immatériel on le multiplie, cet échange est à somme positive, la transmettre ne réduira en rien la quantité de connaissance que j’ai et/ou j’avais avant de la partager.

Mais c’est également à titre de reconnaissance pour la belle brochette d’enseignants que j’ai rencontré lors de mon parcours universitaire, que je me suis senti dans l’obligation de le faire. J’enseigne dans les mastères spécialisés en BIM, j’interviens dans les colloques internationaux sur le développement durable, la sociologie et le BIM, depuis quelques temps je dis très souvent que grâce au travail collaboratif du processus de conception intégré (PCI), l’équipe des intervenants du projet devrait avoir un nouveau titre : les socio-concepteurs.    

Quels sont tes projets actuellement ? Quel est ton rêve de mission pour les mois et années à venir ?

En plus de l’enseignement, j’ai mis en place une agence d’architecture et une Startup qui exercent principalement sur les solutions technologiques et/ou informatique pour le bâtiment, IT for construction. À Paris et à Alger, nous ne ménageons aucun effort, et nous nous efforçons de trouver la meilleure des options afin de répondre pleinement aux exigences et aux demandes de nos clients.

Nous travaillons sur plusieurs projets actuellement : le résidentiel, les grandes surfaces et quelques aménagements intérieurs, le BIM est présent dans toutes nos démarches car nous croyons au travail collaboratif, et dans le partage de l’information. 

Le rêve serait de multiplier les projets dans d’autres pays, découvrir, de nouvelles cultures, ce qui est d’ailleurs très pratique car nous travaillons également sur des solutions Cloud IAAS, PAAS, SAAS, principalement sur Autodesk BIM 360, en impliquant en amont le client et l’ensemble des intervenants du projet.

Quelles sont tes passions hors de l’architecture et des nouvelles technologies ?

L’automobile, et en particulier les véhicules de collections. En fait, me concernant c’est un peu génétique, cette passion pour tout ce qui roule coule dans mes veines.

Si je remonte aussi loin que je sais, je tiens cela de mon grand-père. Il était chauffeur de taxi à Paris, dans sa Citroën Traction 15 chevaux. Forcément, un routier ça aime rouler, et ça aime ce qui roule.

Gorgée d’histoire, mécanique simple et efficace, design intemporel, les voitures de collections sont pour moi une véritable passion, les rencontres, les balades, ou tout simplement la restauration, à la recherche d’une perfection visuelle, je trouve et j’estime que c’est la plus belle des passions. 

Y-a-t-il un message particulier que tu aimerais faire passer aux lecteurs d’ABCD Blog ?

La première chose qu’il faudrait faire c’est de définir un objectif bien précis, en brassant large au début afin de filtrer ce qui risque de nous plaire le plus, une forme de passion pour pouvoir la vivre pleinement et non l’exercer. D’essayer au mieux de sortir du lot afin de se démarquer. Notre métier est plaisant car le coté de la créativité prime sur l’ensemble, il le devient de moins en moins quand ces contraintes, parfois entaillent notre production, et bien le génie de l’architecte, ou du socio-concepteur consiste dans le fait de trouver une solution la moins abrasive, le maestro.

Aucune inquiétude, les compétences se gagnent avec le temps et la persévérance, Rome ne s’est pas faite en un jour, il faut travailler, se former, car le métier que nous exerçons marque fortement notre cerveau, le but étant de le faire fonctionner à son paroxysme et pour ce faire, il faudrait être motivé et rassuré de l’objectif choisit en amont.

Reda, un grand merci pour cette interview très enrichissante. Nous te souhaitons de continuer ce voyage passionnant sur les routes du BIM.

La belle Agence MU Architecture lauréate d’un Groupe Scolaire et d’un centre Socio-culturel à Issy-les-Moulineaux

MU Lauréat d’un Groupe Scolaire et d’un centre socio-culturel avec un observatoire d’Aastronomie, à Issy-les-Moulineaux. (avec AC&T, Vizea, Euclid, BMF, Alternative, et Omega Alliance).

MU, c’est la rencontre à San Francisco de trois univers personnels qui se sont par la suite enrichis d’expériences à l’étranger. L’expressionnisme brésilien pour Maïra, l’ardeur viennoise pour Grégoire, la pureté japonaise pour Ludovic : trois trajectoires multiculturelles qui ont trouvé leur aboutissement avec la création de l’agence à Paris et à Tours. L’Agence travaille en BIM avec Autodesk Revit. Bravo pour ce beau projet gagné !

En savoir plus sur ce projet en cliquant ici.

En savoir plus sur l’Agence MU en cliquant ici.

Site officiel de l’Agence MU ici.

Au Royaume-Uni, le Construction Innovation Hub travaille sur une plateforme pour la construction des infrastructures sociales du futur

Le programme de conception de plateforme du pôle d’innovation du secteur de la construction au Royaume-Uni (Construction Innovation Hub) travaille sur un système de construction sous forme de plateforme composée d’un kit standardisé d’éléments constructifs capables à terme de développer des bâtiments d’infrastructure sociale.

Qu’est-ce que le programme de conception de plateforme ?

La construction change. Pour la première fois, un accord sur le secteur de la construction est financé, par le biais du programme Transforming Construction Challenge (TCC) de l’organisation UK Research & Innovation, qui vise à créer un secteur plus durable et plus productif. Le pôle d’innovation dans le secteur de la construction (Construction Innovation Hub) joue un rôle clé dans cette transformation en ciblant un environnement bâti offrant de meilleures performances tout au long de sa vie et en exploitant les technologies numériques et de fabrication afin d’y parvenir.

Le programme de conception de plateforme du Hub aide à créer de nouvelles solutions de plateforme pouvant être déployées sur plusieurs projets et secteurs. Ils travaillent en partenariat avec l’industrie dans le cadre de ce programme afin d’identifier, affiner et développer des solutions pouvant être déployées à grande échelle. Ils collaborent également avec les ministères pour comprendre leurs besoins en matière de nouveaux bâtiments tels que les écoles, les hôpitaux, les logements sociaux et bien plus encore.

Ils travaillent à cette fin en partenariat avec le gouvernement et l’industrie à son développement. En travaillant avec leurs clients, ils peuvent ainsi déterminer les besoins de ces bâtiments et les intégrer dans les spécifications de la plateforme pour le développement des projets futurs.

Leurs recherches avec des partenaires confirmeront que le meilleur type de bâtiment pour une approche basée sur une plateforme a bien :

  • Des hauteurs sous plafond jusqu’à 3 m
  • Des portées ne dépassant pas 9 ou 12 m
  • Jusqu’à 4 étages
  • Une utilisation flexible

Les avantages d’une approche basée sur une plateforme sont variés et comprennent :

  • Amélioration de l’assurance des bâtiments
  • Coûts du cycle de vie des bâtiments réduits
  • Amélioration de la santé et de la sécurité
  • Réduction des délais de livraison
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • Niveau supérieur de performances de la construction sur tout son cycle de vie

Une initiative publique et nationale à suivre avec grand intérêt. Pour en savoir plus, cliquez ici.

[Retour d’expérience] EGIS s’est doté d’INDALO pour anticiper la qualité de l’air intérieur sur la base du BIM

Maîtriser la qualité de l’air intérieur grâce à INDALO et au BIM !

Face à « une appétence de plus en plus forte sur le sujet de la qualité d’air intérieur », la société Egis s’est doté d’INDALO®, logiciel de simulation de qualité d’air intérieur développé par Octopus Lab et qui existe sous forme de plugin pour Autodesk Revit.

Julien Burgholzer, Directeur général adjoint d’Egis Bâtiments Grand Est, déclare : « Cette solution était la plus évidente pour simuler et anticiper [les niveaux futurs de polluants] dans nos projets ». Découvrez dans cette vidéo le retour utilisateur d’Egis sur les attentes de la maîtrise d’ouvrage sur la performance sanitaire des bâtiments à leur réception et comment Egis y répond grâce à INDALO® qui fonctionne avec Revit.

Comment fonctionne INDALO avec Revit ?

En savoir plus sur INDALO et Octopus Lab ici sur leur site officiel.

A26 Architectures lauréat du renouveau de la piscine Les bains des Docks du Havre

Nouvelle, A26 fait la une au Havre avec une piscine qu’ils font renaître !

L’accélération des mutations sociétales impacte chaque jour davantage la réflexion urbaine dans son ensemble, les stratégies immobilières et la discipline architecturale en particulier.

C’est dans ce contexte d’évolution permanente, impliquant souplesse et réactivité, partage des expertises et richesse des expériences, adaptabilité et rigueur technique, maîtrise des impacts et des coûts, qu’A26 a imaginé un positionnement d’agence d’architecture dédiée à la diversité des problématiques des maîtres d’œuvre d’aujourd’hui.

Architectes, ingénieurs, bureaux d’études, économistes, A26 offre en interne toutes les compétences de multi-spécialistes au service d’une architecture innovante c’est-à-dire responsable, efficace, esthétique et évolutive.

Recherchant systématiquement l’équilibre entre pertinence des investissements, bien-être des usagers, apport à la société, les équipes d’A26 conçoivent et réalisent des bâtiments dont la valeur réside dans l’intelligence collective qui a présidé à leur conception.

A la pointe de l’innovation, A26 Architectures travaille en BIM, notamment sur Autodesk Revit.

Les bains des Docks

Désignée « piscine urbaine la plus cool du monde » par The Telegraph, Les Bains des Docks est un complexe aquatique imaginé par 𝗝𝗲𝗮𝗻 𝗡𝗼𝘂𝘃𝗲𝗹. Il fut inauguré en 2008 incarnant le renouvellement urbain réalisé par la Ville du Havre qui engage un important programme de travaux permettant d’enrichir l’offre de services avec A26 architectures

« Nous disposons d’un équipement dont la renommée dépasse désormais largement les frontières de la communauté urbaine. Il convient d’entretenir cette attractivité en proposant de nouveaux services», explique Edouard Philippe, maire du Havre, président de Le Havre Seine Métropole

« Les Bains des Docks, c’est avant tout la force d’un projet « Renaissance Renouveau » explique Maxime Gagliardi Président de PRESTALIS , mandataire du groupement lauréat PRESTALIS et CRAM sas
Les propositions d’A26 architectures présentées aux Ateliers Jean Nouvel ont contribué à susciter l’adhésion des équipes d’Edouard Philippe.

Le projet sera réalisé en BIM avec Revit.

Leurs missions :

  • Création d’un espace balnéothérapie.
  • Aménagement d’un salon SPA.
  • Réaménagement de l’espace d’accueil.
  • Reconfiguration de l’espace enfants.
  • Performance énergétique et réduction des consommations.

Découvrez les images du projet ici.

Site officiel de l’agence A26 ici.

Royaume-Uni : La boîte à outils numérique de L&Q peut-elle stimuler le développement du hors site pour le logement abordable et booster le secteur de la construction ? A lire sur BIM+


Une nouvelle preuve d’imagination et de pragmatisme de nos voisins Britanniques !

Une boîte à outils numérique pourrait-elle faire économiser au secteur britannique de la construction plus de 7 milliards de livres sterling par an, tout en aidant à lutter contre la crise du logement ? Un article de qualité à découvrir sur l’excellent site BIM+ ici.

Le consortium COLAB, qui consiste en un partenariat mené par L&Q aux côtés de Virtual Viewing, Hawkins \ Brown et HTA Design, le pense certainement. Le groupement a lancé un nouveau projet qui a le potentiel de transformer la façon dont les maisons sont conçues et construites au Royaume-Uni.

Ce projet de 15 mois est financé par Innovate UK dans le cadre du récent concours Transforming UK Construction Round 2 : MMC, Digital and Whole-Life Performance. L’équipe gagnante a entrepris de développer une boîte à outils numérique «Design for Manufacturing and Assembly» (DfMA).

Les technologies de fabrication hors site sont de plus en plus considérées comme l’avenir de la construction de maisons au Royaume-Uni, accélérant les temps de construction tout en permettant la livraison de maisons de qualité constante. Cependant, il existe encore des barrières qui retardent la transition des méthodes de construction traditionnelles aux méthodes modernes de construction (MMC au Royaume-Uni pour Modern Methods of Construction).

Les constructeurs de maisons ont généralement du mal à livrer des maisons préfabriquées hors site en volume et à grande échelle. Le logiciel DfMA qui est en cours de conception rendra cela plus facile, en créant une base de données centrale dans laquelle les composants hors site pourront être stockés et sélectionnés pour une utilisation dans de nouveaux modèles de maisons. Ces composants standards comprendront des éléments de construction, notamment des modules de salle de bain, des gaines et armoires techniques et des modules de balcon, ainsi que des aménagements d’appartements entiers. Ces éléments garantiront que les associations de logement puissent réfléchir à la façon dont les maisons seront construites dès le départ. Cette solution aura également le potentiel de permettre aux promoteurs de s’approvisionner directement auprès des fournisseurs.

La boîte à outils affichera des informations sur la durabilité et le niveau des déchets, aidant les constructeurs à trouver des solutions pour construire des maisons plus propres et plus durables.

On estime que ce programme, considéré comme le premier du genre au Royaume-Uni, pourrait accélérer les programmes de conception et de construction de 30%, offrant ainsi des économies totales d’environ 25% aux constructeurs.

Et s’il était adopté plus largement, il pourrait entraîner une économie moyenne de 7,6 milliards de livres sterling par an pour le secteur de la construction résidentielle – sur la base d’une dépense moyenne de l’industrie de 36,5 milliards de livres sterling (en 2016/17).

L’équipe en place vise à terminer le projet d’ici juin 2021 et s’associe aux associations de logement, aux autorités locales et aux constructeurs de maisons pour le déployer.

Un programme de développement de 15 mois

L&Q est l’une des principales associations caritatives et promoteurs de logements au Royaume-Uni. En 2018/2019, 2862 maisons ont été achevées et l’association dispose d’un pipeline de développement de 50 400 maisons, dont 16 000 sur place. L’utilisation des MMC (Méthodes Modernes de Construction ou hors site) est actuellement limitée aux développements en dehors de la capitale, où elle est en joint-venture avec Stewart Milne. Mais le plan est d’évoluer progressivement vers une utilisation croissante des MMC au cours des 10 prochaines années. Ils se concentrent ainsi sur la R&D et le développement de cette feuille de route. La boîte à outils DfMA faisant partie de cette transition.

L’idée est née de la nécessité pour le secteur de commencer à penser différemment pour mettre à disposition les logements nécessaires. Après avoir eu cette idée il y a quelques années, L&Q, Hawkins \ Brown et HTA ont obtenu un financement gouvernemental qui leur a permis de faire avancer les choses, avec notamment l’utilisation de la réalité et visualisation virtuelle pour concevoir et configurer une interface graphique facile à utiliser pour l’application.

L’objectif de 300 000 nouvelles maisons par an mais il ne peut etre atteint avec des moyens traditionnels. En moyenne, le Royaume-Uni a construit environ 155 000 maisons par an au cours des 30 dernières années. Il fallait donc trouver une façon de construire plus intelligente, impliquant une plus grande utilisation des MMC et de la technologie numérique.

Les associations de logement sont quant à elles invitées à réfléchir tôt au processus de construction afin d’utiliser une approche hors site dès les premières réflexions.

L’Equipe en charge de cette initiative souligne que l’utilisation de composants et de mises en page normalisés ne signifie pas que toutes les maisons se ressembleront. «Pour rendre les méthodes modernes de construction efficaces, vous avez besoin de production à grande échelle, mais vous devez trouver un équilibre entre fournir une bonne quantité de variations pour le produit final, tout en ayant une standardisation maximale du noyau ou de la plateforme. »

Le BIM au cœur du process

HTA et Hawkins \ Brown sont en train de créer des schémas standards L&Q et des types de composants élaborés au sein de modèles Autodesk Revit, que les équipes de développement et de vente L&Q pourront appeler à partir de la base de données de la boîte à outils.

© BIM+ 2020

Cela sera comme un portail central qui donne accès aux informations de conception et aux informations de modèle 3D qui peuvent être utilisées par les équipes de conception dans le développement de leur projet et qui leur permettra de sélectionner les produits ou composants (balcons, salles de bains, appartements entiers) à partir d’un ensemble d’éléments à disposition. Mais son potentiel est beaucoup plus large et pourrait couvrir l’ensemble du processus des premières esquisses jusqu’à la déconstruction pour tout un portefeuille de bâtiments ».

La solution démontrera également, à travers une interface utilisateur conviviale, comment utiliser l’outil et ses composants pour développer la conception du bâtiment et éventuellement gérer par la suite l’actif construit. Elle pourrait également être utilisée pour les ventes et le marketing et pour la communication interne générale dans toute l’organisation. Ceci est important en soi dans la démarche de normalisation.

Les familles BIM disposent de suffisamment de détails et de métadonnées pour se procurer directement les produits des fabricants / fournisseurs et / ou entrepreneurs.

Une fois terminé, le consortium s’engagera avec l’industrie de la construction pour encourager les autres à bénéficier de la boîte à outils. Chaque fournisseur de logement qui souhaitera l’utiliser devra le nourrir avec ses propres «produits» et gérer l’outil.

Un très beau projet dont nos devrions nous inspirer !

Découvrez l’article complet en anglais ici.

Le Gouvernement Britannique lance son « Construction Playbook », un guide des bonnes pratiques et usages pour les projets et programmes publics afin de préparer le Royaume-Uni de demain

Le Construction Playbook ou «manuel pour la construction» du gouvernement britannique, lancé il y a quelques jours, est censé changer la donne et créer un «marché numérique ouvert et dynamique pour l’Industrie de la construction », appuyé par les chiffres clés de l’industrie.

Le manuel de construction devrait être similaire au manuel d’externalisation (Outsourcing Playbook) existant et il fournira des conseils sur la planification, l’évaluation, la sélection des contrats et leur mise en œuvre.

La publication de ce document fait suite au lancement cet été de la Feuille de route pour le rétablissement du Construction Leadership Council (CLC), qui énonce une série d’engagements pour transformer et renforcer la construction à la suite de la pandémie de COVID-19.

Le CTC a déclaré qu’il espérait que ce Guide cultive une relation plus solide et plus durable entre le gouvernement et l’industrie et qu’il offre la possibilité d’une approche «plus stratégique et moins transactionnelle» de la livraison de la construction.

Le manuel de construction est disponible à l’adresse suivante : https://www.gov.uk/government/publications/the-construction-playbook

Le manuel de construction est axé sur la réalisation de projets et de programmes depuis les premières phases. Qu’il s’agisse de la réalisation d’un projet d’école, d’hôpital ou d’infrastructure majeure, les principes et les politiques de ce manuel transformeront la façon dont sont évalués, achetés et gérés les projets et programmes de construction de biens publics.
Il incite à penser aux projets et aux programmes différemment. Le changement transformationnel ne sera réalisé qu’en abordant le risque, la durabilité et l’innovation dans les portefeuilles de projets et de programmes. Il incite à exploiter l’excellence qui existe déjà et à en tirer des leçons pour faire progresser et renforcer la santé du secteur, notamment en s’attaquant aux faibles niveaux de productivité et aux futures pénuries de compétences. Il est dans l’intérêt du Royaume-Uni de créer une industrie rentable, durable et résiliente avec une main-d’œuvre bien formée pour l’avenir.
Le lancement réussi d’un projet peut prendre plus de temps au début, mais le retour sur investissement n’en sera que plus important lors de la livraison. Pour ce faire, il est nécessaire de rassembler des personnes issues de différentes fonctions afin de créer des équipes dotées de l’expertise appropriée. Cette approche améliorera le potentiel de réussite – «ne pas planifier, c’est planifier l’échec».

En adoptant les règles de ce manuel, le secteur pourra :

  • Établir des spécifications claires et appropriées axées sur les résultats, conçues avec la contribution de l’industrie pour garantir que l’amélioration et l’innovation soient favorisées de manière continues.
  • Favoriser la passation de marchés à plus long terme entre les portefeuilles, le cas échéant. Des plans à long terme pourront être élaborés pour les principaux types d’actifs et les programmes afin de générer une plus grande valeur grâce aux dépenses publiques.
  • Normaliser autant que possible les projets, les composants et les interfaces.
  • Stimuler l’innovation et les méthodes modernes de construction (MMC), grâce à la normalisation et à l’agrégation de la demande, à l’augmentation de la capacité des clients et à l’établissement d’exigences claires des fournisseurs.
  • Créer des accords contractuels durables et gagnant-gagnant qui encouragent de meilleurs résultats, améliorent la gestion des risques et favorisent la santé financière générale du secteur.
  • Renforcer l’évaluation financière des fournisseurs et se préparer aux rares occasions où les choses tournent mal, avec l’introduction d’exigences d’information sur la planification de la résolution dans les contrats critiques.
  • Accélérer la livraison des projets et des programmes de bout en bout en investissant dès le départ avec du temps et des ressources pour préparer les projets à la réussite.

Le Playbook permettra, en créant le bon environnement :

  • D’améliorer la sécurité des bâtiments et des lieux de travail pour s’assurer de créer des installations sûres afin de protéger la main-d’œuvre.
  • De progresser vers l’engagement zéro net Britannique pour 2050 et se concentrer sur une approche carbone pour toute la vie pour lutter contre le changement climatique et fournir des installations plus durables conçues pour l’avenir.
  • De promouvoir la valeur sociale qui aidera les communautés locales à se remettre du COVID-19, à lutter contre les inégalités économiques, à promouvoir l’égalité des chances et à améliorer le bien-être.

L’intégration du manuel de construction dans les méthodes de travail Britanniques a déjà commencé, mais c’est un voyage que l’ensemble de leur gouvernement entreprendra ensemble avec l’Industrie afin d’améliorer la façon dont ils exécutent les projets et les programmes. Le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre un programme de mise en œuvre pluriannuel pour favoriser l’amélioration sur la base du «respect ou de l’explication», reconnaissant qu’il n’existe pas d’approche universelle.
Ce manuel continue de s’appuyer sur leurs ambitions énoncées dans leur précédent rapport Construction 2025, la stratégie nationale infrastructure 2020 et rassemble les meilleures pratiques de l’ensemble du secteur public. C’est l’un des principaux piliers du gouvernement afin d’améliorer la prestation, tout en améliorant les capacités du SRO (Senior Responsible Owner (SRO)), en planifiant la réforme et en prenant des mesures pour remédier aux pénuries de compétences potentielles et former la future main-d’œuvre.
Le Gouvernement Britannique dit conduire la réforme de l’industrie à travers ses actions d’achat, et ce manuel définit ce qu’ils attendront (et pour lesquels ils passeront des contrats) de l’industrie, y compris l’amélioration continue de la sécurité des bâtiments et du lieu de travail, les coûts, la rapidité et la qualité des données, l’investissement dans la formation de la future main-d’œuvre par le biais de l’amélioration des compétences et des apprentissages, et de l’adoption du cadre britannique BIM. Pour soutenir cela, les fournisseurs doivent adopter les principes et les politiques énoncées dans ce manuel tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Ce manuel est un «pacte» entre le gouvernement et l’industrie pour définir la manière dont ils travailleront ensemble à l’avenir. Ce n’est qu’en agissant de concert et en alignant leurs efforts qu’ils pourront parvenir à une réforme durable – en améliorant les bâtiments publics qu’ils livrent, répondant aux besoins quotidiens des personnes qui les utilisent et offrant un bon rapport qualité-prix aux contribuables.

Propos de :
Gareth Rhys Williams – Chef du gouvernement
Agent commercial
Nick Smallwood – Directeur général,
Responsable des infrastructures et des projets

Le manuel de construction est disponible à l’adresse suivante : https://www.gov.uk/government/publications/the-construction-playbook

[Projet] 3XN, B + H et Zhubo Design sélectionnés pour concevoir le nouveau et magnifique Musée d’Histoire Naturelle de Shenzhen

Un magnifique projet qui mettra en avant l’environnement naturel de Shenzhen

Le consortium d’Agences d’Architecture constitué de 3XN, B + H et Zhubo Design, a remporté la première place dans un concours international attirant plus de 70 propositions du monde entier. Quinze équipes ont été sélectionnées pour la phase d’appel d’offres, représentant 18 pays d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe.

3XN, B + H et Zhubo Design ont récemment remporté la première place d’un concours international d’Architecture pour la conception du nouveau musée d’histoire naturelle de Shenzhen, qui deviendra l’une des «dix installations culturelles de la nouvelle ère» de Shenzhen et le premier musée naturel à grande échelle du Sud La Chine une fois terminé.

3XN / GXN est une agence d’architecture Danoise. La philosophie de 3XN est basée sur la conviction que les bâtiments sont plus que la somme de leurs entités et ils cherchent constamment à réaliser une synthèse de la conception, de la fonction et du contexte. Leurs bâtiments sont parfaitement adaptés à chaque situation, mais cherchent toujours à allier beauté et sens en mettant l’humain au centre du projet. Concevoir des bâtiments légers et connectés, assure clarté et bien-être à leurs utilisateurs. L’Agence travaille de manière innovante en BIM avec Autodesk Revit.

B+H est une agence d’Architecture Internationale travaillant aussi en BIM avec Autodesk Revit. Zhubo Design est une Agence d’Architecture Chinoise.

Situé à côté du pittoresque lac Yanzi dans le district de Pingshan à Shenzhen, la nouvelle installation de 100000 m2 sera un musée des sciences naturelles de classe mondiale dédié à l’interprétation des lois de l’évolution naturelle, montrant les géographies de Shenzhen et son écologie dans une perspective mondiale, et défendra activement la science.

Le projet gagnant, intitulé «Delta», s’élève de façon transparente du delta du fleuve, invitant les visiteurs et les résidents à voyager le long de son toit végétal accessible.

Un parc public s’étend sur tout le toit et met en valeur les géométries organiques du musée d’histoire naturelle. Comme un cours d’eau trouvant sa forme en équilibre avec la terre, chaque virage encadre une nouvelle vue spectaculaire sur le parc environnant, les collines et le lac depuis les terrasses d’observation dédiées le long du parc sur le toit.

La conception de ce beau projet étend le réseau de parcs publics et vise à maximiser l’accès aux espaces verts luxuriants avec une gamme d’activités destinées à garder le site ouvert et actif tout au long de la journée – du jogging tôt le matin aux promenades en fin de soirée. Cela donne l’occasion aux résidents et aux visiteurs de profiter et d’être en communion avec la nature.

Découvrez l’intégralité de ce projet lauréat en cliquant ici.

Séméio Architecture livre son projet B3 – BIM, Bois, Bepos

Achèvement des travaux de ce projet vertueux de l’agence à Chanteloup en Brie

Séméio architecture est une Agence d’Architecture qui rassemble 5 associés et une quinzaine de collaborateurs dans 2 agences, à Paris et à Lyon. Carine Deschamps, Paul Jubert, Silvère Weiss, Andreina Risi et Ivan Le Garrec ont choisi ce nom pour incarner le sens accumulé de leur pratique  au fil de leurs projets et de leurs réflexions. Nous les avions rencontrés et suivis il y a quelques années dans le cadre de leur passage au BIM avec Autodesk Revit.

Depuis 10 ans, une soixantaine de projets ont été conçus et réalisés par l’agence. D’autres – concours perdus ou projets abandonnés – s’ils n’ont pas été réalisés ont été des étapes importantes de leur chemin. 

Les 2 agences de Montreuil et de Lyon  travaillent ensemble à des programmes multiples (logements, résidences thématiques, accueil médico-social, santé, EHPAD, écoles, bureaux, tourisme, hôtels, études urbaines) un peu partout en France dans des contextes et des paysages variés  (urbain dense, ZAC, zones rurales, cœurs de bourg, montagne, zones à risques) pour des maîtres d’ouvrages privés, publics et institutionnels. 

Le développement de Séméio ces dernières années autour de projets plus complexes (aménagements urbains & programmes multi-fonctionnels) est lié à cette capacité de leur architecture à articuler toutes les variations d’écriture qui enrichissent les lieux de vies et les paysages.

Un projet vertueux, le B3

SEMEIO, en groupement avec l’entreprise LIFTEAM, SCOPING et ETAMINE livre le projet B³ (Bim, Bois, Bepos) : 62 logements collectifs pour le compte de TERRALIA (Groupe ESSIA) développé en partenariat avec l’EPAMARNE.

Un projet innovant pour l’ensemble des acteurs : 100% ossature bois, Label E3C1-Biosourcé Niveau 2 – BEPOS 2017

Ce projet consistait en la construction en conception réalisation d’un programme d’environ 62 logements en accession, parking et show-room / services.

  • Surface : SP : 5031m²
  • Performance : OSSATURE BOIS, BEPOS 2017, NF HABITAT HQE, BIO SOURCE NIVEAU 2
  • Maîtrise d’Ouvrage : TERRALIA
  • Maîtrise d’Oeuvre : Séméio architecture – LIFTEAM, entreprise de construction bois – SCOPING, bureau d’études TCE – ETAMINE, études environnementales – CBS, structure bois – Laurence Jouhaud, paysagiste
  • Equipe Semeio : Paul Jubert, Ivan Le Garrec, Nelly Bonnet, Elsa Dupont, Camille Fahy, Carla Petrelli, Halima Temam-Saïdani
    Date : 2016-2020
    Crédits images : Photos : Sergio Grazia
Logements

Un espace rural par sa typologie de grand corps de ferme autour d’un espace central, par sa volumétrie de grande longère couronnée de toitures à deux pentes en tuiles, par la régularité tranquille de ses percements verticaux, par l’utilisation massive du bois et l’absence quasi totale de voitures sur le site.

Un projet d’avant-garde par sa volonté d’être un programme à énergie positive utilisant plus de 220 m2 de panneaux photovoltaïques, par son utilisation radicale d’une construction en bois sans éléments en maçonnerie hors du sous-sol.

Mais c’est surtout un espace dédié à tout ce que le travail de l’architecture et de la matière construite peut apporter au plaisir d’habiter.

Source ici.