Les grandes tendances relatives à la réalité virtuelle en 2021 dans le secteur de l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction selon Unity – 15 Experts reconnus s’expriment !

L’industrie de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction (AEC) a toujours eu une évolution lente. Notamment, la productivité dans la construction n’a augmenté que d’un pour cent par an au cours des deux dernières décennies, selon McKinsey & Company. C’était avant 2020 ! L’impact de la COVID-19 sur l’industrie de l’AEC a été quant à lui immédiat et continue à l’être maintenant et il le sera à l’avenir. Les entreprises doivent s’adapter à cette nouvelle normalité qui a changé toutes les étapes du cycle de vie des bâtiments.

Le travail à distance a contraint les entreprises à trouver de nouvelles façons de communiquer, de collaborer et de créer. La coronavirus a changé la façon dont les bâtiments et en particulier les bureaux seront conçus pour un monde post-pandémique. Alors que 2020 touche à sa fin, 2021 est sur le point d’apporter encore plus de changement.

Unity nous fait le plaisir de dévoiler quelques-unes des principales tendances qui façonneront le secteur de l’AEC en 2021 et au-delà par la voix de 15 Experts reconnus du marché.

  • La réalité mixte (XR) étendra la convivialité des actifs numériques AEC existants et fera de la modélisation de haute qualité une option plus rentable. L’industrie investira dans des technologies qui apporteront les «véritables capacités de XR à l’économie au sens large» et fourniront «une compréhension partagée et claire entre toutes les parties prenantes».
  • Les jumeaux numériques continueront de prendre de l’ampleur dans le monde de l’AEC dans le cadre d’un mouvement de normalisation. L’évolution continue de la technologie des jumeaux numériques «soutiendra la démocratisation des jumeaux numériques, permettant à une nouvelle vague d’utilisateurs de créer des jumeaux numériques» et «d’améliorer la productivité, la sécurité et la qualité».
  • La 3D temps réel, le BIM et la conception et la construction virtuelle (VDC) permettront à l’industrie de l’AEC d’utiliser des environnements numériques interactifs pour rendre leur travail plus accessible, plus engageant et apporter une valeur ajoutée pour les parties prenantes.

Ce sera l’année où «les économies de coûts pour ceux qui ont eu la vision de l’utilisation du temps réel dans le secteur de l’AEC anticipent depuis le début». Lisez la suite pour plus d’informations de 15 experts AEC sur les tendances qu’ils prévoient de définir 2021.

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Pilotes BIM – Un guide de démarrage et de déploiement à disposition, pour faire ses premiers pas en toute sérénité

Les premiers pas vers le BIM sont souvent une expérience passionnante mais délicate, qui nécessite de définir une stratégie, des objectifs, des moyens, ainsi qu’un accompagnement et des ressources. Comment anticiper tout cela lorsqu’on est seul et qu’on ne sait par où commencer ? Autodesk avait mis à disposition il y a quelques temps déjà, deux guides très pratiques permettant de faire ses premiers pas dans le BIM : un guide de démarrage ainsi qu’un guide de déploiement. Découvrez-les ci-dessous.

1 I Pilote BIM – Guide de Démarrage

Passer au BIM peut sembler une tâche ardue. Ce guide vous fournira un cadre simple qui vous aidera à mettre en pratique le BIM au sein de votre société et votre organisation. Une mise en œuvre réussie du BIM nécessite une approche prudente et structurée qui prend en considération les nombreux composants intégrés de l’activité d’une entreprise, à commencer par la vision et le leadership qui s’étendent aux individus qui appliqueront le BIM dans leur exécution quotidienne de projets. Les projets pilotes sont une composante d’un plan de mise en œuvre BIM bien pensé. Ce guide présente un cadre pour aider les organisations à planifier la mise en œuvre de projets pilotes BIM et sert d’introduction au manuel de déploiement pilote BIM décrit ci-dessous.

Téléchargez le guide de démarrage de pilote BIM en cliquant ici.

2 I Pilote BIM – Manuel de déploiement

L’objectif du manuel de déploiement pilote BIM est de fournir un cadre auquel les architectes, ingénieurs, géomètres, ingénieurs en génie civil, entrepreneurs et maîtres d’ouvrage puissent se référer pour déployer les processus et les meilleures pratiques BIM. Ce document accompagne le guide de démarrage de projet pilote Autodesk BIM détaillé ci-dessus. Ce modèle peut être utilisé pour aider à construire un plan de mise en œuvre d’un processus BIM. Chaque section fournit des conseils et des exemples pour compléter ce modèle modifiable. Ce document fait des suggestions sur les rôles et responsabilités de chaque partie, le détail et la portée des informations à partager, les processus métier pertinents et les logiciels à mettre en œuvre. Ce manuel de déploiement vous aidera également à identifier les équipes projet, à définir les processus clés et les dépendances tout au long de votre projet, à attribuer des rôles et des responsabilités et à sélectionner des solutions logicielles permettant une collaboration efficace afin de réduire les coûts de votre projet.

Téléchargez le manuel de déploiement de pilote BIM en cliquant ici.

[Conférence] BIM, le futur de la construction avec bsi. Autodesk et Bouygues Immobilier – Inscrivez-vous !

BSI Group France, aux côtés de ses partenaires Autodesk et Bouygues Immobilier, organise le jeudi 28 janvier 2021, une matinée de conférences en ligne dédiées au secteur de la construction et à son futur.

Durant cet évènement, vous assisterez à différentes interventions où des experts du secteur évoqueront notamment l’importance de l’utilisation du BIM dans les projets de construction, mais également, la transformation digitale qui s’opère dans ce secteur.

Vous êtes un professionnel du secteur de la construction et souhaitez en savoir plus ? Inscrivez-vous dès maintenant pour assister à cette matinée de conférences en ligne ! BSI organise le jeudi 28 janvier 2021 une matinée de conférences en ligne dédiées au secteur de la construction, en partenariat avec Autodesk et Bouygues Immobilier.

  • Date : jeudi 28 janvier
  • Horaires : 9:00 – 12:00

S’inscrire en cliquant ici.

Les conférences :

  • Richard Daws & Rahul Shah, BSI – BSI Business Value of BIM and ISO19650
  • Emmanuel Di Giacomo, Autodesk – The Future of Construction
  • Gonçalo Ducla Soares, Bouygues Immobilier – Le BIM vu du côté de la maîtrise d’ouvrage

Les intervenants :

Richard Daws – Business Development Manager, Product Certification, BSI

Ingénieur de formation, Richard a été fortement impliqué dans les améliorations et la mise en place de la numérisation de la fabrication de produits dans le secteur industriel dans les années 90. Par la suite, il a participé à de nombreux développements commerciaux en France, au Royaume-Uni et dans le monde. Au sein de BSI France, il est responsable de toutes les certifications de produits, et est passionné par la transformation numérique mondiale que nous vivons actuellement.


Rahul Shah – Client Director
EMEA, Built Environment, BSI

Rahul Shah a travaillé pour et avec des propriétaires d’actifs, des entrepreneurs de premier plan, des architectes, des ingénieurs et des fabricants. Avec plus de 23 ans d’expérience, il a occupé des postes de responsables de la transformation numérique, menant à bien la stratégie de projet de mise en œuvre BIM à l’échelle mondiale. Au cours de sa carrière, Rahul a acquis de l’expérience dans la mise en œuvre de diverses initiatives numériques sur une gamme variée de projets, notamment des programmes de régénération urbaine à grande échelle représentant plusieurs milliards de livres, tels que des hôpitaux, aéroports, résidences d’habitation, datacenters, espaces publics à usage mixte, stades, et métros.

*Rahul Shah interviendra en anglais.


Emmanuel Di Giacomo
EMEA AEC Ecosystem Development Manager & Architect, Autodesk

Fort de plus de 6 ans et demi en tant que conseiller technique et méthodologique BIM sur Autodesk Revit pour la région Europe du Sud, Emmanuel Di Giacomo est titulaire d’un diplôme d’Architecte D.P.L.G. (1993). Avec plus de 30 ans d’expérience dans la 3D pour l’Architecture et le BTP. Il est actuellement Responsable du Développement des écosystèmes BIM pour l’Europe chez Autodesk. Il était auparavant Responsable Technique avant-vente AEC Architecture pour Autodesk France avec notamment comme rôle la préconisation de solutions BIM pour l’Architecture auprès des grandes Agences d’Architecture et des Clients Grands Comptes dans le domaine du Bâtiment et de la Construction.


Gonçalo Ducla Soares – Architecte et spécialiste du BIM, Bouygues Immobilier

Gonçalo Ducla Soares a eu l’occasion d’explorer les interfaces entre Informatique et Architecture lors de deux ans passés au MIT au début des années 2000. Après cette expérience, il a donné des cours de Conception et Projet Assistés par Ordinateur à l’Université de Lisbonne, et a travaillé en agence d’architecture à Paris comme architecte, d’abord en tant qu’assistant et puis en tant que chef de projet. Fort de son expérience au MIT, il a été chargé de développer et déployer le BIM au sein de l’agence.

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La norme UNI 11337 en Italie définit précisément les contours du BIM obligatoire

En Italie, la Norme UNI 11337 (UNI est l’équivalent de notre AFNOR) régit les grands principes du BIM

La norme UNI 11337 sur l’adoption de la méthodologie BIM en Italie était d’abord une initiative totalement privée, généralement limitée aux projets développés sous l’inspiration d’influences internationales, mais récemment, elle s’est finalement installée de manière systématique surtout grâce à l’introduction d’une nouvelle législation (DM 560 / 2017) et un règlement technique (UNI 11337) parmi les plus influents d’Europe.

Le décret précité, décret Baratono, prévoit une « introduction progressive du caractère obligatoire des méthodes précitées dans le cadre des appels d’offres publics »: à partir de 2019, l’utilisation du BIM est obligatoire pour les travaux définis comme « complexes », c’est-à-dire dont les montants sont égaux ou supérieurs à 100 millions d’euros, un seuil qui sera réduit annuellement jusqu’en 2025 où l’adoption est prévue pour l’ensemble des constructions. De plus, d’un point de vue technique, au cours des deux dernières années, l’Italie a considérablement développé la norme UNI 11337 qui fut la première à approfondir les typologies professionnelles impliquées dans le BIM et qui est la seule annexe nationale à l’ISO 19650-1-2 : 2019, en plus du PAS 1192 britannique.

Les 10 parties de la norme :

Partie 1 | modèles, dessins et objets

Notions de «données», «informations» et «contenu informatif», méthodes de transmission et de représentation à travers des documents et des modèles, la signification des objets numériques et des structures d’information des produits et des processus.

Partie 2 | dénomination et classification

Systèmes de classification et de dénomination des constructions, objets et activités.

Partie 3 | (fiches d’information) LOI et LOG

Modèles pour la collecte, l’organisation et le stockage des informations techniques des produits à construire : définition des caractéristiques, des attributs caractéristiques et répartition entre LOG et LOI.

Partie 4 | LOD et objets

Evolution et développement des modèles d’informations, documents et objets.

Partie 5 | gestion des modèles et des documents

Rôles, exigences et flux nécessaires à la production, à la gestion et à la transmission d’informations et à leur connexion et interaction dans les processus de construction numérisés.

Partie 6 | exemple de spécifications informatives

Indications de procédure pour la rédaction des spécifications d’information, structure générale et caractéristiques.

Partie 7 | qualification des professionnels

Besoins de connaissances, de compétences et de compétences des personnalités impliquées dans la gestion et la modélisation de l’information : BIM Manager, CDE Manager, BIM Coordinator, BIM Specialist.

Partie 8 | PM / BIM-M

Processus d’intégration entre les activités et les rôles d’information ainsi que les activités et les rôles traditionnels du secteur de la construction.

Partie 9 | modèle de construction

Gestion de l’information pendant l’exploitation : Due Diligence, plateforme collaborative et modèle construit.

Partie 10 | vérification administrative

Lignes directrices pour la gestion de l’information numérique des pratiques administratives.

Glossaire de la norme UNI

CI

Spécifications d’Information : explication des besoins d’information et des exigences demandées par le client aux entrepreneurs.

OGI

Offre de Gestion de l’Information : document de proposition technico-économique relatif aux travaux, en réponse aux besoins et au respect des exigences du client exprimées dans le cahier des charges de l’information.

IGP

Plan de Gestion de l’Information : planification opérationnelle de la gestion de l’information mise en œuvre par l’entreprise en réponse aux besoins et au respect des exigences du client exprimées dans les spécifications d’information.

AcDat (Ambiente di condivisione dati)

Environnement de partage de données.

CDE Environnement de données commun.

Plateforme numérique pour le partage de données numériques.

Discipline

Spécialisation d’une connaissance à caractère humaniste, scientifique ou pratique.

MEP

Mécanique, électricité et plomberie : Disciplines d’ingénierie.

Modèle

Virtualisation de la construction selon la discipline à laquelle elle appartient.

AIM

Modèle vérifié ou modèle d’information sur les actifs : modèle final de la construction publié à la suite de la vérification du projet

Objet

Virtualisation de la géométrie et des caractéristiques non géométriques d’entités finies, physiques ou spatiales, liées à une construction, ou à un ensemble de constructions, et leurs processus

IFC

L’IFC est un format ouvert, neutre et standard développé par buildingSMART qui permet l’interopérabilité entre les différents participants à un projet sans nécessiter l’utilisation d’un logiciel spécifique.

Format ouvert

Format de fichier basé sur une syntaxe spécifique du domaine public dont l’utilisation est ouverte et accessible à tous les opérateurs sans avoir besoin d’applications logicielles spécifiques. Il constitue l’approche collaborative basée sur des standards et des workflows «ouverts» entre différents logiciels

Format propriétaire

Format de fichier basé sur une syntaxe spécifique n’appartenant pas au domaine public dont l’utilisation est limitée à des conditions d’utilisation spécifiques établies par le propriétaire du format BIM.

openBIM

C’est l’initiative promue par différents éditeurs de logiciels pour garantir l’interopérabilité des données via ISO 16739 (IFC).

LOG

Niveau de développement des objets – Attributs géométriques : niveau de profondeur et de stabilité des attributs géométriques des objets numériques qui composent les modèles. Partie constitutive des LOD, avec les LOI, faisant référence aux attributs géométriques

LOD

Dérivation du libellé anglo-saxon « Level of Development ». Niveau de développement des objets – Attributs géométriques : niveau de profondeur et de stabilité des attributs géométriques des objets numériques qui composent les modèles. Partie constitutive des LOD, avec les LOI, faisant référence aux attributs géométriques

LOI

Niveau de développement des objets – Attributs d’information : niveau d’approfondissement et de stabilité des attributs d’information des objets numériques qui composent les modèles. Partie constitutive du LOD, avec le LOG, se référant aux attributs non géométriques.

QTO

Quantity Take Off, c’est-à-dire l’extraction du modèle de quantités et de listes de la base de données d’informations contenues dans le modèle.

Incohérences

Incohérences des données associées aux objets par rapport aux réglementations et exigences spécifiques.

Les interférences ou clashs

Collisions géométriques entre objets présents dans les modèles à la fois de la même discipline et entre les modèles de disciplines différentes.

Vérification du modèle

Activité qui traite de la vérification et de la validation des modèles BIM. Les contrôles sont effectués en recherchant les interférences et les incohérences géométriques et informatives au travers de méthodes automatiques réalisées par des applications appropriées dédiées à cette finalité.

Vérification des normes/règles

Activité qui traite de la vérification de la conformité réglementaire technique / législative de référence.

Scan-to-BIM ou rétroconception

C’est le processus de rétro-ingénierie qui utilise des technologies d’acquisition de données, telles que des scanners laser, pour obtenir des nuages ​​de points à utiliser comme base pour la modélisation BIM.

La gestion d’actifs

C’est l’ensemble de toutes les activités à caractère commercial, technique et administratif et relatives à l’immobilier. Ces activités peuvent également être considérées comme des activités de gestion de portefeuille.

Les professions prévues par la loi

Les professionnels décrits dans la partie 7 de la nouvelle norme UNI sont au nombre de quatre :

Spécialiste BIM

Il est l’opérateur avancé de la gestion et de la modélisation de l’information, il agit au sein d’entités individuelles et travaille à travers certaines procédures numérisées en s’appuyant sur la modélisation d’objets. Représente la personne qui a la capacité opérationnelle sur les fonctionnalités d’applications spécifiques et est capable de traduire et de transférer des compétences disciplinaires en termes numériques, en collaborant activement avec les autres spécialistes disciplinaires eux-mêmes et en soutien du coordinateur BIM. De plus, il analyse les principaux contenus du cahier des charges de l’information et du plan de gestion de l’information afin de fonctionner conformément à ceux-ci, effectue des vérifications préliminaires sur le modèle d’information et contribue à la validation de la cohérence informationnelle des objets individuels.

Coordinateur BIM

Il est le coordinateur des flux d’informations de la commande, travaille selon les instructions du BIM Manager en tant que garant de l’efficience et de l’efficacité des processus numérisés. Représente la personne qui examine ou contribue à l’élaboration du cahier des charges de l’information et du plan de gestion de l’information, le cas échéant, et configure les workflows numériques au sein de l’environnement de partage de données. Il est également le responsable de l’identification et de la gestion des interférences dans les modèles de disciplines individuelles et entre les modèles d’information disciplinaire à travers le modèle d’information fédérée, ainsi que de la vérification de la conformité et de la cohérence de ce dernier.

BIM Manager

C’est le gestionnaire des processus numérisés. Au niveau organisationnel, il coordonne la digitalisation des processus adoptés en définissant les règles et procédures de gestion de l’information, la structuration des modèles et des environnements de collaboration, et les modèles de configuration des workflows que le Coordinateur BIM doit mettre en œuvre. C’est la personne en charge d’évaluer la performance atteinte en proposant, si nécessaire, des actions préventives et correctives, ainsi que de veiller à la culture et aux opérations numériques au sein de l’organisation en mettant à jour périodiquement les lignes directrices de l’entreprise sur la gestion de l’information. De manière générale, il supervise les contrats en cours et, au niveau du contrat individuel, se charge de formaliser les aspects contractuels et d’élaborer le cahier des charges informationnel, l’offre de gestion de l’information ou le plan de gestion de l’information, selon le rôle assumé par la société dans le contrat.

CDE Manager

Il est le gestionnaire de l’environnement commun de partage de données (acDAT), il s’occupe de mettre en relation le contenu informationnel des modèles avec d’autres données (numériques ou ultérieurement numérisées) en gérant l’échange et le stockage afin d’assurer l’unicité, la traçabilité , la cohérence et interopérabilité des informations. Représente la personne responsable de l’exactitude et de l’actualité des flux d’informations, ainsi que de la protection des informations et de la propriété intellectuelle de celle-ci, conformément à la stratégie définie par le BIM Manager.

La norme UNI définit les compétences, les tâches et les responsabilités de chacun de ces professionnels. L’émergence de ce nouveau scénario qui voit un nombre croissant de professionnels impliqués, au point d’intégrer forcément tout le secteur de la construction et les sous-secteurs associés, entraîne la nécessité de vérifier et valider les compétences professionnelles afin de garantir la qualité du processus. . La certification individuelle, afin de prouver sa conformité avec le rôle, représente une forte valeur ajoutée à la fois pour la participation aux appels d’offres publics et comme garantie de la qualité de son travail professionnel.

L’organisme de certification

En Italie, ICMQ, organisme indépendant qui s’occupe des certifications dans le secteur de la construction, offre l’opportunité aux professionnels du BIM de valider leurs compétences selon les normes fixées par la norme UNI 11337-7 et d’obtenir la reconnaissance de leur rôle de Spécialiste BIM (avec spécialisation sur une discipline – Architecture, Structure, Plant/Usine, Infrastructure), Coordinateur BIM, BIM Manager ou CDE Manager. La certification est délivrée à l’issue d’un examen composé d’un test écrit, d’un test pratique et d’un oral. L’accès est soumis à la possession d’exigences telles que des compétences techniques et informatiques adéquates ainsi qu’une expérience avérée dans le secteur. La certification est confirmée annuellement par l’organisme, au travers de l’évaluation de la documentation certifiant le maintien des compétences, et elle est valable cinq ans, renouvelable suite à un nouvel examen oral. Certifier ses compétences est un choix stratégique qui se distingue des concurrents, garantit aux clients et partenaires la qualité de leur expérience professionnelle selon les normes réglementaires, et est reconnu dans les appels d’offres publics avec un avantage sur le score.

Le NARUG est mort, vive le WestBIM !

La Bretagne et l’Ouest – terre de prédilection du BIM – fait sa révolution en rebaptisant et réorganisant son Groupe Utilisateurs BIM et Revit

Ils se sont réinventés et rebaptisés. Ils s’appelaient NARUG et se focalisaient uniquement sur les bonnes pratiques autour d’Autodesk Revit. Dorénavant, ils seront plus larges et plus ouverts. Ils représentent un collectif de professionnels et d’utilisateurs de la méthodologie BIM souhaitant partager leur savoir-faire autour de cette méthodologie. En toute transparence, sans grandiloquence, dans la plus grande simplicité.

Le NARUG est devenu WEST-BIM car ils avaient envie de partager leur savoir-faire au plus grand nombre, faire appel à des intervenants issus de tous les métiers et quelques soient leurs outils de production. Finis les clivages ! Le BIM est collaboratif et agnostique. C’est pour cela que lors du lancement, le WestBIM a invité « tous les ingénieurs, les architectes, les étudiants, les enseignants, les artistes, les curieux, les pro-bimeurs, les réfractaires bimeurs, les open-bimeurs, les close-bimeurs, à venir partager avec eux, des moments conviviaux et honnêtes autour du collaboratif BIM ».

Découvrez WestBIM en cliquant ici.

Qui se cache derrière WestBIM ? Des stars du BIM bien entendu !

Julie Guézo
Architecte, Formatrice Revit, BIM Manager
Une star du BIM en France qui nous vient de Bretagne. Co-auteur du livre « Revit pour les architectes » et « Mon premier projet d’architecture avec Revit »
ARCHITECTE DE HMONP

Rami Chetoui
Architecte, BIM Manager
What I do for fun? Hanging out with my best friend pretty much anywhere.

Emilie Mélodia
Consultante AMO BIM
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Charles Piro
CTO & BIM Expert
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Pierre Navarra
Co-gérant de l’agence d’architecture SONA, Ingénieur en micro-électronique
Il pratique Revit depuis une vingtaine d’année, il développe, il dessine, il joue, il écoute.

Thibaut Hourqueig
BIM Manager
What I do for fun? Give me my skateboard and set me free.

Nous saluons cette ouverture d’esprit, cette initiative et cette renaissance. Découvrez WestBIM en cliquant ici.

Intervista BIM Coordinator – Episodio #30 Laura Tiburzi, Mario Cucinella Architects – Il BIM al servizio di un’architettura sostenibile, creativa e di alta qualità

Buongiorno a tutti,

Oggi, abbiamo il piacere di ricevere Laura Tiburzi, BIM Coordinator presso MC A – Mario Cucinella Architects, studio italiano molto famoso per il suo approccio alla sostenibilità.  Vedremmo come il BIM può permettere di raggiungere alti livelli di performance sugli edifici di nuova generazione e aumentare la qualità del prodotto finale.

Laura Tiburzi – Architetta, Ingegnere e BIM Coordinatrice presso Mario Cucinella Architects

Cara Laura, buongiorno siamo lieti di accoglierti su ABCD Blog. Potresti per favore presentarti ai nostri lettori?

Buongiorno a voi e grazie dell’invito! Il mio percorso è molto ibrido tra il tecnico e l’umanistico, «progettista» è forse la parola che più mi si adatta in questo momento e la vivo con un grande senso di potenzialità e responsabilità: progettare è vedere prima, avere in testa qualcosa e pensare a “come” realizzarlo. Nella pratica, questo « come » richiede di collaborare con molti soggetti garantendo l’apporto del valore aggiunto di ognuno, far comunicare tra loro discipline diverse,  individuare le esigenze delle persone con le quali ci si relaziona (clienti, colleghi o ipotetici utenti finali), rispettare il contesto che ospiterà il risultato del progetto. Particolarmente interessante in questo momento storico è la stratificazione di competenze tecniche e manageriali unite da una visione il più possibile olistica che ci spinge a uscire costantemente dalla nostra zona di confort senza paura di sperimentare: accanto al fondamentale lavoro di approfondimento tecnico e di settore, credo che ci sia bisogno di attività e ruoli di sintesi. Io mi muovo in questo ambito.

Che studi hai fatto, e come ti è venuta questa passione per il BIM?

Ho studiato presso il Politecnico di Milano prestando particolare attenzione alla sostenibilità e all’impatto che ha la progettazione nell’ambiente fisico e sociale nei quali opera. La sfida è ben raccolta dal BIM, per questo è diventato uno dei miei campi di approfondimento. Trovo che lavorare in BIM sia particolarmente adatto al nostro momento storico perché richiede di avere il più possibile consapevolezza dell’oggetto costruito e dei soggetti che vi ruoteranno intorno in quanto sistemi complessi e interconnessi. Dopo anni all’estero, sono tornata in Italia incontrando persone che hanno creduto in me e nell’idea che sia possibile lavorare in modo diverso. La formazione è continua sia attraverso lo studio, sia con il confronto con chi mi circonda: il lavoro dei team misti per età, esperienza e specializzazioni è un valido e concreto alleato a vantaggio del singolo, del gruppo, del cliente e del progetto.

Puoi presentarci lo studio Mario Cucinella Architects ? Quanti siete, come siete organizzati, e quale sono le vostre specialità?

Alla base della poetica e della tecnica dello studio c’è l’empatia creativa: questo concetto è la sintesi di una sensibilità che concepisce olisticamente la sostenibilità come un coinvolgimento dei luoghi dove si opera, della loro storia, delle persone che li abitano e abiteranno, delle tecniche locali, delle esigenze e delle competenze tecniche che possono essere spese. MC A opera dunque con gruppo molto eterogeneo e molto coeso di professionisti che crea una soluzione ad hoc: ingegneri, architetti, designer, esperti di progettazione parametrica. Ogni progetto è l’occasione per testarci e spingerci un po’ oltre come gruppo di lavoro. La sfida è mettere a sistema, continuamente, questo magma creativo! Attualmente siamo un centinaio, organizzati in team gestionali e operativi. Tentiamo di unire un valore umanistico a una continua ricerca tecnologica e di efficienza. In quanto metodo, il BIM si è inserito in un processo già complesso e noi dobbiamo personalizzarlo per renderlo adatto alle nostre esigenze.

Puoi citarci qualche progetto famoso dello studio?

Lo studio ha all’attivo progetti in ambiti molto diversi in Italia e nel mondo, sempre con un’attenzione particolare ai luoghi e alle dinamiche climatiche e sociali che li caratterizzano. Per esempio, attualmente a Milano abbiamo in cantiere opere dal sapore complementare: da una parte il museo etrusco ipogeo della Fondazione Rovati, sorprendentemente integrato in un elegante edificio storico (link qui).

Dall’altra, la torre del gruppo Unipol che completerà il volto moderno, svettante e sostenibile della città (link qui);

Dall’altra ancora, sempre a Milano, siamo protagonisti in un progetto residenziale a scala urbana che ridefinisce i contorni di luogo pubblico, privato e commerciale denominato SeiMilano  (link qui).

© Mario Cucinella Architects – SeiMilano

A noi piace spaziare: i vari gruppi di lavoro sono impegnati su ospedali, scuole, edifici di culto, case di cura, terziario, industriale… difficile annoiarsi !

Quando avete deciso di passare al BIM? Quali le ragioni vi hanno convinto nel fare questa mossa?

Il BIM, in quanto metodo molto inclusivo, ci fornisce il terreno comune dove riunire idee, necessità e persone con varie competenze e migliorando la comunicazione. La decisione di passare al BIM risale a diversi anni fa proprio come naturale evoluzione del modo di progettare dello studio. La progettazione parametrica già era un importante alleato per lo studio nell’individuazione della forma e nell’ottimizzazione dei volumi e degli elementi che compongono un progetto sia per la resa tecnologica, sia per la sostenibilità economica della produzione e messa in opera. Con il tempo è aumentata la consapevolezza e la quantità di professionisti competenti: l’implementazione è in realtà un lavoro costante, una sfida interessante che ci spinge a trovare sempre nuovi strumenti, modi, protocolli (tecnici e legali) che siano a sostegno e non un limite per il processo creativo.

Eravate convinti dei benefici che questo processo vi poteva portare? Quali sono i vostri progetti di sviluppo sulla parte BIM per il futuro nello studio?

Il livello di consapevolezza cresce di giorno in giorno nei vari strati e settori dello studio ma la scommessa è stata colta fin da subito con grande entusiasmo cogliendone l’aderenza all’approccio olistico già presente in MC A, e le potenzialità di crescita futura. Occupandoci molto di sostenibilità, abbiamo un reparto di ricerca e sviluppo che assiste i progetti con analisi e indicazioni che vengono da stringenti valutazioni fisiche, ambientali, percettive; questi dati vengono poi interpretati in una risposta di sintesi che non è un puro gesto formale ma, appunto, un frutto specifico delle caratteristiche e necessità del luogo e dei suoi abitanti. La sfida, ripeto, è ottimizzare, far comunicare al meglio e mettere a sistema le diverse fasi del processo di sviluppo del progetto: dalla contrattualistica, alla modellazione fisica, ai dettagli, alla ricerca dei materiali, alla gestione interna, etc… Il BIM in Italia vive ancora un momento di grande fluidità dove tanta è la sperimentazione e noi cerchiamo di coinvolgere i clienti e i consulenti in un lavoro di gruppo che possa essere a vantaggio di tutti.

A livello del reparto BIM, come siete organizzati, quanti siete e qual è il tuo ruolo?

Volendo identificare il gruppo di chi lavora su commesse completamente BIM, direi che circa la metà dei colleghi sono in questa condizione ma l’intenzione è che tutti i nuovi progetti possano essere “firmati in BIM” visto che anche la clientela sta sviluppando una sempre maggiore consapevolezza. Guardando ai flussi interni, il BIM non coincide con i software ma permette la collaborazione tra più competenze attraverso l’interoperabilità e degli standard strutturati dunque ogni nuovo progetto è l’occasione per potenziare l’integrazione tra i vari settori. Il nostro obiettivo e cercare di non avere un reparto BIM separato dal team di progettazione, ma di cercare di avere degli esperti BIM che siano prima di tutto dei progettisti e che ci sia un costante dialogo tra le diverse competenze. Per noi la maturazione di questo processo porta il grande vantaggio di permetterci la massimo flessibilità in tutte le fasi del progetto garantendo comunicazione interna e esterna, coerenza di output, velocità di valutazione e modifica, maggiore efficienza e controllo. In quanto BIM Coordinator, il mio ruolo all’interno dello studio è di cerniera tra le figure strategiche e quelle operative. Praticamente significa che passo meno tempo progettando in senso stretto ma che devo applicare la mia creatività in diverse aree sempre attive: le mie competenze vanno dal contrattuale-procedurale, al settaggio e implementazione degli strumenti, alla gestione del team assegnatomi, all’assistenza e formazione dei colleghi, al controllo qualità dei modelli, al coordinamento interdisciplinare. Faccio parte del nucleo fondativo del gruppo di coordinamento BIM dello studio, composto dai BIM Manager e dai Coordinator con maggiore esperienza.

All’interno dello studio abbiamo un reparto di ricerca e sviluppo a supporto costante dei progetti e che risponde a diverse necessità progettuali, compreso il calcolo della carbon footprint, tema approfondito nell’ultimo periodo. Le valutazioni che vengono sviluppate sono proporzionate allo stadio di sviluppo del progetto e sono relative a tutti i parametri che possono essere gestiti architettonicamente. Quando invece si aggiunge il tema impianti (così come per valutazioni puntuali per le strutture), collaboriamo a stretto contatto con consulenti specializzati. Il tema dell’interoperabilità è dunque molto sentito perché il processo di progettazione di MC A prevede una continua collaborazione sia con i consulenti esterni, sia tra diversi settori interni allo studio (dalla modelleria che produce concretamente i modelli fisici per una migliore valutazione della qualità architettonica, al reparto di ricerca a sviluppo, per le analisi ambientali, energetiche e di benessere e comfort, allo sviluppo dell’architettura e dei dettagli, all’ufficio contratti). I consulenti scelti e le imprese con i quali collaboriamo sono per lo più già strutturati per il lavoro in BIM ma, come noi, sono sempre attivi per affinare metodi e strumenti.

Cosa fa un BIM Coordinator come te al quotidiano? Quali sono le sfide?

Potrei aprire una rubrica «vita da BIM Coordinator»: è una posizione molto interessante secondo me perché davvero fa da tramite tra le indicazioni strategiche che arrivano dalle figure apicali dello studio e la pratica della progettazione. All’aumentare delle competenze dei colleghi sull’utilizzo dei software diminuisce il coinvolgimento stretto sulle soluzioni architettoniche di dettaglio e si passa a un lavoro più gestionale e organizzativo sia in termini di controllo modelli, dati e standard di qualità, sia di gestione del gruppo di lavoro, formazione, risoluzioni di problemi complessi. Per i coordinator personalmente vedo due sfide molto vive e a volte direzionate in modo opposto: da una parte la necessità di approfondire la programmazione informatica e l’interoperabilità per rendere sempre più coesi i team di progettazione (all’interno ma anche verso l’esterno), limitare la perdita di informazioni, snellire alcune procedure e aprire nuove possibilità di linguaggio; dall’altra allontanarsi un po’ dai dettagli quotidiani e collaborare a ripensare più in generale il modo con cui lavora l’intera filiera e come introdurre la digitalizzazione nelle nostre attività. La criticità del cambio di strumenti senza cambiare veramente metodo viene ben tratteggiata dalla massima di Peter Druker: “Non c’è nulla di più inutile e inefficiente che fare con grande efficienza una cosa che non andrebbe proprio fatta”. Questo secondo campo di ricerca richiede tempi più lunghi e la disponibilità di molte persone per mettere a sistema una soluzione ampia.

Qual è il livello d’adozione del BIM in Italia? Avete un obbligo del BIM, pensi che ha aiutato a spingere il mercato?

Volendo generalizzare, la mia impressione è che in Italia ci sia ancora una certa differenza tra studi grandi e piccoli: gli studi grandi hanno abbracciato la sfida del BIM già da diversi anni mossi dalla disponibilità di commesse più strutturate e, a volte, dalla maggiore consapevolezza delle potenzialità. Gli studi piccoli in genere soffrono di una mancanza di conoscenze adeguate, di un rallentamento dovuto ai costi iniziali di implementazione e della mancanza di committenza edotta. La questione è sicuramente complessa ma noto concreti passi nella direzione di una maggiore digitalizzazione e modernizzazione del settore che mi fanno ben sperare. Da non trascurare è il fatto che l’Italia si è dotata da una parte di una normativa nazionale che prevede l’obbligatorietà dell’uso del BIM per le commesse pubbliche (per step a partire dagli interventi di maggior peso fino a quelli più piccoli), e, dall’altra parte, dell’appendice nazionale alla ISO1650 che sta aiutando alla definizione di termini, professionalità, procedure e documenti. Questi due strumenti normativi, uniti a una maggiore alfabetizzazione sui temi del BIM e a una maggiore diffusione dei software che supportano la metodologia, stanno portando a un graduale ma evidente diffondersi delle commesse così strutturate. L’università, inoltre, sta giocando un importante ruolo nella formazione di nuovi professionisti già ambientati all’approccio BIM e all’utilizzo di strumenti digitali avanzati; questi giovani laureati portano negli studi in Italia e all’estero competenze che ben si possono integrare con quelle più prettamente professionalizzanti che possono venire dai colleghi delle precedenti generazioni.

Vorresti dire qualcosa di particolare ai nostri lettori?

Proprio per via del momento storico e della scelta di lavorare in BIM (che è collaborativo), emerge più forte che in passato la necessità di dare ampio spazio alle soft skills: credo che la collettività sociale e dei professionisti migliori anche attraverso la valorizzazione del singolo, sia come unità sia come facente parte di qualcosa di più complesso nel quale può portare il suo valore aggiunto. È fondamentale che ci sia un clima di rispetto che faciliti la domanda, il confronto costruttivo e la condivisione delle idee. Sono particolarmente felice che la UNI1137-7 (l’appendice nazionale italiana della ISO19650 che tratta le figure professionali tipiche del lavoro in BIM), ponga l’attenzione esplicitamente sul fatto che tra i compiti del BIM coordinator ci sia anche quello di occuparsi del gruppo e delle persone: non siamo ingranaggi meccanici ma risorse molto umane che possono dare il meglio solo se considerate tali nelle loro potenzialità e sfide. Può sembrare una visione un po’ filosofica della cosa ma l’esperienza mi porta a pensare che questo approccio porti vantaggio a tutti e aumenti la qualità del prodotto finito.

Al di fuori del BIM e dello studio, quali sono le tue passioni?

Ho molte passioni perché ho molte curiosità ma direi che il teatro è l’attività che più di tutte mi ha regalato scoperte impreviste sia nell’esplorazione di me stessa, sia nella crescita della relazione con gli altri perché sul palco non si è mai soli ma almeno in due: l’attore e chi reagisce all’atto, sia esso altro attore o pubblico. A pensarci meglio, credo che diverse esperienze maturate in ambito teatrale siano poi diventate valide alleate nell’affrontare l’imprevedibilità, le sfide quotidiane e le grandi potenzialità della nostra professione.

Laura, mille grazie per questa bella e molto ricca intervista. Ti auguriamo di continuare con altrettanta passione il tuo ruolo in Mario Cucinella Architects.

Sito ufficiale Mario Cucinella Architects ici.

Interview BIM Coordinatrice – Episode #30 Laura Tiburzi, Mario Cucinella Architects – Le BIM au service d’une Architecture durable, créative et de grande qualité

Bonjour a toutes et à tous,

Aujourd’hui, nous sommes heureux d’accueillir Laura Tiburzi, coordinatrice BIM chez MC A – Mario Cucinella Architects, une agence d’architecture italienne très réputée pour son approche du développement durable. Nous pourrons voir comment le BIM permet d’atteindre des niveaux de performance élevés sur des bâtiments de nouvelle génération afin d’augmenter ainsi la qualité du bâtiment construit.

Laura Tiburzi, Architecte et Ingénieur – BIM Coordinatrice chez Mario Cucinella Architects

Chère Laura, bonjour, nous sommes heureux de vous accueillir sur ABCD Blog. Pourriez-vous s’il vous plaît vous présenter à nos lecteurs?

Bonjour à vous et merci pour l’invitation ! Mon parcours est très hybride, situé entre les approches techniques et humanistes. «Conceptrice» serait peut-être le mot qui me convient le mieux en ce moment et je le vis en ayant conscience du potentiel et des responsabilités que cela implique : concevoir c’est d’abord anticiper et percevoir, avoir quelque chose en tête et réfléchir à «comment» trouver des solutions. Dans la pratique, le « comment » nécessite de collaborer et de traiter avec de nombreux sujets en assurant la contribution et l’apport de la valeur ajoutée de chacun, en faisant communiquer les différentes disciplines entre elles, en identifiant les besoins des personnes avec lesquelles on est en relation (clients, collègues ou utilisateurs finaux hypothétiques) , en respectant le contexte qui accueillera le résultat du projet. En ce moment historique, il est particulièrement intéressant de constater la stratification des compétences techniques et managériales unies par une vision la plus holistique possible qui nous pousse à sortir sans cesse de notre zone de confort sans crainte d’expérimenter : parallèlement au travail fondamental d’étude technique et sectorielle, je crois qu’il existe un besoin d’activités et de rôles synthétiques. Et je me place par conséquent dans ce domaine.

Quelles études avez-vous faites et comment cette passion pour le BIM vous est-elle venue ?

J’ai étudié au Politecnico di Milano en accordant une attention toute particulière à la durabilité et à l’impact de la conception sur l’environnement physique et social dans lequel elle évolue. Le défi est tout à fait adapté au BIM, c’est pour cela que ce sujet est devenu l’un de mes domaines d’études. Je trouve que travailler en BIM est particulièrement adapté à ce moment historique car cela nécessite d’avoir autant de conscience que possible de l’objet construit et des sujets qui tourneront autour de lui en tant que systèmes complexes et interconnectés. Après des années à l’étranger, je suis retourné en Italie pour rencontrer des gens qui croyaient en moi et en l’idée qu’il est possible de travailler différemment. J’apprends en permanence, tant au travers des projets que je traite, que de la collaboration avec mon entourage : le travail en équipes mixtes et par âge, expériences et spécialisations est un allié valable et concret au profit de l’individu, du groupe, du client et du projet.

Pouvez-vous nous présenter l’Agence Mario Cucinella Architects ? Combien êtes-vous, comment êtes-vous organisés et quelles sont vos spécialités ?

À la base de la poétique et de la technique de l’Agence se trouve l’empathie créative : ce concept est la synthèse d’une sensibilité qui conçoit de manière holistique la durabilité comme une implication des lieux où l’on opère, de leur histoire, des personnes qui y vivent et y vivront, des techniques locales, besoins techniques et compétences qui peuvent être mises en oeuvre. MC A travaille donc avec un groupe de professionnels très hétérogène et très cohésif qui crée une solution ad hoc : ingénieurs, architectes, designers, experts en conception paramétrique. Chaque projet est l’occasion de nous tester et de nous pousser un peu plus loin en tant que groupe de travail. Le défi est de systématiser ce magma créatif en continu ! Nous sommes actuellement une centaine, organisés en équipes managériales et opérationnelles. Nous essayons de combiner la valeur humaniste avec une recherche technologique et efficace continue. En tant que méthode, le BIM est entré dans un processus déjà complexe et nous devons le personnaliser pour l’adapter à nos besoins.

Pouvez-vous citer quelques-uns des projets connus de l’Agence ?

Le studio a des projets en cours dans des domaines très différents en Italie et dans le monde, en attachant toujours une attention particulière aux lieux et aux dynamiques climatiques et sociales qui les caractérisent. Par exemple, actuellement à Milan, nous avons des projets ayant une saveur complémentaire : d’une part le musée étrusque souterrain de la Fondation Rovati, étonnamment intégré dans un élégant bâtiment historique (lien ici).

Par ailleurs, le projet de la tour du groupe Unipol complètera la partie moderne, ville imposante et durable (lien ici).

D’autre part, toujours à Milan, nous sommes protagonistes d’un projet résidentiel à l’échelle urbaine qui redéfinit les contours d’un lieu public, privé et commercial appelé SeiMilano (lien ici).

© Mario Cucinella Architects – SeiMilano

Nous aimons la diversité : les différents groupes de travail s’affairent sur les hôpitaux, les écoles, les lieux de culte, les maisons de retraite médicalisées, le tertiaire, l’industrie… Il est difficile de s’ennuyer !

Quand avez-vous décidé de passer au BIM ? Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à franchir ce pas ?

Le BIM, en tant que méthode très inclusive, nous fournit un terrain d’entente sur lequel nous pouvons partager des idées, des besoins et des personnes aux compétences diverses et améliorer la communication. La décision de passer au BIM remonte à plusieurs années, tout comme une évolution naturelle du la manière de concevoir de l’agence. La conception paramétrique était déjà un allié important pour les études dans le cadre de la recherche de formes et l’optimisation des volumes et des éléments qui composent un projet tant au niveau de la performance technologique que pour la durabilité économique de la production et de la mise en œuvre. Au fil du temps, la prise de conscience et le nombre de professionnels compétents se sont accrus : la mise en œuvre est en fait un travail constant, un défi intéressant qui nous pousse à toujours trouver de nouveaux outils, moyens, protocoles (techniques et juridiques) qui nous apportent un réel plus et qui ne soient pas une limite au processus créatif.

Étiez-vous convaincue des avantages que ce processus pouvait vous apporter ? Quels sont vos projets de développement sur la partie BIM pour le futur à l’agence ?

Le niveau de notoriété du BIM augmente de jour en jour dans les différentes équipes et départements de l’agence, mais le pari a été immédiatement pris avec beaucoup d’enthousiasme par bon nombre d’entre nous en saisissant l’adhésion à l’approche holistique déjà présente au sein de MC A, et le potentiel de croissance future. Très soucieux de la durabilité, nous avons un département de recherche et développement qui accompagne les projets avec des analyses et des indications issues d’évaluations physiques, environnementales et perceptives rigoureuses ; ces données sont ensuite interprétées au travers d’une réponse synthétique qui n’est pas un pur geste formel mais, en fait, un résultat spécifique des caractéristiques et des besoins du lieu et de ses habitants. L’enjeu, je le répète, est d’optimiser, communiquer et systématiser les différentes phases du processus de développement de projet : des contrats, à la modélisation physique, aux détails, à la recherche de matériaux, à la gestion interne, etc … L’Italie vit encore un moment de grande fluidité où il y a beaucoup d’expérimentations et nous essayons d’impliquer clients et consultants dans un travail d’équipe, ce qui peut être à l’avantage de tous.

Au niveau du département BIM, comment êtes-vous organisés, combien êtes-vous et quel est votre rôle ?

Même si nous travaillons sur des projets full BIM, je dirais qu’environ la moitié de mes collègues travaillent en BIM, mais l’intention est que tous les nouveaux projets puissent être « signés en BIM » puisque nos clients développent également une conscience de l’importance sur le sujet. En ce qui concerne les flux internes, le BIM n’est pas associé à un logiciel en particulier, mais il permet la collaboration entre de multiples compétences grâce à l’interopérabilité et aux normes structurées, de sorte que chaque nouveau projet est l’occasion d’améliorer l’intégration entre les différentes disciplines. Notre objectif est d’essayer de ne pas avoir un département BIM séparé de l’équipe de conception, mais d’essayer d’avoir des experts BIM qui soient avant tout des concepteurs et qu’il y ait un dialogue constant entre les différentes compétences. Pour nous, la maturation de ce processus apporte le grand avantage de nous permettre une flexibilité maximale dans toutes les phases du projet, garantissant une communication interne et externe optimale, une cohérence des résultats, une rapidité d’évaluation et de modification, une efficacité et un contrôle accrus. En tant que Coordinatrice BIM, mon rôle au sein de l’Agence est d’être l’interface entre les rôles stratégiques et opérationnels. En gros, cela signifie que je passe moins de temps à planifier au sens strict mais que je dois appliquer ma créativité dans différents domaines toujours actifs : mes compétences vont du contractuel-procédural, à la mise en place et à la mise en œuvre d’outils, à la gestion de l’équipe qui m’est assignée, à l’assistance et à la formation des collègues, contrôle de la qualité des modèles, coordination interdisciplinaire. Je fais partie du noyau fondateur du groupe de coordination BIM de l’entreprise, composé des Managers et Coordinateurs BIM les plus expérimentés.

Comment calculez-vous ou anticipez-vous la performance énergétique de vos projets ? Réalisez-vous des simulations thermodynamiques, de la CFD, des calculs d’empreinte carbone, etc. ? L’interopérabilité et l’openBIM sont-ils importants pour vous?

Au sein de l’Agence, nous avons un département de recherche et développement qui soutient en permanence les projets et répond à divers besoins de conception, y compris le calcul de l’empreinte carbone, un sujet qui a été approfondi ces derniers temps. Les évaluations qui sont développées sont proportionnelles au stade de développement du projet et sont liées à tous les paramètres qui peuvent être gérés architecturalement. En revanche, lorsque le thème des systèmes est abordé (ainsi que pour les évaluations ponctuelles de la performance des structures), nous collaborons étroitement avec des consultants spécialisés. Le thème de l’interopérabilité est donc très important car le processus de conception de MC A prévoit une collaboration continue tant avec des consultants externes qu’entre différents départements au sein de l’Agence (à partir de la modélisation BIM qui produit effectivement des modèles physiques pour une meilleure évaluation de la qualité architecturale , au service recherche et développement, pour les analyses environnementales, énergétiques et bien-être et confort, au développement de l’architecture et des détails, au bureau des contrats).

Les consultants choisis et les entreprises avec lesquelles nous travaillons sont pour la plupart déjà structurés pour travailler en BIM mais, comme nous, ils sont toujours en perpétuelle recherche afin d’affiner les méthodes et les outils.

Que fait une coordinatrice BIM comme vous au quotidien ? Quels sont vos défis ?

Je pourrais certainement commencer une chronique «la vie de Coordinatrice BIM» : c’est un poste très intéressant à mon sens car il sert vraiment d’intermédiaire entre les indications stratégiques qui viennent des plus grandes personnalités de l’agence et la pratique de la conception. Au fur et à mesure que les compétences de mes collègues augmentent dans l’utilisation des logiciels, l’implication étroite sur des solutions architecturales détaillées diminue et nous passons à un travail plus managérial et organisationnel à la fois en termes de contrôle de modèle, de données et de normes de qualité, et de gestion du travail, formation, résolution de problèmes complexes. Pour les coordinateurs, je vois personnellement deux défis très importants et parfois opposés : d’une part, la nécessité d’approfondir la programmation informatique et l’interopérabilité pour rendre les équipes de conception de plus en plus cohésives (en interne mais aussi en externe) , limiter la perte d’informations, rationaliser certaines procédures et ouvrir de nouvelles possibilités linguistiques ; d’autre part, s’éloigner des détails du quotidien et collaborer pour repenser plus globalement le fonctionnement de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et comment introduire la digitalisation dans nos activités. La criticité de changer d’outils sans vraiment changer de méthode est bien illustrée par la maxime de Peter Druker : « Il n’y a rien de plus inutile et inefficace que de faire quelque chose qui ne devrait pas être fait avec une grande efficacité. » Ce deuxième domaine de recherche nécessite plus de temps et la disponibilité de nombreuses personnes pour mettre en place une solution globale.

Quel est le niveau d’adoption du BIM en Italie ? Avez-vous une obligation BIM, pensez-vous que cela a contribué à pousser le marché ?

Au risque de généraliser, j’ai l’impression qu’en Italie, il y a encore une certaine différence entre les grandes et les petites entreprises : les grandes entreprises ont déjà relevé le défi du BIM depuis plusieurs années, poussées par la disponibilité de commandes plus structurées et, parfois, par une plus grande prise de conscience du potentiel de ce processus innovant. Les petites entreprises souffrent généralement d’un manque de connaissances adéquates, d’un ralentissement dû aux coûts initiaux de mise en œuvre et d’un manque de clientèle éduquée. La question est certes complexe, mais je remarque des étapes concrètes dans le sens d’une plus grande numérisation et modernisation du secteur qui m’apportent de l’espoir. Il ne faut pas oublier le fait que d’une part, l’Italie a adopté une législation nationale qui prévoit l’utilisation obligatoire du BIM pour les marchés publics (par étapes allant des interventions les plus importantes aux plus petites), et que d’autre part, l’annexe nationale à l’ISO 19650 qui aide à définir les termes, le professionnalisme, les procédures et les documents. Ces deux outils réglementaires, combinés à une meilleure connaissance des problématiques BIM et à une plus grande diffusion des logiciels supportant la méthodologie, conduisent à une diffusion progressive mais évidente de telles commandes structurées. L’université joue également un rôle important dans la formation de nouveaux professionnels déjà acclimatés à l’approche BIM et à l’utilisation d’outils numériques avancés ; ces jeunes diplômés apportent à leurs études en Italie et à l’étranger des compétences qui peuvent être bien intégrées à celles plus purement professionnalisantes qui peuvent provenir de collègues des générations précédentes.

Aimeriez-vous dire quelque chose de particulier à nos lecteurs ?

Précisément à cause du moment historique et du choix de travailler en BIM (qui est collaboratif), la nécessité de donner plus d’espace aux soft skills émerge de manièe plus forte que par le passé : je crois que la communauté sociale et les professionnels s’améliorent aussi à travers la valorisation de l’individu, à la fois en tant qu’unité et en tant qu’élément de quelque chose de plus complexe dans lequel il peut apporter sa valeur ajoutée. Il est essentiel qu’il y ait un climat de respect qui facilite la question, la discussion constructive et le partage d’idées. Je suis particulièrement heureuse que UNI1137-7 (l’appendice national italien de l’ISO19650 qui traite des rôles professionnels types du travail en BIM), se concentre explicitement sur le fait que parmi les tâches du coordinateur BIM, il y a aussi celle de s’occuper du groupe et des personnes : nous ne sommes pas des machines ou des engrenages mais des ressources très humaines qui ne peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes que si elles sont considérées comme telles dans leur potentiel et leurs défis. Cela peut paraître une vision quelque peu philosophique de la chose mais l’expérience me porte à penser que cette approche profite à tout le monde et augmente la qualité du produit fini.

En dehors du BIM et de l’Agence, quelles sont vos passions ?

J’ai beaucoup de passions car j’ai beaucoup de curiosité, mais je dirais que le théâtre est l’activité qui m’a surtout apporté des découvertes imprévues tant dans l’exploration de moi-même que dans la croissance de la relation avec les autres car sur scène on n’est jamais seul mais au moins deux : l’acteur et celui qui réagit à l’acte, que ce soit un autre acteur ou un autre public. En y réfléchissant mieux, je crois que diverses expériences acquises dans le domaine théâtral sont alors devenues des alliés valables face à l’imprévisibilité, aux défis quotidiens et au grand potentiel de notre profession.

Laura, un grand merci pour cette belle et très riche interview. Nous vous souhaitons de continuer avec autant de passion votre rôle au sein de Mario Cucinella Architects.

Site officiel de Mario Cucinella Architects ici.

Highline Paris publie son baromètre des salaires 2021 en Architecture et Ingénierie

Fidèles à leur tradition, Highline Paris, société de recrutement de profils architectes et ingénieurs, notamment avec des compétences en BIM, publient leur baromètre des salaires 2021 avec une analyse de l’évolution de ces professions et de leurs rémunérations. Les métiers du BIM – BIM coordinateur et BIM Manager – figurent toujours parmi les mieux payés et on y découvre aussi une situation difficile où plus de 79% des interrogés n’ont pas été augmentés en 2020.

Découvrez cette étude en cliquant ici.

Site Officiel Highline Paris ici.

Interview Caroline Réminy – VINCI Construction France à la pointe de la transformation digitale, porte l’ingénierie BIM en région pour une transition globale de son écosystème

Cette semaine, Caroline Réminy, en charge de la transformation digitale et de l’Ingénierie BIM (I-BIM) chez VINCI Construction France nous fait le plaisir de venir échanger avec nos lecteurs. Leader français du BTP, l’entreprise est une référence en termes de maturité BIM et d’innovation. Découvrons ensemble sa stratégie mise en place depuis maintenant plus de deux ans par les équipes de Caroline.

Bonjour Caroline,

Vous êtes en charge de la Stratégie Ingénierie BIM et de son déploiement chez VINCI Construction France. Nous sommes ravis de vous accueillir sur ABCD Blog. De manière plus globale depuis 12 ans au sein de différentes entités de l’entreprise, vous êtes l’un des acteurs de la Construction les plus à la pointe et innovant dans ce domaine et vous avez entamé cette démarche de transformation numérique et de BIMisation depuis quelques années pour la société mais aussi pour votre écosystème au niveau national. Depuis plus de 2 ans maintenant, votre organisation au sein du service de VINCI construction France a évolué afin d’accélérer cette transition.

Pourriez-vous nous en dire quelques mots ?

Bonjour Emmanuel. Un des acteurs de la construction les plus à la pointe, je ne sais pas, mais en ce qui concerne VINCI Construction France nous avons défini 3 enjeux stratégiques que sont :

  • Une régionalisation de l’expertise : la « Communauté Ingénierie BIM VINCI Construction France » avec des responsables BIM et Synthèse dans chaque région ;
  • « ADIM sous BIM », c’est à dire l’accélération de la transformation numérique d’ADIM, notre filiale de développement immobilier ;
  • Des « relais BIM sur chantier » dans les équipes travaux

I-BIM coordonne ainsi une communauté nationale avec 13 référents, responsables de service BIM et Synthèse, qui correspondent aux différentes régions. C’est le premier axe. Cette communauté représente plus d’une centaine de personnes sur le territoire.

Quel est justement le modèle de coopération d’ADIM avec VINCI Construction France ? Est-elle exclusive pour vous ?

Oui, nous avons aussi lancé le BIM généralisé au niveau des équipes d’ADIM qui développe des projets qui sont ensuite réalisés en entreprise générale exclusivement par les filiales de VINCI Construction France, c’est le 2ème axe.

Vous nous avez parlé de 3 enjeux. Quels sont les autres axes qui ont évolué ?

Nous avons mis en place toute une stratégie pour accélérer le BIM chez ADIM dans le lancement de leurs projets.
Certaines entités ADIM étaient déjà matures sur le sujet et d’autres devaient s’y atteler.
ADIM étant une MOA interne, nous nous sommes dit qu’il était indispensable d’accompagner tous les ADIM directement pour accélérer le déploiement, afin que VINCI Construction France soit en BIM sur les toutes les opérations développées par ADIM. Nombreuses de nos filiales en régions avaient déjà enclenché une collaboration entre ADIM et le service BIM et Synthèse locale, mais nous avons décidé de généraliser cette démarche.
Ensuite, pour la partie exécution, nous commençons à avoir des profils sur les chantiers qui sont nos ambassadeurs du digital pour faire en sorte que le BIM pénètre la partie production. C’est ici notre 3ème axe qui est fondamental. Le BIM est un processus qui ne doit pas rester au sein des bureaux d’études mais bien qui doit descendre sur chantier et répondre aux besoins des opérationnels.

Sur 200 personnes actives en Ingénierie BIM, y a-t-il une organisation spécifique avec des rôles définis en relation avec les filiales régionales et notamment celles pour le développement immobilier ?

Nous avons exactement 120 personnes au total qui font partie des services BIM et synthèse, allant du responsable jusqu’au BIM Modeler, ce qui représente des bureaux entre 5 et 15 personnes répartis sur toute la France. Cela inclut I-BIM, l’équipe que je dirige et qui compte 30 personnes.
Les équipes régionales constituent un écosystème local avec 80 personnes qui sont les référents « BIM métier », tels que les référents « BIM ADIM » pour le développement immobilier, les référents « BIM structure », les référents « BIM méthodes » et les référents « BIM études de prix ». Enfin, Il y a également les référents « BIM chantier » avec des profils essentiellement de conducteur travaux ou de chef de chantier. Toutes ces personnes sont des relais précieux.

Cette volonté de restructurer était-elle liée au fait que le BIM n’arrivait pas suffisamment à se développer en région ?

En effet, il pouvait y avoir de grosses disparités entre nos différentes directions déléguées. L’expertise était parsemée dans les différentes régions et il fallait la structurer pour mieux répondre aux exigences de nos marchés. L’organisation en Direction des Ressources techniques et opérationnelles (DRTO) de VINCI Construction France nous y a aidé.
Pour notre service (I-BIM), nous sommes ainsi organisés pour partie en pépinière avec des profils qui viennent en formation en central et qui repartent ensuite en région. Nous faisons ensuite beaucoup d’accompagnement de BIM Managers ou de Directeurs Synthèse en région pour aider justement à structurer les services régionaux et à monter en compétence.

Nous avons donc en central deux nouveaux volets : une partie pépinière où les gens viennent se former chez nous et une autre partie d’animation des communautés et mise en valeur des expertises en région et du déploiement d’outils sur les chantiers.

Quel type de formation reçoivent-ils en une semaine ?

Nous avons fait un choix particulier car nous ne voulions plus faire que de la formation aux outils, mais former plus aux process.

Ces formations se structurent en 3 modules :

  • Le premier c’est « Apprendre à manager son chantier tous corps d’état sous BIM » qui apporte une vision plus générale pour mieux travailler ensemble. Certains métiers sont en effet sous-traités, à savoir : la planification, l’ordonnancement TCE, la synthèse TCE (qu’elle soit technique, architecturale, clos-couvert) et le BIM Management.
  • Un autre module propose des formations techniques, pour ceux qui le souhaitent, qui permet une remise à niveau de connaissances techniques sur des sujets tels que le gros-œuvre, la charpente, les lots techniques ou les lots architecturaux.
  • Enfin, on offre toujours la possibilité de suivre des formations aux outils tels que Revit Structure, Revit MEP ou Revit Architecture.

Vous avez principalement mentionné l’écosystème VINCI Construction France, mais avez-vous aussi pour objectif ou vocation de former la maîtrise d’oeuvre qui travaille avec ADIM, sous-traitants ou encore les opérationnels. Y-a-t-il de la sensibilisation ou aussi des propositions de formation à tous ces écosystèmes ?

De la sensibilisation oui, de la formation également pour ceux qui souhaitent aller plus loin. Pour cette sensibilisation, nous prévoyons un accompagnement afin que nos BIM managers aident sur chacune des opérations à raison de plusieurs jours par projet aussi bien les PME, les maîtrises d’oeuvre ou les conducteurs travaux. C’est systématique ! Nous avons la mission d’accompagner nos partenaires et nos équipes travaux.

Vous aviez à une époque la Blue BIM Tool Box pour aider vos écosystèmes. Existe-t-elle toujours ?

Elle existe toujours. Cependant, on se rend compte maintenant que les gens ont également besoin de documents et de process en plus des outils BIM ou de plugins. L’appropriation de ces outils ayant eu lieu, nous devons poursuivre l’effort. Nous avons une boîte à outils de 40 documents essentiellement « process » qui a été réalisée avec les 13 responsables BIM & Synthèse et qui est mise à disposition des équipes sur un Sharepoint.

Il existe 3 types de documents :

  • « Les guides » qui vulgarisent les différents thèmes pour les différents profils de l’entreprise « Qu’est-ce que le scan, ? Qu’est-ce que la 4D, etc… ? et précisent comment les mettre en place sur un projet. Cela s’adresse vraiment à un public de non-sachants.
  • Ensuite, nous avons toute une partie dédiée aux « procédures et notices » qui précisent les process : nous avons des documents expliquant comment s’organise une mission de synthèse, ou comment réaliser le Scan-to-BIM d’un existant.
  • Enfin, au-delà de la procédure, on accède à de la « méthodologie » s’adressant à un public de BIMeurs, ou encore pour mettre en place une 4D/5D sur une opération.

Avec de la prescription d’outils, de technologies, de format etc. ?

Tout à fait. Dans nos méthodologies, nous avons indiqué les prescriptions, les formats et les contacts des référents projet ayant la compétence de façon à vraiment être dans cette logique de communauté à l’échelle nationale.
Cette boite à outils reste interne à VINCI Construction France. Nous réfléchissons à l’ouvrir et la traduire en anglais pour les autres pôles de VINCI Construction.

Au travers de cette poussée du BIM, y-a-t-il une volonté notamment de la part d’ADIM maintenant de rendre obligatoire ou en tout cas de pousser fortement l’utilisation du BIM pour leur projet ou pas du tout ?

Tout à fait, l’objectif a été de systématiser un à deux projets en BIM dans toutes les entités ADIM en 2020 afin de vraiment monter en gamme en 2021. Certaines directions ADIM sont déjà full BIM !

Des ADIM Full BIM, qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Leur organisation ou alors les projets qu’ils réalisent le sont ?

Les projets qu’ils font sont tous en BIM car ils ont la chance d’avoir dans leur DRTO locale, un service BIM et Synthèse, un bureau d’études structure qui traite leur projet en BIM systématiquement et également l’habitude de travailler avec des architectes en BIM et des lots techniques BIM. Ce sont aussi des régions où un petit écosystème s’est créé. Je pense notamment aux équipes d’ADIM Normandie-Centre ou d’ADIM Ouest.

Est-ce que de leur côté, les équipes d’ADIM proposent un accompagnement à leurs partenaires locaux et mettent-ils à disposition une plateforme collaborative ?

Oui, c’est un process que nous avons écrit. Les équipes d’ADIM utilisent et mettent à disposition majoritairement un CDE dès la phase conception, en mettant en exergue les usages de la maîtrise d’ouvrage :

  • Maquette TCE et revue de projet
  • Communication
  • Reporting
  • Points de vue intégrés dans l’existant
  • Présynthèse sous BIM
  • Outils de planification 4D et 5D pour la visualisation des maquettes tous corps d’état
  • Témoins techniques en réalité virtuelle
  • PIC 3D

Nous réfléchissons au développement d’une plateforme BIM de vulgarisation en interne avec une solution développée sur des technologies de type Autodesk Forge et Unity, avec différents développements en WebGL.

Est-ce vous qui financez de manière centrale les outils, les plateformes utilisés sur les projets ?

Non, ce sont les projets qui financent les outils, type GED ou CDE, nécessaires au projet.
Pour tout ce qui touche aux tests et expérimentations, c’est bien pris en charge par les équipes I-BIM en central qui coordonnent et financent les développements. Les régions sont des acteurs de ces développements puisqu’ils testent et recettent les développements. Cette organisation est en place depuis plus de 2 ans. Aujourd’hui, tout cela est consolidé et structuré. C’est une approche que l’on affiche clairement ; une véritable communauté nationale riche d’un réseau d’acteurs en Ingénierie BIM.

En tant que Directrice de l’équipe Centrale (I-BIM), as-tu un conseil stratégique ?

J’aurai 2 conseils stratégiques :

  • Le premier est de mettre en valeur les régions et de décentraliser l’expertise. Le central doit piloter la R&D et avoir une équipe ouverte, mutualiser l’expertise des régions et favoriser l’échange et la formation. L’expertise est partout !
  • Le 2ème objectif est avant tout que le BIM pénètre sur le chantier et ne reste pas seulement dans les bureaux d’études. Pour cela, il est indispensable pour VINCI Construction France de réfléchir à des outils de vulgarisation permettant aux équipes opérationnelles, conducteur travaux, chefs de chantier, compagnons, d’accéder facilement à la maquette à travers les tablettes, les totems, mais également à travers des plateformes web tournées vers leurs usages chantier (PIC 3D, métré, planification 4D/5D, visualisation à 6G, etc…).

Le BIM doit intégrer également le processus du contrôle qualité de nos ouvrages exécutés (autocontrôle, OPR, etc.) pour que nos DOE soient fidèles aux tels que construits (TQC). Un important enjeu de nos marchés.

Quid de vos interactions avec d’autres pôles et entités de VINCI ?

Aujourd’hui, nous intervenons conjointement sur des projets avec VINCI Immobilier, VINCI Facilities et VINCI Airports. Nous testons par ailleurs les outils de VINCI Facilities tels que TwinOps que l’on utilise, notamment sur le nouveau siège de VINCI. En ce qui concerne VINCI Energies, il est notre partenaire pour réaliser les études des lots techniques.

Comment peut-on résumer la philosophie de votre feuille de route ?

Assez simplement. Le BIM ne doit plus être vu comme une expertise intégrée à l’ingénierie mais comme un processus qui vient faciliter l’interopérabilité entre les métiers : du développement immobilier d’ADIM, en passant par l’ingénierie en phase conception et exécution pour aller percoler et optimiser la production, jusqu’à la gestion et la maintenance.
La mise en place de jumeau numérique est à ce jour l’objectif que nous visons en préparant les fondations pour cela. Dans nos DOE, nous systématisons la rencontre avec les exploitants plusieurs mois avant la remise du DOE pour en questionner les usages, structurer et adapter l’information présente dans les DOE.

Votre objectif est-il de consolider votre place de leader avec cette nouvelle organisation ?

Cette organisation plus tentaculaire et plus virale nous a permis de constater une véritable accélération et montée en compétences. Avec presque 120 personnes expertes dans les services BIM en région, VINCI Construction France peut être fier de sa communauté ingénierie BIM. Nous apparaissons comme l’une des entreprises les plus riches en termes de compétences dans le domaine, une communauté plus importante que de nombreuses maitrises d’oeuvre. VINCI Construction France a plus que jamais une place de leader sur les marchés d’Ingénierie intégrée et de conception/réalisation. Cette lisibilité de notre offre n’était pas forcément évidente avant. Le BIM est un processus qui ne cessera de s’étendre en touchant de plus en plus d’acteurs.

Vous parlez essentiellement de BIM, est-ce pour simplifier l’appellation où est-ce que vous intégrez aussi toutes les autres tendances et innovations ?

Il faudrait remplacer cette terminologie BIM par Ingénierie BIM, ou coordination études et travaux en BIM. Le BIM est un processus ! Toutes nos innovations (applications spécifiques RA/RV/RM, IA, etc.) sont au service de ce processus.

Vous intéressez-vous aussi à l’intelligence artificielle, au machine learning, au generative design ?

Nous nous intéressons plutôt à l’intelligence artificielle pour aider au développement de reportings pour manager son chantier, avec notamment des possibilités de structurer un reporting pour les directeurs de projet intégrant l’avancement des études, de la production et la partie contractuelle et financière. Nous automatisons également nos contrôles qualité de maquettes comme plusieurs de nos confrères. Nous utilisons le generative design d’architecture pour les projets complexes, comme nous l’avons fait pour la Cité du Vin à Bordeaux, la Canopée des Halles à Paris ou des ouvrages à formes spécifiques ou encore les chantiers modulaires.

Toutes ces nouvelles approches génèrent énormément de données et d’informations. Avez-vous une stratégie par rapport à la donnée ou data pour la structurer et la rendre disponible ?

Bien entendu, nous avons en effet une démarche Groupe VINCI Construction avec pour projet de structurer une grande base de données qui intègre entre autres de la Data liée au BIM et autres outils (ERP, CRM, etc.), process qui devrait prendre quelques années. Ce projet est piloté par SIXENSE.

Vous parliez de questionner le rôle d’ensemblier de la construction générale. Avez-vous pour projet de tendre peut-être vers la transformation de VINCI Construction France en Katerra de la construction en France ?

Non, l’important est pour moi de toujours mieux maitriser la coordination tous corps d’état de nos projets. Je pense qu’une partie de notre activité devra néanmoins s’industrialiser fortement, soit au travers de la construction bois, soit de la construction préfabriquée ou de kitting, mais pas forcément de manière aussi radicale que Katerra. Nous réfléchissons donc à plus de préfabrication et de kitting, pas uniquement de voile béton mais également d’éléments de types gaines techniques, de lots techniques, voire de pièces complètes (WC, SDB, etc.). Nous travaillons par conséquent beaucoup sur ces logiques avec certains partenaires industriels.

Que faites-vous en termes d’économie circulaire et de cradle to cradle ?

VINCI Construction France a des équipes d’ingénierie dédiée à la performance durable et à ces sujets.
S’agissant des équipes I-BIM, nous avons 2 personnes qui travaillent le sujet, même si nous sommes quand même très axés sur l’impact carbone, les simulations thermiques dynamique et sur la notion de flux logistiques sur les chantiers.
La partie performance environnementale et durable avec le calcul de l’empreinte carbone s’appuie sur des technologies BIM de type Archiwizard.
Nous avons aussi beaucoup travaillé sur une planification 4D de nuisances (sonore, poussière, etc.).

Pensez-vous comme certains qu’un jour peut-être très proche le métier d’architecte sera intégré à l’entreprise ?

Intégrer plus d’architectes pour mieux maîtriser nos conceptions et ce que l’on construit au niveau des lots architecturaux oui, mais concevoir l’architecture à leur place, je ne pense pas. Il y a vraiment le désir de monter en puissance en ingénierie encore et toujours plus.

Votre organisation semble assez unique sur le marché, qu’en pensez-vous ?

Je ne sais pas. Je pense cependant qu’œuvrer à développer une communauté, à favoriser le collaboratif est nécessaire mais pas toujours facile. Il est donc important d’avoir la structuration, les relais et une communauté afin d’obtenir des résultats. Si nous ne prenons pas le temps de faire monter en compétences notre écosystème, nous n’arriverons pas à l’objectif commun.
L’autre point de difficulté peut résider dans le fait que les profils qui ont acquis de l’expertise technique et sont formés au BIM n’ont pas forcément les perspectives attendues dans le timing espéré.
Le marché évolue, nos organisations aussi mais pas toujours dans le temps court des équipes. Un autre enjeu est enfin de faire évoluer les postes dans nos organisations et de créer des parcours plus décloisonnés entre le terrain, les études, le digital et l’environnement.

Nous prenons donc le temps de nous structurer et de viser des objectifs atteignables, pour ensuite être en ordre de marche afin d’avoir un système quasiment industriel

Qu’est-ce qui manque selon vous pour l’instant pour que cela accélère ?

C’est juste une question de temps. Nous sommes en train de consolider tout cela et nous avons déjà de beaux résultats. Entre l’année dernière et cette année, nous avons presque 30% de nos gros projets qui ont été réalisés en BIM ce qui est considérable ! Nous formons au sein de toutes nos directions opérationnelles et sur tous les métiers de VINCI Construction France à savoir le Bâtiment, le Génie Civil, les Réseaux, les Métiers de Spécialités et le Développement Immobilier L’élan le plus important est donné par les MOA et leurs cahiers des charges. Elles obligent tout le secteur à muter lorsqu’elles font évoluer leur marché et c’est ce que nous vivons en ce moment.

Pour que cette transition s’opère avec succès, il va falloir beaucoup de compétences. Quelle est votre stratégie vis-à-vis des jeunes générations ?

Nous sommes plutôt entrés dans une logique de parcours et d’accompagnement sur la durée que ce soit au sein des directions déléguées ou par un passage en central dans notre pépinière et un transfert ensuite en DRTO.
Nous faisons aussi beaucoup de recrutements internes et favorisons la mobilité avec des profils travaux qui arrivent dans les services BIM et synthèse ou des profils provenant d’autres secteurs (la logistique, la qualité, le développement informatique). Nous devons nous enrichir des différences.

Caroline, merci pour cet échange et la lumière mise sur cette organisation nationale.
Nos lecteurs auront plaisir à découvrir cette stratégie et cette approche. Nous vous souhaitons encore beaucoup de succès.

Archigraphie 2020 – L’observatoire de la profession d’Architecte est en ligne !

Tous les deux ans, le Conseil National de l’Ordre des Architectes réalise, avec Archigraphie, un portrait à la fois démographique et économique de la profession d’architecte.

L’édition 2020, réalisée à partir des chiffres connus jusqu’en 2019, ne tient pas compte des effets liés à la crise sanitaire traversée depuis le printemps dernier sur l’économie et l’emploi des architectes, même si en ce quatrième trimestre ils commencent à en mesurer les conséquences. Les Architectes semblent cependant optimistes en rappelant qu’entre 2015 et 2018 la production du bâtiment, en particulier pour ce qui concerne le logement neuf, avait augmenté de 14 % en volume, et les architectes avaient vu leur situation s’améliorer.

Parmi les grandes tendances, ces deux dernières années, on relèvera la progression constante en volume du marché de l’entretien-rénovation (+2,2 % en euros constants entre 2016 et 2018). Le marché des architectes connaît lui aussi une certaine progression sur ce segment (il représente 35 % du montant de travaux déclarés par les architectes à la MAF en 2018 contre 30 % en 2012).

Autre tendance, la croissance de l’exercice en société : en 2018, le nombre d’associés dépasse celui des architectes exerçant en libéral à titre individuel. Tendance générationnelle assurément puisque ce choix d’un mode d’exercice plus collectif s’opère d’abord chez les jeunes architectes.

Il a été aussi constaté des différences statiquement significatives entre les hommes et les femmes dans le choix de certaines formations. Ainsi, les hommes se forment plus que les femmes sur le cadre réglementaire de la construction et sur les outils du numérique dont le BIM (réalisation de maquettes BIM). En effet, seulement 27 % des femmes ont suivi une formation sur le cadre réglementaire de la construction contre 35 % des hommes. Concernant les outils du numérique, 31 % des hommes ont suivi ce type de formation contre 23 % des femmes.

Enfin, la féminisation de la profession se poursuit. En près de 20 ans, la part des femmes est passée de 16,6 % à 30,7 %, cette augmentation touchant notamment la tranche d’âge des moins de 35 ans.

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