[Livre blanc] Démystification des jumeaux numériques

Qu’est-ce que un jumeau numérique ?

La dernière grande tendance en date de l’industrie de l’AEC concerne les jumeaux numériques. Pas un jour, pas une semaine sans qu’on en entende parler. Mais qu’en est-il exactement ? Pourquoi devriez-vous investir dans ce concept ? Quels en sont les vrais avantages ? Et comment les crée-t-on ? Telles sont les questions que se posent de nombreux professionnels de l’AEC.

Explorons les réponses possibles

Tout d’abord, le jumeau numérique ne se limite certainement pas uniquement à l’AEC : il s’est implanté dans de nombreux secteurs et d’ailleurs à l’origine dans celui de l’Industrie.
Mais la définition de base dans toutes les applications de jumeaux numériques reste la même : il représente le “reflet” numérique parfait d’un objet ou d’un système physique.
Pour l’industrie de l’AEC, un jumeau numérique se présente sous la forme d’un actif bâti. Prenons, par exemple, un immeuble de bureaux et son jumeau numérique. À la fin de la conception et de la construction, une réplique numérique exacte de l’ensemble du bâtiment, de la toiture, aux murs, aux portes, fenêtres, etc., en passant par les systèmes CVC, électrique sera disponible. Le bâtiment physique réel est ainsi “cloné”, tel un « jumeau » dans un format numérique et dynamique.
Contrairement à un modèle numérique ou à une simulation, un jumeau numérique n’est pas statique. Tout comme l’immeuble de bureaux final et achevé évolue avec son utilisation, le jumeau numérique change également. Il est réactif et continue d’évoluer à mesure que de plus en plus de données lui sont fournies, telles que les données de l’intelligence artificielle (IA), des capteurs ou de l’Internet des objets (IoT).
Cela signifie qu’il peut également simuler et prédire des décisions éclairées basées sur les conditions réelles du bâtiment.
Le jumeau numérique n’est pas un exercice unique et il existe différents niveaux d’utilisation. Un jumeau numérique pour un projet peut être plus simpliste avec des données modifiables, tandis qu’un autre peut être une utilisation pleinement mature avec des simulations améliorées. Mais les principaux avantages restent les mêmes.
Depuis le début d’un projet tout au long du cycle de vie d’un actif, un jumeau numérique continue de vivre, de grandir et de fournir de nouvelles informations pour un meilleur retour sur investissement, des économies d’énergie, une maintenance et des performances optimisées.
C’est la base de la philosophie du jumeau numérique.

Découvrez tous les tenants et aboutissants du jumeau numérique sur ce livre blanc court mais passionnant en cliquant ici.

Le rapport annuel buildingSMART International 2020 est disponible !

2020 a été une année incroyable pour tout un chacun, impactée de différentes manières et à différents moments par la pandémie mondiale de coronavirus. Pour buildingSMART, cela a signifié passer à un mode de travail entièrement numérique, ce qu’ils ont fait de manière structurée et rapide, notamment avec des sommets entièrement virtuels et avec d’importantes intégrations de flux de travail de back-office, toutes basées sur des applications numériques modernes.
La communauté AEC et openBIM, comme beaucoup d’autres, a été gravement touchée par la pandémie, avec malheureusement des vies perdues. 2020 a aussi représenté une autre année de progrès significatifs en rapport avec leurs missions principales :

  • Les extensions des domaines Route, Rail, Ports et Voies navigables ont été ajoutées aux sujets existants des Bâtiments et des Ponts, les extensions d’infrastructure et les normes ferroviaires candidates ayant atteint leurs jalons clés.
  • Leur feuille de route technique a été publiée en avril, définissant la voie de modernisation du schéma IFC et les services et stratégies techniques de soutien. Cette pérennisation de leur norme de base est essentielle pour accroître l’adoption et l’utilisation de ces standard ouverts pour l’avenir.

Points clés de la déclaration de leur Président Directeur, Richard Petrie :

Des progrès importants ont également été réalisés avec une réinitialisation du dictionnaire de données buildingSMART (bSDD) et l’introduction du service de gestion des cas d’usages (UCM), des services clés pour soutenir la croissance de l’engagement et de l’utilisation des normes ouvertes.
Des groupes de travail stratégiques ont été mis en place pour soutenir le leadership éclairé et fournir une voie d’accès facile pour l’engagement des nouveaux arrivants dans leur communauté. Le groupe de travail Digital Twin et Digital Supply Chain in Built Environment (DSCiBE), ainsi que leur activité de partenariat avec GS1 ont bien progressé cette année.
Le programme Solutions et normes comprenait huit “Rooms” ou salles, avec 46 activités formelles à différentes étapes suivant le processus bSI. Ce programme représente un travail important et stratégique de la communauté internationale à la fois pour développer de nouvelles solutions et pour parvenir à un consensus mondial, ce qui représente l’une des forces de buildingSMART.

Découvrez l’intégralité du Rapport Annuel de buildingSMART International 2020 en cliquant ici.

[Rapport de l’UE] Observatoire européen du secteur de la construction – La numérisation dans le secteur de la construction

Ce rapport analytique 2021 de l’UE fait partie du projet d’Observatoire Européen du Secteur de la Construction (ECSO). Il vise à décrire l’état d’avancement de la numérisation dans le secteur de la construction de l’UE et à identifier certains de ses principaux moteurs et défis. Ce faisant, le rapport fournit des informations, des preuves et des leçons apprises visant à soutenir un large éventail de parties prenantes, y compris les décideurs politiques, qui souhaitent soutenir l’intégration des technologies numériques dans le secteur de la construction.
Bien que se transformant, le secteur de la construction reste l’un des secteurs les moins numérisés de l’économie. Dans le même temps, l’intégration des technologies numériques est souvent considérée comme un élément clé pour relever certains des principaux défis auxquels elle est confrontée, tels que la pénurie de main-d’œuvre, la compétitivité, la préservation et l’efficacité des ressources et de l’énergie ainsi que la productivité.

État des lieux de la numérisation dans le secteur de la construction

Ce rapport présente l’état des lieux des technologies numériques les plus pertinentes dans le secteur de la construction. Des niveaux de maturité et d’adoption très différents ont été identifiés, à la fois parmi les États membres de l’UE, parmi les différentes technologies et même parmi les différentes phases d’un même processus de construction. Néanmoins, ce qui est clairement apparu, c’est que le secteur de la construction de l’UE progresse dans l’adoption des technologies numériques.
L’analyse de marché a montré que parmi les technologies d’acquisition de données, les capteurs sont la technologie avec le plus haut niveau de maturité du marché et de préparation technologique ; cependant, des marges d’amélioration importantes sont présentes lorsqu’il s’agit de leur intégration dans les bâtiments existants. La numérisation 3D est de plus en plus utilisée, tandis que l’Internet des objets (IoT) n’est pas encore largement adopté, bien qu’il se développe rapidement.
Les processus d’automatisation dans le secteur de la construction font référence à l’utilisation de robots, de l’impression 3D et de drones pour automatiser des tâches spécifiques dans le secteur de la construction. Ces technologies diffèrent considérablement en termes de développement. Les drones sont de plus en plus utilisés, notamment au travers du développement et de l’amélioration des capteurs dont ils sont équipés, tandis que les robots et l’impression 3D sont encore en phase de développement et utilisés uniquement pour des tâches très spécifiques et limitées. La faible disponibilité commerciale des technologies d’automatisation reflète également le fait que les phases de construction et de maintenance de la chaîne de valeur ont un intérêt plus limité en matière de numérisation.

Enfin, l’utilisation efficace des données numériques représente l’avenir de la numérisation du secteur de la construction. En fait, l’analyse des données est nécessaire pour donner un sens à toutes les données recueillies et apporter des améliorations et des avantages tangibles. Cependant, comme les technologies et innovations de cette catégorie sont profondément liées à la maturité des technologies d’acquisition de données et d’automatisation, leur statut varie considérablement de l’une à l’autre. Le Building Information Modeling (BIM) est de plus en plus utilisé dans le secteur de la construction ; cependant, ce processus est souvent limité à la phase de conception des (grands) projets. La réalité virtuelle et augmentée et l’intelligence artificielle sont encore en phase de développement et ne peuvent pas encore être considérées comme prêtes pour le marché. Les Digital Twins se limitent pour l’instant à quelques projets pilotes, mais la majorité des acteurs publics et privés consultés s’accordent à dire qu’ils ont un fort potentiel pour l’avenir.

Politiques et initiatives de numérisation dans l’UE

Il existe un vif intérêt parmi les décideurs politiques pour soutenir la numérisation du secteur de la construction. Dans la majorité des États membres de l’UE – 16 sur 27 – il existe des politiques couvrant ou ciblant spécifiquement la numérisation du secteur de la construction. Les mesures politiques en faveur de la numérisation s’accompagnent souvent d’un soutien financier sous forme de subventions, de prêts ou de fonds propres, mais aussi d’une assistance technique, comme pour les plateformes de construction numérique. Les plateformes numériques de construction sont un exemple réussi de politique publique analysée. Ces plateformes sont des espaces virtuels ou physiques rassemblant des acteurs privés et publics pour accompagner l’intégration des technologies numériques. Bien que les plateformes ne génèrent pas toujours un fort intérêt, elles permettent des collaborations, des synergies et un partage des connaissances au sein du secteur de la construction et entre le secteur public et le secteur privé.
De nombreux gouvernements nationaux ont mis en place des obligations BIM dans leurs processus de passation des marchés publics. Les retours des acteurs de l’industrie et du secteur public consultés pour ce rapport indiquent que cela est particulièrement bénéfique pour favoriser la numérisation du secteur de la construction. Cependant, en développant de telles exigences, les acteurs du secteur public doivent également i) renforcer leurs capacités liées au BIM ; ii) équilibrer leur concentration entre un prix bas et une qualité élevée ; iii) et s’assurer que tous les types d’entreprises (petites et grandes) peuvent tirer parti de ces opportunités de numérisation.
Les gouvernements nationaux et locaux facilitent également l’adoption des technologies numériques dans le secteur de la construction en fournissant des services électroniques, par exemple en délivrant des permis de construire et en conservant le référentiel de données de construction et d’informations géospatiales (cadastre). Ceux-ci fournissent des informations et des données cruciales et pourraient faciliter l’adoption des technologies numériques. À cet égard, un nombre croissant d’États membres de l’UE ont adopté des systèmes numériques de permis de construire, des carnets de bord numériques et des registres de propriétés. Leur niveau de sophistication évolue également, avec par ex. l’intégration d’un système d’information géographique (SIG) et de modèles 3D pour le registre numérique des propriétés. Dans l’ensemble, avec le développement récent au niveau de l’UE – en termes de politiques, de mesures de soutien, de financement, etc. – on peut s’attendre à ce que les gouvernements nationaux soient incités à faire davantage pour soutenir la numérisation du secteur de la construction. Cela sera crucial pour soutenir la transformation du secteur et sa croissance, mais aussi pour atteindre les objectifs liés au climat et à la durabilité.

Moteurs et défis de la numérisation dans le secteur de la construction

Drivers

Les politiques et les drivers du marché jouent un rôle clé dans la numérisation du secteur de la construction. La Commission Européenne a mis en place des politiques ambitieuses pour soutenir l’adoption des technologies numériques au sein de l’UE. La vague de rénovation (EU Renovation Wave) vise à au moins doubler les taux de rénovation dans l’UE au cours des dix prochaines années ; la directive sur la performance énergétique des bâtiments promeut également les technologies intelligentes ; et le Green Deal européen consacre une attention particulière à la circularité du secteur de la construction. Ces politiques sont associées à des financements tels que les programmes Horizon Europe et Digital Europe, le mécanisme pour la relance et la résilience et InvestEU.
Les principaux drivers du marché sont les besoins des entreprises d’améliorer leur productivité et de réduire leurs coûts, ainsi que la demande du marché en matière d’adoption des technologies numériques, qui poussent les entreprises de technologie de la construction à innover.

Défis

L’analyse a conclu que le coût des équipements et des logiciels, le manque de main-d’œuvre qualifiée et le manque de sensibilisation et de compréhension des technologies numériques sont les trois principaux facteurs entravant la numérisation plus rapide et plus large du secteur européen de la construction.

Cela étant dit, des variations importantes sont présentes entre les États membres, les technologies et les acteurs. Par exemple, le coût des équipements a été évalué comme un facteur limitant important pour l’impression 3D et la robotique, mais un problème secondaire pour l’adoption des capteurs. D’autre part, le manque de main-d’œuvre qualifiée affecte particulièrement l’adoption de l’intelligence artificielle et de la réalité virtuelle et augmentée, et ne limite que dans une moindre mesure l’utilisation des capteurs.

Conclusions et leçons apprises

Il existe un consensus sur le fait que la numérisation est à la fois inévitable et essentielle pour la compétitivité et la durabilité du secteur européen de la construction. Malgré le manque de données relatives au niveau de numérisation du secteur de la construction dans l’UE-27, un certain nombre de technologies sont à un stade de développement avancé et ont été adoptées et intégrées par un nombre croissant d’entreprises du secteur.
Les initiatives politiques peuvent avoir un impact important sur la promotion de l’adoption des technologies numériques. Bien que ce rapport ait analysé les technologies numériques individuellement, il a reconnu le niveau élevé d’interconnexion entre elles. Ainsi, la maturité et le taux d’adoption d’une technologie numérique individuelle sont en partie liés au développement d’autres technologies, et cela devrait être pris en compte lors de l’élaboration des politiques publiques.

En tant que tel, les décideurs devraient adopter une approche holistique qui prend en considération les liens et les dépendances entre les différentes technologies, le contexte national et la structure du marché pour le secteur. Les parties prenantes consultées pour cette étude ont également confirmé le rôle important des mesures au niveau de l’UE, soulignant le besoin spécifique de trois types d’intervention : des réglementations, des campagnes de sensibilisation et un soutien financier aux entreprises de construction.
Un cadre réglementaire au niveau de l’UE tel que celui envisagé pour la création du marché unique des données a été identifié comme étant de première importance pour assurer une meilleure qualité et gestion des données, et pour relever les défis liés aux droits de propriété intellectuelle, à la cybersécurité et à la propriété des données.
L’UE peut jouer un rôle clé dans la sensibilisation aux technologies numériques, en particulier auprès des PME de la construction, qui ignorent souvent et/ou ne sont pas convaincues de leurs avantages. Les PME doivent être conscientes des opportunités de financement, et le processus de candidature doit également être adapté à leurs capacités et aux ressources disponibles.
L’UE devrait augmenter le soutien financier aux entreprises, et en particulier aux PME, pour qu’elles investissent dans les technologies numériques. Le nouveau CFP met l’accent sur la transformation numérique. Il comprend Horizon Europe (budget de 95,5 milliards d’euros) et Digital Europe (7,5 milliards d’euros) pour soutenir les investissements dans les infrastructures liées à la numérisation, le déploiement des technologies numériques, ainsi que la recherche et l’innovation.
La politique de l’UE devrait idéalement se concentrer sur les phases de planification, de conception, de construction, d’exploitation et de maintenance du secteur afin de soutenir efficacement sa numérisation. Les autres phases que sont la rénovation, la démolition et le recyclage sont des points d’entrée moins pertinents pour la plupart des technologies numériques et leur numérisation interviendra une fois que les autres phases de construction seront plus numérisées. Dans le même temps, à long terme, il sera important pour les décideurs politiques d’assurer la numérisation de toutes les phases conformément aux objectifs établis de la politique de construction circulaire et à leur importance pour les objectifs de la politique de rénovation.
L’élaboration et la mise en œuvre d’une intervention politique dans le secteur de la construction est un exercice très complexe, qui doit être pensé de manière holistique – non seulement d’un point de vue sectoriel, mais plutôt d’un point de vue systémique (c’est-à-dire en incluant les politiques horizontales). De plus, si une telle intervention vise à terme à avoir un impact sur le secteur et ses acteurs, il est essentiel d’identifier où les intérêts du secteur privé et public s’alignent le mieux. Une intervention politique de l’UE pourrait donc commencer par soutenir la numérisation des premières phases (c’est-à-dire les phases de conception et de construction) des chaînes de valeur de la construction, où le secteur privé manifeste le plus d’intérêt pour les technologies numériques. Il est important de noter que toute intervention politique élaborée doit être flexible pour refléter la dynamique observée dans le développement et l’intérêt pour différentes technologies, dont la pertinence peut changer rapidement. Enfin, il est important de noter que toute intervention politique de l’UE doit être fondée sur des preuves et étayée par des données suffisantes (qualitatives et quantitatives) sur la numérisation du secteur de la construction. Ce rapport est un premier pas dans cette direction, et des études futures pourront s’en inspirer pour approfondir des questions et des sujets spécifiques.
Le secteur privé manifeste son intérêt pour une intervention politique de l’UE dans les phases initiales de la chaîne de valeur.

Découvrez ce rapport passionnant de l’UE en cliquant ici.

La Fédération CINOV et l’OPCO nous livrent une étude passionnante sur l’évolution des métiers de l’ingénierie liée à la transition numérique

ETUDE « EVOLUTION DES MÉTIERS DE L’INGÉNIERIE LIÉE À LA TRANSITION NUMÉRIQUE »

Les entreprises du secteur de la construction, font face à une mutation numérique majeure qui remet en cause leur organisation, leur pérennité et compétitivité. Avec le développement du numérique, le secteur voit apparaître de nouveaux types d’acteurs focalisés sur les gains de productivité réalisables à partir d’un usage généralisé de données à forte valeur ajoutée.

Pour mieux appréhender les enjeux associés, la fédération CINOV – dont Autodesk est Partenaire – et l’OPCO ATLAS ont commandité une étude passionnante de 11 pages sur la dynamique de transformation numérique en cours au sein de la filière pour anticiper les services qui vont se développer et les besoins en termes de ressources.

Vous pouvez la consulter en cliquant ici.

AGC et Autodesk lancent une médiathèque pour renforcer la représentation de la diversité dans la construction

N’hésitez pas à contribuer vous-mêmes à cette belle initiative sur la diversité dans la construction !

L’Associated General Contractors of America (AGC) et Autodesk viennent de ​​lancer une bibliothèque d’images sur la diversité dans le secteur de la construction, une collection de photographies à l’usage des médias présentant diverses personnes représentant la main-d’œuvre de la construction. La bibliothèque sera lancée avec une collection d’images établie et dans le cadre de l’initiative, les organisations de l’industrie de la conception, de l’ingénierie et du bâtiment sont invitées à contribuer avec des photographies supplémentaires.

AGC et Autodesk lancent une médiathèque pour renforcer la représentation de la diversité dans la construction

En 2019 et 2020, l’enquête annuelle sur la main-d’œuvre menée par l’AGC et Autodesk a identifié une demande constante et non satisfaite de plus de talents, avec jusqu’à 80 % des entrepreneurs déclarant qu’ils étaient incapables de trouver des travailleurs.ses qualifié.e.s. Pour pallier au manque de main-d’œuvre et répondre à la demande croissante de nouveaux bâtiments, la construction doit attirer et retenir de nouveaux talents.

La bibliothèque d’images sur la diversité de la construction fournit aux éditeurs et aux journalistes une ressource pour accéder facilement à des images qui mettent en valeur la diversité dans la construction telle qu’elle existe aujourd’hui et permettent à l’industrie de faire appel à de nouveaux talents diversifiés.

« La bibliothèque est un atout précieux qui permet aux médias d’accéder facilement à des photos représentant diverses communautés dans la construction », a déclaré Jan Tuchman, rédacteur en chef d’Engineering News-Record (ENR). “Cela nous aidera à représenter la diversité dans nos histoires de manière plus générale afin que, espérons-le, plus de gens puissent se faire une place dans l’industrie – que ce soit sur le terrain, dans un bungalow ou au bureau.”

« Montrer aux recrues potentielles qu’elles ne seront pas seules sur le chantier rendra les carrières dans la construction encore plus attrayantes pour de nombreuses personnes », a déclaré Stephen E. Sandherr, PDG de The Associated General Contractors of America. « La bibliothèque d’images sur la diversité de la construction fournit un outil précieux pour aider l’industrie à recruter le type de main-d’œuvre diversifiée et qualifiée dont elle a besoin pour suivre le rythme de la demande future. »

Pour lancer la collection de la bibliothèque, Autodesk a commandé une galerie de photographies en collaboration avec plusieurs sociétés membres de l’AGC. Autodesk continuera à ajouter du contenu, et d’autres entreprises et associations qui partagent un engagement à élever la représentation diversifiée dans la construction sont invitées à ajouter leurs propres images à la bibliothèque.

La nouvelle bibliothèque d’images sur la diversité dans la construction fait suite au programme de subventions AGC et Autodesk pour les harnais de sécurité pour les Femmes, et s’appuie sur une volonté commune de remédier à la pénurie de main-d’œuvre, d’améliorer la sécurité sur les chantiers et de stimuler la diversité et l’inclusion dans la construction. Lors d’Autodesk University 2020, les publications du secteur que sont ENR et Construction Business Owner, ainsi que les entreprises membres de l’AGC ont également participé à une table ronde intitulée « Comment l’industrie de la construction et les médias peuvent travailler ensemble pour attirer plus de diversité ».

“Comme dit le proverbe, vous ne pouvez être ce que vous ne pouvez voir”, a déclaré Allison Scott, directrice du thought leadership dans la construction du Département Autodesk Construction Solutions. « En augmentant la représentation diversifiée des professionnels de la construction dans les médias, nous pouvons montrer qu’une carrière dans la construction est à la portée de personnes qui n’y ont peut-être jamais pensé. Autodesk et l’AGC se sont engagés à célébrer la diversité de l’industrie et à encourager plus de croissance pour l’avenir du travail dans la construction.”

Les organisations intéressées à contribuer à la bibliothèque peuvent le faire ici. Toutes les images soumises sont destinées à un usage éditorial uniquement par des publications médiatiques. Si elles sont utilisées dans la couverture éditoriale, les images seront créditées à l’organisation contributrice.

Pour en savoir plus sur le rôle que jouent des initiatives telles que la bibliothèque d’images sur la diversité de la construction dans le soutien à la diversité et à l’inclusion de l’industrie, visitez le blog Autodesk Digital Builder pour lire une interview avec Henry Nutt III, président du comité directeur national de l’AGC sur la diversité et l’inclusion. Autodesk propose également des ressources, des événements et des échanges supplémentaires pour ceux qui souhaitent s’impliquer dans l’élaboration de l’avenir de la construction sur la nouvelle page Web “Advancing the Industry“.

À propos de Associated General Contractors of America

L’Associated General Contractors of America s’efforce d’assurer le succès continu de l’industrie de la construction commerciale en préconisant des mesures de soutien fédérales, étatiques et locales ; offrir aux entreprises des occasions d’apprendre des façons de devenir plus accomplies et de les mettre en contact avec les ressources et les personnes dont elles ont besoin pour réussir en affaires et en entreprise citoyenne. Elle est l’équivalent de la FFB.

Découvrir cette bibliothèque d’images en cliquant ici.

[Etudes] Le BIM et les tendances des certifications en Italie en plein BOOM ! Des révélations par ICMQ

ICMQ, organisme de certification officiel en Italie a récemment communiqué les données relatives aux certifications des rôles professionnels liés au BIM. Le phénomène de la numérisation a frappé à grande vitesse tous les secteurs économiques, grâce aussi et surtout au PNRR (Plan National de Reprise et de Relance) et aux directives internationales. En Italie, dans le secteur de la construction, le BIM a connu une accélération grâce au décret qui conduira déjà à partir de janvier 2022 à étendre les obligations BIM dans les appels d’offres pour tous les travaux publics supérieurs à 5 millions d’euros (à ce jour cela est demandé pour les projets de plus de 15 millions d’euros). Il ne reste donc plus que deux ans et demi à l’expiration fatidique de l’Arrêté Ministériel 560/2017 à partir duquel tous les appels d’offres concernant les travaux publics devront prévoir l’utilisation de la méthodologie BIM.

La poussée réglementaire a été suffisante pour augmenter la valeur des appels d’offres BIM de plus de 140% rien qu’en 2020 avec un montant de crédit égal à 711,6 millions d’euros (Source OICE), soit 30% du marché total. Si déjà en 2019 il y avait eu un bond en avant significatif avec + 58,3 % par rapport à 2018, en 2020 les données de l’OICE affichaient une nouvelle augmentation de 17,2 %. En effet, 560 appels d’offres ont été émis par les pouvoirs adjudicateurs en référence au BIM au cours de la dernière année.

Les données d’ICMQ reflètent pleinement cette tendance, tant en termes de certifications de compétences professionnelles que de certifications de systèmes de management BIM. Si, en ce qui concerne certains chiffres, la pandémie a contribué à un léger ralentissement en 2020, cela ne s’est pas produit pour les organisations qui, au cours de cette dernière année et demie, grâce à la publication en 2019 du PdR UNI 74/19, ont décidé de passer une certification.

Selon les estimations d’ICMQ, les Spécialistes BIM, après une poussée entre 2018 et 2019, auraient subi une baisse en 2020, au profit du BIM Manager et du BIM Coordinateur. Les demandes s’accompagnent d’appels d’offres publics, au sein desquels les professionnels deviennent un critère d’aide. Cette tendance démontre l’intérêt croissant pour une certification qui certifie son professionnalisme non seulement dans le domaine technique, mais aussi dans le management et la gestion des différents acteurs du BIM.

De 2016 à 2020, 1 436 certifications ont été réalisées par des professionnels expérimentés en Building Information Modeling. 66% est représenté par des Spécialistes, 19% par des Managers et 14% par des Coordinateurs, alors que pour le profil de CDE Manager, chiffre encore en phase de « métabolisation » par le marché, il n’atteint que 1% du total. Cette dernière certification n’a commencé à recevoir plus de demandes d’ingénieurs et de concepteurs qu’au début de 2021.

Les deux rôles les plus « managériaux », comme ceux des BIM Manager et Coordinateur, ont connu une augmentation plus importante au cours de la dernière période, qui s’étend de 2020 à mai 2021, et pour Lorenzo Orsenigo, président d’ICMQ : « cela se produit parce que les postes les plus élevés sont les plus recherchés et que la période de la pandémie a encouragé la formation de ceux qui voulaient se spécialiser afin de se démarquer sur le marché grâce à leurs compétences ».

Depuis 2019, année où le PdR 74/19 a été publié par UNI comme document standard de référence pour le marché italien pour tous les sujets (Maîtres d’Ouvrage, Concepteurs, Constructeurs, Fabricants et Gestionnaires) intéressés par la chaîne de construction “numérique”, la certification du système de management BIM a commencé à se répandre rapidement, notamment parce qu’il est de plus en plus indiqué comme un élément valorisant dans les appels d’offres. En un peu plus d’un an, plus de 30 certifications ont été délivrées pour la plupart par des sociétés de conception.

Committenti : MOA I Progettisti : Concepteurs I Costruttori: Entreprises

« Cette tendance – déclare Lorenzo Orsenigo – montre comment ICMQ est toujours en adéquation avec les indications réglementaires nationales et internationales et est capable d’anticiper les demandes du marché. Par rapport aux normes précédentes, le PdR UNI 74/19 ajoute une pièce supplémentaire à la route vers la numérisation des bâtiments. Il y a beaucoup d’entreprises et d’organisations qui ont compris le changement et veulent saisir toutes les opportunités dont elles disposent pour faire la différence ».

La certification selon PdR UNI 74/19 définit, en fonction de son activité, l'”équipement” minimum qu’une organisation doit avoir pour gérer correctement une commande BIM et permet aux sujets qui en font la demande d’organiser et de mieux surveiller les processus commerciaux impliqués dans le modèle. La pratique a été développée selon la même structure de haut niveau que l’ISO (organisme mondial de normalisation) a été définie pour toutes les normes traitant des systèmes de gestion – ISO 9001, ISO 14001, ISO 45001, etc. et est donc parfaitement intégrée à ces certifications ; elle s’appuie également sur une structure efficace connue et éprouvée à l’échelle internationale.

Avec l’accréditation du système de certification pour les experts BIM, ICMQ en a profité pour obtenir également une reconnaissance pour gérer les examens de certification en ligne, afin d’offrir sur le marché une double opportunité : celle de pouvoir obtenir la certification même avec les restrictions dues à l’urgence sanitaire et une meilleure gestion de la procédure d’examen réalisée en classe. La plateforme icmqprofessioni.com est la première en Italie à gérer des examens complexes tels que ceux relatifs au BIM et à d’autres rôles professionnels, ainsi qu’à permettre la réalisation d’examens à distance ; elle peut également être utilisée pour les personnes présentes, car elle intègre les processus numérisés qui auparavant étaient axés sur la compilation de documents papier.

Source en italien ici.

Comment le BIM peut-il aider les associations de logement au Royaume-Uni ? BIM4HAs crée une boîte à outils gratuite

Le BIM est un processus de création et de gestion des informations numériques tout au long de la durée de vie d’un bâtiment.

Le BIM met à disposition un enregistrement numérisé d’informations sur chaque composant d’un bâtiment en un seul endroit, permettant à toutes les personnes impliquées de visualiser des informations mises à jour et précises aux étapes clés d’un projet, y compris lorsqu’un bâtiment est occupé.

Au Royaume-Uni, le BIM a été recommandé par Madame Judith Hackitt comme un moyen efficace d’intégrer la sécurité dès le départ dans la conception et la construction d’un bâtiment, ainsi que pour permettre une base de preuves pour soutenir la sécurité pendant qu’un bâtiment est occupé. Le BIM peut donc soutenir la construction, la livraison et la gestion de bâtiments plus sûrs et de meilleure qualité, ce qui permet aux associations de logement de développer et d’entretenir des logements, et obtenir ainsi potentiellement une plus grande satisfaction des résidents qui y vivent.

Qu’est-ce que “BIM4HAs” ou le BIM pour les associations de logement ?

Le BIM pour les associations de logement (BIM4HAs) est un projet conjoint entre des associations de logement et des spécialistes de l’industrie, soutenu par la NHF (National Housing Federation) au Royaume-Uni. Créé en 2018, BIM4HAs aide les associations de logement à numériser leurs informations sur leur développement et leurs actifs.

Pour aider les associations de logement tout au long de leur parcours BIM, BIM4HAs a développé une boîte à outils gratuite qui explique au secteur des associations de logement comment utiliser le BIM comme outil pour fournir des bâtiments sûrs, de haute qualité et bien gérés. Pour les associations de logement utilisant la boîte à outils, BIM4HAs a créé un forum où les utilisateurs peuvent partager leurs expériences, poser des questions et donner leur avis.

Cette boîte à outils est désormais gratuite pour tous. Elle comprend notamment :

Etendue des services

  • Une matrice de tâches pour définir votre stratégie puis livrer un projet de développement
  • Rédigé pour l’insertion dans les rendez-vous et les contrats

Exigences en matière d’informations sur les actifs (AIR ou Asset Information Requirements)

  • Définissez ce qui est nécessaire pour la sécurité, la conformité, la gestion des actifs et les réparations
  • Comprend un exemple de tableur d’échange d’informations sur le bâtiment pour les opérations de construction (COBie) pour les données de bâtiment et de composants

Exigences en matière d’informations d’échange (EIR ou Exchange Information Requirement)

  • Décrit le « comment »
  • Comprend un exemple de plan directeur de diffusion des informations (MIDP)

Exigences en matière d’informations sur l’organisation (OIR)

  • Décrit les informations requises par une organisation pour les systèmes de gestion des actifs et d’autres fonctions

Conseils

  • Explique comment utiliser les éléments de la boîte à outils

BIM pour les bâtiments existants

  • un rapport des gestionnaires d’actifs sur la numérisation des informations sur les actifs existants

BIM4HAs travaille en partenariat avec la National Housing Federation et la UK BIM Alliance et participe également à :

  • L’initiative MHCLG Golden Thread, une initiative gouvernementale réunissant des professionnels de l’industrie qui collaboreront pour démontrer qu’il est possible de fournir un fil d’or numérique normalisé d’informations sur la sécurité des bâtiments à la satisfaction de l’organisme de réglementation de la sécurité des bâtiments
  • Le groupe de travail Golden Thread du Comité consultatif sur les réglementations de la construction (BRAC) qui aide à réécrire le document B approuvé sur les réglementations de la construction
  • La Housing Association Charitable Trust (HACT) dans son développement d’un Housing Asset Data Dictionary, qui fait partie de la première Housing Data Standard du Royaume-Uni

Comment s’impliquer ?

La boîte à outils et ses documents justificatifs sont téléchargeables et utilisables gratuitement ici :

https://t.co/LSXtvPMS4F

Nous vous recommandons de lire les conseils et les clauses de non-responsabilité ainsi que la boîte à outils et ses documents justificatifs.

Source du site ici en anglais.

Publication du Guide National BIM du Pérou

Un document de 221 pages exceptionnel pour piloter le développement du BIM au Pérou

Ce document sert de base technique pour les projets de construction publics et privés, il est basé sur la norme BIM ISO 19650, qui est le cadre réglementaire fondamental pour les projets au Royaume-Uni et dans le monde, et qui est utilisé pour les projets en cours au Pérou, avec des accords de gouvernement à gouvernement et des contrats NEC, tels que les Jeux Panaméricains et la reconstruction du nord du Pérou.

Ce guide très attendu depuis plus de 10 ans, représente la somme de différents efforts afin de produire un document national qui permette de définir une stratégie claire pour les organisations et les projets qui travaillent en BIM, et c’est devenu maintenant une réalité grâce au ministère de l’Économie et des Finances du Pérou.

Vous pouvez télécharger le Guide sur le site BIM Peru Plan ici.

Au cours de la dernière décennie, le Pérou a pris les mesures nécessaires pour améliorer la qualité des infrastructures publiques (transport, électricité, assainissement, santé, éducation, etc.), dans le but de contribuer à améliorer la qualité des services publics mis à disposition de la population. Cependant, le secteur de la construction est l’un des secteurs qui a le moins évolué au niveau technologique, maintenant ainsi l’utilisation de méthodologies de travail traditionnelles. Les différentes équipes, impliquées dans les projets (ingénieurs, architectes, maîtres d’ouvrage, entrepreneurs), sont habituées à travailler chacunes selon leurs propres méthodes, générant ainsi des problématiques de communication, un manque de fluidité tout au long du développement du projet, causant une duplication des travaux ou des modifications, ce qui entraîne une perte de temps, d’argent et d’informations importantes, et donc des retards dans la réalisation des projets et la livraison à temps des services à la population.
Pour cette raison, ces dernières années, le Pérou s’est engagé à adopter des initiatives pour les secteurs public et privé afin d’améliorer le développement des projets dans toutes les phases de leur cycle de vie, notamment par l’application de méthodologies de travail collaboratives, où toutes les informations du projet sont transparentes et accessibles à toutes les parties concernées. C’est ici qu’apparaît la nécessité d’adopter le BIM, en tant que méthodologie permettant de gérer, de manière adéquate et ordonnée, les informations développées tout au long du cycle de vie.
En ce sens, dans le cadre de la Mesure Politique 1.2 : Plan BIM, du Plan National de Compétitivité et de Productivité, approuvé par le Décret Suprême n° 237-2019-EF, le Décret Suprême n° 289-2019 EF a été publié, modifié par le Décret Suprême 108-2021-EF, ainsi que la résolution directrice n° 0002-2021-EF / 63.01, qui approuve le plan de mise en œuvre et la feuille de route du plan BIM du Pérou.

Ce document définit une stratégie pour l’adoption progressive du BIM dans les processus d’investissement des entités et entreprises. L’un de ses axes stratégiques est celui de la « Construction d’un cadre collaboratif », axé sur l’élaboration d’un cadre juridique et technique, afin de soutenir et de promouvoir l’adoption progressive du BIM dans les investissements par les entités publiques et les entreprises soumises au Système National Multi-année de Programmation et de gestion des investissements.
Le Guide National BIM est un document d’orientation qui a été préparé dans le but de décrire l’application de l’environnement de données commun ou CDE (Common Data Environment) comme élément fondamental du processus de gestion de l’information dans les investissements développés en appliquant le BIM. Ses principaux documents de référence sont les normes ISO 19650-1 : 2018 et ISO 19650-2 : 2018, qui ont été adaptées au contexte national péruvien et articulées au Système national de programmation pluriannuelle et de gestion des investissements.

Il y a quatre chapitres principaux dans la structure du Guide National BIM :

  • le premier, correspondant au chiffre 4 « Normes BIM », présente les normes nécessaires pour le développement de projets appliquant le BIM
  • Le deuxième chapitre, correspondant au numéro 5 « Gestion de l’information BIM » décrit les aspects de la gestion de l’information BIM, où sont expliquées les activités de production d’informations, les responsabilités des parties impliquées et les documents requis pour la gestion de l’information BIM
  • le troisième chapitre, correspondant au chiffre 6 « Adoption du BIM », comprend les aspects liés à l’adoption progressive du BIM
  • et le dernier chapitre, correspondant au chiffre 7 « Stratégie de collaboration » présente la stratégie de collaboration à travers un environnement de données commun (CDE), qui est un élément fondamental pour la collaboration et l’échange d’informations pendant le processus de gestion des informations BIM.

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[Rapport] Un impact plutôt positif de l’automatisation sur l’Industrie de la Construction

La construction présenterait un « risque moindre » de perdre des emplois à cause de l’automatisation selon la Autodesk Foundation et RSA

Selon un rapport des organisations caritatives Royal Society of Arts (RSA) et d’Autodesk Foundation, les employés du secteur de la construction courent moins de risques de perdre leur emploi à cause de l’automatisation que d’autres secteurs tels que la fabrication.

Le rapport “Good work innovations in Europe: Reimagining the social contract” a constaté que si les robots pour la maçonnerie, les drones et les véhicules autonomes deviennent de plus en plus populaires, il est plus difficile d’automatiser les travaux de construction car ils sont moins répétitifs et plus personnalisés.

La révolution des emplois verts a également été mise en avant car elle devrait créer 700000 emplois supplémentaires, dont beaucoup seront dans la construction. Les pertes d’emplois dues à la révolution verte concerneront principalement les industries traditionnelles telles que l’extraction de combustibles fossiles et l’automobile.

L’émergence de l’automatisation signifie qu’il existe un besoin accru d’une meilleure formation, d’une amélioration des compétences et d’une requalification des travailleurs afin de les préparer pour l’avenir, selon cette étude. Cependant, l’accélération de l’automatisation boostée par la pandémie a également stimulé ces opportunités de formation avec des programmes d’apprentissage en ligne, des formations aux compétences numériques et des accréditations numériques plus diversifiées.

Le rapport indique également que la pandémie avait mis en évidence la nature précaire de certains contrats de travail dans la construction, ainsi que dans d’autres secteurs, et qu’ils devaient ainsi changer.

« La pandémie est susceptible d’accélérer le rythme des changements technologiques et de l’automatisation à travers l’Europe », conclut le rapport. « Alors que les marchés du travail de certains pays et régions sont caractérisés par des niveaux particulièrement élevés de travail précaire, la pandémie a contribué à faire apparaître certains des défis auxquels ces travailleurs sont confrontés.

« Un avenir avec de bons emplois pour tous est possible. Mais nous aurons besoin de nouvelles approches des compétences, de la formation et de l’apprentissage tout au long de la vie, une sécurité économique (en particulier pour les travailleurs en dehors des accords d’emploi traditionnels) et une écoute de la voix et plus de pouvoir aux travailleurs.

Téléchargez ce rapport intéressant ici.

[Rapport] De l’importance de la gestion de l’information dans le secteur de la construction et des infrastructures par KPMG, Atkins et le Center for Digital Built Britain

Un rapport historique Britannique révèle le rôle essentiel de la gestion de l’information dans la reprise économique du Royaume-Uni

La valeur de la gestion de l’information dans le secteur de la construction et des infrastructures, commandé par le Centre for Digital Built Britain (CDBB) de l’Université de Cambridge en tant que partenaire du Construction Innovation Hub et produit par KPMG et Atkins, a mis en évidence de solides avantages organisationnels qui pourraient être rendus possibles par la gestion de l’information.
Les progrès des technologies et des données numériques transforment le fonctionnement de notre économie et la façon dont nous vivons nos vies. L’environnement bâti devient plus intelligent, avec la montée en puissance des infrastructures intelligentes – rendues possibles par l’utilisation de techniques telles que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle – qui améliorent l’efficacité, accélèrent la transition vers le zéro net et optimisent les performances des actifs bâtis du pays.

L’accès à l’information (sous forme de données) de bonne qualité et au bon moment, dans un format approuvé par toutes les parties, est de plus en plus reconnu comme un catalyseur essentiel de la transformation numérique du secteur de la construction, avec le potentiel de réduire les coûts de la construction et de l’exploitation du patrimoine bâti et d’améliorer la qualité. Cependant, il reste peu de preuves sur les avantages holistiques de ces pratiques.

Comment les organisations de construction et d’infrastructure créent-elles, gèrent-elles et utilisent-elles des informations de qualité et opportunes ?
Quelle valeur cela apporte-t-il à ces organisations ainsi qu’à leurs clients et aux parties prenantes au sens large ?

Cette étude a entrepris d’étudier ces questions et d’établir la valeur de la « gestion de l’information » dans le secteur de la construction et des infrastructures.

Les preuves recueillies dans le cadre de cette étude servent à identifier le large éventail d’avantages potentiels d’investir dans la gestion de l’information, et comment cet investissement peut potentiellement contribuer aux ambitions partagées du gouvernement Britannique et de l’industrie pour le secteur.

Grâce à cette étude, KPMG et Atkins ont entrepris un examen complet de la littérature existante sur les avantages de la gestion de l’information et analysé des études de cas réels de l’utilisation de la GI au niveau du projet et de l’organisation pour établir un « cadre des avantages de la gestion de l’information ». Les preuves qu’ils ont recueillies suggèrent que les arguments économiques en faveur d’un investissement dans la GI sont triples, l’utilisation de la GI dans le secteur aidant potentiellement à permettre :

  • Des gains de productivité directs pour les organisations ;
  • Une croissance accrue dans l’ensemble de l’économie britannique en raison de ces gains de productivité ; et
  • Une valeur sociale pour les maîtres d’ouvrage, la société au sens large et l’environnement en permettant la livraison d’actifs construits de meilleure qualité et plus durables.

Découvrez ce rapport passionnant en cliquant ici.