Une amélioration du Plan Autodesk Education gratuit à venir très prochainement !

Bientôt, les enseignants pourront équiper une classe entière d’étudiants avec les produits Autodesk® plus rapidement et plus facilement.

Une amélioration du plan Autodesk Education permettra désormais aux enseignants d’accéder à 125 abonnements utilisateur unique pour chaque produit Autodesk du plan et d’affecter ces abonnements aux étudiants éligibles. Les étudiants pourront contourner le processus individuel de vérification d’admissibilité et accéder ainsi aux produits Autodesk via une invitation automatisée lancée par leur enseignant. Restez à l’écoute pour l’annonce officielle du lancement qui aura lieu bientôt.  

Lancement officiel d’Autodesk Tandem, “LA” solution de jumeau numérique de l’Industrie de l’AEC !

Autodesk Tandem™, votre voyage dans l’univers des jumeau numérique commence ici et maintenant !

Alors que le monde parle des jumeaux numériques comme des solutions de construction intelligente du futur, Autodesk Tandem vous permet de commencer à exploiter leur puissance dès aujourd’hui, pour réaliser votre vision du jumeau numérique, à votre façon et à votre rythme.

Site officiel d’Autodesk Tandem ici.

Qu’est-ce qu’Autodesk Tandem ?

Autodesk Tandem est une plateforme technologique de jumeaux numériques basée sur le cloud. Il permet aux projets de démarrer et de rester numériques, en transformant des données riches en business intelligence. En exploitant les données BIM (Building Information Modeling) tout au long du processus, les entreprises du secteur de l’AEC peuvent créer et transmettre un jumeau numérique aux propriétaires, maîtres d’ouvrage et exploitants de bâtiments. Les données facilement accessibles, contextuelles et pertinentes qu’ils reçoivent permettent ainsi une gestion et une maintenance prêtes à l’emploi.

Découvrez le site officiel d’Autodesk Tandem ici.

L’EFCA s’implique dans la digitalisation et le BIM

L’EFCA, Fédération Européenne des ingénieries pilote la transformation numérique et le BIM

La mission de l’EFCA est de promouvoir l’industrie européenne du conseil en ingénierie au niveau européen et de la représenter auprès des institutions européennes.

En tant qu’experts dans leur domaine, ils travaillent pour influencer la législation de l’UE sur les questions qui affectent notre industrie, aidant ainsi à atteindre des objectifs européens communs tels que la promotion d’une concurrence loyale et des règles de passation des marchés transparentes.

L’EFCA fournit également une plateforme de réseautage dynamique à ses associations et entreprises membres pour se rencontrer et partager leurs expériences, ainsi que pour établir des partenariats et des alliances avec d’autres groupes d’intérêt.

MEMBRES

Leurs membres sont toutes des associations nationales qui représentent le conseil professionnel en ingénierie et les services connexes dans leur propre pays. Nous avons actuellement des membres de 29 pays européens.

Dans ces Membres, on retrouve d’ailleurs Béatrice Gasser d’EGIS ou encore Michel Bernard de la Fédération CINOV.

Parmi leurs priorités 2021-2022, on trouve notamment :

  • Partager des informations sur la digitalisation et les développements BIM
  • Défendre la position des consultants en ingénierie dans notre monde en expansion et stimulant de la numérisation
  • Promouvoir et soutenir la numérisation auprès de leurs membres

Mais aussi :

  • Implication des « futurs leaders » et exploration de la collaboration avec d’autres comités de l’EFCA (marché intérieur, aide extérieure européenne, pacte vert européen)
  • Etablissement d’un lien plus fort avec bSI (Richard Petrie) et le groupe de travail BIM de l’UE
  • Exploration de la promotion/l’échange d’informations sur la numérisation pour les membres, comme la revitalisation du guide EFCA ISO91650, du site Web,…

D’ailleurs, l’EFCA se mobilise sur de nombreux sujets :

  • Examiner les initiatives du CEN/TC 442 et des institutions connexes telles que l’UE, la Commission européenne, le Parlement européen et d’autres organisations européennes et internationales sur le BIM ou des questions connexes.
  • Organiser le suivi de la contribution de l’EFCA en tant que liaison avec le CEN/TC 442 et d’autres comités techniques potentiels.
  • Contribuer à la promotion d’un openBIM ayant en vue le smart building, les bâtiments, les constructions et les villes.
  • Surveiller les contributions de l’EFCA aux travaux du TC/442 ou d’autres TC pour l’industrie du génie-conseil afin d’obtenir une normalisation conforme à ses propres exigences, notamment :
  • Pour contrôler et surveiller la manière et les outils d’échange d’informations en BIM
  • Considérer l’Open BIM non pas comme une compétition, mais comme une voie pour élaborer la meilleure façon de communiquer et d’augmenter la productivité des processus d’échange

Site Officiel de l’EFCA ici.

DiRoots par José Oliveira, un futur plugin BIM pour la gestion des nuages de points

DiRoots travaille sur un nouvel outil pour aider des milliers d’utilisateurs de Revit à travailler chaque jour avec des fichiers de nuages ​​de points lourds et complexes.

Ce nouvel outil gratuit apportera un ensemble de fonctionnalités utilitaires pour améliorer la productivité des utilisateurs.

𝟭 Sélection de région à isoler dans plusieurs vues
𝟮 Sélection par niveaux
𝟯 Système d’annulation/rétablissement personnalisé qui enregistrera jusqu’à 30 actions de sélection et permettra à l’utilisateur de parcourir les actions sélectionnées

Il reste encore quelques nouvelles fonctionnalités qui sont actuellement en cours de développement.

𝟰 Exporter un ensemble de points visible du nuage de points vers des fichiers XYZ, PTS ou DXF
𝟱 Définir la densité du nuage de points lors de l’exportation
6 Remailler les points exportés et les enregistrer dans un fichier DXF

Téléchargez et essayez les plugins Revit gratuits de DiRoots.

Contactez-les si vous êtes intéressé par le développement de logiciels personnalisés.

En savoir plus ci-dessous :

https://lnkd.in/gaPh4pk

https://lnkd.in/gn-BmgZ

Un outil open source de Buro Happold pour le calcul de l’empreinte carbone s’appuyant sur les données BIM

Boîte à outils d’évaluation du cycle de vie, BHoM permet aux professionnels de la conception de mesurer le carbone embarqué dans tous les éléments d’un projet

Conçu par Buro Happold, ce nouvel outil précieux, développé en open source, est un framework accessible et axé sur les données permettant aux professionnels de la conception de mesurer le carbone incorporé de tous les éléments de la conception des bâtiments. Soutenu par un réseau d’architectes, d’ingénieurs et de développeurs de logiciels qui ont contribué au développement du code, le modèle objet Bâtiments et Habitats (BHoM) offre une gamme impressionnante de fonctionnalités qui couvrent plusieurs disciplines et représente une approche innovante et démocratique pour mesurer le carbone incorporé dans les matériaux de construction du quotidien.

La Grande Société Britannique Buro Happold a lancé BHoM en tant que réseau d’échange de données en 2016, cherchant à créer un cadre stable pour le code généré par les architectes et les ingénieurs du monde entier. Ses objectifs initiaux étaient de créer un moyen de partager ce code sur les nombreuses plateformes utilisées quotidiennement par les concepteurs, résultant en plus de 60 connecteurs pour différents logiciels et boîtes à outils tels que Revit ou Robot Structural Analysis Professional notamment. Buro Happold a publié BHoM à l’ensemble de la profession en 2018 et a continué à l’améliorer en collaborant avec d’autres projets open source. Depuis, le nombre de contributeurs au code internes et externes à l’entreprise s’élève à 87.

Plus récemment, une équipe mondiale de concepteurs et d’autres collègues affiliés d’entreprises et d’universités de Londres, de New York et de Suède se sont réunis pour un hackathon d’une journée consacrée à la crise environnementale. Cet événement a encouragé les échanges avec le comité de l’AIA (American Institute of Architects) sur l’environnement et le cadre pour l’excellence en conception.

L’outil est né du besoin de quantifier l’impact environnemental des matériaux de manière transparente et sans barrières liées paiement. Cette mission s’aligne parfaitement avec l’origine open source de BHoM, et elle permet aux utilisateurs d’accéder aux données BIM de logiciels tels qu’Autodesk Revit ou Rhino ; d’envoyer ces données dans Dynamo, Grasshopper ou Excel ; et enfin d’exporter les résultats vers des moteurs de visualisation ou des bases de données pour une inspection plus approfondie.

« C’est une démonstration de la puissance du collectif pour construire une solution et développer une taxonomie pour l’industrie. Cela pourrait avoir un impact profond sur la façon dont nous faisons les choses. L’idée incarnée dans le projet a le potentiel de perturber le modèle d’une seule entreprise possédant la technologie. Cela permet à ce type de technologie d’être plus équitable et abordable.

Commentaire du jury

L’accès gratuit à l’outil permet aux utilisateurs de mesurer le carbone embarqué à tout moment du processus de conception, facilitant ainsi une meilleure sélection des matériaux. Il s’appuie sur l’expérience considérable des équipes de développement durable, de structure et de MEP de Buro Happold pour inclure une suite complète d’ensembles de données et de méthodes de calcul de l’impact environnemental. En l’ouvrant à l’ensemble de la profession, Buro Happold espère continuer à améliorer ses méthodes en fonction des retours qu’il recevra.

Ressources

Boîte à outils BhOM ici.

Wiki de la boîte à outils d’évaluation du cycle de vie ici.

TOSHIBA réalise une économie de temps grâce à l’automatisation et à une meilleure collaboration

Les Clients de TOSHIBA au 7ème ciel grâce à Forge !

Fondée au Japon en 1967, la Société Toshiba Elevator conçoit, développe, fabrique, installe et entretient des ascenseurs, des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants. La société dispose d’une vaste clientèle qui s’étend dans toute l’Asie, fournissant des déménageurs aux établissements de santé, aux hôtels, aux gares de transport public et aux bâtiments résidentiels et commerciaux de toutes hauteurs. Les ascenseurs de l’entreprise dans le bâtiment taïwanais Taipei 101 de 508 mètres se déplacent à des vitesses allant jusqu’à 1010 mètres par minute, en faisant les troisièmes ascenseurs les plus rapides au monde. Pour renforcer et développer ses systèmes cyber-physiques (CPS) et trouver la solution idéale pour une fabrication optimisée, Toshiba Elevator s’appuie sur la plateforme Forge.

Le défi

Le Japon est depuis longtemps un acteur majeur dans tout ce qui concerne la technologie, mais la numérisation de son industrie manufacturière est généralement considérée comme insuffisante, ce qui pose un défi majeur. Comme les produits de Toshiba Elevator sont par nature inachevés lorsqu’ils sont expédiés vers des constructions de bâtiments sur le terrain, il est essentiel de numériser et de surveiller en permanence l’état continu du chantier pour assurer une construction et une installation optimales des systèmes qui vont transporter des milliers de personnes quotidiennement. Pour atteindre le degré de contexte nécessaire, les membres de l’équipe Toshiba ont dû se déplacer physiquement sur des chantiers souvent basés dans d’autres pays. Cela a conduit à des flux de travail inefficaces, à des déplacements coûteux (et risqués) et à des flux de données peu optimaux.

Dans le but d’améliorer la numérisation, Toshiba développe des systèmes cyber-physiques (CPS), réalise la numérisation et la recréation de chantiers physiques dans des environnements virtuels, et interconnecte les cycles de vie des ascenseurs et les modèles commerciaux récurrents avec des masses d’informations obtenues numériquement. Cela permet à l’entreprise d’optimiser l’installation, la maintenance et les opérations tout en réduisant les déplacements des membres de ses équipes.

Cependant, alors que Toshiba améliorait les flux de travail internes, les systèmes manquaient de capacité à se coordonner efficacement avec les clients. La plateforme Forge et ses puissantes API ont été la clé pour relever ce défi.

Comment Toshiba Elevator a apporté des solutions avec Forge

Comme d’autres fabricants d’ascenseurs, les systèmes et les flux de travail de Toshiba Elevator ont été conçus et construits pour un usage interne, l’accent étant mis uniquement sur les ascenseurs. Mais les conceptions d’ascenseurs doivent être coordonnées avec les données du bâtiment qui les hébergent, et les systèmes internes de Toshiba n’ont pas pris en compte le flux de travail entre les données cloisonnées de ces systèmes.

Ce manque de systèmes de collaboration digitale efficaces signifiait que l’entreprise collaborait rarement avec les clients “en ligne”. La communication était donc fragmentée au travers d’e-mails et appels téléphoniques, ce qui peut entraîner des retards et des malentendus. Les membres de l’équipe devaient se rendre sur les chantiers et remettre physiquement les dessins aux clients, qui finissaient par comprendre le produit final envisagé et pouvaient apporter les dessins aux partenaires pour un examen plus approfondi. Une fois de plus, Toshiba a constaté que ces déplacements inutiles pouvaient être réduits et que le flux de travail devait être rationalisé.

S’appuyant sur le concept de gestion centralisée des données à usage interne, Toshiba utilise la plateforme Forge pour partager et synchroniser les informations de conception avec les clients via Internet. La société stocke toutes les données du projet dans Forge et synchronise les données entre un configurateur de vente, utilisé pour définir les spécifications, et les systèmes de conception qui hébergent les outils de CAO et BIM (Revit, AutoCAD et Inventor). Les différents systèmes, services et clients sont tous connectés via Forge.

Toshiba utilise l’API Forge Design Automation pour automatiser la création de modèles 3D à partir des spécifications définies dans le configurateur. Cela permet à l’entreprise de traiter par lots l’étape de création en arrière-plan, ce qui permet de gagner un temps considérable. De plus, toute modification apportée aux spécifications est automatiquement reflétée dans les modèles de conception et les dessins dans le logiciel de conception de bâtiments Revit via Forge. Le Forge Viewer est utilisé pour visualiser les détails de conception et RaaS (Rendering as a Service) pour un rendu de haute qualité.

Les clients peuvent accéder aux données en ligne et faire des demandes qui peuvent être mises en œuvre immédiatement dans le flux de travail interne de Toshiba, les résultats de la demande étant renvoyés de manière transparente. Cet environnement numérique en ligne permet non seulement une collaboration claire et en temps réel et réduit les déplacements des membres de l’équipe, mais crée également une nouvelle valeur pour l’entreprise : la personnalisation à la demande.

La prochaine étape de Toshiba consiste à lier les données de conception accumulées au flux de production actuellement fragmenté de l’entreprise. L’entreprise estime que la gestion centralisée et numérique des données en fonction du cycle de vie d’un bâtiment – des données qui s’étendent de la demande à la vente, à la conception, à la fabrication et à la maintenance – étend l’efficacité des données et améliore l’efficience.

Source de l’article en anglais ici.

[Interview Startup du futur] SpinalCom, pionniers et experts du BOS, pour une gestion et maintenance de pointe – Entretien avec Sébastien Coulon, Fondateur

Nous continuons cette semaine notre découverte des solutions innovantes pour les jumeaux numériques. Nous avons ainsi le plaisir d’accueillir l’un des acteurs français du domaine des jumeaux numériques, SpinalCom qui développe une technologie et une plateforme innovante. Cette petite société en forte croissance fait partie de ces acteurs qui apportent un vent de renouveau dans le domaine de la gestion et maintenance. Son fondateur, Sébastien Coulon nous fait l’honneur de répondre à nos questions.

Bonjour Sébastien, ravi de te recevoir sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter et nous parler de ton parcours en quelques mots ?

J’ai commencé chez un premier éditeur de logiciels à la suite de mon stage de fin d’étude d’école de commerce. Je suis resté dans ce secteur en travaillant sur des aspects différents comme la qualité de services “réseaux et applications” et chez PTC sur les sujets CAO/PLM.

Sébastien Coulon, Spinalcom
Directeur Général – COO
s.coulon@spinalcom.com | +33 (0)7 83 49 98 05
www.spinalcom.com

Sébastien, quand as-tu fondé SpinalCom et pour quelles raisons ? D’ailleurs, est-ce que Les S et C de SpinalCom ont un lien avec tes initiales ? 😉

Non, non, les S & C ne proviennent pas de mes initiales, c’est un pur hasard. Par contre, le nom de l’entreprise a une histoire, une certaine logique. Spinal provient de SpinalCord, qui signifie la moelle épinière. Le Com provient de communication des données. En bref, SpinalCom signifie la moelle épinière du bâtiment intelligent qui constitue le prolongement du cerveau (applications et algorithmes), son rôle est de distribuer les données du cerveau aux organes, d’organe à organe et des organes au cerveau.

SpinalCom a été fondé fin 2015 à la suite de ma rencontre avec Jérémie Bellec, mon cofondateur. Jérémie est à l’origine du développement de la technologie du Digital Twin Operating System sur lequel repose notre offre logicielle BOS SpinalCore et SpinalTwin. A la suite de son doctorat dédié au sujet du jumeau numérique, Jérémie avait fondé Structure Computation fin 2009 et s’est consacré avec l’équipe de l’époque a développé pendant 6 ans un nouveau type de base de données ou disons un datahub (middleware nouvelle génération) pour être plus précis capable de gérer en temps réel un jumeau numérique. L’équivalent sur le marché n’existe toujours pas, c’est ce qui permet à SpinalCom d’avoir une avance technologique majeure aujourd’hui.

Comment êtes-vous organisés et combien de personnes êtes-vous ?

Nous sommes dorénavant 16 dans l’équipe. L’organisation comprend trois dirigeants responsables des pôles Commercial/Marketing/Adminstratif, Avant-vente/delivery et Avant-vente/R&D. Chaque pôle a des ressources dédiées avec une plus forte proportion sur la R&D et le Delivery.

En quelques mots, pour ceux qui ne connaissent pas l’univers des jumeaux numériques, comment est-il construit et comment fonctionne-t-il ?

Il faut bien différencier une maquette numérique d’un digital twin. Un jumeau numérique est une base de données et non un fichier comme l’IFC, Revit ou autre fichier CAO/CAD ou un superviseur/hyperviseur affichant des objets BIM. Le fichier BIM dans le cadre d’un bâtiment est la première source de données importée dans la base de données du middleware. Celle-ci est à la fois une source d’informations et le squelette de la base de données du digital twin. Ensuite, il est possible d’enrichir la base de données avec des données statiques (documentation, attributs de toute sorte) et/ou dynamiques (GTB, GMAO, IoT, IWMS …). Dans le monde du bâtiment, un digital twin doit permettre la convergence de trois types de sources de données :

  1. objets BIM incluant ses attributs
  2. Données OT correspondant à l’ensemble des équipements générant des données en temps réel sur le terrain (GTB, IoT, Sécurité/Sûreté …)
  3. Données IT correspondant à l’ensemble des applications générant des données en temps différé (GMAO, IWMS, Application mobile occupants, réservation de salles …)

 En conclusion, un digital twin doit permettre de réaliser la convergence BIM-OT-IT et d’interconnecter bi-directionnellement les mondes OT et IT au travers d’un référentiel unique (le BIM).

Au risque de paraître novice, quelle est la différence entre votre solution et une GMAO ou GTB classique ?

Notre solution permet de faire converger l’ensemble des sources de données du bâtiment, en commençant par sa description physique (d’où le BIM) et ensuite les données provenant des silos OT et IT. La GTB et la GMAO sont deux silos parmi tant d’autres, leur description du bâtiment (le référentiel) est partiel et dédiée à la gestion de leur silo. Par conséquent, ils ne peuvent pas couvrir l’ensemble des besoins d’aujourd’hui et encore moins de demain. Il faut voir un jumeau numérique comme l’OS de votre ordinateur. Windows n’est ni une application comme Word, Excel … ni un équipement (disque dur, caméra, clavier …). Par contre, Windows fait le lien entre les équipements et les applications ainsi qu’entre les applications (copier-coller d’Excel à Word par exemple). Notre solution est à la fois constituée d’un OS et d’applications et non simplement d’applications. La différence majeure est là.

En général, la mise en place d’un jumeau numérique avec une solution telle que la vôtre est-elle demandée par la maîtrise d’ouvrage et est-elle demandée dès les premières esquisses du projet ou est-ce après coup ? Ou est-ce plutôt les futurs locataires qui sont moteurs ?

Les différents cas de figures existent. Nous avons tout d’abord commencé par des propriétaires/locataires. Dorénavant, nous arrivons de plus en plus dans le processus de création du projet quand celui-ci est neuf ou en rénovation lourde. Un autre type de client a également émergé plus récemment sur les bâtiments existants.

Quels sont les grands cas d’usages de votre solution ? Peux-tu nous les détailler stp ? Adresse-t-elle essentiellement les projets neufs ou alors aussi les projets de rénovation ?

Notre solution s’adresse à la fois aux projets neufs, existants et de rénovation. Les cas d’usages sont illimités et peuvent être décrits selon la pyramide de Maslow :

Nous avons deux grandes familles de cas d’usages :

  • rendre interopérable au travers d’un référentiel unique les silos de données afin de :
    1. interconnecter certains systèmes en mono ou bidirectionnel,
    2. permettre des analyses cross-silos
    3. fournir les données au travers d’une API unifiée à plusieurs applications
    4. réduire le budget de RUN des applications en unifiant la mise à jour de leurs référentiels (description du bâtiment de chaque silo)
    5. digitaliser l’ensemble des services du bâtiment à moindre coût sur la durée de vie du bâtiment

L’objectif est d’optimiser le budget d’intégration des données provenant de plusieurs silos tout en les rendant interopérable et rendre possible des cas d’usages basés sur la coordination de plusieurs applications/systèmes.

  • fournir des applications de BIM GEM pour améliorer la :
    • gestion de la connaissance patrimoniale, des espaces, de la documentation et des plans. Ce qui permet de :
      • Réduire le temps de la collaboration, rendre les données facilement disponibles
      • Faciliter et fluidifier la transaction en donnant confiance via le partage d’information
  • gestion de la maintenance préventive, corrective et prédictive. Ce qui permet de :
    • Optimiser le budget de maintenance du bâtiment
    • Faciliter la location ou la vente du bâtiment en fournissant le carnet d’entretien (l’état) du bâtiment
  •  hypervision technique, le pilotage et la gestion des énergies. Ce qui permet de :
    • Réduire la consommation énergétique
    • Améliorer le confort des occupants

               Je souhaiterais également évoquer ici un sujet récurrent dans nos échanges avec les clients, et notamment sur les projets existants : le budget des maquettes BIM. Je souhaite préciser que le budget d’une maquette en exploitation est largement inférieur à un BIM de conception/construction. Cela s’explique par le fait qu’il soit moins onéreux de copier que de créer. En sus, les maquettes BIM d’exploitation ont besoin de moins de détails, et surtout uniquement des informations utiles à la mise en oeuvre des cas d’usages souhaités. Généralement, nous sommes en dessous des 1€/m2 de prestation, et cela peut commencer à 0,02€/m2.

Proposez-vous des services spécifiques aux occupants ?

Notre gamme applicative ne couvre pas les services aux occupants, uniquement les services aux exploitants. Pour cette demande, nous travaillons avec les spécialistes du marché, soit des éditeurs de logiciels comme MonBuilding … , soit des intégrateurs spécialisés comme Onepoint, Cardiweb … L’objectif de SpinalCom n’est pas de proposer l’ensemble des services digitaux, tout d’abord parce que cela est impossible et deuxièmement parce que nous croyons fortement à la force et la pertinence d’un écosystème. Nous proposons donc des API et un SDK permettant à n’importe quel développeur logiciel de développer une applicative native ou d’intégrer son application existante.

Peux-tu nous parler de votre offre en détails et de ce qu’elle apporte à un maître d’ouvrage ? As-tu des ROI chiffrés ?

               Nos produits permettent une maitrise inégalée d’un parc immobilier ou d’un site industriel. Ils permettent de piloter un actif immobilier et de créer une plateforme de services différenciante pour les employés et les exploitants.

Le ROI du Building Operating System est illimité par définition. Posez-vous la question suivante : quel est le ROI de Windows, Linux, iOS ou Android? Difficile, n’est ce pas? Pourtant, sans ses OS, il n’y aurait pas toutes les applications et ce boom digital que nous connaissons depuis quelques années. En résumé, plus vous avez d’applications, plus le ROI de votre OS est important. Laissez-moi néanmoins vous donner quelques exemples :

  • réduction du temps de développement d’une application de 60%
  • économie réalisée en valorisant les données existantes de 20%
  • réduction du run des services digitaux du bâtiment de 20 à 50% par an
  • ajout de nouveaux services digitaux, d’analytics, d’IA … sans avoir la nécessité de déployer de nouveaux capteurs/actionneurs.

Le ROI de nos applications SpinalTwin sont :

  • réduction du coût et du temps de création de la dataroom nécessaire à la vente ou location du bien
  • rationalisation des espaces pour un gain allant jusqu’à 30€/m2
  • optimisation de la maintenance pour un gain d’environ 3€/m2
  • optimisation des énergies entre 0,5 et 2€/m2

Par ailleurs, chez SpinalCom, vous parlez de BOS, mais pourrais-tu nous expliquer à quoi cela correspond ?

BOS est l’acronyme de Building Operating System. Nous sommes les pionniers de ce concept qui permet de digitaliser un asset immobilier. Tout comme Windows ou iOS par exemple, le BOS est la fondation digitale permettant de numériser les services. Ce n’est donc pas une application comme un superviseur ou un hyperviseur. En reprenant mon parallèle avec Microsoft, il y a bien Windows d’un côté et Word, Excel, PowerPoint, Chrome/Firefox … de l’autre. La raison est simple, la gestion de données à ce niveau de complexité et de volume ne peut se faire dans les applications directement, il est nécessaire d’avoir une couche intermédiaire permettant de gérer un référentiel unique entre l’ensemble des silos et qui gère la qualité des données. Sans cette couche, il est très onéreux de développer un smart building, et encore davantage de le faire évoluer et de le maintenir. A titre d’exemple, une supervision GTB ou un concentrateur/gateway multiprotocoles ne sont pas des BOS. Ils gèrent uniquement un référentiel partiel et sont uniquement là pour fournir de la donnée GTB à une application tierce. Un BOS doit pouvoir croiser les données multi-silos, fournir des données de tous types et non simplement des time series ou des alarmes. A titre d’exemple, un BOS doit être capable de récupérer un ticket de la GMAO, le contextualiser grâce au référentiel unique afin de le fournir à d’autres applications via API. Et non simplement d’envoyer un ordre de création d’un ticket à partir d’un événement de type alarme ou dépassement de seuil.

Comment vous interfacez -vous avec le BIM et en quoi est-il important ?

Les fichiers BIM sont pour notre BOS une source de données au même titre que la GTB, le contrôle d’accès, les bornes wifi, un ERP/IWMS, Outlook … Néanmoins, celle-ci est la première source intégrée, elle structure la base de données du BOS, c’est à dire le jumeau numérique statique ou digital twin statique, le référentiel unique. Ensuite, nous venons enrichir la base de données avec des données dynamiques (GTB, IoT, applications …). Le rôle des données provenant des fichiers BIM est donc de contextualiser les données dynamiques grâce au référentiel unique. A titre d’exemple, vous souhaitez comparer 3 données provenant de 3 silos d’une même zone du bâtiment. Chaque silo ayant son propre référentiel (dénommé zone A pour le silo A, zone B pour le silo B et enfin zone C pour le silo C). Comment faites-vous pour croiser ses données afin de créer un indicateur alors que les 3 zones portent un nommage différent ? Vous avez besoin d’une table de correspondance qui est assez simple à mettre en œuvre pour 3 zones et 3 données mais pas pour des centaines de milliers ou millions de données générées par jour par un bâtiment. Voilà la raison de l’importance du BIM, il est le seul outil disponible à ce jour permettant de fournir un référentiel unique, tous les autres sont incomplets. Cerise sur le gâteau, les données BIM sont également des données 3D, donc nous utilisons cela pour fournir des applications de BIM GEM nativement développées sur notre BOS.

Faites-vous uniquement du développement logiciel et du déploiement incluant la formation ou proposez-vous aussi la création des modèles BIM ? Si ce n’est pas le cas, combien coûte la création de modèles BIM ?

Nous proposons effectivement un service soit de mise en conformité de la maquette BIM avec notre solution et avec la phase d’exploitation, soit de création afin de couvrir les besoins de nos clients. Nous collaborons également avec des spécialistes du sujet comme Swapmpap, et cela, de plus en plus, car cela n’est pas notre cœur de métier. Ces entreprises se doivent de comprendre que les besoins en exploitation sont très différents des phases conception – réalisation afin de proposer un service adéquat tant en termes de données intégrées à la maquette et de tarif par m2. A titre d’exemple, un scan 3D n’est pas utile dans 99% des cas pour la mise en place d’un jumeau numérique avec notre outil.

Le BIM qui nourrit votre solution représente-t-il un coût élevé pour un maître d’ouvrage et quel est le LOD idéal ? Et qu’est-ce qui pourrait faire augmenter son prix ?

Comme évoqué plus tôt, le budget est entre 0,2 à 1€/m2. Un LOD 200 est suffisant. Son prix peut augmenter légèrement selon le niveau de détail souhaité.

Combien de types de données votre solution peut-elle ingérer ?

Notre BOS peut ingérer tous types de données, c’est-à-dire les données provenant des 3 familles suivantes : OT, IT et CAO. OT est l’acronyme de Operational Technologies (automates, capteurs, actionneurs, bornes wifi …) et IT est l’acronyme d’Information technologies (applications). Enfin la CAO correspond à des modeleurs comme Revit, SolidWorks, Catia … fournissant des données soit dans des formats BIM (IFC, RVT …) soit des formats CAD (STEP …). Le terme “ingérer” à toute son importance ici, le BOS doit donc savoir enrichir les données afin de les transmettre à d’autres organes d’un système intelligent, et non simplement juste fournir des time series (température, CO2, alarme …) à une application sans pouvoir récupérer des données de cette même application afin de la fournir à d’autres organes.

Les données utilisées et récupérées dans le BOS sont-elles contextualisées ?

 Au-delà de l’intégration des données dans une base, il faut parler de convergence ou fusion des données de celles-ci dans un référentiel unique, c’est cela qui fait toute la valeur, la qualité des données enrichies fournies via nos API. Un BOS doit proposer plus de valeur qu’une passerelle multiprotocoles ou qu’un concentrateur de données, même si ce dernier utilise le tagging Haystack par exemple qui est un référentiel GTB par définition incomplet (la gestion d’un bâtiment ne s’arrête pas à des données time series, il faut également gérer des données de type “ticket”, “bon préventif de maintenance” …)

Votre solution gère-t-elle aussi les tickets d’intervention ? Et permet-elle de piloter une domotique ? Et les équipements du bâtiment se régulent-ils par rapport aux données météorologiques extérieures ?

Oui tout à fait, le BOS SpinalCore a la particularité de pouvoir gérer tous types de données dont les tickets d’intervention, les calendriers de maintenance … Dans le cadre du projet du siège de Vinci Archipel (70 000m2 à Nanterre), nous fournissons une API de configuration de la GMAO eMission d’Alteva. Cela va donc bien au-delà de la simple fourniture de time-series ou de récupérer une donnée “ticket” pour la fournir à d’autres applications.

Concernant le pilotage de la domotique, GTB ou autre actionneur, le BOS SpinalCore permet soit de réaliser un pilotage manuel à partir d’une interface, soit d’automatiser les actions à partir d’un événement ou une série d’événements. A titre d’exemple :

  • le recloissonnement d’un espace impacte la configuration des automates GTB, et par conséquent le référentiel de la GTB. Dans le cadre d’Archipel, les automates Distech Controls nous fournissent une API de configuration permettant d’automatiser la reconfiguration “maitre-esclave” des automates en quelques minutes.
  • le dépassement d’un seuil de consommation énergétique peut déclencher la régulation des températures minimum et/ou maximum proposées aux occupants afin d’atteindre l’objectif de consommation maximum sur une semaine, un mois …

Votre solution peut-elle également gérer des quartiers ou des villes entières ? La smartcity vous intéresse-t-elle ?

 Notre solution participe à la création d’un système intelligent capable de gérer une smart city ou un quartier. Notre vision est similaire à celle d’un Google par exemple, qui propose bien Android pour gérer chaque smartphone et Google Drive pour gérer d’autres types de services, les deux systèmes sont nécessaires et complémentaires.

Notre vision de la smart city est donc de déployer un OS sur chaque bâtiment ou infrastructure afin de gérer la complexité de chaque asset. Chaque OS fournit certaines données agrégées pertinentes à une plateforme centralisée permettant une hypervision de la ville et de ses infrastructures. A cette échelle, il est également pertinent d’avoir des algorithmes permettant de recalibrer les BOS déployés afin d’atteindre des objectifs de performance par exemple.

Comment se passe concrètement la gestion d’un patrimoine avec SpinalCom ? Les modifications du patrimoine (destruction ou modifications sur le terrain) peuvent-elles être gérées depuis votre plateforme ou faut-il modifier les maquettes BIM et ensuite renvoyer les modèles vers SpinalCom ?

Il y a deux types de mises à jour d’un jumeau numérique à prévoir : les métadonnées et les objets 3D. L’ensemble des métadonnées (attributs comme la date d’installation d’un équipement, sa documentation technique associée, sa valeur …) peuvent être mises à jour directement à partir du SpinalCore Studio ou d’une application connectée au BOS. Quant aux objets 3D, on utilise les modeleurs du marché pour remettre à jour les maquettes. Ensuite, les fichiers BIM/CAO sont à nouveau ingérés comme une version n+1 dans le BOS SpinalCore, ce dernier se charge de répliquer la configuration de la version n à la n+1.

Vous avez développé votre solution sur Autodesk Forge, pour quelles raisons et quels avantages cela vous apporte ?

Nous utilisons un service de Forge (transformation d’un fichier RVT, IFC, CAO en un fichier .svf permettant l’import de l’ensemble des données contenues dans ce fichier dans le datahub) et son viewer 3D open source. Cela ne signifie pas que nous avons développé notre BOS SpinalCore sur la base d’Autodesk Forge. D’ailleurs, nous ne pourrions pas proposer les fonctionnalités de notre BOS à partir de Forge. La raison est simple, la convergence de données OT – IT – BIM nécessite un datahub graph sémantique temps réel. Notre solution repose sur ce type de datahub qui a été développé à partir de programmes de recherche français pendant une période de six ans dédiée à 100% à de la R&D. En résumé, nous avons développés notre solution à partir de notre propre technologie en nous intégrant à Autodesk Forge pour la transformation d’un grand nombre de fichiers CAO. Nous avons connecté le viewer 3D de Forge directement à notre BOS afin de fournir des outils de dataviz à nos clients.

Utilisez-vous les fonctionnalités de Design Automation for Revit au sein de Forge ?

Non, pas encore.

Traitez-vous d’ailleurs en majorité des fichiers Revit ? Quelle différence selon toi y-a-t-il par rapport à un fichier IFC ? Que conseilles-tu à tes Clients ?

Nous travaillons avec les formats Natifs de nos clients. Pendant sa durée de vie, le bâtiment va évoluer (recloisonnement, déplacements d’équipements…), il est donc indispensable que nos clients puissent faire évoluer leurs fichiers BIM en cas d’évolution spatiale du bâtiment. Nous les encourageons donc à travailler avec les fichiers natifs plutôt que des exports IFC (qui reste un format d’échange comme le STEP dans le manufacturing).

L’API de transformation de Forge nous rend compatible avec 63 formats de fichier. Dans les détails, aujourd’hui 90% de nos clients fournissent des modélisations BIM réalisées avec Autodesk Revit.

Comment les données des jumeaux numériques sont-elles hébergées ? Chez vous ?

 Les données sont hébergées soit localement dans le bâtiment, soit dans un datacenter ou notre propre SaaS. Nous proposons une offre flexible afin de permettre à nos clients de maitriser leurs données.

Quel est le coût et le business model de votre solution ? Etes-vous en modèle d’abonnement comme les solutions Autodesk ?

Nous proposons trois modèles, soit de l’abonnement simple ou une licence perpétuelle pour une installation sur les serveurs du client, soit un abonnement SaaS. Concernant le coût, cela varie selon le fait de mettre en place un jumeau numérique statique ou dynamique avec plus ou moins de systèmes connectés. À titre d’exemple, l’abonnement SaaS pour un jumeau numérique statique est de 1€/m2/an + 1€/m2 de mise en oeuvre. 

Pour le BOS, les données sont stockées dans le bâtiment. N’y-a-il pas de danger de hacking ou d’attaque quelconque ?

               Notre BOS SpinalCore embarque une API gateway permettant de gérer et exploiter les échanges de données dans un environnement sécurisé et évolutif, sans affecter l’expérience utilisateur. Son rôle est de :

  • sécuriser les échanges de données,
  • protéger vos données via une authentification forte de chaque consommateur de données,
  • contrôler l’accès aux données,
  • servir de “fusible” en cas d’attaque du bâtiment.

C’est une offre unique sur le marché à date.

Vous avez signé un partenariat avec OnePoint et vous avez notamment créé une offre conjointe – Connect Building – qui s’appuie sur votre technologie. Est-ce que tu peux nous en dire quelques mots ? Etes-vous complémentaires ?

onepoint et SpinalCom sont des entreprises qui ont des offres très complémentaires. onepoint est un architecte des transformations numériques, ils sont des spécialistes de la mise en œuvre de systèmes d’informations. C’est une compétence qui manque aujourd’hui dans le smart building qui reste bloqué sur le monde de l’automatisation et de l’IoT sans apporter de compétences pour le volet IT du bâtiment intelligent. C’est pourtant ce dernier qui permet la transformation numérique d’un bâtiment ou d’un parc entier.

En ce qui concerne ConnectBuilding, onepoint a effectivement décidé de développer cette offre SaaS sur notre technologie, notamment parce que nous sommes la seule solution capable de leur fournir des données contextualisées en temps réel provenant de l’ensemble des silos pour faire tourner leurs algorithmes d’IA. En quelques mots, ConnectBuilding est une plateforme qui, autour du jumeau numérique du bâtiment, permet de créer une expérience unique basée sur la donnée et l’intelligence artificielle. C’est également une méthodologie et des outils de conception et d’implémentation d’un Smart Building dédié au bien-être de ses usagers.

Pourrais-tu nous citer quelques beaux exemples de réussites clients et nous en expliquer les raisons ?

Je ne peux pas citer l’ensemble des exemples pour cause des NDA malheureusement. Néanmoins, nous pouvons évoquer VINCI Archipel, le nouveau siège de 70 000 m2 du groupe VINCI, le siège de CNP Assurances, 40 000 m2 à Issy-les-Moulineaux et la foncière SEML RDL à Bordeaux, 42 000 m2 répartis sur plusieurs bâtiments neufs et existants.

Vinci Archipel est un client uniquement du BOS SpinalCore à ce stade du projet, il utilise les applications TwinOps de Vinci Facilities pour le volet BIM Maintenance. TwinOps est connecté à notre BOS via nos API pour collecter les données. D’ailleurs, l’ensemble des flux de données et des applications du bâtiment sont connectés au BOS SpinalCore, ce qui représente plusieurs millions de données à contextualiser et distribuer par jour à MonBuilding, Power BI, GMAO eMission … Nous prouvons ici la grande robustesse et flexibilité de notre plateforme de gestion de données. Le retour d’expérience est à ce stade très bon, avec par exemple un ROI sur la configuration automatique de la GMAO par le BOS SpinalCore.

Image du projet Archipel, accéder au témoignage de VINCI sur le BOS SpinalCore ici

CNP Assurances est un projet assez similaire à celui d’Archipel avec les automates GTB de Distech Controls, une application mobile occupant en cours de sélection, des besoins en dashboarding … et nos applications SpinalTwin pour la partie BIM GEM. La particularité de ce projet est d’avoir été signé directement avec la direction IT & Smart Building du client. C’est un montage fort intéressant qui permet de travailler étroitement avec l’exploitant du bâtiment.

Projet ICV

SEML RDL est une expérience fort intéressante combinant un travail sur un bâtiment neuf avec un BIM et une bonne dizaine de bâtiments sans maquette BIM disponible au départ. Le Facility Manager, Eiffage en l’occurrence a fait un bon travail de modélisation et nous avons travaillé étroitement avec eux pour la mise en place d’un BIM Maintenance.

Modélisation du parc immobilier de la SEML RDL

Les BIM D’Or 2020 nous ont laissé dire que votre solution est en partie utilisée sur le nouveau siège de VINCI ?

Comme évoqué ci-dessus, le système d’information du campus VINCI Archipel repose sur le BOS SpinalCore. L’ensemble des flux de données y sont connectés pour être ensuite contextualisés afin de les fournir via API à des applications tierces. Cela permettra aux exploitants de continuer d’ajouter tout au long du cycle de vie du bâtiment des nouvelles applications et algorithmes afin de le garder à la pointe. Je cite Houda Matta, Responsable Smart Building de VINCI Energies qui résume ainsi les raisons du choix du BOS SpinalCore : “ VINCI a choisi  le Building Operating System de SpinalCom principalement pour améliorer les décisions d’asset management en ayant un suivi en temps réel et de structurer les données et les mettre à disposition  des développeurs d’applications de confort et de maintenance”. Autre information sur l’architecture mise en œuvre sur ce campus, chaque bâtiment à son OS. et cela pour plusieurs raisons dont la performance et résilience du Building Information System et pour des raisons commerciales en cas de revente d’un des bâtiments dans le futur. La valeur d’un bâtiment restera majoritairement liée à son emplacement, néanmoins le fourniture du carnet d’entretien du bâtiment, de sa data room, de ses modifications dans le temps … et d’un système d’information évolutif permettra de garantir une valeur plus importante au moment de sa vente. Achèteriez-vous une voiture sans son carnet d’entretien aujourd’hui?

Vous avez aussi signé un partenariat avec la Société de géomètres très connue Gexpertise. Qu’est-ce que cela inclut ?

Nous avons effectivement un accord de partenariat avec Gexpertise sur leur offre swapmap. Cette offre propose notamment à des exploitants de numériser en BIM leurs bâtiments. Le partenariat permet donc de fournir le service de création et de mises à jour des maquettes tout au long du cycle de vie, et notre offre logicielle permet d’exploiter cet investissement, soit au travers d’un jumeau numérique statique (allant au-delà de la simple plateforme collaborative généralement utilisée dans les phases de conception et construction), soit au travers d’un jumeau numérique dynamique (hypervision, pilotage, régulation … à des fins de gestion énergétique, de la maintenance, des espaces, de la connaissance et de son partage …).

Travaillez-vous aussi en étroite collaboration avec les fabricants de capteurs et senseurs IoT ?

 Nous nous devons de fournir une BOS agnostique, nous ne sommes donc pas engagés dans cette voie. A contrario, il est possible pour des fournisseurs de ce type de rendre leurs produits nativement compatibles en proposant le connecteur entre leur API et les nôtres. C’est clairement un gain de temps et de budget pour le client final. À terme, la disponibilité des connecteurs fera pencher la balance quant aux choix des produits par les donneurs d’ordre.

Etes-vous principalement actifs en France ou aussi à l’international ?

Nous commençons à être relativement actifs à l’international via des partenaires revendeurs et/ou intégrateurs. À titre d’exemple, nous avons un distributeur pour la Suisse, nous avons signé une tour de bureaux de 100 000 m2 à Montréal, siège d’une grande banque avec onepoint. Nous sommes en pourparlers avec des revendeurs aux États-Unis, en Europe, en Inde, en Chine …

Quels sont vos projets de développements futurs ?

Nous allons intensifier notre développement à l’international et en France en travaillant avec des business partners complémentaires afin de couvrir de nouveaux verticaux, je pense notamment à la logistique, l’industrie 4.0 … et élargir notre gamme d’applications SpinalTwin, notamment avec de l’intelligence artificielle.

Quel est votre implication au niveau national, notamment avec les organisations de type Smartbuilding alliance ?

Nous participons à des commissions organisées par la SBA sur les sujets stratégiques du smart building, par exemple la commission sur le Building Information System (BIS). D’ailleurs, la SBA travaille actuellement à finaliser un livre blanc sur ce sujet afin d’aider les maitres d’ouvrages sur le sujet de la digitalisation.

Vous êtes d’ailleurs inscrits au Digital Twin Consortium ? Quelle en est la raison ?

Notre technologie repose sur les principes d’un digital twin – jumeau numérique. Il nous a donc semblé naturel d’y participer afin de fournir notre vision de celui-ci et d’évaluer le niveau de réflexion sur ce sujet dans d’autres pays. SpinalCom est l’un des experts mondiaux sur ce sujet, le Docteur en mécanique, Jérémie Bellec travaille sur ce sujet depuis sa thèse en 2007, c’est l’un des experts mondiaux sur ce sujet, et il est français.

On a l’impression que les jumeaux numériques sont d’ailleurs devenus un buzzword. Qu’en penses-tu ?

Tout à fait, un véritable buzzword qui commence à ne plus rien dire du tout malheureusement. Il faut différencier une maquette numérique ou un nuage de points d’un jumeau numérique. Un digital twin est un modèle numérique d’un asset, qu’il soit une voiture, un avion, une machine-outil ou même un humain ! La 3D est la cerise sur le gâteau, à la fois pour la contextualisation des données du modèle numérique et également pour le volet de visualisation des données. Effectivement,  la contextualisation des données dans la 3D de l’actif apportent une véritable plus-value pour les systèmes complexes dont le bâtiment fait partie. Le bâtiment est un système de systèmes, c’est à dire plusieurs systèmes ayant besoin d’être orchestrés afin de fonctionner à l’unisson pour permettre l’atteinte des objectifs de confort, de réduction des consommations, de la maintenance …

Comment arrivez-vous d’ailleurs à vous différencier par rapport à vos confrères ?

Nous sommes les seuls à fournir un véritable système d’exploitation couplé avec des applications de BIM GEM. Nos concurrents proposent soit un simili BOS, disons plutôt une GTB ou une gateway multiprotocoles renommée en BOS; soit une hypervision 3D sans la couche de data management. Ces deux alternatives sont incomplètes et non évolutives. Prenons l’exemple d’un hyperviseur BIM, ce dernier peut être connecté directement aux silos afin d’afficher des données brutes ou agrégées de ce même silo. Par contre, dans le cas où vous souhaitiez afficher un KPI ou une alarme basée sur des données provenant de plusieurs silos, cela est impossible. Cela limite grandement l’intérêt de ce type de solutions. Quant aux GTB, leur référentiel est partiel et ne peuvent pas redistribuer une donnée produite par GMAO par exemple. La GTB reste et restera un fournisseur de données, et non un orchestrateur de données, de processus et d’événements comme doit l’être un système d’exploitation.

Souhaiterais-tu dire quelque chose de particulier à nos lecteurs ?

Notre expérience démontre un besoin des maitres d’œuvres à être accompagnés par des experts de la digitalisation. Je les encourage à travailler avec des ESN comme onepoint, Cap Gemini … sur ces sujets. Nous voyons beaucoup trop de désillusions à la suite des appels d’offres et surtout des mises en œuvre. La numérisation est l’affaire d’experts comme la construction l’est. Personnellement, je ne ferais pas confiance à un architecte IT pour réaliser les plans de ma maison. Par similitude, je ne ferais pas confiance à un expert en automatisation pour concevoir l’architecture numérique de mon bâtiment. Il faut en être conscient, dans le cas contraire de mauvaises surprises seront au RDV.

Enfin nous sommes fiers d’annoncer la sélection de SpinalCom parmi les 4 finalistes du concours mondial “Proptech Innovation Award, catégorie “ Supporting Real Estate Value Chains” sur plus de 500 participants. La finale aura lieu le 23 juin en même temps que BIM World Paris. D’ailleurs, nous vous attendons sur notre stand de BIM World les 23 et 24 juin, Porte de Versailles.

Sébastien, un grand merci pour cette belle présentation. Nous te souhaitons ainsi qu’à ton équipe de continuer avec beaucoup de succès votre route vers les jumeaux numériques.

Lien vers un article sur connectbuilding ici.

Jumeaux numériques ? L’intégration de données BIM et IoT est désormais disponible avec la boîte à outils IoT de Forge

L’équipe “Forge Viewer” d’Autodesk est ravie d’annoncer la disponibilité des nouvelles extensions de visualisation de données en tant que boîte à outils IoT pour intégrer les données de capteurs de votre service de base de données préféré (Azure, AWS, autres) dans vos modèles BIM.

Cette boîte à outils vous permet de créer facilement un jumeau numérique à l’aide de Forge Viewer. Les nouvelles fonctionnalités vont de l’ajout de capteurs dans votre modèle pour permettre l’état de maintenance de l’équipement à l’ajout de shaders de carte thermique sur les objets qui aident à visualiser la température, le CO2 ou les mouvements des personnes.

Consultez la liste complète des fonctionnalités disponibles ci-dessous :

  • Sprites et cartes thermiques
  • Chronologie
  • Adaptateurs de données vers des sources de données IoT populaires
  • Architecture de référence basée sur React
  • Bibliothèque de graphiques open source (Apache echart)

Autodesk a conçu une architecture de référence en utilisant React, comme framework d’interface utilisateur, et des adaptateurs de base de données de séries chronologiques Azure pour faciliter le temps de développement. Ce super exemple, accompagné d’une documentation exhaustive, vous aidera à rapidement apprendre à tirer parti des extensions de visualisation de données pour créer vos propres expériences de Digital Twin puissantes. La documentation améliorée sera votre guide pour intégrer les données IoT à votre modèle de projet à l’aide d’étapes faciles à suivre et de plusieurs exemples de code.

A qui est-ce destiné ?

Si vous avez besoin de visualiser le comportement de vos actifs au fil du temps (en temps réel ou historique) ou simplement de comprendre le contexte de vos modèles pour prendre de meilleures décisions commerciales, cette solution est pour vous !

Comment puis-je commencer ?

Consultez le Guide du développeur de la visualisation des données pour commencer à créer votre jumeau numérique dès aujourd’hui. Tirez parti de notre architecture de référence pour un démarrage rapide et rejoignez l’un de nos prochains accélérateurs Forge pour faire passer rapidement votre application au niveau supérieur dans le cadre d’un programme intensif d’une semaine.

Découvrez un exemple dynamique en cliquant ici sur le site Hyperion.

Source en anglais ici.

[Union Européenne] Un guide et un outil de calcul des coûts et avantages de l’utilisation du BIM dans les appels d’offres publics disponibles

La construction est un secteur stratégique pour le développement de l’économie européenne, et les gouvernements et les acteurs publics constituent sa plus grande clientèle. Cependant, certains problèmes communément reconnus pourraient affecter le processus de construction: niveaux de collaboration, sous-investissement dans le numérique, les technologies et la R&D et mauvaise gestion de l’information.
La mise en œuvre du BIM pourrait à la fois résoudre ces problèmes et apporter des avantages supplémentaires aux parties prenantes publiques et privées, bien que la méthode d’évaluation efficace de ces avantages reste à élaborer. Pour cette raison, l’EISMEA, dans le cadre des pouvoirs délégués par la DG GROW, a annoncé un appel d’offres pour développer une méthodologie d’analyse coûts-avantages pour l’utilisation du BIM dans les appels d’offres publics. RINA Consulting S.p.A., avec son sous-traitant, B1P Group S.r.l., ont remporté ce projet qui est entré en vigueur le 1er septembre 2020 et a duré neuf mois.
La mise en œuvre du contrat, financé par le programme COSME de l’Union européenne, a été supervisée par un «comité consultatif» ad hoc composé de représentants de la Commission européenne, de l’EISMEA et du groupe de travail BIM de l’UE (EUBIMTG).
L’objectif du projet était de développer un modèle permettant aux clients publics de l’UE de mesurer les coûts et les avantages de l’utilisation du BIM dans leurs projets de construction publique.

Le développement d’une méthodologie d’analyse coûts-avantages pour l’utilisation du BIM dans les marchés publics est l’un des premiers livrables de la vague de rénovation (EU Renovation Wave) pour l’écosystème de la construction. Il vise à plaider en faveur de l’introduction du BIM dans les marchés publics pour des projets publics individuels, en démontrant les coûts et les avantages du point de vue des clients publics.

Lors de l’événement en ligne du 31 mai, RINA et B1P Group S.r.l. ont présenté le manuel Calcul des coûts et avantages pour l’utilisation du BIM dans les appels d’offres publics – manuel de méthodologie et les travaux connexes réalisés pour développer une méthodologie d’analyse coûts-avantages pour l’utilisation du BIM dans les appels d’offres publics.

Le projet répondait à trois objectifs principaux :

  1. DÉVELOPPEMENT DE MODÈLES COÛTS-AVANTAGES
  2. VALIDATION DU MODÈLE ET ÉTUDES DE CAS
  3. CRÉATION D’UN MANUEL

OBJ 1 – Développement du modèle coût-bénéfice

Le modèle de mesure des coûts et des avantages (financiers et non financiers) de l’utilisation du BIM dans les projets de construction publique permet aux clients publics de l’UE d’évaluer eux-mêmes les avantages estimés pour leurs projets spécifiques. Le modèle d’analyse coûts-avantages consolidé est adapté aux besoins et aux défis des parties prenantes impliquées dans l’adoption du BIM à différents niveaux.

Le modèle :

  • s’appuie sur des recherches documentaires approfondies visant à obtenir une vue d’ensemble complète des modèles coûts-avantages réels développés et appliqués pour mesurer les impacts de l’adoption du BIM dans les projets privés et publics;
  • repose sur l’identification et la quantification des coûts et bénéfices associés au BIM, correctement pondérés, au moyen d’une enquête en ligne adressée à 122 parties prenantes (principalement des entités publiques à différents niveaux administratifs). Cela a permis de comprendre les principaux défis liés à l’adoption du BIM et ce que les autorités considèrent comme des coûts et des avantages (financiers et non financiers);
  • s’appuie sur la validation des résultats de la recherche documentaire à travers 40 entretiens structurés;
  • prend en compte les analyses tant financières qu’économiques qui conduisent les utilisateurs à évaluer le rapport bénéfice-coût pour mesurer le rapport qualité-prix de l’utilisation du BIM, calculant ainsi la rentabilité éventuelle de l’utilisation du BIM dans les projets publics;
  • permet la réalisation d’une analyse de sensibilité pour vérifier la robustesse du modèle, la note de risque dérivant des variables critiques du projet et la mesure de leurs impacts sur la durabilité du projet.

OBJ 2 – Validation du modèle et études de cas

L’utilisation pratique et la pertinence de la méthodologie coûts-avantages ont été démontrées par son application à plusieurs types représentatifs de projets. Il s’est concentré sur les infrastructures et les bâtiments à petite échelle de différents budgets et a couvert diverses phases du cycle de vie (par exemple, la conception, la planification, la construction et l’exploitation).
Le nouveau modèle a été développé pour son application potentielle sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne et pour diverses conditions-cadres, comme le montre l’analyse des six études de cas.
Chaque étude de cas, représentant divers niveaux de maturité BIM pour des types d’actifs spécifiques et des phases du cycle de vie d’un projet, a été analysée pour estimer comment les coûts et les avantages peuvent différer lors de la progression du niveau BIM 0 à 1 et du niveau BIM 1 à 2.
Les études de cas ne sont pas strictement liées à un pays de l’UE ou à un projet spécifique, mais sont valables pour tous les États membres de l’UE et applicables à diverses catégories d’actifs.
L’objectif est de montrer que le modèle CBA peut être appliqué sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne et à diverses conditions-cadres.
Le résultat attendu du projet est de fournir aux principaux bénéficiaires du modèle (par exemple, les entités publiques, les décideurs politiques, la Commission européenne) des arguments quantitatifs et qualitatifs en faveur de l’utilisation du BIM pour les travaux publics de construction.

OBJ 3 – Création d’un manuel

Le troisième objectif était de compiler ce manuel, un document illustré et facile à lire pour servir de guide aux entités publiques de l’UE souhaitant en savoir plus sur l’analyse coûts-avantages BIM et l’utiliser.
Le manuel comprend la définition du problème comme l’absence de coûts et avantages clairs associés au BIM et l’approche utilisée pour les identifier et les mesurer.
En outre, il présente le modèle développé pour simuler les coûts et les avantages de l’adoption du BIM dans les projets publics et les études de cas qui peuvent guider les utilisateurs dans une meilleure compréhension et l’utilisation du modèle.

Enfin, la méthodologie de calcul s’appuie sur un fichier Excel sophistiqué que vous pouvez télécharger ici avec le Guide des coûts et avantages de l’utilisation du BIM dans les appels d’offres publics disponibles.

Le fichier Excel de calcul des coûts et bénéfices du BIM pour les projets publics.

Une révolution : BIM42 démocratise l’accès à certaines fonctionnalités de Revit et à l’export openBIM en mode SaaS avec Forge

Découvrez la Success Story de BIM 42 sur le site de Forge en anglais.

Ingénieur ESTP de formation, concepteur de bâtiments et BIM Manager de jour, Simon Moreau a lancé son blog BIM 42 en 2012 afin de partager ses explorations et réflexions sur le BIM (Building Information Modeling) dans le secteur de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction (AEC). Ses pensées se sont transformées en concepts et bientôt Simon a commencé à créer des plug-ins et des applications à la fois pour les entreprises et pour une utilisation générale via des sites tels qu’Autodesk App Exchange.

En 2017, ses explorations de l’ont conduit dans le monde des solutions BIM basées sur le Web. Il a développé son logiciel le plus réussi à ce jour : le plug-in alimenté par Autodesk Forge, RVT To IFC.

Le défi

Au fur et à mesure que la carrière de Simon évoluait, ses besoins techniques – et les types d’applications qu’il développait – ont également changé. Un problème auquel il était constamment confronté était le temps nécessaire pour convertir les modèles Revit® au format IFC (Industry Foundation Classes). La conversion des fichiers était une tâche lourde et exigeait qu’il interrompe sa session Revit. Non seulement le temps du projet était perdu en attendant la conversion, mais l’interruption l’empêchait de continuer à travailler avec Revit pendant cette attente. Il a d’abord envisagé d’utiliser un ordinateur uniquement pour exécuter des conversions de fichiers via Revit. Mais cela aurait nécessité un ordinateur dédié séparé, plus une licence Revit. Enfin, Simon a décidé de déplacer les conversions de fichiers dans le cloud pour libérer du matériel et des logiciels et accélérer ainsi le processus.

Comment BIM 42 a résolu ces contraintes avec Forge

Simon a passé sa carrière à travailler principalement avec les logiciels Autodesk et a conçu la majorité de ses solutions logicielles pour fonctionner avec les produits Autodesk. Lorsqu’il a commencé à explorer les API basées sur le cloud de Forge, il a été immédiatement impressionné par le Viewer Forge comme moyen de visualiser des modèles 3D dans des navigateurs Web accessibles sur des appareils mobiles sans logiciel supplémentaire. Au fur et à mesure qu’il se familiarisait avec la flexibilité et la puissance des API Forge, il s’est rendu compte qu’il pouvait résoudre son problème de conversion de fichiers de longue date via la plateforme Forge – en mettant en ligne des modèles Revit dans le cloud où il pourrait convertir puis télécharger ces modèles au format IFC.

Sa solution RVT To IFC a évolué à partir d’un processus en deux parties. Lors de la première concrétisation de son idée, Simon Moreau a utilisé l’API Forge Model Derivative pour télécharger et convertir directement les fichiers Revit au format IFC. Il a rendu le code disponible gratuitement sur BIM 42, en l’alimentant avec le niveau gratuit de son compte Autodesk Forge. Son code a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et il est rapidement devenu clair que son niveau gratuit ne prendrait pas en charge la demande.

Encouragé par la demande, Simon a développé son propre plug-in — RVT To IFC — cette fois-ci en utilisant l’API Forge Design Automation pour exécuter le plug-in en ligne, qui convertit ensuite les fichiers Revit mis en ligne dans le cloud et les exporte au format IFC. Simon Moreau utilise également l’API Forge Data Management pour le processus de téléchargement / conversion / export. Les utilisateurs ont désormais des taux de conversion beaucoup plus rapides et n’ont plus à interrompre leurs flux de travail Revit. Les fichiers Revit et IFC ne sont stockés que pendant le temps de la conversion et sont supprimés par la suite.

De plus, Simon Moreau s’est rendu compte que de nombreux utilisateurs de RVT To IFC n’avaient pas de licences Revit ; souvent, ils recherchent simplement des conversions rapides sans avoir besoin de logiciels et de formation supplémentaires. L’application Forge de Simon permet à ces utilisateurs d’accéder aux fonctionnalités de Revit et d’obtenir une solution simple et économique à leurs demandes de conversion, sans surcoût.

Les points forts de Forge sont les suivants :

  • Élimine les temps d’arrêt du projet lors de la conversion des fichiers.
  • Fournit des fonctionnalités Revit sans logiciel ni licence.
  • Libère de l’espace matériel et supprime le besoin de formation supplémentaire

Accédez à cette fabuleuse application en ligne en cliquant ici.

Source du témoignage en anglais ici.