TOSHIBA réalise une économie de temps grâce à l’automatisation et à une meilleure collaboration

Les Clients de TOSHIBA au 7ème ciel grâce à Forge !

Fondée au Japon en 1967, la Société Toshiba Elevator conçoit, développe, fabrique, installe et entretient des ascenseurs, des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants. La société dispose d’une vaste clientèle qui s’étend dans toute l’Asie, fournissant des déménageurs aux établissements de santé, aux hôtels, aux gares de transport public et aux bâtiments résidentiels et commerciaux de toutes hauteurs. Les ascenseurs de l’entreprise dans le bâtiment taïwanais Taipei 101 de 508 mètres se déplacent à des vitesses allant jusqu’à 1010 mètres par minute, en faisant les troisièmes ascenseurs les plus rapides au monde. Pour renforcer et développer ses systèmes cyber-physiques (CPS) et trouver la solution idéale pour une fabrication optimisée, Toshiba Elevator s’appuie sur la plateforme Forge.

Le défi

Le Japon est depuis longtemps un acteur majeur dans tout ce qui concerne la technologie, mais la numérisation de son industrie manufacturière est généralement considérée comme insuffisante, ce qui pose un défi majeur. Comme les produits de Toshiba Elevator sont par nature inachevés lorsqu’ils sont expédiés vers des constructions de bâtiments sur le terrain, il est essentiel de numériser et de surveiller en permanence l’état continu du chantier pour assurer une construction et une installation optimales des systèmes qui vont transporter des milliers de personnes quotidiennement. Pour atteindre le degré de contexte nécessaire, les membres de l’équipe Toshiba ont dû se déplacer physiquement sur des chantiers souvent basés dans d’autres pays. Cela a conduit à des flux de travail inefficaces, à des déplacements coûteux (et risqués) et à des flux de données peu optimaux.

Dans le but d’améliorer la numérisation, Toshiba développe des systèmes cyber-physiques (CPS), réalise la numérisation et la recréation de chantiers physiques dans des environnements virtuels, et interconnecte les cycles de vie des ascenseurs et les modèles commerciaux récurrents avec des masses d’informations obtenues numériquement. Cela permet à l’entreprise d’optimiser l’installation, la maintenance et les opérations tout en réduisant les déplacements des membres de ses équipes.

Cependant, alors que Toshiba améliorait les flux de travail internes, les systèmes manquaient de capacité à se coordonner efficacement avec les clients. La plateforme Forge et ses puissantes API ont été la clé pour relever ce défi.

Comment Toshiba Elevator a apporté des solutions avec Forge

Comme d’autres fabricants d’ascenseurs, les systèmes et les flux de travail de Toshiba Elevator ont été conçus et construits pour un usage interne, l’accent étant mis uniquement sur les ascenseurs. Mais les conceptions d’ascenseurs doivent être coordonnées avec les données du bâtiment qui les hébergent, et les systèmes internes de Toshiba n’ont pas pris en compte le flux de travail entre les données cloisonnées de ces systèmes.

Ce manque de systèmes de collaboration digitale efficaces signifiait que l’entreprise collaborait rarement avec les clients “en ligne”. La communication était donc fragmentée au travers d’e-mails et appels téléphoniques, ce qui peut entraîner des retards et des malentendus. Les membres de l’équipe devaient se rendre sur les chantiers et remettre physiquement les dessins aux clients, qui finissaient par comprendre le produit final envisagé et pouvaient apporter les dessins aux partenaires pour un examen plus approfondi. Une fois de plus, Toshiba a constaté que ces déplacements inutiles pouvaient être réduits et que le flux de travail devait être rationalisé.

S’appuyant sur le concept de gestion centralisée des données à usage interne, Toshiba utilise la plateforme Forge pour partager et synchroniser les informations de conception avec les clients via Internet. La société stocke toutes les données du projet dans Forge et synchronise les données entre un configurateur de vente, utilisé pour définir les spécifications, et les systèmes de conception qui hébergent les outils de CAO et BIM (Revit, AutoCAD et Inventor). Les différents systèmes, services et clients sont tous connectés via Forge.

Toshiba utilise l’API Forge Design Automation pour automatiser la création de modèles 3D à partir des spécifications définies dans le configurateur. Cela permet à l’entreprise de traiter par lots l’étape de création en arrière-plan, ce qui permet de gagner un temps considérable. De plus, toute modification apportée aux spécifications est automatiquement reflétée dans les modèles de conception et les dessins dans le logiciel de conception de bâtiments Revit via Forge. Le Forge Viewer est utilisé pour visualiser les détails de conception et RaaS (Rendering as a Service) pour un rendu de haute qualité.

Les clients peuvent accéder aux données en ligne et faire des demandes qui peuvent être mises en œuvre immédiatement dans le flux de travail interne de Toshiba, les résultats de la demande étant renvoyés de manière transparente. Cet environnement numérique en ligne permet non seulement une collaboration claire et en temps réel et réduit les déplacements des membres de l’équipe, mais crée également une nouvelle valeur pour l’entreprise : la personnalisation à la demande.

La prochaine étape de Toshiba consiste à lier les données de conception accumulées au flux de production actuellement fragmenté de l’entreprise. L’entreprise estime que la gestion centralisée et numérique des données en fonction du cycle de vie d’un bâtiment – des données qui s’étendent de la demande à la vente, à la conception, à la fabrication et à la maintenance – étend l’efficacité des données et améliore l’efficience.

Source de l’article en anglais ici.

L’agence A26 innove et aménage un quartier grâce à la démarche TIM CIM BIM en impliquant les habitants dans une démarche de co-construction et d’éco-concertation

A26 et la commune de Longpont-sur-Orge créent l’évènement en donnant naissance au concept du TIM-CIM-BIM

Ce projet d’aménagement urbain est une première en France car il s’appuie sur une démarche numérique innovante ; le TIM CIM BIM ; un concept progressif qui s’adapte à l’échelle du projet que l’on étudie. TIM pour Territory Information Modeling à l’échelle de la région, CIM pour City Information Modeling à l’échelle de la Ville et enfin BIM pour celle du bâtiment.

Cette démarche nouvelle, innovante et très humaine voulue par Lionel Blancard de Léry, le fondateur d’A26, permet de mettre l’usager au cœur de la démarche et d’intégrer la conception architecturale dans un modèle numérique complet, qui sera utilisé tout au long de la création, de la construction et de l’exploitation des bâtiments. Cette approche a recueilli l’adhésion de tous, des habitants jusqu’au bailleur social, en passant par la collectivité et son Maire Alain Lamour. Enfin, elle été couronnée par un BIM d’argent du célèbre concours des BIM d’or du Moniteur. Retour sur cette réussite avec Lionel Blancard de Léry, fondateur d’A26, Alain Lamour, maire de Longpont-sur-Orge, et Damien David, BIM Manager de l’Agence dans cette belle vidéo ci-dessous. On y découvrira aussi les technologies innovantes qui ont été utilisées telles que Revit, InfraWorks, Dynamo et quelques autres.

[Interview Startup du futur] SpinalCom, pionniers et experts du BOS, pour une gestion et maintenance de pointe – Entretien avec Sébastien Coulon, Fondateur

Nous continuons cette semaine notre découverte des solutions innovantes pour les jumeaux numériques. Nous avons ainsi le plaisir d’accueillir l’un des acteurs français du domaine des jumeaux numériques, SpinalCom qui développe une technologie et une plateforme innovante. Cette petite société en forte croissance fait partie de ces acteurs qui apportent un vent de renouveau dans le domaine de la gestion et maintenance. Son fondateur, Sébastien Coulon nous fait l’honneur de répondre à nos questions.

Bonjour Sébastien, ravi de te recevoir sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter et nous parler de ton parcours en quelques mots ?

J’ai commencé chez un premier éditeur de logiciels à la suite de mon stage de fin d’étude d’école de commerce. Je suis resté dans ce secteur en travaillant sur des aspects différents comme la qualité de services “réseaux et applications” et chez PTC sur les sujets CAO/PLM.

Sébastien Coulon, Spinalcom
Directeur Général – COO
s.coulon@spinalcom.com | +33 (0)7 83 49 98 05
www.spinalcom.com

Sébastien, quand as-tu fondé SpinalCom et pour quelles raisons ? D’ailleurs, est-ce que Les S et C de SpinalCom ont un lien avec tes initiales ? 😉

Non, non, les S & C ne proviennent pas de mes initiales, c’est un pur hasard. Par contre, le nom de l’entreprise a une histoire, une certaine logique. Spinal provient de SpinalCord, qui signifie la moelle épinière. Le Com provient de communication des données. En bref, SpinalCom signifie la moelle épinière du bâtiment intelligent qui constitue le prolongement du cerveau (applications et algorithmes), son rôle est de distribuer les données du cerveau aux organes, d’organe à organe et des organes au cerveau.

SpinalCom a été fondé fin 2015 à la suite de ma rencontre avec Jérémie Bellec, mon cofondateur. Jérémie est à l’origine du développement de la technologie du Digital Twin Operating System sur lequel repose notre offre logicielle BOS SpinalCore et SpinalTwin. A la suite de son doctorat dédié au sujet du jumeau numérique, Jérémie avait fondé Structure Computation fin 2009 et s’est consacré avec l’équipe de l’époque a développé pendant 6 ans un nouveau type de base de données ou disons un datahub (middleware nouvelle génération) pour être plus précis capable de gérer en temps réel un jumeau numérique. L’équivalent sur le marché n’existe toujours pas, c’est ce qui permet à SpinalCom d’avoir une avance technologique majeure aujourd’hui.

Comment êtes-vous organisés et combien de personnes êtes-vous ?

Nous sommes dorénavant 16 dans l’équipe. L’organisation comprend trois dirigeants responsables des pôles Commercial/Marketing/Adminstratif, Avant-vente/delivery et Avant-vente/R&D. Chaque pôle a des ressources dédiées avec une plus forte proportion sur la R&D et le Delivery.

En quelques mots, pour ceux qui ne connaissent pas l’univers des jumeaux numériques, comment est-il construit et comment fonctionne-t-il ?

Il faut bien différencier une maquette numérique d’un digital twin. Un jumeau numérique est une base de données et non un fichier comme l’IFC, Revit ou autre fichier CAO/CAD ou un superviseur/hyperviseur affichant des objets BIM. Le fichier BIM dans le cadre d’un bâtiment est la première source de données importée dans la base de données du middleware. Celle-ci est à la fois une source d’informations et le squelette de la base de données du digital twin. Ensuite, il est possible d’enrichir la base de données avec des données statiques (documentation, attributs de toute sorte) et/ou dynamiques (GTB, GMAO, IoT, IWMS …). Dans le monde du bâtiment, un digital twin doit permettre la convergence de trois types de sources de données :

  1. objets BIM incluant ses attributs
  2. Données OT correspondant à l’ensemble des équipements générant des données en temps réel sur le terrain (GTB, IoT, Sécurité/Sûreté …)
  3. Données IT correspondant à l’ensemble des applications générant des données en temps différé (GMAO, IWMS, Application mobile occupants, réservation de salles …)

 En conclusion, un digital twin doit permettre de réaliser la convergence BIM-OT-IT et d’interconnecter bi-directionnellement les mondes OT et IT au travers d’un référentiel unique (le BIM).

Au risque de paraître novice, quelle est la différence entre votre solution et une GMAO ou GTB classique ?

Notre solution permet de faire converger l’ensemble des sources de données du bâtiment, en commençant par sa description physique (d’où le BIM) et ensuite les données provenant des silos OT et IT. La GTB et la GMAO sont deux silos parmi tant d’autres, leur description du bâtiment (le référentiel) est partiel et dédiée à la gestion de leur silo. Par conséquent, ils ne peuvent pas couvrir l’ensemble des besoins d’aujourd’hui et encore moins de demain. Il faut voir un jumeau numérique comme l’OS de votre ordinateur. Windows n’est ni une application comme Word, Excel … ni un équipement (disque dur, caméra, clavier …). Par contre, Windows fait le lien entre les équipements et les applications ainsi qu’entre les applications (copier-coller d’Excel à Word par exemple). Notre solution est à la fois constituée d’un OS et d’applications et non simplement d’applications. La différence majeure est là.

En général, la mise en place d’un jumeau numérique avec une solution telle que la vôtre est-elle demandée par la maîtrise d’ouvrage et est-elle demandée dès les premières esquisses du projet ou est-ce après coup ? Ou est-ce plutôt les futurs locataires qui sont moteurs ?

Les différents cas de figures existent. Nous avons tout d’abord commencé par des propriétaires/locataires. Dorénavant, nous arrivons de plus en plus dans le processus de création du projet quand celui-ci est neuf ou en rénovation lourde. Un autre type de client a également émergé plus récemment sur les bâtiments existants.

Quels sont les grands cas d’usages de votre solution ? Peux-tu nous les détailler stp ? Adresse-t-elle essentiellement les projets neufs ou alors aussi les projets de rénovation ?

Notre solution s’adresse à la fois aux projets neufs, existants et de rénovation. Les cas d’usages sont illimités et peuvent être décrits selon la pyramide de Maslow :

Nous avons deux grandes familles de cas d’usages :

  • rendre interopérable au travers d’un référentiel unique les silos de données afin de :
    1. interconnecter certains systèmes en mono ou bidirectionnel,
    2. permettre des analyses cross-silos
    3. fournir les données au travers d’une API unifiée à plusieurs applications
    4. réduire le budget de RUN des applications en unifiant la mise à jour de leurs référentiels (description du bâtiment de chaque silo)
    5. digitaliser l’ensemble des services du bâtiment à moindre coût sur la durée de vie du bâtiment

L’objectif est d’optimiser le budget d’intégration des données provenant de plusieurs silos tout en les rendant interopérable et rendre possible des cas d’usages basés sur la coordination de plusieurs applications/systèmes.

  • fournir des applications de BIM GEM pour améliorer la :
    • gestion de la connaissance patrimoniale, des espaces, de la documentation et des plans. Ce qui permet de :
      • Réduire le temps de la collaboration, rendre les données facilement disponibles
      • Faciliter et fluidifier la transaction en donnant confiance via le partage d’information
  • gestion de la maintenance préventive, corrective et prédictive. Ce qui permet de :
    • Optimiser le budget de maintenance du bâtiment
    • Faciliter la location ou la vente du bâtiment en fournissant le carnet d’entretien (l’état) du bâtiment
  •  hypervision technique, le pilotage et la gestion des énergies. Ce qui permet de :
    • Réduire la consommation énergétique
    • Améliorer le confort des occupants

               Je souhaiterais également évoquer ici un sujet récurrent dans nos échanges avec les clients, et notamment sur les projets existants : le budget des maquettes BIM. Je souhaite préciser que le budget d’une maquette en exploitation est largement inférieur à un BIM de conception/construction. Cela s’explique par le fait qu’il soit moins onéreux de copier que de créer. En sus, les maquettes BIM d’exploitation ont besoin de moins de détails, et surtout uniquement des informations utiles à la mise en oeuvre des cas d’usages souhaités. Généralement, nous sommes en dessous des 1€/m2 de prestation, et cela peut commencer à 0,02€/m2.

Proposez-vous des services spécifiques aux occupants ?

Notre gamme applicative ne couvre pas les services aux occupants, uniquement les services aux exploitants. Pour cette demande, nous travaillons avec les spécialistes du marché, soit des éditeurs de logiciels comme MonBuilding … , soit des intégrateurs spécialisés comme Onepoint, Cardiweb … L’objectif de SpinalCom n’est pas de proposer l’ensemble des services digitaux, tout d’abord parce que cela est impossible et deuxièmement parce que nous croyons fortement à la force et la pertinence d’un écosystème. Nous proposons donc des API et un SDK permettant à n’importe quel développeur logiciel de développer une applicative native ou d’intégrer son application existante.

Peux-tu nous parler de votre offre en détails et de ce qu’elle apporte à un maître d’ouvrage ? As-tu des ROI chiffrés ?

               Nos produits permettent une maitrise inégalée d’un parc immobilier ou d’un site industriel. Ils permettent de piloter un actif immobilier et de créer une plateforme de services différenciante pour les employés et les exploitants.

Le ROI du Building Operating System est illimité par définition. Posez-vous la question suivante : quel est le ROI de Windows, Linux, iOS ou Android? Difficile, n’est ce pas? Pourtant, sans ses OS, il n’y aurait pas toutes les applications et ce boom digital que nous connaissons depuis quelques années. En résumé, plus vous avez d’applications, plus le ROI de votre OS est important. Laissez-moi néanmoins vous donner quelques exemples :

  • réduction du temps de développement d’une application de 60%
  • économie réalisée en valorisant les données existantes de 20%
  • réduction du run des services digitaux du bâtiment de 20 à 50% par an
  • ajout de nouveaux services digitaux, d’analytics, d’IA … sans avoir la nécessité de déployer de nouveaux capteurs/actionneurs.

Le ROI de nos applications SpinalTwin sont :

  • réduction du coût et du temps de création de la dataroom nécessaire à la vente ou location du bien
  • rationalisation des espaces pour un gain allant jusqu’à 30€/m2
  • optimisation de la maintenance pour un gain d’environ 3€/m2
  • optimisation des énergies entre 0,5 et 2€/m2

Par ailleurs, chez SpinalCom, vous parlez de BOS, mais pourrais-tu nous expliquer à quoi cela correspond ?

BOS est l’acronyme de Building Operating System. Nous sommes les pionniers de ce concept qui permet de digitaliser un asset immobilier. Tout comme Windows ou iOS par exemple, le BOS est la fondation digitale permettant de numériser les services. Ce n’est donc pas une application comme un superviseur ou un hyperviseur. En reprenant mon parallèle avec Microsoft, il y a bien Windows d’un côté et Word, Excel, PowerPoint, Chrome/Firefox … de l’autre. La raison est simple, la gestion de données à ce niveau de complexité et de volume ne peut se faire dans les applications directement, il est nécessaire d’avoir une couche intermédiaire permettant de gérer un référentiel unique entre l’ensemble des silos et qui gère la qualité des données. Sans cette couche, il est très onéreux de développer un smart building, et encore davantage de le faire évoluer et de le maintenir. A titre d’exemple, une supervision GTB ou un concentrateur/gateway multiprotocoles ne sont pas des BOS. Ils gèrent uniquement un référentiel partiel et sont uniquement là pour fournir de la donnée GTB à une application tierce. Un BOS doit pouvoir croiser les données multi-silos, fournir des données de tous types et non simplement des time series ou des alarmes. A titre d’exemple, un BOS doit être capable de récupérer un ticket de la GMAO, le contextualiser grâce au référentiel unique afin de le fournir à d’autres applications via API. Et non simplement d’envoyer un ordre de création d’un ticket à partir d’un événement de type alarme ou dépassement de seuil.

Comment vous interfacez -vous avec le BIM et en quoi est-il important ?

Les fichiers BIM sont pour notre BOS une source de données au même titre que la GTB, le contrôle d’accès, les bornes wifi, un ERP/IWMS, Outlook … Néanmoins, celle-ci est la première source intégrée, elle structure la base de données du BOS, c’est à dire le jumeau numérique statique ou digital twin statique, le référentiel unique. Ensuite, nous venons enrichir la base de données avec des données dynamiques (GTB, IoT, applications …). Le rôle des données provenant des fichiers BIM est donc de contextualiser les données dynamiques grâce au référentiel unique. A titre d’exemple, vous souhaitez comparer 3 données provenant de 3 silos d’une même zone du bâtiment. Chaque silo ayant son propre référentiel (dénommé zone A pour le silo A, zone B pour le silo B et enfin zone C pour le silo C). Comment faites-vous pour croiser ses données afin de créer un indicateur alors que les 3 zones portent un nommage différent ? Vous avez besoin d’une table de correspondance qui est assez simple à mettre en œuvre pour 3 zones et 3 données mais pas pour des centaines de milliers ou millions de données générées par jour par un bâtiment. Voilà la raison de l’importance du BIM, il est le seul outil disponible à ce jour permettant de fournir un référentiel unique, tous les autres sont incomplets. Cerise sur le gâteau, les données BIM sont également des données 3D, donc nous utilisons cela pour fournir des applications de BIM GEM nativement développées sur notre BOS.

Faites-vous uniquement du développement logiciel et du déploiement incluant la formation ou proposez-vous aussi la création des modèles BIM ? Si ce n’est pas le cas, combien coûte la création de modèles BIM ?

Nous proposons effectivement un service soit de mise en conformité de la maquette BIM avec notre solution et avec la phase d’exploitation, soit de création afin de couvrir les besoins de nos clients. Nous collaborons également avec des spécialistes du sujet comme Swapmpap, et cela, de plus en plus, car cela n’est pas notre cœur de métier. Ces entreprises se doivent de comprendre que les besoins en exploitation sont très différents des phases conception – réalisation afin de proposer un service adéquat tant en termes de données intégrées à la maquette et de tarif par m2. A titre d’exemple, un scan 3D n’est pas utile dans 99% des cas pour la mise en place d’un jumeau numérique avec notre outil.

Le BIM qui nourrit votre solution représente-t-il un coût élevé pour un maître d’ouvrage et quel est le LOD idéal ? Et qu’est-ce qui pourrait faire augmenter son prix ?

Comme évoqué plus tôt, le budget est entre 0,2 à 1€/m2. Un LOD 200 est suffisant. Son prix peut augmenter légèrement selon le niveau de détail souhaité.

Combien de types de données votre solution peut-elle ingérer ?

Notre BOS peut ingérer tous types de données, c’est-à-dire les données provenant des 3 familles suivantes : OT, IT et CAO. OT est l’acronyme de Operational Technologies (automates, capteurs, actionneurs, bornes wifi …) et IT est l’acronyme d’Information technologies (applications). Enfin la CAO correspond à des modeleurs comme Revit, SolidWorks, Catia … fournissant des données soit dans des formats BIM (IFC, RVT …) soit des formats CAD (STEP …). Le terme “ingérer” à toute son importance ici, le BOS doit donc savoir enrichir les données afin de les transmettre à d’autres organes d’un système intelligent, et non simplement juste fournir des time series (température, CO2, alarme …) à une application sans pouvoir récupérer des données de cette même application afin de la fournir à d’autres organes.

Les données utilisées et récupérées dans le BOS sont-elles contextualisées ?

 Au-delà de l’intégration des données dans une base, il faut parler de convergence ou fusion des données de celles-ci dans un référentiel unique, c’est cela qui fait toute la valeur, la qualité des données enrichies fournies via nos API. Un BOS doit proposer plus de valeur qu’une passerelle multiprotocoles ou qu’un concentrateur de données, même si ce dernier utilise le tagging Haystack par exemple qui est un référentiel GTB par définition incomplet (la gestion d’un bâtiment ne s’arrête pas à des données time series, il faut également gérer des données de type “ticket”, “bon préventif de maintenance” …)

Votre solution gère-t-elle aussi les tickets d’intervention ? Et permet-elle de piloter une domotique ? Et les équipements du bâtiment se régulent-ils par rapport aux données météorologiques extérieures ?

Oui tout à fait, le BOS SpinalCore a la particularité de pouvoir gérer tous types de données dont les tickets d’intervention, les calendriers de maintenance … Dans le cadre du projet du siège de Vinci Archipel (70 000m2 à Nanterre), nous fournissons une API de configuration de la GMAO eMission d’Alteva. Cela va donc bien au-delà de la simple fourniture de time-series ou de récupérer une donnée “ticket” pour la fournir à d’autres applications.

Concernant le pilotage de la domotique, GTB ou autre actionneur, le BOS SpinalCore permet soit de réaliser un pilotage manuel à partir d’une interface, soit d’automatiser les actions à partir d’un événement ou une série d’événements. A titre d’exemple :

  • le recloissonnement d’un espace impacte la configuration des automates GTB, et par conséquent le référentiel de la GTB. Dans le cadre d’Archipel, les automates Distech Controls nous fournissent une API de configuration permettant d’automatiser la reconfiguration “maitre-esclave” des automates en quelques minutes.
  • le dépassement d’un seuil de consommation énergétique peut déclencher la régulation des températures minimum et/ou maximum proposées aux occupants afin d’atteindre l’objectif de consommation maximum sur une semaine, un mois …

Votre solution peut-elle également gérer des quartiers ou des villes entières ? La smartcity vous intéresse-t-elle ?

 Notre solution participe à la création d’un système intelligent capable de gérer une smart city ou un quartier. Notre vision est similaire à celle d’un Google par exemple, qui propose bien Android pour gérer chaque smartphone et Google Drive pour gérer d’autres types de services, les deux systèmes sont nécessaires et complémentaires.

Notre vision de la smart city est donc de déployer un OS sur chaque bâtiment ou infrastructure afin de gérer la complexité de chaque asset. Chaque OS fournit certaines données agrégées pertinentes à une plateforme centralisée permettant une hypervision de la ville et de ses infrastructures. A cette échelle, il est également pertinent d’avoir des algorithmes permettant de recalibrer les BOS déployés afin d’atteindre des objectifs de performance par exemple.

Comment se passe concrètement la gestion d’un patrimoine avec SpinalCom ? Les modifications du patrimoine (destruction ou modifications sur le terrain) peuvent-elles être gérées depuis votre plateforme ou faut-il modifier les maquettes BIM et ensuite renvoyer les modèles vers SpinalCom ?

Il y a deux types de mises à jour d’un jumeau numérique à prévoir : les métadonnées et les objets 3D. L’ensemble des métadonnées (attributs comme la date d’installation d’un équipement, sa documentation technique associée, sa valeur …) peuvent être mises à jour directement à partir du SpinalCore Studio ou d’une application connectée au BOS. Quant aux objets 3D, on utilise les modeleurs du marché pour remettre à jour les maquettes. Ensuite, les fichiers BIM/CAO sont à nouveau ingérés comme une version n+1 dans le BOS SpinalCore, ce dernier se charge de répliquer la configuration de la version n à la n+1.

Vous avez développé votre solution sur Autodesk Forge, pour quelles raisons et quels avantages cela vous apporte ?

Nous utilisons un service de Forge (transformation d’un fichier RVT, IFC, CAO en un fichier .svf permettant l’import de l’ensemble des données contenues dans ce fichier dans le datahub) et son viewer 3D open source. Cela ne signifie pas que nous avons développé notre BOS SpinalCore sur la base d’Autodesk Forge. D’ailleurs, nous ne pourrions pas proposer les fonctionnalités de notre BOS à partir de Forge. La raison est simple, la convergence de données OT – IT – BIM nécessite un datahub graph sémantique temps réel. Notre solution repose sur ce type de datahub qui a été développé à partir de programmes de recherche français pendant une période de six ans dédiée à 100% à de la R&D. En résumé, nous avons développés notre solution à partir de notre propre technologie en nous intégrant à Autodesk Forge pour la transformation d’un grand nombre de fichiers CAO. Nous avons connecté le viewer 3D de Forge directement à notre BOS afin de fournir des outils de dataviz à nos clients.

Utilisez-vous les fonctionnalités de Design Automation for Revit au sein de Forge ?

Non, pas encore.

Traitez-vous d’ailleurs en majorité des fichiers Revit ? Quelle différence selon toi y-a-t-il par rapport à un fichier IFC ? Que conseilles-tu à tes Clients ?

Nous travaillons avec les formats Natifs de nos clients. Pendant sa durée de vie, le bâtiment va évoluer (recloisonnement, déplacements d’équipements…), il est donc indispensable que nos clients puissent faire évoluer leurs fichiers BIM en cas d’évolution spatiale du bâtiment. Nous les encourageons donc à travailler avec les fichiers natifs plutôt que des exports IFC (qui reste un format d’échange comme le STEP dans le manufacturing).

L’API de transformation de Forge nous rend compatible avec 63 formats de fichier. Dans les détails, aujourd’hui 90% de nos clients fournissent des modélisations BIM réalisées avec Autodesk Revit.

Comment les données des jumeaux numériques sont-elles hébergées ? Chez vous ?

 Les données sont hébergées soit localement dans le bâtiment, soit dans un datacenter ou notre propre SaaS. Nous proposons une offre flexible afin de permettre à nos clients de maitriser leurs données.

Quel est le coût et le business model de votre solution ? Etes-vous en modèle d’abonnement comme les solutions Autodesk ?

Nous proposons trois modèles, soit de l’abonnement simple ou une licence perpétuelle pour une installation sur les serveurs du client, soit un abonnement SaaS. Concernant le coût, cela varie selon le fait de mettre en place un jumeau numérique statique ou dynamique avec plus ou moins de systèmes connectés. À titre d’exemple, l’abonnement SaaS pour un jumeau numérique statique est de 1€/m2/an + 1€/m2 de mise en oeuvre. 

Pour le BOS, les données sont stockées dans le bâtiment. N’y-a-il pas de danger de hacking ou d’attaque quelconque ?

               Notre BOS SpinalCore embarque une API gateway permettant de gérer et exploiter les échanges de données dans un environnement sécurisé et évolutif, sans affecter l’expérience utilisateur. Son rôle est de :

  • sécuriser les échanges de données,
  • protéger vos données via une authentification forte de chaque consommateur de données,
  • contrôler l’accès aux données,
  • servir de “fusible” en cas d’attaque du bâtiment.

C’est une offre unique sur le marché à date.

Vous avez signé un partenariat avec OnePoint et vous avez notamment créé une offre conjointe – Connect Building – qui s’appuie sur votre technologie. Est-ce que tu peux nous en dire quelques mots ? Etes-vous complémentaires ?

onepoint et SpinalCom sont des entreprises qui ont des offres très complémentaires. onepoint est un architecte des transformations numériques, ils sont des spécialistes de la mise en œuvre de systèmes d’informations. C’est une compétence qui manque aujourd’hui dans le smart building qui reste bloqué sur le monde de l’automatisation et de l’IoT sans apporter de compétences pour le volet IT du bâtiment intelligent. C’est pourtant ce dernier qui permet la transformation numérique d’un bâtiment ou d’un parc entier.

En ce qui concerne ConnectBuilding, onepoint a effectivement décidé de développer cette offre SaaS sur notre technologie, notamment parce que nous sommes la seule solution capable de leur fournir des données contextualisées en temps réel provenant de l’ensemble des silos pour faire tourner leurs algorithmes d’IA. En quelques mots, ConnectBuilding est une plateforme qui, autour du jumeau numérique du bâtiment, permet de créer une expérience unique basée sur la donnée et l’intelligence artificielle. C’est également une méthodologie et des outils de conception et d’implémentation d’un Smart Building dédié au bien-être de ses usagers.

Pourrais-tu nous citer quelques beaux exemples de réussites clients et nous en expliquer les raisons ?

Je ne peux pas citer l’ensemble des exemples pour cause des NDA malheureusement. Néanmoins, nous pouvons évoquer VINCI Archipel, le nouveau siège de 70 000 m2 du groupe VINCI, le siège de CNP Assurances, 40 000 m2 à Issy-les-Moulineaux et la foncière SEML RDL à Bordeaux, 42 000 m2 répartis sur plusieurs bâtiments neufs et existants.

Vinci Archipel est un client uniquement du BOS SpinalCore à ce stade du projet, il utilise les applications TwinOps de Vinci Facilities pour le volet BIM Maintenance. TwinOps est connecté à notre BOS via nos API pour collecter les données. D’ailleurs, l’ensemble des flux de données et des applications du bâtiment sont connectés au BOS SpinalCore, ce qui représente plusieurs millions de données à contextualiser et distribuer par jour à MonBuilding, Power BI, GMAO eMission … Nous prouvons ici la grande robustesse et flexibilité de notre plateforme de gestion de données. Le retour d’expérience est à ce stade très bon, avec par exemple un ROI sur la configuration automatique de la GMAO par le BOS SpinalCore.

Image du projet Archipel, accéder au témoignage de VINCI sur le BOS SpinalCore ici

CNP Assurances est un projet assez similaire à celui d’Archipel avec les automates GTB de Distech Controls, une application mobile occupant en cours de sélection, des besoins en dashboarding … et nos applications SpinalTwin pour la partie BIM GEM. La particularité de ce projet est d’avoir été signé directement avec la direction IT & Smart Building du client. C’est un montage fort intéressant qui permet de travailler étroitement avec l’exploitant du bâtiment.

Projet ICV

SEML RDL est une expérience fort intéressante combinant un travail sur un bâtiment neuf avec un BIM et une bonne dizaine de bâtiments sans maquette BIM disponible au départ. Le Facility Manager, Eiffage en l’occurrence a fait un bon travail de modélisation et nous avons travaillé étroitement avec eux pour la mise en place d’un BIM Maintenance.

Modélisation du parc immobilier de la SEML RDL

Les BIM D’Or 2020 nous ont laissé dire que votre solution est en partie utilisée sur le nouveau siège de VINCI ?

Comme évoqué ci-dessus, le système d’information du campus VINCI Archipel repose sur le BOS SpinalCore. L’ensemble des flux de données y sont connectés pour être ensuite contextualisés afin de les fournir via API à des applications tierces. Cela permettra aux exploitants de continuer d’ajouter tout au long du cycle de vie du bâtiment des nouvelles applications et algorithmes afin de le garder à la pointe. Je cite Houda Matta, Responsable Smart Building de VINCI Energies qui résume ainsi les raisons du choix du BOS SpinalCore : “ VINCI a choisi  le Building Operating System de SpinalCom principalement pour améliorer les décisions d’asset management en ayant un suivi en temps réel et de structurer les données et les mettre à disposition  des développeurs d’applications de confort et de maintenance”. Autre information sur l’architecture mise en œuvre sur ce campus, chaque bâtiment à son OS. et cela pour plusieurs raisons dont la performance et résilience du Building Information System et pour des raisons commerciales en cas de revente d’un des bâtiments dans le futur. La valeur d’un bâtiment restera majoritairement liée à son emplacement, néanmoins le fourniture du carnet d’entretien du bâtiment, de sa data room, de ses modifications dans le temps … et d’un système d’information évolutif permettra de garantir une valeur plus importante au moment de sa vente. Achèteriez-vous une voiture sans son carnet d’entretien aujourd’hui?

Vous avez aussi signé un partenariat avec la Société de géomètres très connue Gexpertise. Qu’est-ce que cela inclut ?

Nous avons effectivement un accord de partenariat avec Gexpertise sur leur offre swapmap. Cette offre propose notamment à des exploitants de numériser en BIM leurs bâtiments. Le partenariat permet donc de fournir le service de création et de mises à jour des maquettes tout au long du cycle de vie, et notre offre logicielle permet d’exploiter cet investissement, soit au travers d’un jumeau numérique statique (allant au-delà de la simple plateforme collaborative généralement utilisée dans les phases de conception et construction), soit au travers d’un jumeau numérique dynamique (hypervision, pilotage, régulation … à des fins de gestion énergétique, de la maintenance, des espaces, de la connaissance et de son partage …).

Travaillez-vous aussi en étroite collaboration avec les fabricants de capteurs et senseurs IoT ?

 Nous nous devons de fournir une BOS agnostique, nous ne sommes donc pas engagés dans cette voie. A contrario, il est possible pour des fournisseurs de ce type de rendre leurs produits nativement compatibles en proposant le connecteur entre leur API et les nôtres. C’est clairement un gain de temps et de budget pour le client final. À terme, la disponibilité des connecteurs fera pencher la balance quant aux choix des produits par les donneurs d’ordre.

Etes-vous principalement actifs en France ou aussi à l’international ?

Nous commençons à être relativement actifs à l’international via des partenaires revendeurs et/ou intégrateurs. À titre d’exemple, nous avons un distributeur pour la Suisse, nous avons signé une tour de bureaux de 100 000 m2 à Montréal, siège d’une grande banque avec onepoint. Nous sommes en pourparlers avec des revendeurs aux États-Unis, en Europe, en Inde, en Chine …

Quels sont vos projets de développements futurs ?

Nous allons intensifier notre développement à l’international et en France en travaillant avec des business partners complémentaires afin de couvrir de nouveaux verticaux, je pense notamment à la logistique, l’industrie 4.0 … et élargir notre gamme d’applications SpinalTwin, notamment avec de l’intelligence artificielle.

Quel est votre implication au niveau national, notamment avec les organisations de type Smartbuilding alliance ?

Nous participons à des commissions organisées par la SBA sur les sujets stratégiques du smart building, par exemple la commission sur le Building Information System (BIS). D’ailleurs, la SBA travaille actuellement à finaliser un livre blanc sur ce sujet afin d’aider les maitres d’ouvrages sur le sujet de la digitalisation.

Vous êtes d’ailleurs inscrits au Digital Twin Consortium ? Quelle en est la raison ?

Notre technologie repose sur les principes d’un digital twin – jumeau numérique. Il nous a donc semblé naturel d’y participer afin de fournir notre vision de celui-ci et d’évaluer le niveau de réflexion sur ce sujet dans d’autres pays. SpinalCom est l’un des experts mondiaux sur ce sujet, le Docteur en mécanique, Jérémie Bellec travaille sur ce sujet depuis sa thèse en 2007, c’est l’un des experts mondiaux sur ce sujet, et il est français.

On a l’impression que les jumeaux numériques sont d’ailleurs devenus un buzzword. Qu’en penses-tu ?

Tout à fait, un véritable buzzword qui commence à ne plus rien dire du tout malheureusement. Il faut différencier une maquette numérique ou un nuage de points d’un jumeau numérique. Un digital twin est un modèle numérique d’un asset, qu’il soit une voiture, un avion, une machine-outil ou même un humain ! La 3D est la cerise sur le gâteau, à la fois pour la contextualisation des données du modèle numérique et également pour le volet de visualisation des données. Effectivement,  la contextualisation des données dans la 3D de l’actif apportent une véritable plus-value pour les systèmes complexes dont le bâtiment fait partie. Le bâtiment est un système de systèmes, c’est à dire plusieurs systèmes ayant besoin d’être orchestrés afin de fonctionner à l’unisson pour permettre l’atteinte des objectifs de confort, de réduction des consommations, de la maintenance …

Comment arrivez-vous d’ailleurs à vous différencier par rapport à vos confrères ?

Nous sommes les seuls à fournir un véritable système d’exploitation couplé avec des applications de BIM GEM. Nos concurrents proposent soit un simili BOS, disons plutôt une GTB ou une gateway multiprotocoles renommée en BOS; soit une hypervision 3D sans la couche de data management. Ces deux alternatives sont incomplètes et non évolutives. Prenons l’exemple d’un hyperviseur BIM, ce dernier peut être connecté directement aux silos afin d’afficher des données brutes ou agrégées de ce même silo. Par contre, dans le cas où vous souhaitiez afficher un KPI ou une alarme basée sur des données provenant de plusieurs silos, cela est impossible. Cela limite grandement l’intérêt de ce type de solutions. Quant aux GTB, leur référentiel est partiel et ne peuvent pas redistribuer une donnée produite par GMAO par exemple. La GTB reste et restera un fournisseur de données, et non un orchestrateur de données, de processus et d’événements comme doit l’être un système d’exploitation.

Souhaiterais-tu dire quelque chose de particulier à nos lecteurs ?

Notre expérience démontre un besoin des maitres d’œuvres à être accompagnés par des experts de la digitalisation. Je les encourage à travailler avec des ESN comme onepoint, Cap Gemini … sur ces sujets. Nous voyons beaucoup trop de désillusions à la suite des appels d’offres et surtout des mises en œuvre. La numérisation est l’affaire d’experts comme la construction l’est. Personnellement, je ne ferais pas confiance à un architecte IT pour réaliser les plans de ma maison. Par similitude, je ne ferais pas confiance à un expert en automatisation pour concevoir l’architecture numérique de mon bâtiment. Il faut en être conscient, dans le cas contraire de mauvaises surprises seront au RDV.

Enfin nous sommes fiers d’annoncer la sélection de SpinalCom parmi les 4 finalistes du concours mondial “Proptech Innovation Award, catégorie “ Supporting Real Estate Value Chains” sur plus de 500 participants. La finale aura lieu le 23 juin en même temps que BIM World Paris. D’ailleurs, nous vous attendons sur notre stand de BIM World les 23 et 24 juin, Porte de Versailles.

Sébastien, un grand merci pour cette belle présentation. Nous te souhaitons ainsi qu’à ton équipe de continuer avec beaucoup de succès votre route vers les jumeaux numériques.

Lien vers un article sur connectbuilding ici.

[Rapport] Accompagner la digitalisation du secteur de la construction et des PME, ainsi que le déploiement du BIM

La digitalisation du secteur de la construction est en marche en Europe mais à un rythme lent

La numérisation du secteur de la construction va au-delà de la seule utilisation du BIM (Building Information Modeling) pour inclure la fabrication automatisée (préfabrication) à l’aide de robots et d’impression 3D, de drones, de numérisation 3D, de capteurs et de l’Internet des objets (IoT). Chacune de ces technologies pénètre lentement le secteur de la construction en Europe, mais jusqu’à présent, l’accent mis sur la numérisation du secteur de la construction a été mis plutôt sur le BIM. Néanmoins, saisir tout le potentiel de la numérisation du secteur de la construction nécessite d’associer le BIM avec les autres technologies de numérisation déjà utilisées dans le secteur de la construction. Le BIM est en fait la seule technologie de numérisation mentionnée dans la directive européenne sur les marchés publics. En outre, le BIM est la seule technologie de numérisation requise pour une utilisation, sur une base obligatoire, pour les travaux publics et la conception dans huit États membres (Autriche, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Luxembourg, Espagne et Royaume-Uni). Avec jusqu’à 98% de sa chaîne de construction composée de PME et de micro-entreprises caractérisées par une activité d’innovation en baisse, de faibles taux d’adoption technologique et une efficacité décroissante, la numérisation des PME du secteur de la construction est stratégique pour l’UE.

Les enjeux d’une digitalisation complète du secteur de la construction

La numérisation du secteur de la construction est confrontée à de nombreux défis. Certains d’entre eux ne sont pas spécifiques au secteur, comme la sécurité des données et la préparation aux cyberattaques, mais sont communs à tous les segments de l’économie. Cette étude a identifié 10 principaux défis ou lacunes à la suite d’une recherche documentaire et d’entretiens de validation par des experts.

L’industrie de la construction de l’UE ne se numérise pas à la même vitesse que les principaux marchés de la construction

Dans l’ensemble, la numérisation de la construction s’accélère sur les marchés mondiaux de la construction, en particulier en ce qui concerne l’adoption du BIM. Cependant, le marché de la construction de l’UE se classe cinquième dans l’utilisation du BIM, tandis que le marché nord-américain est en tête. Par conséquent, le marché nord-américain est également leader en termes d’expertise et de personnel qualifié. Au niveau mondial, le marché français de la construction est leader dans l’utilisation du BIM pour les travaux de génie civil et les activités d’électricité. Le marché britannique de la construction est leader, dans l’UE, dans l’utilisation du BIM pour les bâtiments institutionnels, un impact positif des objectifs de numérisation introduits dans les règles britanniques en matière d’approvisionnement.


Actions recommandées pour améliorer la situation actuelle du secteur de la construction

Ce rapport présente également un aperçu et de brèves descriptions des actions recommandées pour améliorer l’état actuel de la numérisation du secteur de la construction. Au total, 10 actions avec plusieurs sous-actions sont proposées à travers cette étude. Trois d’entre eux sont proposés pour être priorisés par la Commission européenne et exécutés dans un délai de trois ans en coopération avec les parties prenantes du secteur de la construction, telles que les grandes entreprises et les PME, les organisations faîtières et les pôles d’innovation numérique (DIH).

Ces actions sont :

  • Introduction d’un manuel interactif et d’une analyse de maturité numérique pour l’adoption et la mise en œuvre des technologies numériques par les PME de la construction
  • Accompagnement des DIH pour accélérer la transformation digitale.
  • Assurer le développement des compétences (numériques) tout au long de la vie pour les employés (cols bleus) du secteur de la construction par le biais de formations.

Ce rapport conclut qu’une transformation numérique du secteur de la construction nécessite :

Une coopération efficace entre les partenaires de :
1) l’industrie,
2) les instituts de connaissances et de recherche, et
3) le gouvernement.

Des synergies entre les initiatives régionales et nationales de divers États membres de l’UE, permettant aux régions de tirer parti de leurs atouts et de se concentrer sur leurs créneaux pour devenir complémentaires d’autres régions.

Vous pouvez télécharger ce rapport intéressant en cliquant ici.

La mise à jour 2020 du Standard Uniclass 2015 est disponible sur le site de NBS

La mise à jour 2020 d’Uniclass 2015 est disponible

Uniclass 2015

Uniclass est une structure de classification cohérente pour toutes les disciplines de l’industrie de la construction. Il contient des tableaux classant les articles de toute échelle depuis une grande installation telle qu’une voie ferrée jusqu’à des produits tels qu’une caméra de vidéosurveillance dans une gare. C’est un moyen essentiel d’identifier et de gérer la grande quantité d’informations impliquées dans un projet, et c’est une exigence pour les projets BIM, comme défini par la série de normes BS EN ISO 19650.

A quoi cela sert ?

Uniclass 2015 est divisé en un ensemble de tableaux qui peuvent être utilisés pour catégoriser les informations pour le chiffrage, le briefing, la superposition CAO, les annotations, etc.

Les classifications dans les tableaux, pour la première fois, permettent de classer les bâtiments, les paysages et les infrastructures sous un seul schéma unifié.

Les tableaux

La suite de 12 tableaux est largement hiérarchisée, et permet de définir des informations sur un projet de la vue la plus large à la plus détaillée. Des Espaces/Emplacements existent dans des Entités qui font partie d’un Complexe plus large et des Activités peuvent avoir lieu dans l’un d’entre eux. Les Entités sont composées d’Éléments/Fonctions, de Systèmes puis de Produits.

Découvrez sa mise à jour 2020 en cliquant ici.

[A lire sur Redshift] Les obligations BIM fleurissent en 2021 en Amérique latine !

Un travail en étroite collaboration avec les gouvernements pour répondre aux exigences de mise en œuvre de formation et de moyens pour réussir les obligations BIM

Source Redshift by Autodesk

Le BIM est une méthodologie qui permet de créer, stocker et analyser les informations d’un projet tout au long de sa vie, afin de prendre de meilleures décisions, c’est pourquoi sa mise en œuvre a fait des progrès significatifs dans toute l’Amérique latine au cours des deux dernières années.
Alors que les avantages du BIM – en termes d’économies de coûts d’un projet et de sa maintenance à long terme – deviennent de plus en plus visibles, la majorité des gouvernements des pays d’Amérique latine commencent à exiger son utilisation dans les projets publics sur la base de décrets, accords ou obligations, ce qui représente un grand défi pour tous les acteurs du secteur de l’AEC, qui doivent se former et se faire conseiller pour ne pas être relégués, par exemple, dans les appels d’offres pour les grands travaux d’infrastructure.

Ce processus se traduit pour les gouvernements par une plus grande efficacité budgétaire, transparence et productivité.

Notamment, le processus est déjà une réalité au Mexique et, dans peu de temps, il sera rendu obligatoire et sa pénétration selon les estimations, devrait atteindre 80% du marché. Le projet de l’aéroport international de New Mexico City, où il y avait une obligation pour que les différentes disciplines impliquées dans le projet soient connectées via le BIM a été un grand booster pour son utilisation. Les entreprises ont dû se mettre à jour pour ne pas être en reste. Et le même phénomène s’est produit avec d’autres grands travaux d’infrastructures publiques.

Non seulement les gouvernements s’organisent pour partager les connaissances, mais le secteur privé en fait de même à travers des groupes tels que : BIM Task Group Mexico, BIM Forum Argentina et BIM Forum Colombia.

Au cours des deux dernières années, la mise en œuvre du BIM a fait des progrès significatifs dans toute l’Amérique latine. Alors qu’au Chili, la norme nationale BIM est obligatoire depuis 2020, le Costa Rica a conclu un accord avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID) pour promouvoir l’adoption du processus et au Pérou, un décret suprême pour l’incorporation progressive du BIM a été publié en 2019 en investissement public. Ce ne sont là que quelques exemples cités par Ximena Rico, en charge de LATAM au sein du groupe Autodesk Government Affairs.

Pour Ximena Rico, c’est maintenant le moment de travailler sur la méthode pour mettre le processus en œuvre, en articulant trois acteurs essentiels : le gouvernement, l’industrie et le secteur universitaire. L’un des principaux défis est l’alignement et l’engagement de toutes les entités responsables de la mise en œuvre de cette méthodologie.

Quant à l’industrie, il existe dans tous les pays, des entreprises très matures dans l’utilisation de cette technologie. « Mais en LATAM, 95 % des entreprises qui se consacrent à la construction sont de petite et moyenne tailles. Ainsi – décrit-elle – lorsqu’une grande entreprise remporte un appel d’offres et, que pour se conformer, elle doit sous-traiter à un écosystème de 200 ou 300 entreprises qui n’ont pas mis en œuvre le BIM, le processus n’est pas un BIM pur et totalement efficace. L’une des initiatives les plus importantes est de pouvoir rendre cela 95% plus technique et efficace ».

Voir aussi : Une entreprise high-tech grandit grâce au nouveau plan d’exécution BIM

Les principaux alliés pour y parvenir sont les fédérations et organisations professionnelles du secteur de la construction, à travers des webinaires, des formations gratuites et la diffusion de témoignages de réussite documentées provenant d’autres pays. « L’ISO dispose déjà de la norme 19650, centrée sur le BIM, qui est internationale. Ensuite, vous pouvez créer une annexe locale où un pourcentage très élevé de ce qui est défini est conservé, et ainsi beaucoup de travail est économisé », précise Ximena Rico.

Dans la même veine, en 2020, le réseau BIM des gouvernements d’Amérique latine – composé de l’Argentine, du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Mexique, du Pérou et de l’Uruguay – a été créé en quête d’alignement.

C’est une organisation régionale des normes et des processus, et qui promeut aussi la formation. En plus de se rencontrer tous les deux mois, ils ont participé le 17 mars au premier BIM Global Summit, organisé par le Royaume-Uni.

Non seulement les gouvernements s’organisent pour partager leurs connaissances, mais l’industrie privée fait également de même à travers des groupes tels que BIM Task Group Mexico, BIM Forum Argentina et BIM Forum Colombia.

La formation peut commencer en entreprise, en commençant par un contrôle interne, la préparation des personnes et la mise à disposition d’un plan de déploiement.

Le défi de la formation

Selon certains experts, les moyennes et grandes entreprises doivent disposer d’une équipe et d’un support externe pour la formation afin de pouvoir étendre leur portée si elles ont de grands projets. Ils peuvent faire appel à des BIM managers si des besoins spécifiques apparaissent ou travailler en sous-traitance avec eux ou des AMOs pour ceux qui ne souhaiteraient pas former un département BIM. Et dès qu’ils se sentent à l’aise, ils peuvent tous se mettre au BIM.

Concernant l’enseignement du BIM dans le secteur académique, Ximena Rico considère que la plus grande difficulté est que, compte tenu du temps que prennent les modifications des programmes pédagogiques, le risque réside dans le fait que lorsque ce type de sujets sont finalement intégrés, ils seront déjà dépassés par d’autres processus. C’est pourquoi il est plus efficace d’opter pour des modifications parascolaires. “De cette façon, la technologie peut être introduite, ce qui peut être aujourd’hui le BIM, mais demain les jumeaux numériques et peut-être plus tard l’intelligence artificielle ou toute autre technologie émergente.

Au Mexique, le très prestigieux National Polytechnic Institute (établissement public d’enseignement supérieur) dispose d’un pôle qui sert à la fois le gouvernement et les entreprises privées : c’est ainsi qu’ils alimentent leurs stratégies, entre pratique et pédagogie. D’autre part, les membres de ConstruBIM donnent des cours à l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM), à des niveaux basique, intermédiaire et avancé dans ce qui constitue un diplôme BIM professionnel. Et des exemples similaires existent dans d’autres universités d’Amérique latine, comme celle de Lima.

En 2020, l’École de gestion de la Chambre argentine de la construction a mis en place un diplôme BIM pour les chefs de projet et les coordinateurs et les chefs de projet. Son directeur, Sebastián Orrego, ajoute qu’ils ont également lancé le programme BIMEA (BIM pour les études d’architecture) afin de cibler les petites et moyennes agences d’architecture. D’autre part, Orrego assure que le nombre d’inscrits aux conférences et cours liés au BIM a augmenté de 500% par rapport à l’année précédente : ils ont atteint un total de 39 000 participants.

« Au cours de cette année – détaille Orrego – nous voulons approfondir notre parcours et améliorer le contenu des deux programmes. En 2021, le BIM acquiert une pertinence importante, puisque de nombreux gouvernements font la promotion des obligations en Amérique du Sud, car ils sont de plus en plus conscients des économies réelles que son utilisation implique, non seulement en coûts, mais aussi en retour sur investissement ».

Les entreprises sont claires sur le fait qu’elles doivent mettre à jour leurs processus et équipements professionnels par le biais d’une éducation formelle ou de programmes dirigés par l’industrie afin d’assurer leur compétitivité.

Les chiffres au niveau régional

Orrego coordonne également, depuis 2018, le Bim Forum Latam de la Fédération interaméricaine de l’industrie de la construction (FIIC), composé de 19 chambres de 18 pays. Depuis cette organisation, ils ont mis en place avec succès un accord avec la Banque Interaméricaine de Développement (BID) pour mener une enquête sur la mise en œuvre régionale du BIM dans 747 cas, par le cabinet Dodge Data & Analytics.

Le rapport montre que la majorité des investissements futurs seront liés au développement de normes et à la personnalisation de solutions et de bibliothèques 3D. Une autre conclusion intéressante est que 96% des personnes interrogées ont tiré des bénéfices de la mise en œuvre du BIM, mais 60% pensent qu’elles ont encore beaucoup plus à gagner. C’est peut-être pour cette raison que la majorité a participé activement à un certain type de cours de formation, principalement ceux offerts par les chambres et les associations professionnelles.

Des chiffres traités par le rapport de la BID, on peut déduire que pour 80 % des entreprises, il est clair que — que ce soit par l’éducation formelle ou dans des programmes dirigés par l’industrie —, la mise à jour de leurs processus et de leurs équipes professionnelles sera la clé pour assurer leur compétitivité. Mais en plus de la technicisation rapide des entreprises, il est essentiel que les gouvernements accélèrent le processus de mise en œuvre de la méthodologie et les universités revoient le contenu de leurs programmes. Ce sont les trois piliers nécessaires pour garantir la réussite des projets dans ce nouveau paradigme imposé par le BIM.

[Evènement] REX BIM Tour de la Fédération CINOV à Orléans le 10 juin 2021, inscrivez-vous !

Le REX BIM Tour reprend du service et fait escale à Orléans le 10 juin

Au programme de cette 17ème étape, la Fédération CINOV (Ingénierie – Conseil – Numérique) vous propose :

🔹 Une table ronde sur le thème “Responsabilité des acteurs, propriété intellectuelle et contractualisation : quels impacts sur vos projets BIM ?”

🔹 2 retours d’expériences autour d’opérations menées en BIM : le Campus hospitalier de Tours et le complexe événementiel CO’Met d’Orléans

🔹 2 témoignages de startups présentant leurs solutions innovantes en matière de BIM et d’utilisation de la data dans la construction et le smart building

Avec les interventions de :

Julien Mercier, IM-PACT & Fédération CINOV
David RICHARD, LEX Terra Avocat
Emmanuel Di Giacomo, Autodesk
Olivier LEFEBVRE, Mutuelle des Architectes Français (assurances)
Maxime Sagnier IM-PACT
Hassan TEBBAL& Zaara AZIZ, WeBIMup
Stéphane MONACO, Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest
Sophie DEVELLY, Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest
Julien THOMAS, Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest
Guillaume Courtois, VICTEON
Nicolas Dubowski, VICTEON

Acteurs de la construction, bureaux d’études et d’ingénierie, maîtres d’ouvrages, architectes, maîtres d’œuvre, entreprises de gros œuvre et artisans, étudiants et acteurs de la formation… INSCRIVEZ-VOUS gratuitement dès maintenant à cette prochaine étape du REXBIMTOUR
👉 https://lnkd.in/g6SbbX5

Jumeaux numériques ? L’intégration de données BIM et IoT est désormais disponible avec la boîte à outils IoT de Forge

L’équipe “Forge Viewer” d’Autodesk est ravie d’annoncer la disponibilité des nouvelles extensions de visualisation de données en tant que boîte à outils IoT pour intégrer les données de capteurs de votre service de base de données préféré (Azure, AWS, autres) dans vos modèles BIM.

Cette boîte à outils vous permet de créer facilement un jumeau numérique à l’aide de Forge Viewer. Les nouvelles fonctionnalités vont de l’ajout de capteurs dans votre modèle pour permettre l’état de maintenance de l’équipement à l’ajout de shaders de carte thermique sur les objets qui aident à visualiser la température, le CO2 ou les mouvements des personnes.

Consultez la liste complète des fonctionnalités disponibles ci-dessous :

  • Sprites et cartes thermiques
  • Chronologie
  • Adaptateurs de données vers des sources de données IoT populaires
  • Architecture de référence basée sur React
  • Bibliothèque de graphiques open source (Apache echart)

Autodesk a conçu une architecture de référence en utilisant React, comme framework d’interface utilisateur, et des adaptateurs de base de données de séries chronologiques Azure pour faciliter le temps de développement. Ce super exemple, accompagné d’une documentation exhaustive, vous aidera à rapidement apprendre à tirer parti des extensions de visualisation de données pour créer vos propres expériences de Digital Twin puissantes. La documentation améliorée sera votre guide pour intégrer les données IoT à votre modèle de projet à l’aide d’étapes faciles à suivre et de plusieurs exemples de code.

A qui est-ce destiné ?

Si vous avez besoin de visualiser le comportement de vos actifs au fil du temps (en temps réel ou historique) ou simplement de comprendre le contexte de vos modèles pour prendre de meilleures décisions commerciales, cette solution est pour vous !

Comment puis-je commencer ?

Consultez le Guide du développeur de la visualisation des données pour commencer à créer votre jumeau numérique dès aujourd’hui. Tirez parti de notre architecture de référence pour un démarrage rapide et rejoignez l’un de nos prochains accélérateurs Forge pour faire passer rapidement votre application au niveau supérieur dans le cadre d’un programme intensif d’une semaine.

Découvrez un exemple dynamique en cliquant ici sur le site Hyperion.

Source en anglais ici.

[Témoignage] La belle Agence d’Architecture franco-suédoise EGA crée Platinan, un bâtiment raffiné à usage mixte et performant conçu en BIM

Platinan fait partie d’une vaste transformation du centre de Göteborg, la deuxième plus grande ville de Suède. Les deux bâtiments sont situés sur un site stratégique, avec un accès proche à la gare centrale et à Västlänken, un nouveau réseau ferroviaire régional.
Le développement à usage mixte comprendra des bureaux, des logements, un hôtel, des commerces et des activités culturelles, qui cherchent tous à rester flexibles et adaptables aux changements futurs. La combinaison de plusieurs activités vise à générer des modes de vie et de travail innovants.
Vouluespar le Maître d’Ouvrage Vasakronan, les bâtiments sont conçus pour devenir une partie inclusive, verte et dynamique du noyau urbain étendu.
Une interaction de terrasses ouvertes et de jardins d’hiver offre un espace de verdure étendu sur les périmètres extérieurs du bâtiment et crée une zone tampon écologique, qui peut être utilisée par les locataires pour de multiples activités.
La conception du bâtiment se connecte au passé industriel du site en utilisant une grille structurelle régulière à grande portée et des hauteurs de plancher unifiées, qui offrent une flexibilité intérieure optimale, permettant de futures transformations et évolutions fonctionnelles.

© EGA, Vasakronan – 2021


La transparence et la qualité réfléchissante de la peau de verre confèrent à l’enveloppe une expression légère et nette qui capture les mouvements et les couleurs de la ville et du ciel.
Fournir de la biodiversité au cœur de la ville est un aspect clé du projet qui contribue à l’amélioration du microclimat. Les bâtiments sont conçus pour atteindre les normes de durabilité les plus élevées et seront certifiés LEED Platinium.

Le projet Platinan a remporté le BIM d’argent du meilleur projet international en 2020. Ce trophée récompense un projet hors norme, s’appuyant résolument sur la collaboration comme support de sa conception et de sa construction et sur l’interopérabilité openBIM®. Erik Giudice, architecte fondateur d’EGA, nous dévoile la genèse de ce bâtiment majestueux de 77 000 m2 mixte, évolutif et durable.

A26 BLM A26 lauréat du BIM d'argent 2020 !

Le Royaume-Uni définit un nouvel objectif ambitieux dans la loi pour réduire les émissions de GES de 78% d’ici 2035 !

Le sixième budget carbone du Royaume-Uni intégrera pour la première fois la part du Royaume-Uni dans les émissions internationales de l’aviation et du transport maritime, afin d’amener le Royaume-Uni à plus des trois quarts du chemin à un zéro net émissions d’ici 2050.
Le gouvernement britannique doit fixer dans la loi l’objectif le plus ambitieux du monde en matière de changement climatique, en réduisant les émissions de 78% d’ici 2035 par rapport aux niveaux de 1990. Ils mettent à disposition à cette occasion un Guide de leur stratégie industrielle de décarbonation.

Conformément à la recommandation du comité indépendant sur le changement climatique, ce sixième budget carbone limite le volume de gaz à effet de serre émis sur une période de 5 ans de 2033 à 2037, ce qui amène le Royaume-Uni à plus des trois quarts du chemin pour atteindre le zéro net en 2050. Le budget carbone garantira que la Grande-Bretagne reste sur la bonne voie pour mettre fin à sa contribution au changement climatique tout en restant cohérente avec l’objectif de température de l’Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2 ° C et de poursuivre ses efforts vers 1,5 ° C.

Cela précède le discours du Premier ministre Boris Johnson lors de la séance d’ouverture du Sommet des dirigeants américains sur le climat, organisé par le président Biden à l’occasion de la Journée de la Terre (22 avril). Le Premier ministre a exhorté les pays à relever leurs ambitions en matière de lutte contre le changement climatique et à se joindre au Royaume-Uni pour fixer des objectifs ambitieux de réduction des émissions d’ici 2030 afin de s’aligner sur le zéro net.

Le gouvernement Britannique s’emploie déjà à respecter son engagement de réduire les émissions d’au moins 68% en 2030 par rapport aux niveaux de 1990 grâce à la dernière contribution déterminée au niveau national du Royaume-Uni – l’objectif de réduction le plus élevé fixé par une grande économie à ce jour. L’annonce de premier plan d’aujourd’hui s’appuie sur cet objectif pour parvenir à une réduction de 78% d’ici 2035.

Le nouvel objectif sera inscrit dans la loi d’ici la fin juin 2021, la législation définissant les engagements du gouvernement britannique devant le Parlement le mercredi 21 avril.

Le Royaume-Uni est la première grande économie mondiale à présenter une stratégie de décarbonation industrielle à zéro net. Cette stratégie intervient à un moment où le Royaume-Uni s’efforce de progresser dans le domaine de l’environnement, avec la reprise économique de la pandémie mondiale COVID-19 et vers un avenir sain pour les générations à venir.
Le Royaume-Uni a également été la première grande économie à légiférer sur un objectif ambitieux de zéro net et ils jouent un rôle de premier plan au niveau mondial dans la lutte contre le changement climatique. Sur le plan intérieur, il s’agit d’un programme pionnier, et leur gouvernement continuera de rechercher des objectifs ambitieux et la collaboration d’autres pays. Ils le feront très prochainement sous la présidence britannique de la COP26, la conférence des Nations Unies sur le climat qui s’est tenue en novembre 2021.
La décarbonisation de l’industrie britannique est au cœur du plan ambitieux du gouvernement pour la révolution industrielle verte.

Du cluster de céramique britannique dans les West Midlands aux usines chimiques de Teesside dans le nord-est de l’Angleterre, les centres industriels du Royaume-Uni sont d’une importance vitale pour leur économie, contribuant à 170 milliards de livres sterling chaque année et fournissant 2,6 millions d’emplois (ONS, Annual Business Survey, 2020 ). Alors que le Royaume-Uni mène la course au net zéro, ils vont veiller à ce que la décarbonation fonctionne pour tout le monde et pour chaque région. Conformément à leurs priorités politiques, ils utiliseront leurs efforts de décarbonation pour transformer les disparités géographiques. Les clusters industriels jouent un rôle monumental dans la réalisation de leur objectif : ils se sont fixé pour objectif de garantir qu’il y aura au moins quatre clusters bas carbone d’ici 2030 et au moins un cluster net zéro d’ici 2040.
Les années 2020 seront cruciales pour jeter les bases de la décarbonation industrielle. Au cours de la prochaine décennie, ils commencerons à passer de la combustion de combustibles fossiles à des alternatives à faible émission de carbone telles que l’hydrogène et l’électrification, en déployant des technologies clés telles que la capture, l’utilisation et le stockage du carbone, et en aidant les sites industriels à maximiser leur efficacité énergétique et des ressources. Le numérique et le BIM sont aussi clairement cités comme ayant un rôle clé dans cette décarbonation.

En parallèle, nous continuerons d’aider l’industrie à surmonter les obstacles et à travailler avec leurs partenaires internationaux, anciens et nouveaux, pour relancer la demande de produits industriels à faible émission de carbone. Le travail qu’ils accompliront au cours de la prochaine décennie sera essentiel pour faire en sorte que l’industrie puisse prospérer pendant sa transition vers le zéro net, sans déplacer les émissions et les entreprises à l’étranger.
Alors que le mouvement contre le changement climatique se développe, le Royaume-Uni continuera à établir des précédents mondiaux vers une société plus juste et plus verte. Ils ouvrent clairement la voie avec les secteurs industriels, les entreprises et les gouvernements du monde entier pour faire en sorte que ces défis soient relevés.

Découvrez le Guide de leur stratégie industrielle de décarbonation ici.