buildingSMART Espagne perfectionne son observatoire d’appels d’offres de la commande publique en Espagne !

Nous vous avions informé en fin d’année dernière de cette initiative très intéressante de buildingSMART Espagne sur leur observatoire d’appels d’offres de la commande publique en Espagne. Nos amis espagnols ne cessent de nous impressionner et apportent une évolution incroyable à cette initiative !

Pour rappel, cet observatoire leur permet de monitorer la progression du BIM de manière très fine dans le pays au moyen des données publiées sur les appels d’offres. L’observatoire des appels d’offres BIM du Groupe es.BIM en charge du développement de la stratégie BIM en Espagne avait été créé en mai 2017 avec pour objectif de monitorer et d’analyser l’intégration d’obligations BIM dans les appels d’offres publics, tant quantitativement que qualitativement. Ils ont à ce jour publié plus de sept rapports et le dernier en date s’appuie sur l’analyse de plus de 517 appels d’offres publics intégrant cette obligation depuis 2017 jusqu’à maintenant, soit un total cumulé de 1 532,7 millions d’euros.

Dernière nouvelle en date, buildingSMART Espagne a fait évoluer son rapport et le met désormais à disposition sous forme d’un tableau de bord dynamique PowerBI. Impressionnant et très pratique.

buildingSMART Espagne informe périodiquement ses partenaires de la publication d’appels d’offres BIM via un service d’alerte.

Le nombre total d’offres détectées est collecté dans le tableau de bord suivant, qui n’est pas destiné à être une étude détaillée sur le sujet en question. La prise de décision sur la base des informations extraites de ce tableau de bord est sous la responsabilité du lecteur.

Découvrez-le en cliquant ici.

L’UFME met à disposition de nouveaux objets BIM génériques fenêtres sur le site BIMobject

L’Union des Fabricants de Menuiseries (UFME) représente les fabricants (concepteurs et/ou assembleurs) et installateurs de menuiseries (fenêtres, portes extérieures, portes intérieures) quelles que soient leurs conception et composition (bois, PVC, aluminium, acier, composites multi-matériaux), ainsi que les professions complémentaires à ces métiers.

L’UFME met à disposition son expertise pour accompagner au quotidien les professionnels de la menuiserie au travers de fiches informatives abordant aussi bien des points techniques, réglementaires ou d’évolution de marché. Sa participation active aux instances de normalisation françaises et européennes, et sa représentation au sein des organisations professionnelles partenaires (AIMCC, Pôle Fenêtre de la FFB, syndicat européen de la fenêtre Eurowindoor) sont autant de vecteurs de veille et communication à disposition de ses adhérents.

L’UFME a ouvert en 2015 un Groupe de Travail dédié au BIM pour les menuiseries extérieures, ouvert à tous les acteurs impliqués, adhérents UFME ou non adhérents. Ces travaux ont permis d’établir un dictionnaire des propriétés permettant de définir les objets fenêtres et portes extérieures, et de proposer une série d’objets génériques mis à disposition des utilisateurs de maquettes numériques et des fabricants souhaitant présenter leurs propres objets sur une base de propriétés faisant consensus au sein de la profession.

Editeur de documentation, le syndicat a aussi pour vocation de diffuser publiquement les informations utiles au choix d’une menuiserie de qualité fabriquée en France, répondant à chaque besoin. L’UFME propose également depuis peu aux professionnels de la menuiserie une offre de formation dédiée aux métiers de la fenêtre via son organisme de formation UFME CAMPUS. Ainsi les thématiques autour de la thermique du bâtiment, des performances fenêtre, du confort acoustique sans oublier un « pas à pas » de la menuiserie pour les nouveaux salariés permettent aux collaborateurs de conforter leurs connaissances ou de les enrichir.

Son groupe de travail dédié a tenu compte des remontées des éditeurs de logiciels et de ses adhérents pour faire évoluer ses objets génériques. Son offre d’objets s’enrichit ainsi d’une nouvelle série agrémentée de :

  • compléments de pose (appui et bavette),
  • déclinaisons des objets génériques de fenêtres et portes-fenêtres avec et sans coffre de volet roulant, et de fenêtres sur allège.

Cette évolution répond à un besoin fort de bénéficier d’une représentation réaliste de la mise en œuvre des objets génériques “fenêtres” et des cas les plus courants. Ces nouveaux éléments complètent les dix existants pour les fenêtres, portes-fenêtres et portes d’entrée depuis fin 2018.

Disponibles sur le portail BIMObject, les vingt-deux variantes sont développées aux formats Revit et autres. Les dimensions (hauteur et largeur) restent paramétrables sur des plages prédéfinies, et les valeurs des propriétés physiques qui leur sont associées sont figées.

Découvrez ces nouveaux objets en cliquant ici.

Royal HaskoningDHV démystifie le sujet des jumeaux numériques avec buildingSMART International !

« Démystifier les jumeaux numériques »

Inscrivez-vous pour assister à ce webinaire organisé par buildingSMART International. Il sera animé par Bart Brink – Directeur mondial des jumeaux numériques chez Royal HaskoningDHV, une Société d’Ingénierie Internationale et AMO indépendante de renom.

Les jumeaux numériques ne cessent de susciter de l’intérêt. Ce concept de connexion entre monde physique et numérique est considéré comme la prochaine étape de la transformation numérique. Dans cette présentation, Bart Brink présentera le concept des jumeaux numériques et la façon dont ils peuvent être utiles dans les décisions stratégiques des maîtres d’ouvrages, propriétaires et gestionnaires d’actifs. Il partagera aussi des exemples concrets tout au long du cycle de vie des assets et dans plusieurs secteurs.

Dans ce webinaire, vous découvrirez :

  • Les jumeaux numériques et le rôle qu’ils jouent dans la transformation numérique
  • Un aperçu des différentes applications et dimensions des jumeaux numériques
  • Des exemples concrets et inspirants de plusieurs secteurs
  • Des suggestions sur comment démarrer avec des jumeaux numériques
  • Et bien plus encore…

Détails du webinaire :

  • Date : 16 juin 2020
  • Heure : 14 h 00 (CEST)
  • Durée : 45 minutes
  • Lieu : en ligne

S’inscrire maintenant en cliquant ici.

Les rendez-vous Forge, plateforme de développement du futur – Les enjeux des jumeaux numériques

L’équipe d’Autodesk Forge a lancé en mai une toute nouvelle série Web hebdomadaire appelée Forge Partner Talks ou « Les rendez-vous Forge ». C’est l’occasion pour vous tenir au courant des dernières avancées de Forge et de vous présenter les innovations en matière de technologie Cloud développées par les partenaires Autodesk. Vous pourrez ainsi voir comment elles peuvent aider votre entreprise à être plus compétitive et rentable.

Chaque semaine, Emily Scherbenski, responsable marketing senior Forge, accueille les meilleurs partenaires Forge qui présentent les solutions innovantes qu’ils ont développées sur Forge et partagent leurs enseignements. Ce premier épisode est dédié aux jumeaux numériques.

Les jumeaux numériques ou Digital Twins

Selon Gartner et Deloitte, les jumeaux numériques étaient l’une des dix grandes tendances technologiques de 2019,. Les partenaires de Forge qui ont construit ou exploité des solutions de jumeaux numériques réussies ont décidé de partager avec vous leurs expériences.

Torbjørn Grimstad, Manager chez Moicon, explique comment son entreprise a développé des jumeaux numériques pour leurs clients industriels, en s’inspirant des environnements de jeux vidéos et en les adaptant pour les usines, réduisant ainsi les coûts clients, la main-d’œuvre et les temps d’arrêt imprévus.

Alban Alev, responsable de programme chez Capgemini, explique comment Capgemini a utilisé ses 15 années d’expérience pour créer Reflect-IoD – une plateforme de jumeau numérique cloud qui réduit les coûts d’exploitation et apporte sécurité, efficacité et collaboration à la gestion et maintenance des assets de leurs clients tous secteurs confondus.

Andrew Arnold, chef de produit chez VueOps, explique comment la solution VueOps tire parti du BIM dans les phases de gestion et maintenance pour maximiser la disponibilité des installations, améliorer les flux de travail et économiser du temps et de l’argent pour les clients.

Toutes les questions restées sans réponses pendant la session en direct ont été collectées et ont obtenu des réponses ici.

Découvrez cet échange passionnant ci-dessous.

[Bonnes pratiques] buildingSMART Espagne met à disposition un Guide pour les Propriétaires et Gestionnaires de Patrimoine

Un Guide BIM pour les propriétaires et les gestionnaires d’actifs

buildingSMART Espagne produit de nombreux guides passionnants et utiles à destination de leurs adhérents mais aussi de la communauté toute entière. Si vous lisez l’espagnol, nous vous les recommandons. Rédigés par un panel d’Experts, ils permettent de comprendre toute l’étendue des possibilités du BIM dans des domaines d’application divers et variés.

Leur dernier guide est à destination des propriétaires et gestionnaires d’actifs pour lesquels le BIM représente une grande opportunité et une source non négligeable d’économies. Il permet de réduire les incertitudes qui apparaissent couramment pendant les phases de conception et de construction, comme par exemple la réduction des écarts fréquents en termes de coûts et de qualité. De même, les inefficacités peuvent être réduites grâce à la prise de décision dans les phases initiales grâce à une évaluation correcte des impacts sur la maintenance future (impact énergétique, coût du cycle de vie des actifs, …).

Ce guide facilite la diffusion de la méthodologie et de la technologie BIM parmi les promoteurs, les propriétaires, les gestionnaires d’actifs et les gestionnaires d’usines. C’est un bon outil de base qui facilitera les échanges et la compréhension des apports du BIM en phase d’exploitation et maintenance.

Un grand bravo à buildingSMART Espagne ! Ce guide peut être téléchargé ici.

Bonne lecture !

[Interview] Capgemini, un leader innovant et de tout premier plan sur les Digital Twins – Mickaël Guilleux-Nedellec, Head of BIM Solution nous livre leur vision !

Parmi les sujets clés du moment, il en est un qui revient de manière continue, celui des jumeaux numériques, ou digital twins en langage anglo-saxon. Cette nouvelle approche permet de mieux gérer et maintenir ses assets et d’effectuer des économies substantielles sur la partie OPEX. Parmi les grands acteurs leaders en la matière, Capgemini fort de nombreuses années d’expérience sur le sujet, ouvre de nouvelles voies et nous livre sa vision.

Nous avons ainsi l’honneur et le plaisir de recevoir cette semaine l’un des grands noms français Leader du conseil des services informatiques et de la transformation digitale, Capgemini. Ils s’impliquent depuis plusieurs années sur les sujets du BIM et collaborent de manière très étroite avec la Société Autodesk. Mickaël GUILLEUX-NEDELLEC est à la tête des Solutions BIM au sein de cette grande entreprise et il va nous expliquer les orientations et implications stratégiques de Capgemini sur ces sujets impactants.

Mickaël GUILLEUX-NEDELLEC
Head of BIM Solution | Practice CSD

Bonjour Mickaël, pourrais-tu stp te présenter en quelques mots et nous parler de ton parcours professionnel avant d’avoir intégré Capgemini ?

Bonjour Emmanuel. La ligne directrice qui a orienté mon parcours scolaire et mes expériences professionnelles, c’est l’apport de l’informatique à la représentation du monde réel. De fait, je suis passé par la CAO-DAO et le SIG pour arriver il y a quelques années dans le BIM. Mes activités depuis plus de 20 ans m’ont amené à travailler dans les secteurs public et privé sur un large spectre métiers, que ce soit en BE, pour un éditeur ou désormais chez Capgemini, leader des intégrateurs.

Tu es un expert reconnu des sujets SIG. Était-il naturel et aisé pour toi de bifurquer vers les sujets tels que le BIM ?

Le Système d’Information Géographique est véritablement un terrain de jeu riche et très intéressant qui permet des analyses croisées de données en utilisant le support de la cartographie. Passer de l’extérieur à l’intérieur des bâtiments et des infrastructures est en soi un exercice simple mais rendu compliqué par les outils mis à disposition. Les silos existent aussi en informatique. Le rapprochement de grands éditeurs comme Esri et Autodesk et au-delà l’ouverture des systèmes informatiques à travers les APIs ont facilité ce passage.

Deux éléments l’ont permis :

1. Le BIM sous l’impulsion de l’état, des éditeurs et d’acteurs comme MediaConstruct ou MINnD est devenu un sujet pour les clients de Capgemini notamment autour de la maîtrise des données et d’un fort besoin de collaboration et d’interopérabilité.

2. La capacité d’un intégrateur comme Capgemini d’accompagner ses clients vers des sujets relativement nouveaux pour eux et à permettre à ses collaborateurs de monter sur le sujet. J’avoue qu’au début ce ne fut pas simple, la présence de Capgemini sur la première édition du BIM World pouvait apparaître surprenante mais nous avons su en très peu de temps présenter notre positionnement et sa valeur ajoutée sur les sujets BIM. Aujourd’hui Capgemini est reconnu comme un acteur du BIM intégré à l’écosystème et son partenariat avec Autodesk va dans ce sens.

Donc merci à nos clients et à Capgemini d’avoir permis à cette possibilité de devenir une réalité.

Quel est ton rôle et quelles sont tes missions chez Capgemini ?

Mon rôle premier chez Capgemini est Business Analyst autrement dit Consultant métier. Les premières missions que j’ai réalisé consistaient à aider mes clients à définir, mettre en œuvre et déployer des solutions SIG dans leur contexte SI. Par la suite, j’ai eu l’opportunité d’enrichir mon expérience avec des rôles de Chef et Directeur de projet tout en étendant le périmètre de mes activités au BIM et sujets liés comme l’Asset Management, la GED, la GMAO, l’IoT avec l’étiquette de Head of BIM, précurseur et expert reconnu du sujet chez Capgemini.

Aujourd’hui, je suis responsable des activités d’Assistance à MaÎtrise d’Ouvrage (AMOA) pour l’offre Smart Digital Twins (SDT) de l’entité Custom Software Development (CSD) de Capgemini France.  Celle-ci regroupe tout ce qui est Smart Asset, BIM, Smart Building, Smart Cities et Smart Territories. Le Jumeau numérique dans l’ensemble de ses dimensions spatiales pour les usagers, les gestionnaires, les décideurs.

Capgemini, un grand nom du Conseil informatique français. Pourrais-tu nous présenter en quelques mots et chiffres le groupe et nous dire vos secteurs d’activité historiques ?

Grand est un euphémisme. A ce jour, c’est la plus grande entité dans laquelle il m’ait été donné de travailler. A fin 2019, le Groupe regroupait presque 220 000 personnes réparties dans le monde entier avec un chiffre d’affaire de plus de 15 Milliards d’euros en croissance. Une dynamique incroyable. Nos activités se concentrent sur les sujets cœur du groupe que sont la donnée et les services autour des applications IT, qui touche aujourd’hui de grands sujets d’innovation que sont le Cloud, l’IA, la 5G, l’environnement et bien sûr tout ce qui touche au Jumeau Numérique.

Pour ce qui est des verticaux métiers, Capgemini est présent partout avec comme grands secteurs les services, l’industrie, l’énergie et les utilities mais aussi les biens de consommation, le commerce, les services publics, les télécoms, la finance. Un environnement très vaste.

L’OPA amicale sur ALTRAN devrait également nous permettre de consolider et renforcer notre offre autour de notre expertise métier et des industries. 60 000 personnes de plus. C’est juste incroyable.

Capgemini de l’extérieur est vu comme une ESN, pour autant c’est une entreprise qui permet aux développeurs mais pas seulement d’évoluer.

Comment se situe le Département dont tu fais partie et comment êtes-vous organisés ?

Au sein de Capgemini, je suis dans l’entité Application Services et plus précisément au sein de la Practice CSD (Custom Software Development) soit l’entité qui imagine des solutions technologiques pour ses clients.

Cette entité regroupe environ 2600 personnes en France (Paris, Rennes, Nantes, Bordeaux, Bayonne, Toulouse) et environ 230 à l’étranger (Maroc, Espagne, Inde).

La practice CSD est au service des entités commerciales sectorielles comme par exemple EUC (Energy, Utilities & Chemicals), MALS (Manufacturing/Automotive, Aerospace & Life Science), Services, Public Sector, TMT (Telecom, Media & Technology), CPRD (Concumer Products, retail & Distribution).

Quelle typologie de Clients adressez-vous ?

2 typologies par défaut :

  • Les métiers regroupant les opérationnels et les décideurs sur des sujets spécifiques qui peuvent être en lien avec les secteurs indiqués précédemment.
  • Et les DSI, autrement dit les fonctions supports aux métiers pour la mise en œuvre de solutions technologiques adaptées au sein des SI existants.

On trouve aussi les Achats, partie prenante de tous les Appels d’Offres mais ce ne sont pas nos interlocuteurs premiers.

En général, pour qu’un projet se déroule bien il faut que ces différentes typologies aient été adressées.

Le BIM ! Quand avez-vous décidé de prendre cette orientation stratégique et quel type de solutions développez-vous pour vos clients ?

Avant mon arrivée chez Capgemini, une équipe travaillait dans le domaine de la gestion d’actifs (Asset management), en particulier dans le secteur de l’énergie.

En 2015, j’étais en AMOA pour un opérateur ferroviaire sur un projet Européen de transit des marchandises et responsable entre autres de la mise en œuvre de chaînes de traitement de données redondées (en mode SIL 4) pour collecter, maîtriser et mettre à disposition des industriels les infrastructures des lignes ferroviaires. Dans ce contexte où la connaissance de la donnée est cruciale, le Jumeau Numérique s’est imposé de lui-même. Cet opérateur avait déjà des actions en cours sur le BIM et c’est donc naturellement que nous avons lancé des expérimentations sur le sujet y compris avec le prisme de la gestion d’actifs.

Par la suite, plusieurs de nos clients nous ont sollicité pour aborder ce sujet et son intégration au sein de leur SI, ce qui nous a permis d’acquérir une expertise et une connaissance approfondie du BIM que ce soit au niveau technologique, démarche et écosystème. Ce fût également le début de la présence de Capgemini à BIM World et le début du rapprochement avec les grands acteurs dont certains éditeurs mondialement connus.

Pourquoi la phase de gestion et maintenance est-elle si importante selon toi et mérite-t-elle une attention aussi particulière ?

La conception et la construction sont des phases critiques et indispensables mais pas celles qui nécessitent le plus d’investissement et de temps.

Une fois le bâtiment ou l’infrastructure réalisée, elle est mise à disposition de ses occupants, des gestionnaires et des équipes de maintenance et ce pour une durée qui varie de quelques années à plusieurs dizaines d’années. Typiquement, quand on construit une gare c’est pour 100 ans. L’entretien de cette gare, les services proposés aux usagers vont coûter 75 à 80 % du cout total (life cycle cost) de ce patrimoine.

Ce temps et cet investissement font que cette phase est la plus importante et mérite une attention particulière.

Chez Capgemini nous avons observé que le gros de l’investissement informatique quand on écarte la GMAO ou les solutions de gestion patrimoniale était focalisés sur le BIM pendant la phase de construction. Après échanges avec nos clients et nos partenaires dont Autodesk, nous avons décidé de faire un focus sur cette phase de gestion et maintenance pour répondre à leur besoin.

En quoi le jumeau numérique peut-il aider les exploitants à mieux gérer leur patrimoine ?

Le jumeau numérique est la fédération de toute la connaissance d’un actif en un point unique (souvent appelé la source unique de vérité), mis à la disposition de l’ensemble des parties selon leur niveau d’accès, à travers des visualisations variées comme la 2D (schématique), la 3D ou la cartographie pour faciliter la mise en contexte.

Le cerveau perçoit notre environnement en 3D. Il nous est donc plus facile d’appréhender une situation en 3D que sur un dessin technique en 2D notamment quand plusieurs objets sont superposés. Disposer d’un Jumeau Numérique dans lequel chaque objet est à sa place et correspond au monde réel est un facilitateur pour les équipes de maintenance afin d’appréhender au mieux ce qu’il faut remplacer, comment réaliser la gestion et maintenance et comment l’environnement immédiat se prête à cette opération. Difficile d’appréhender sur un dessin 2D s’il vous faut un plan ou si vous aurez la place pour manipuler une pièce que vous devez remplacer.

Reflect IoD est-elle votre solution phare et à quels besoins répond-elle ?

Oui, mais pour autant Capgemini n’est pas éditeur, nous avons donc décidé de concevoir ce que nous appelons un « accélérateur », une solution prête à l’emploi et que nos clients peuvent étendre à leur guise en enrichissant son code de leurs besoins spécifiques. Cette solution devant permettre une grande ouverture, son architecture a été pensée pour répondre au plus grand nombre de besoins autour de la manipulation des maquettes numériques mais surtout pour la fédération de données multi-sources pour réaliser le référentiel de données BIM, y compris la liaison vers la GED, la GMA, le SIG et l’IoT. ReflectIoD est une solution native cloud, serverless, et scalable by design.

Autre point, cette solution a été conçue pour s’adresser en priorité aux opérationnels, ceux qui ont besoin de superviser leur patrimoine, d’accéder facilement à des données diverses mais complémentaires et de les consulter sans changer plusieurs fois d’interfaces.

De ce fait, c’est une solution que nous mettons en avant car elle se distingue des plateformes existantes par sa polyvalence fonctionnelle, technologique à destination d’un propriétaire, d’un gestionnaire d’actifs ou d’un mainteneur.

Notre but, en tant qu’intégrateur, n’est pas de vendre des licences mais de délivrer un service qui réponde aux besoins en s’appuyant sur un accélérateur qui a été pensé pour s’intégrer au SI.

Elle couvre aussi bien le bâtiment que les infrastructures et les SIG ?

Par son concept de fédération de données, Reflect IoD s’adresse à tous les types d’actifs que l’on est capable de représenter sous forme de jumeau numérique tout en les positionnant dans un environnement SIG ce qui permet facilement ensuite au sein de l’interface de visualiser les objets dans leur environnement, en contexte et facilite certaines analyses.

Quel type de données est-elle capable d’agréger ?

La solution Reflect IoD est capable d’agréger des données 1D, 2D, 3D, SIG, IoT dans différents formats. Vous pourrez ainsi superposer le nuage de points laser d’un bâtiment au format e57, sa maquette numérique en IFC ou RVT (Revit natif) et associer la sélection d’un objet sur le plan 2D en DWG, tout en accédant à la fiche technique au format PDF d’une vanne par exemple ou encore aux ordres d’intervention associés dans la GMAO.

Ces notions de fédération et d’hypervision ont été pensées pour être accessibles depuis une seule interface et nous travaillons régulièrement à améliorer l’expérience client. Nous faisons en ce moment le multifenêtrage et l’intégration d’un GeoServer.

Sa particularité est son développement sur Autodesk Forge en grande partie. Peux-tu stp nous en dire un peu plus ?

Dès le début des expérimentations, la question s’est posée de savoir si nous posions un principe de base au niveau du format : une plateforme openBIM ou éditeur donc liée à un format. Nous avons cherché une solution agnostique qui nous permette de nous affranchir des formats d’entrée sachant que la plateforme n’a pas vocation (aujourd’hui) à faire de la modification des maquettes elles-mêmes.

Parmi les options disponibles, les APIS de FORGE nous offraient cette souplesse, tout en répondant à notre priorité autour du Service. Notre analyse nous a montré qu’au-delà de développer une solution de type accélérateur pour nos clients, nous pourrions également apporter à Autodesk notre capacité de développement. Du coup nous avons fait les 2, intégrer les APIs Forge qui nous intéressaient et dans le même temps nous sommes devenus Forge System Integrator, avec une portée mondiale.  

Cette possibilité de faire converger les données des capteurs et des maquettes BIM est-elle une force selon toi et pourquoi ?

La possibilité de faire converger les différentes sources d’information, de les fédérer et de les superposer pour faciliter les analyses est un facteur de gain important. De fait, pouvoir associer les capteurs directement dans le jumeau numérique à l’image d’un SCADA mais dans un environnement dynamique où le support et donc la maquette n’est pas statique est un vrai plus.

On donne la capacité à un exploitant de supervision d’un bâtiment ou à un process industriel, d’être notifié rapidement des anomalies, de pouvoir à travers la maquette accéder plus finement au problème, éventuellement d’associer l’accès aux caméras pour conforter son jugement et également d’intervenir directement si les objets connectés sont bidirectionnels, comme par exemple fermer une électrovanne en amont d’une fuite, ou encore une porte coupe-feu.

Dans notre monde connecté, à l’image de la domotique, c’est la rapidité et le choix judicieux de l’intervention qui optimisent les actions. La réduction des pertes de temps et les aides aux choix pour limiter les erreurs sont prépondérants.

Vos technologies couvrent-elles uniquement la phase d’exploitation et de maintenance ? Est-ce seulement les bâtiments de bureaux et industriels ou touchez-vous aussi d’autres types de programmes ?

Comme indiqué, nous avons fait le choix de nous focuser pour ce qui concerne Reflect IoD sur la phase exploitation – maintenance. Pour autant, nos technologies couvrent les phases amont, en particulier le suivi de la construction, en Greenfield (construction neuve) aussi bien qu‘en Brownfield (existant).   

Nos technologies appuient un choix assumé de ne pas aller sur un périmètre restreint pour répondre à un besoin métier très particulier. Nous couvrons l’ensemble des objets qui peuvent être représentés par un jumeau numérique, que ce soit du bâtiment, de l’infrastructure ou du process industriel.

Cette façon de penser nous a amené à ne plus penser les activités en silos. C’est pourquoi en 2020, nous parlons de Smart Digital Twins et associons plusieurs offres initialement traitées par des équipes séparées.

Il est important de voir un objet comme utile pour une action, intégré à un système qui lui-même interagit avec d’autres systèmes donc unitairement et dans sa globalité.

Quels bénéfices attendus et chiffrés cela représente-t-il pour vos clients ?

Le premier bénéfice dont nous font part nos clients c’est le gain de temps ou inversement la réduction de la perte de temps à chercher de l’information. L’agrégation de données issues initialement de mondes différents, la capacité à disposer d’une supervision sans limite géographique, en indoor et en outdoor est un vrai changement.

Le second bénéfice porte sur les processus de travail, la nécessité de structurer l’information pour casser les ruptures numériques. L’exemple le plus présent étant la non-utilisation des maquettes numériques produites dans le cadre des DOE pour la phase d’exploitation, car elles n’ont pas été pensées pour. Le constructeur va être intéressé pour découper une dalle en fonction de son coulage, le FMeur, pour les espaces alloués sur cette même dalle en termes d’occupation.

En troisième, les gains de prédiction à 2 niveaux :

  • Au niveau de la programmation avec des capacités accrues de Generative Design et d’analyse spatiale couplés notamment au SIG pour maximiser ces choix d’investissement, ce qui vaut bien évidemment également pour la phase de conception et l’optimisation des métrés, ce qui impacte les achats.
  • Au niveau de l’exploitation, durant laquelle prévoir et anticiper les pannes permet un fonctionnement optimal et donc une production améliorée ainsi qu’un dérangement limité pour les usagers.

On peut trouver que c’est secondaire mais on touche directement à un sujet qui tient à cœur à Capgemini, celui de l’environnement. Limiter les pertes, c’est aussi limiter l’utilisation des ressources, le gaspillage ou la mise en décharge de matières. Au-delà du gain financier, c’est donc une exploitation plus mesurée des espaces, des matières premières que sont le bois, l’eau, le sable, etc.

Votre offre Reflect IoD comprend-elle aussi du service pour le déploiement ? Si oui avez-vous des équipes dédiées et quel est leur rôle ?

Comme vous l’avez compris, notre souhait est de faire du service et la façon dont nous mettons en avant reflect IoD va dans ce sens. Nous avons une équipe de développement dédiée avec un chef de projet et un Product Owner, des équipes de développements dédiées au client et une équipe d’AMOA à même d’aider le client à opérer une transformation digitale intégrée au sein de son SI.

L’agilité et la souplesse sont le maître mot. Les équipes de développements sont donc à même de faire du déploiement ce qui par ailleurs leur permet pour la suite d’appréhender des difficultés et donc de les remonter et de les corriger.

Nos équipes travaillent main dans la main et font régulièrement des sessions de travail en commun.

Cette proximité est appréciée par nos clients qui du coup se sentent mieux écoutées et plus en confiance.
Dernier point et non des moindres, Capgemini dispose de commerciaux dédiés à des verticaux métiers, au sein de SDT, nous avons des business developers en appui de ces équipes pour mieux appréhender et présenter les sujets relatifs au jumeau numérique.

Créez-vous vous-mêmes les maquettes pluridisciplinaires BIM ou sous-traitez vous cette partie ?

Les deux mon cher. Capgemini  dispose d’une équipe de dessinateurs-projeteurs et de modeleurs BIM. Pour autant, il nous arrive notamment pour une question de proximité ou de réactivité de faire appel à certains de nos partenaires pour réaliser ces activités. Certains de nos AMOA sont aussi habitués à manipuler et à utiliser des outils de modélisation et il arrive qu’en plus de leur activité de conseil, nos clients leur demandent de réaliser des maquettes.

Autre point, il nous paraît important d’utiliser des modeleurs spécialisés, ayant l’habitude de certains objets particuliers livrés par des fournisseurs spécifiques. De la même façon qu’il faut utiliser le bon outil, il faut utiliser la bonne ressource et il nous est arrivé de refuser des missions car nous pensions ne pas être en mesure de réaliser un travail de qualité.

Où les jumeaux numériques sont-ils stockés ? Faites-vous du on premise ou utilisez-vous les plateformes des grands fournisseurs que sont Amazon, Microsoft et autres ?

Un choix stratégique a été opéré par Capgemini de ne pas faire de reflect IoD une plateforme OnPremise. Par défaut, nous sommes Cloud. La solution est certifiée sous AWS et Microsoft Azure sachant que d’autres fournisseurs notamment français sont dans le scope.

La question du référentiel de données que l’on peut aussi appeler CDE pour Common Data Environment, peut toutefois en termes d’architecture informatique être déployée dans les 2 environnements voire en hybride. Il faut différencier les fonctions gérées au sein de la plateforme et accessibles vie des services sur le Cloud, de l’accès aux données. C’est pourquoi, dès l’amont nous faisons intervenir un architecte d’entreprise afin de s’assurer que la solution proposée corresponde aux besoins, aux contraintes et soit possible.

Qui des projets confidentiels ? Peuvent-ils aussi bénéficier de jumeaux numériques ?

Les projets confidentiels sont en général très friands de ce qui peut sécuriser et/ou optimiser les prises de décision. A ce titre, le jumeau numérique, avatar intelligent de la réalité est clairement un plus demandé. La différence se situe dans les contraintes de sécurité apportés à différents niveaux de l’architecture, y compris au niveau des données elles-mêmes. Notre compétence d’intégrateur sur ce type de projet est vu comme un gage de sérieux.

Avez-vous une partie mobile à votre offre ?

Par défaut, oui dans le sens où Reflect IoD est une plateforme de type client serveur web. Dans ce contexte, une tablette avec un client Web classique peut utiliser la solution.

Au-delà, passé l’effet Wahoo, nous avons effectué des expérimentations autour des sujets de réalité virtuelle et de réalité augmentée sur différentes technologies y compris à base de moteurs de jeux comme Unity 3D.

Dans un cas comme dans l’autre, ce qui prévaut à l’utilisation du mobile pour nous reste lié au besoin premier du client. Du coup, notre offre s’adapte à celui-ci y compris s’il faut travailler sur des sujets asynchrones quand le réseau manque sur certains sites.

Vous collaborez avec Autodesk depuis longtemps maintenant. Peux-tu nous détailler cette collaboration ?

Je me souviens de l’époque où avec Maxime Suing (CSM chez Autodesk) nous avions commencé à évoquer cette possibilité lors d’un salon sur un coin de table, avant que les premiers échanges ne se concrétisent à plus haut niveau chez vous et chez nous.

En très peu de temps, on est passé de « ce serait intéressant » à des échanges entre nos équipes techniques respectives, de la visibilité croisée sur nos roadmaps et choix stratégiques, pour aboutir à des actions commerciales conjointes en France mais également ailleurs dans le monde comme aux USA, en Europe, et en Asie.

Il est très important d’indiquer que cette collaboration se fait aujourd’hui avec une grande transparence et une vraie volonté d’aller de l’avant qui se ressent déjà à travers les retours de nos clients.

Ce n’est que le début et nous sommes très heureux de cette synergie. Par ailleurs, ce partenariat est complémentaire d’autres, ce qui nous permet d’adresser certains clients sur un périmètre plus large de leur SI pour optimiser encore mieux les gains.

A ce stade, je ne peux citer nos clients mais certains seront présents sur notre stand pour s’exprimer lors du salon BIM World 2020.

Les solutions pour la gestion et la maintenance commencent à se multiplier. Quels sont les éléments qui vous différencient par rapport à vos concurrents ?

Ceci tient en 3 mots : intégrateur, agrégation, hypervision

  • Intégrateur nous sommes et nous le mettons en avant comme un différenciateur. Par défaut nous sommes agnostiques, donc notre focus est que la solution proposée réponde au besoin tout en s’intégrant parfaitement dans le SI client pour être utilisé par les clients. A ce niveau, notre expérience en gestion de projet est également saluée et sollicitée par nos clients et partenaires.
  • Agrégation car la priorité d’une plateforme collaborative, c’est sa capacité à rassembler des données très hétérogènes pour permettre une gestion optimisée de son patrimoine. Et dans ce domaine, nous ne sommes pas liés à un éditeur ou à un format.
  • Hypervision au-delà de la gestion à proprement parler qui peut sur faire avec une vision tableur, nous amenons la représentation du jumeau numérique au cœur du dispositif pour aider à contextualiser la gestion, prenant ainsi en compte l’ensemble des apports des outils métiers du SI, le tout rassemblé sous une interface.

Pourrais-tu nous citer quelques cas de succès clients et les argumenter ? Des projets qui te tiennent à cœur ?

Comme indiqué précédemment, je ne peux citer nos clients. Voici cependant trois projets qui ont jalonné mon parcours.

Le premier est celui de l’opérateur ferroviaire, car ce fut pour moi le début de l’histoire vers le BIM, dans un contexte Européen, la maîtrise de la qualité et de la précision de la donnée était juste un challenge incroyable.

Le second est un client que j’accompagne depuis quelques années maintenant, un peu en dehors des sujets habituels et qui touche de près à l’environnement. Cette structure qui gère une dizaine de sites industriels m’a impressionné depuis le début de par sa volonté de se transformer, d’intégrer de nouvelles technologies, son implication à tous les niveaux et le souhait de viser la valeur ajoutée (un service public soucieux des deniers de l’état). Cette structure publique prend le temps de monter en compétence sur les sujets, de les intégrer dans ses processus et augmente son niveau d’échange avec ses prestataires d’année en année avec toujours ce souci du service efficace.

Le troisième est un acteur important du secteur parapétrolier. Ce serait plus à mon collègue Alban ALEV (responsable de l’offre SDT) d’en parler mais c’est l’un de nos premiers clients pour lequel nous faisons de l’intégration autour des APIs Forge. Nous avons dû relever de gros défis et l’équipe a franchement fait un très beau travail qui se solde par la confiance du client sur différents sujets.

L’interopérabilité joue-t-elle un rôle clé pour vous et en quoi la plateforme Forge vous aide de ce point de vue ?

On revient au cœur des plateformes collaboratives : les données. Comme indiqué précédemment, nous avons testé différentes opportunités qui s’offraient à nous et nous avons jugé que pour répondre au plus grand nombre il fallait de l’ouverture notamment en termes de formats d’entrée. Les APIs Forge dont Model Derivative nous ont permis de passer ce cap. Avec plus d’une soixantaine de formats acceptés (dont le standard openBIM IFC), elle offre un choix suffisant pour répondre à la grosse majorité des demandes. L’investissement d’Autodesk pour pérenniser Forge et en faire le socle de son offre Cloud et notamment de BIM 360 nous conforte également dans ce choix en termes de pérennité.

Quels sont vos objectifs stratégiques de développement pour le futur très proche et moyen terme ?

Devenir le partenaire principal d’Autodesk en tant que Forge System Integrator Monde, ce qui peut passer par un rapprochement entre Forge et BIM 360 au niveau des synergies. Notre équipe de développement a des objectifs ambitieux de croissance cette année.

Positionner notre savoir-faire notamment sur nos compétences Smart Digital Twin aussi bien à travers nos solutions comme Reflect IoD que sur notre accompagnement client en AMO pour lequel là-aussi les actions commerciales avec Autodesk sont un point fort.

Accroitre nos activités en France et dans le monde autour de l’intégration des nouvelles technologies du SI en s’appuyant sur le jumeau numérique. Je profite de cette question pour saluer le travail de Thomas PERPERE, qui nous a rejoint l’an dernier en tant que Busines Developer et fait un gros travail avec les équipes commerciales de Capgemini et d’Autodesk pour promouvoir des actions communes.

Comment votre collaboration avec Autodesk peut-elle vous aider ?

La synergie entre nos équipes commerciales et techniques doit se poursuivre et s’accentuer car elle nous permet de sécuriser les briques technologiques utilisées dans les solutions que nous proposons à nos clients. Il est impératif que nos roadmaps continuent d’être partagées sur le court moyen et long terme car c’est ainsi que l’on apporte de la valeur aux clients.

Capgemini est connu pour son impact sur les Grands Comptes. Reflect IoD et votre développement autour du BIM vous permettra-t-il d’atteindre d’autres typologies de clients ?

Parmi nos clients, nous avons des acteurs industriels à portée régionale. En soi, cela ne s’assimile pas à un grand compte et pourtant nous les accompagnons sur ce chemin C’est le cas notamment de mon second exemple indiqué précédemment. Il est vrai que les Grands Comptes sont la cible privilégiée des grands Groupes, mais Capgemini est un groupe qui permet aussi de travailler sur des sujets différents et des typologies de comptes différents. La meilleure preuve étant mon histoire ces dernières années. Dans le même niveau de comparaison, nous sommes partenaires de grands éditeurs mondiaux, pour autant j’ai pu mener des missions pour de grands comptes avec des startups comme Xinapps ou BlocInBloc, que je salue au passage pour leurs travaux et implications.

Connaissais-tu ABCD Blog ?

Qui ne connait pas ton travail et ton blog ? Tu me donnes là l’occasion d’intégrer le monde de tes lecteurs et c’est un très grand honneur pour moi de m’adresser à eux à travers ton blog. Ayant moi-même été revendeur Autodesk il y a plus de 20 ans et certifié sur ces technologies, j’ai appris auprès de cet écosystème beaucoup de mes connaissances actuelles même si j’ai pu m’en éloigner à d’autres moments. Ce partage est une vraie richesse, aussi je me permets de te remercier pour cela Emmanuel.

Quel message souhaiterais-tu passer à nos lecteurs ?

Quand je suis rentré chez Capgemini, je me suis demandé si j’y trouverai un écosystème qui me permette d’utiliser mes connaissances, d’en apprendre d’autres et de m’y épanouir. J’y ai trouvé des passionnés, des gens qui m’ont permis de progresser et m’ont encouragé à tracer de nouveaux sillons. Les histoires se font souvent sur la rencontre de personnes et je remercie ceux qui ont permis que cette histoire se concrétise.

Je n’oublie pas également nos clients, qui à l’époque où Capgemini se montrait un peu jeune sur ces sujets, nous ont fait confiance et avec lesquels j’entretiens encore aujourd’hui de très bonnes relations. Certains parmi eux sont des lecteurs de ce blog et je remercie cette communauté qui permet un tel foisonnement d’idées aujourd’hui. Nous vivons une époque incroyable, merci à vous et pour ceux qui le souhaitent retrouvons-nous à BIM World en octobre ou avant par téléphone.

Avec toute l’équipe Smart Digital Twin, nous serons heureux d’échanger avec vous.

Mickaël, un grand merci pour cette interview passionnante. Nous vous souhaitons un immense succès sur la route du BIM.

Site officiel de Reflect IoD ici.

[Interview] QUALITEL Formation, une offre BIM de qualité pour préparer les professionnels du BTP au monde de demain – Hela Marrakchi et Aniça Zabeur

Nous savons tous à quel point la formation des professionnels du secteur du BTP est clé pour une réussite et une adoption totale du passage au numérique et au BIM. Et en cela, nous ne parlons pas uniquement des formations techniques mais aussi de celles sur l’organisation et la stratégie à mettre en place.

Nous avons le plaisir cette semaine d’accueillir sur ABCD Blog un acteur assez nouveau dans le domaine des formations BIM – QUALITEL Formation – même si ce nom prestigieux est déjà connu par ailleurs sur d’autres sujets.

Hela Marrakchi, Responsable de l’activité BIM pour la formation chez Qios et Aniça Zabeur, Responsable Développement de QUALITEL Formation répondent à nos questions et nous présentent une offre très riche et complète.

Bonjour Héla et Aniça, bienvenues sur ABCD. Pourriez-vous svp vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Hela Marrakchi, je suis responsable de l’activité BIM chez QIOS et je m’occupe du développement de l’activité, du management de projet et d’équipe. Je suis également la formatrice référente BIM pour QUALITEL Formation.

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Aniça Zabeur et je suis responsable pédagogique pour QUALITEL FORMATION. J’ai en charge le pilotage de l’offre de formation (création des catalogues et mise à jour de l’offre). Je m’occupe également de recruter les intervenants et d’animer le réseau des formateurs.

Vous travaillez pour le Groupe Qualitel qui est plus connu pour tout ce qui touche à la certification de la qualité des logements. Pourriez-vous svp nous présenter le Groupe et aussi nous expliquer votre organisation, notamment Qios et votre département formation ?

L’Association QUALITEL est une structure indépendante, créée en 1974, dont la mission est de promouvoir la qualité de l’habitat neuf et existant. Elle fédère autour de cet objectif commun les principaux acteurs du secteur du logement – organisations professionnelles, associations de consommateurs et pouvoirs publics – et intervient au moyen de 5 grandes missions : l’information du grand public, la certification du logement, l’expertise et l’évaluation, les activités de recherche, et enfin la formation professionnelle.
Les filiales opérationnelles du groupe sont CERQUAL (certification des logements), QIOS (expertise et évaluation), Qualitel Formation (formation), CERWAY (certification à l’international).

  • Qualitel formation est composé d’un pôle pédagogique, digital, communication et de développement et logistique.
  • QIOS se présente sous différents pôles opérationnels, l’acoustique et vibration, Energie et l’environnement, BIM, Patrimoine et diagnostic, audits industriel et certifications d’ouvrage, le tout sous forme d’assistance et de conseil.

Hors numérique et BIM, vous avez une vaste offre de formation assez complète et diversifiée. Quel est votre positionnement ?

QUALITEL FORMATION est le partenaire formation de tous les acteurs pour la qualité et la performance des logements tout au long du cycle de vie du bâtiment. Nous proposons donc des formations pour l’ensemble des acteurs de la construction sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment. Différents thèmes sont abordés tel que :

Qu’est-ce qui a motivé la création et la mise en place de formations BIM et numérique l’année passée ?

Le groupe QUALITEL, de par ses groupes de travail et expérimentations diverses, souhaitait mettre en avant le BIM et le positionne désormais dans une vraie stratégie groupe depuis un moment. Il a donc naturellement fait l’objet d’une rubrique dans le catalogue de QF.
De plus, à la vue de la demande croissante, de ce qui nous semble inévitable, du numérique et compte tenu de la demande croissante de formation sur le sujet (numérique et BIM), il était naturellement évident que QF se positionne.

Comment êtes-vous organisés au sein de l’Equipe formations ? Hela, vous pilotez la partie numérique et BIM avec une équipe ?

(Aniça) Chaque formation a un formateur référent (qui conçoit et anime nos formations) et il ou elle peut être relayé(e) par d’autres intervenants.
(Hela) En effet, sur chaque thématique il y a un formateur référent. Etant la Référente pour le BIM, avec l’équipe Qualitel Formation nous mettons ensemble en place les programmes de formation, le planning et les supports de formation. Je fais partie de l’équipe de formateurs internes au Groupe Qualitel.

Vos formations numériques et BIM semblent très complètes et évolutives. Elles adressent apparemment toutes les typologies d’entreprises. Pourriez-vous nous en parler svp ?

L’Offre Qualitel Formation s’adresse à tous les professionnels !
En effet, plusieurs niveaux et formats sont proposés dans les formations BIM et NUMERIQUE (initiation, perfectionnement… et modalités pédagogiques digitales). Elles ont la particularité également de s’adresser à l’ensemble des acteurs de la construction.

S’adressent-elles uniquement à des décideurs ou sont-elles adaptées à tous publics ? Qui sont vos participants type ?

Comme indiquées précédemment, elles s’adressent à différentes cibles. Idem pour les participants (pas de participants type).

Leur définition a-t-elle été la résultante d’une demande des entreprises ou est-ce lié à un constat des besoins que vous avez analysés ?

C’est un mix des 2. Nos formations sont toutes conçues en réponse et en adéquation avec les besoins d’un marché (étude concurrence et besoins de nos clients). Nous proposons de nombreuses formations « intra entreprise » qui répondent à une demande bien spécifique et qui sont hors-catalogue.

Faites-vous une évaluation du niveau de maturité de l’entreprise avec un Expert avant de leur proposer directement une offre particulière ?

Oui, Hela pourra vous en dire plus 😊
Merci Aniça. Oui, effectivement toutes les formations sur mesure sont précédées d’un entretien d’évaluation des besoins et de maturité des futurs stagiaires. Dans ce cas, soit les programmes sont réajustés pour répondre à un métier et à un besoin précis, soit un nouveau programme est monté à la carte.
Sinon, si l’on est dans une formation catalogue, certaines sont sans prérequis et d’autres pas. Dans ce cas, un questionnaire d’évaluation des connaissances est présenté.

Laquelle conseilleriez-vous pour démarrer ? Les essentiels du BIM ?

Comme certaines formations ne nécessitent pas de prérequis, oui, « Les essentiels du BIM » comme son nom l’indique est la plus « généraliste » et traite vraiment des bases du BIM.

Que proposez-vous pour les TPE/PME telles que les artisans ou petites entreprises ? Quelque chose de plus léger ?

En raison des contraintes de temps liées à leurs métiers spécifiques avec différentes attentes, le public des artisans constitue une cible particulière. Cette formation flash d’une journée est accessible pour répondre à leurs besoins. L’idée est de leur proposer une journée sur le thème « Comprendre et exploiter la maquette numérique ». Le but est de comprendre les bases et le langage du BIM, et de bien assimiler et appréhender la collaboration et les maquettes numériques. Une formation qui leur permet d’aller à l’essentiel.

Pourriez-vous svp nous dire quelques mots, ou résumer chacune des 8 formations brièvement et nous expliquer leur valeur ajoutée ?

  • Les essentiels du BIM : Format flash pour disposer d’une vision globale de l’intégration du BIM dans les pratiques, découvrir et s’exercer sur la maquette numérique
  • Répondre à un appel d’offre public en BIM (Concours) : Offrir la possibilité de pouvoir se positionner sur un AO dont le projet sera suivi en BIM. Le but est de savoir identifier les besoins du client et de savoir structurer son mémoire technique BIM.
  • Le BIM pour l’exploitation et la maintenance des bâtiments : ici, il est question de comprendre l’intérêt et les enjeux du BIM pour la gestion exploitation maintenance et d’identifier les composantes de la stratégie BIM avant déploiement.
  • Déployer le BIM au sein de son organisation : Comprendre le BIM, connaitre les usages associés pour définir et organiser le déploiement au sein de son équipe. Le but est de maîtriser les étapes clés d’un déploiement réussi, en passant de la conduite du changement au Proof Of Concept jusqu’à la mise en place du cahier des charges avant généralisation.
  • Gérer un projet en BIM : Maitriser les étapes clés de la gestion d’un projet en BIM et ses caractéristiques (définition des usages, organisation de l’équipe, définition de la convention BIM…)
  • Artisans, comprendre et exploiter la maquette numérique : Une formation d’une journée dédiée aux artisans qui leur permettra d’intégrer la méthode collaborative, d’échanger avec les acteurs BIM du projet et d’exploiter les données de la maquette numérique selon les besoins.
  • Smart Building : de la conception à l’exploitation et maintenance : Connaitre les spécificités, les avantages et les techniques de conception d’un Smart Building mais aussi appréhender les enjeux de l’exploitation et de la maintenance.
  • Comprendre l’écosystème d’un bâtiment connecté : Format Flash pour comprendre l’écosystème d’un bâtiment connecté, les usages possibles et être capable d’identifier une solution adaptée à son projet.

Catalogue des formations Qualitel en ligne ici

Quelle est la structure type de ces formations ? Retrouve-t-on des troncs communs tels que l’historique du BIM, la situation, puis la collaboration et l’interopérabilité, etc. ?

Etant donné qu’une grande partie des formations sont sans prérequis, nous avons opté pour la création d’un tronc commun pour toutes. Il sera par exemple question de rappeler les définitions des termes pour partir sur une base commune tout au long de la formation.

Au-delà de la partie théorique, y-a-t-il une partie technique et pratique ? Est-elle aisée pour des novices ?

Oui, certaines formations ont à la fin un exercice pratique tout à fait accessible pour le public visé telles que :

  • Les essentiels du BIM : exercice de familiarisation et de manipulation d’une maquette numérique
  • Artisans, comprendre et exploiter la maquette numérique : exercice de manipulation et d’extraction des données depuis une maquette numérique
  • Répondre à un appel d’offre public en BIM (Concours) : une étude de cas : analyse du cahier des charges BIM d’un AO
  • Comprendre l’écosystème d’un bâtiment connecté : étude de cas sur l’expression du besoin suivant différentes typologies de bâtiments

Est-ce que vous faites du présentiel, du virtuel et du blended ?

Oui, Qualitel Formation, pour l’ensemble de ses formations et notamment celles sur le BIM, propose des contenus innovants incluant du blended learning, du présentiel, du distanciel et de la classe virtuelle.

Avez-vous un pool de formateurs ou travaillez-vous avec des indépendants ? Si oui, quel est leur parcours et profil généralement ?

Notre réseau de formateurs est composé à 60% d’experts du groupe QUALITEL donc de l’interne et à 40% d’experts indépendants externes. Ce sont tous des professionnels experts de leur domaine et aguerris aux techniques d’animation de formation 😊. Ils ont la particularité de savoir s’adapter aux évolutions liées à leur domaine d’expertise et au secteur de la construction, mais également aux évolutions et aux dernières tendances en matière de formation.

Quels sont les coûts et la durée de vos formations et sont-elles prises en charge par les aides d’état et les OPPCO ?

Oui, elles sont toutes prises en charge par les OPPCO si l’entreprise bénéficiaire y a accès. Les coûts sont assez similaires à ceux pratiqués par le marché (en moyenne 750 € pour une journée) et la durée est comprise entre 1 et 3 jours. Elles ne sont pas qualifiantes ou diplômantes. Nous travaillons actuellement à la mise en place d’une offre de formations qualifiantes/diplômantes qui pourraient rentrer dans le cadre du CPF ou d’aides d’état.

Y-a-t-il un examen final de validation des acquis ?

Oui, il y a un QCM final de validation des acquis visant à évaluer l’atteinte des objectifs pédagogiques de la formation. Néanmoins, il ne s’agit pas d’un examen mais simplement d’un test de connaissances.

Collaborez-vous avec des organisations telles qu’ADN Construction et buildingSMART pour la définition de ces formations, notamment sur la partie interopérabilité ?

Au sein du Groupe Qualitel, nous avons des collaborateurs administrateurs qui pour certains participent au groupes de travail de buildingSMART. Ils participent activement à la définition des programmes et à la validation du contenu des supports.

Sur les formations plus pointues telles que celle sur le Smart Building, le bâtiment connecté ainsi que l’exploitation et la maintenance, faut-il un niveau plus élevé de maturité BIM pour les suivre ?
L’idée, est de rendre la formation accessible à différents types d’acteur de la construction. Nous pouvons donc dire que vous n’avez pas besoin d’être mature en BIM pour suivre nos formations. Il suffit juste de s’inscrire 😉

Après une session de formation, faut-il imaginer un rappel ou un suivi quelques mois après ?

Oui, et nous allons mettre en place prochainement un questionnaire d’évaluation à froid (3 ou 6 mois après la formation) visant à interroger l’apprenant sur la mise en application de ses connaissances ou compétences acquises en formation dans son quotidien.

Quels sont les taux de réussite de passage au BIM des organisations que vous avez formés ?

Etant donné que nos formations sont assez récentes (depuis 1 an presque), nous n’avons pas encore eu de retour de nos apprenants. Vous le savez mieux que moi Emmanuel, le passage au BIM ne se fait pas en quelques jours 😉.
Mais comme l’a expliqué Aniça, un programme de suivi à froid est en cours de développement. Nos anciens stagiaires seront tous sollicités d’ici la fin de l’année pour connaitre leur retour sur nos formations et ainsi mesurer leur efficacité.

Le COVID-19 a-t-il changé quelque chose à votre manière de faire, ou aux formations que vous proposez ?

Oui, l’ensemble du secteur de la formation a fortement été impacté par la crise du COVID 19. Il a fallu réagir très vite et travailler rapidement à la mise en place d’une offre de formation en classe virtuelle pour continuer à répondre présent face aux demandes de nos clients. C’est ce que nous avons fait, non sans les difficultés que l’on connaît sur ce sujet (réadaptation des contenus, du séquençage et de la durée de nos formations.)

Quels sont vos éléments différentiateurs par rapport à vos concurrents ?

Une équipe à taille humaine qui privilégie une grande proximité auprès de ses clients et le fait de travailler en « mode agile ». Cela nous permet de nous adapter constamment aux fortes évolutions des tendances et des besoins du secteur de la formation…

Le fait de faire partie d’un groupe qui œuvre pour la qualité au logement et participe à des groupes de travail et des expérimentations sur différents sujets (donc l’expertise et la veille du groupe).

Y-a-t-il un message particulier que vous souhaiteriez passer aux lecteurs d’ABCD Blog ?

J’espère que le confinement s’est bien passé pour la majorité d’entre vous et que votre santé et celle de vos proches n’a pas été impactée. Je vous souhaite à toutes et tous une très belle reprise, que la fin de cette année 2020 se termine sous de meilleurs auspices 😊 Au plaisir de se rencontrer si d’aventure l’envie de vous former se ferait sentir !

D’ailleurs, connaissiez-vous ABCD Blog et qu’en pensez-vous ?

(Aniça) Oui et je trouve votre blog très bien construit et intéressant, même si je suis loin d’être une spécialiste du sujet !
(Hela) oui tout à fait, je suis votre actualité de très près surtout en cette période de confinement 😊

Hela, Aniça, un grand merci et nous vous souhaitons beaucoup de succès pour ces formations BIM. Nous rappelons à nos lecteurs que le catalogue de vos formations Qualitel peut être consulté en ligne ici et qu’ils peuvent aussi prendre contact avec vous directement par le biais de vos coordonnées :

Hela Marrakchi
Responsable activité BIM (QIOS)
h.marrakchi@qios.fr
LinkedIn

Aniça Zabeur
Responsable pédagogique (Qualitel Formation)
a.zabeur@qualitelformation.fr
LinkedIn

Tout savoir sur la certification de compétences openBIM buildingSMART International !

Le programme de certification professionnelle buildingSMART permet aux entreprises de former et de certifier les individus selon un cadre d’apprentissage mondial reconnu.

Ce programme est une reconnaissance de compétences pour les professionnels travaillant en BIM et en openBIM. Les professionnels qualifiés et certifiés peuvent ainsi démontrer que leurs connaissances sont conformes aux normes internationales et aux meilleures pratiques.

Avec le lancement de ce programme de certification, buildingSMART fournit une référence mondiale pour l’évaluation des compétences openBIM. Cette initiative internationale est développée et adoptée en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Que vous soyez un professionnel, un développeur, un organisme de formation ou une personne à la recherche d’une certification, nous vous la conseillons.

Lors du dernier Sommet International buildingSMART virtuel, Mark Baldwin, responsable de ce programme de certification et membre du board du Chapitre Suisse de buildingSMART présentait la certification professionnelle. Retrouvez sa présentation ci-dessous.

NP2F Architecture recherche sa/son coordinateur.rice BIM

NP2F est une agence d’architecture créée en 2009. Elle compte aujourd’hui une vingtaine de personnes réparties entre Nice et Paris et intervient dans diverses villes en France et à l’étranger. Les projets, sur lesquels NP2F travaille, sont aussi bien architecturaux qu’urbains et ses domaines d’expertise sont le sport, le logement, les bâtiments culturels et d’enseignement, les lieux de détente et de restauration, l’espace public. L’agence a acquis une forte connaissance des espaces de sports dans la métropole parisienne en étant commissaire scientifique de l’exposition « Sports, portrait d’une métropole » pour le pavillon de l’arsenal en 2014.

NAJAP en 2010 puis couronnés par une Equerre d’Argent dans la Catégorie “Culture, jeunesse et sport” avec Caractère Spécial pour le Centre National des Arts du Cirque à Châlons-en-Champagne, également nominée la même année pour le Prix Mies Van Der Rohe, cette jeune agence créative travaille en BIM avec Autodesk Revit.

NP2F est à la recherche d’un coordinateur BIM interne

Maîtrisant le logiciel Autodesk Revit, cette personne sera en mesure de les accompagner dans le développement de projets en cours d’études (logements et équipements complexes).

Description des compétences requises :

  • 4 ans d’expérience minimum
  • Sensibilité au dessin et importance de la qualité architecturale
  • Expérience dans le développement d’un projet en BIM, y compris en phase chantier/ Élaboration de la charte BIM / Gestion de la maquette numérique BIM
  • Élaboration de la maquette numérique BIM
  • Capacité de mener la transition de la production standard de l’agence vers la maquette numérique et élaboration d’un protocole BIM
  • Capacité à travailler en liaison permanente avec le chef de projet et les associés
  • Capacité à travailler de manière indépendante tout en faisant partie d’une équipe
  • Capacité à gérer une équipe de modeleurs
  • Capacité à prioriser les tâches et à gérer son temps de manière efficace
  • Maîtrise des techniques et réglementations de la construction
  • Expérience sur la conception de projet : phase ESQ à ACT

Pour postuler et répondre à cette offre :

Envoyer CV + Portfolio à :
recrutement@np2f.com
objet : Coordinateur BIM
Tél. : 09 70 19 29 28
188 bis rue de Crimée
75019 Paris

Site web officiel ici.

Des robots pour réparer les sous-sols au Royaume-Uni sans interruption de trafic !

Nos voisins Britanniques ne cesseront de nous impressionner. Ils font désormais rentrer les robots dans le quotidien des chantiers pour plus d’efficacité, de sûreté et d’économies. Les robots deviennent plus intelligents et plus accessibles que jamais. Certains sont désormais capables de réparer des tuyaux sous tension.

En voyant ce qui se passe sur les grands chantiers de construction au Royaume-Uni, il est clair que les drones sont désormais utilisés couramment pour les relevés et la surveillance. Mais ces objets volants sans pilote ne sont pas les seules machines autonomes. Les robots se développent également rapidement et certains sont maintenant même capables de réparer des tuyaux sans en couper l’alimentation et les implications pour les infrastructures britanniques sont immenses. C’est le début d’une nouvelle ère !

Les robots peuvent effectuer des réparations de canalisations sans tranchées à l’intérieur de tuyaux allant de 150 mm à 500 mm de diamètre. Ce sont plus d’1,5 million de fouilles routières qui ont lieu chaque année au Royaume-Uni. Les arrêts de trafic et les perturbations des entreprises coûtent plus de 5 milliards de livres sterling, soit près de 5% du chiffre d’affaires total de la construction au Royaume-Uni. En 2018, le gouvernement britannique a investi plus de 26,6 millions de livres sterling pour construire des micro-robots pouvant aider à réparer le vaste réseau de canalisations souterraines du pays. Ces robots aideront non seulement à réparer les canalisations souterraines, mais aussi les oléoducs et gazoducs offshore et les éoliennes.

Bien que ce projet de recherche ait commencé l’année dernière, d’autres robots travaillent déjà sur place. Il existe déjà des robots utilisés pour les inspections de tuyaux et les petites réparations, tels que ceux développés par Sewer Robotics, une entreprise qui crée des robots capables d’identifier et de réparer les petites fissures à l’intérieur des canalisations d’égouts. Les robots utilisent un couplage pneumatique pour se connecter aux patchs UV et aux conditionneurs de réparation ponctuelle.

© Sewer Robotics – 2020

Cadent, le plus important fournisseur de gaz au Royaume-Uni innove aussi en la matière. L’année dernière, il a lancé un projet de 2,5 millions de livres sterling pour réparer des canalisations souterraines à Londres avec un robot nommé Cisbot, développé par ULC Robotics. C’est un robot qui peut réparer jusqu’à 100 mètres de conduites de gaz en sept jours, sans perturbations et en toute sécurité et sans couper le réseau, alors qu’il faudrait 10 semaines en main d’oeuvre humaine.

Les Britanniques ont les moyens de leurs ambitions et impressionnent par le déploiement des nouvelles technologies ainsi que le soutien de leur Gouvernement. Un exemple à suivre !